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Appel à la raison des blogueurs

Par Pazu le 29 octobre 2008 19:10 :: Webmastering :: 5 commentaires »

Le billet de Kyouray avec un appel à la passion, a suscité quelques commentaires portant sur l'essor de la communauté francophone. Suite à la suggestion de lancer un troisième agrégateur en plus de Sama et Blogchan, des intervenants ont suggéré de plutôt améliorer les existants tout en élargissant le panel de blogs inscrits.

Pour mémoire, j'ai déjà écrit au sujet de la communauté francophone autour des blogs et je me désespère d'arriver toujours au même constat. Cet autre article – pour faire de la pub sur un projet Animint – vous invite à découvrir les modélisations pour inciter les gens à participer à un site.

Je répondrai plus particulièrement à la question du pourquoi n'avoir que des blogs élitistes et avoir filtré les articles. La première réponse - très pratique en de multiples occasions – est de dire  "parce que c'est chez moi donc allez voir ailleurs si cela ne vous plait pas, moi j'aime bien comme c'est maintenant". 

La deuxième raison, plus réfléchie, est liée à des comportements d'internautes. Quand vous demandez à des gens pourquoi ils se désinscrivent de flux RSS, ils vous répondent principalement que le flux étaient nul et que rien ne les intéressait en fait. C'est un argument naturel, logique et compréhensible. En revanche, une autre raison arrive en bonne position et elle peut surprendre : Un large panel de gens considère que s'il y a trop d'articles par jour, ils perdent la pertinence qu'il attendaient dans un flux et ils ne lisent plus. Pas assez d'articles, c'est évident que cela ne fait pas venir le chaland mais trop d'articles peut le faire fuir !

D'où la logique de filtre sur les articles pour en limiter le nombre en quelque sorte. Là, vous pouvez rétorquer très justement qu'un système de notation intelligent devraient permettre de sortir des flux différents suivant ce que recherche le lecteur. Vous obtenez ainsi un fil épuré ou au contraire un conglomérat de tout et n'importe quoi.

Sur Sama, le système de notation article par article qui permettrait de distinguer le bon grain de l'ivraie est tout, sauf pertinent étant donné le peu de votes. Après, faire appel à un administrateur pour noter chaque article, je doute que cela soit tenable. Il reste ensuite la possibilité de classer le blog dans une catégorie mais ce n'est pas pour autant que je récupèrerai l'intégralité des articles, même si je range le site choisi parmi les meilleurs : Je sucre les jeux vidéos qui n'ont rien à voir avec les anime manga, à chaque fois que c'est possible, par exemple.

La troisième raison pour n'avoir que des blogs élitistes est sans doute la plus navrante. Je dirai que c'est faute de participants, en fait. En gros, je rejette les blogs - et les sites d'ailleurs – dont les nouvelles sont uniquement des sorties de fansubs ou de scantrads. Il n'y a pas non plus d'inscriptions de blogs orientés dessins amateurs – il faudrait en discuter tiens - Après, point de vue sélection, je suis assez coulant sur les validations, mais je reconnais que je n'effectue pas de recherches fréquentes pour découvrir de nouveaux blogs et deuxièmement, que les personnes qui m'ont proposé de nouvelles adresses via le forum ont certainement vérifié que le contenu en valait la peine. En plus, c'est le parcours du combattant - voulu à l'origine - pour proposer son blog.

Rajouter un formulaire d'inscription sur Sama permettrait sans doute de faciliter l'arrivée des nouveaux blogs, en supposant que l'agrégateur ait un minimum de visibilité sur le net. Si le code à pondre ne devrait pas prendre trop de temps, il reste à avoir un volontaire pour les validations et le suivi, ainsi qu'à résoudre l'équation d'avoir beaucoup de blogs en tout mais pas trop de billets par flux.

Pour la question des forums en perte de vitesse devant les blogs, je pense plutôt à problème d'éparpillement des quelques visiteurs capables de débattre sur les milliards de sites francophones et à un renoncement classique pour certaines âmes qui ont tenté de lancer de grandes discussions à coup de posts longs et réfléchis, mais qui se sont pris des vents. Cela en démotiverait plus d'un. Cependant, tous les forums sont loin d'être morts, même s'ils dévient de ce que vous en attendez. Les parties anime/manga d'hyjoo.com pullulent encore de messages, par exemple. 

Enfin, les projets de fédération sont légions même s'ils restent souvent confidentiels. Je pense à Shinmanga qui avait installé une plateforme lifetype, justement faite pour créer son blog – je ne vois plus de lien donc cela a du faire un flop - ou encore les communautés Bédés d'Asie – là, cela a l'air de marcher.

Post Scriptum 1:
Qui passe faire un tour à Chibi ce week end?

Post Scriptum 2:
Le mot "volontaire" est en gras sous ligné ;o)




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Le Japon chez les explorateurs de Canal+

Par Pazu le 25 octobre 2008 09:10 :: Japon :: 1 commentaire »

Chaque émission des Nouveaux Explorateurs propose un reportage de 52 minutes qui suit un des globe-trotters de l'équipe qui découvre un nouveau lieu, en se focalisant sur un thème particulier qu'ils affectionnent : Le sujet peut être orienté vers les arts traditionnels et la cuisine, ou bien au contraire, s'intéresser à une société moderne par exemple.

Le Japon a été abordé à plusieurs reprises, suivant des points de vue différents, notamment la semaine dernière. Les miracles de la technologie aidant, vous pouvez retrouver les documentaires gratuitement sur le site web de Canal, sans limite de durée jusqu'à présent.

L'exercice peut apparaître cependant bien superficiel par moment, mais la méthode est, semble-t-il, plus d'avoir un témoignage que de nous abreuver d'information de façon classique. Catalogués parmi les phénomènes de la société japonaise, vous retrouvez des vidéos sur des cosplayers mais vous verrez que la présentatrice passe plus de temps à essayer de trouver quelqu'un qui veuille bien lui répondre qu'à son sujet proprement dit.  Je vous laisse découvrir.

Lien vers l'émission du 19 octobre 2008


Les nouveaux explorateurs

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De la censure de N.H.K.

Par Pazu le 21 octobre 2008 20:10 :: Manga :: 6 commentaires »

En parcourant le billet du Raton, exaspéré par la censure subie par le manga Bienvenue sur la N.H.K. quelques pensées me sont venues à l'esprit.

Mon premier réflexe n'a pas été de cracher sur la censure mais de remarquer que le titre était sorti et qu'il faudrait mettre à jour la liste des sorties du mois. La réputation de l'éditeur est telle que je n'inscris jamais dans la liste la date d'un tome 1 et j'attends toujours le tome 2 pour enregistrer la série. Sans doute la fatigue d'avoir à modifier la date un mois sur l'autre, de manière répétitive, suite aux reports devenus habituels entre la première annonce et la publication effective.

J'avais apprécié l'anime donc forcément je me tâtais pour lire le manga. Là encore force est de constater que l'image de l'éditeur français est écornée. Non pas en lisant la maigre présentation sur un site spécialisé mais en consultant la suite de commentaires laissés par les visiteurs. Avant même la parution, le premier crache sur la qualité avec un fort a priori, tandis que le suivant fustige les reports successifs et que le dernier conseille fortement de différer son achat, d'ici là que la série soit interrompue avant la fin – alors qu'il n'y a que huit tomes à ma connaissance.

L'histoire de la censure concernant Bienvenue à la N.H.K, je l'ai d'abord découverte dans l'Animeland d'octobre 2008 et contrairement à Raton, les rédacteurs présentent la chose de manière positive, sans en faire toute une salade, en soulignant le peu d'information perdue pour le lecteur, tout en évitant l'écueil d'images à caractère pédophile. Sacrilège? Au moins est-ce une action réfléchie et assumée sur ce point là en particulier et j'ai la franche impression qu'il y a peut être d'autres défauts à souligner, à moins que ce soit la goutte qui ait fait déborder le vase pour certains.

Le thème général de la censure est récurrent dans le monde de la japanimation, à divers étages : Déjà au niveau des auteurs eux-mêmes qui dessinent des planches pour la version prépubliée qui disparaissent ou sont édulcorées dans l'édition reliée. En général, cela fait relativement peu de bruit si ce n'est que le fan hardcore se donne pour mission de s'approprier la version originale. L'autre point concerne les décisions des éditeurs français mais l'impact me parait bien anodin par rapport aux moult autres erreurs, qui, elles, nuisent véritablement à l'intégrité de l'oeuvre. Quand le texte devient inintelligible ou que le papier entre vos mains est haché en menus morceaux, cela gêne beaucoup plus que de voir un espace grisé dans un coin. Le dernier sujet que nous n'abordons plus beaucoup est le massacre des séries japonaises à la télévision française. Pourtant, c'était un problème cyclique où vous pouviez critiquer au choix le doublage soporifique ou le charcutage des épisodes. Cela a l'air de s'être amélioré donc il ne faut pas désespérer pour les mangas publiés.


Bienvenue à la N.H.K.

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Les anime de l'automne 2008 (3/4)

Par Pazu le 20 octobre 2008 21:10 :: Découvertes :: Aucun commentaire »

La fournée automnale est plus dense que je ne le pensais donc je vais sans doute écrire un quatrième billet pour parvenir à achever la présentation. En attendant, voici mes premières impressions sur Tales of the Abyss, Yozakura Quartet, Jijoku Shôjo Mitsuganae, Hokuto no Ken Raoh Gaiden - Ten no Haoh, Michiko to Hatchin, Skip Beat!, Toradora!, Akane Iro ni Somaru Saka et Kannagi.

L'adaptation de Tales of Symphonia m'avait plutôt déçu par rapport à ce que laissaient espérer les cinématiques du jeu. Pour Tales of the Abyss, je n'avais en revanche aucune attente particulière et pour l'instant, la réalisation est honnête.  Le monde des Fonons est expliqué à vitesse grand V, mais les personnages sont introduits à un bon rythme pour constituer l'équipe de compagnons de Luke Fone Fabre.

Celui-ci est le fils du Duc Fabre, figure de proue du royaume de Kimlasca, qui connaît une trêve précaire avec l'empire Malkuth. Luke est confiné au château de son père depuis qu'il a été enlevé sept ans avant, par des hommes de Malkuth. Il a été retrouvé saint et sauf mais l'événement lui a fait perdre tous ses souvenirs d'avant son kidnapping. Il apprend néanmoins l'art de l'épée tout en rusant pour échapper à la vigilance de ses gardiens. Un jour, une femme mystérieuse, Tears, s'introduit dans l'enceinte de la demeure du duc de Fabre et elle s'en prend au maître d'arme de Luke, le général Van Grants. Luke s'interpose mais une étrange réaction se produit quand il s'approche de Tears : Ils sont téléportés ensemble dans une lointaine contrée. L'aventure commence.

La réalisation retranscrit bien l'univers d'un épisode de Tales, avec d'une part des scènes gentillettes avec la mascotte du coin et un héros lunatique, et d'autre part une intrigue plus réfléchie, où les situations sont loin d'être manichéennes, avec des personnages qui ont un passé trouble. L'alchimie parait réussie mais il est difficile de savoir si la série va tenir la distance, avec au moins vingt six épisodes de prévus.

Yozakura Quartet est un archétype d'anime impliquant des monstres traditionnels du folklore japonais. Sakurashin – la ville des cerisiers – est une cité protégée spirituellement par six troncs imposant de cerisiers qui empêchent les esprits malfaisants de pénétrer dedans. La ville est un refuge pour les monstres qui prennent des formes humaines et cohabitent pacifiquement avec les hommes qui y habitent. Hime Yarisakura, une fille dragon, est en charge de la protection de Sakurachin et elle est aidée par ses compagnons d'origine diverse et variée. Parmi eux se trouve un humain, Akina Hiizumi, le seul être de la ville qui possède le réel pouvoir de tuer les êtres surnaturels devenus incontrôlables. Akina est indispensable mais il est également haï à cause de son rôle d'assassin.

Le titre n'a rien d'extraordinaire, notamment avec la sempiternelle intervention du méchant de service qui introduit le mal par petite touche, entraînant une nouvelle mission par épsiode pour l'équipe. L'ambiguïté du statut d'Akina apporte un peu de piment à l'intrigue, ainsi que ses relations avec Hime Yarisakura mais le scénario a l'air bien maigre. La série devrait être courte donc vous pouvez voir mais d'autres titres de cet automne méritent d'abord votre attention. 

Jijoku Shôjo Mitsuganae est la troisième série de la fille des Enfers. Le premier épisode démontre une réalisation impeccable, avec un exemple d'histoire funeste, où une élève souhaite la disparition de son professeur. Les serviteurs de la dévoreuse d'âme refont leur apparition et se prépare au retour de leur maîtresse. Nul doute que les treize épisodes annoncés seront dans la droite lignée des précédents.

Après la vague de films et d'OAVs, Hokuto no Ken Raoh Gaiden - Ten no Haoh est un nouvel opus dans l'univers de Ken le survivant, plus de vint ans après la toute première série. Ici, nous revenons sur l'ascension du frère de Ken, Raoh, qui bâtit progressivement son royaume en affrontant les seigneurs de la guerre locaux. La qualité fait bon marché par rapport aux autres productions du moment mais les fans devraient être contents de retrouver leurs personnages, avec un rôle plus positif donné à Raoh.

Michiko to Hatchin a une allure d'OVNI parmi ces sorties de l'automne avec un character design des personnages très américanisé. Pourtant le staff est bien japonais et le titre suscite la curiosité quand vous savez qu'il est produit par le studio Manglobe, à qui nous devons le fameux Samourai Champloo.

Dans un pays d'Amérique Latine, Michiko est une femme sexy qui s'évade d'un pénitencier ultra protégé en descendant, entre autres, un hélicoptère qui la poursuivait. Elle enchaîne ensuite par un braquage de banque, sans faire dans la dentelle. En parallèle, la petite Hatchin a été placée sous la tutelle d'un pasteur véreux et sa femme, qui ne s'intéressent qu'aux indemnités que leur verse le gouvernement pour s'occuper d'elle. Non seulement, Hatchin est devenue leur esclave mais elle est en plus le souffre douleur des deux enfants du couple. La mise en scène est efficace et sans pitié, en pointant du doigt la monstruosité des uns et des autres, le tout servi par une animation très dynamique.

Après, nous arrivons à des anime plus classiques de romance. Tout d'abord Skip Beat! où Kyoko Mogami enchaîne les petits boulots toute la journée pour payer le loyer d'un appartement de bon standing à Tôkyô. Elle le partage en fait avec son ami d'enfant, Shô Fuwa, qui est devenu une étoile montante du Show Buiness, ravi de piquer des fans à la coqueluche du moment, Ren Tsugura. Shô a convaincu Kyoko de le suivre à la capitale mais ils ne sont pas en couple, même si la jeune fille s'échine à subvenir à leurs besoins.

Pire, Shô qui commence à percer s'apprête à la laisser tomber et déclare à son agent que Kyoko n'a qu'un rôle purement alimentaire, alors que son amie l'entend. C'en est trop et Kyoko décide de couper les ponts avec Shô et de se venger de lui en entrant elle aussi dans le monde du show business. Elle change radicalement d'apparence et assaille l'un des responsables d'une agence concurrente à celle du Shô pour participer à l'une des auditions. Elle s'aperçoit cependant qu'elle est en train de postuler dans l'agence où officie Ren Tsugura, qu'elle rencontre mais celui-ci se moque d'elle.

Outre une énergie débordante et des scènes d'anthologie où Kyoko harcèle jour et nuit le découvreur de jeune talent, le scénario s'amuse à mettre en lumière l'originalité de l'héroïne qui ne présente aucune prédisposition à tenir le rôle d'une idole. Nulle en chant et sans talent d'actrice, elle se lance dans une démonstration culinaire pendant l'audition!

Autre romance de l'automne, Toradora! narre l'étrange relation entre Ryûji Takasu et Taiga Aisaka. Ryûji a hérité de son père un physique de gangster qui inspire la crainte sur son passage et tous les jours, il doit rapporter au bureau des objets trouvés les portefeuilles que lui tendent les autres élèves, qui s'affolent en le rencontrant.  Ryûji est en fait u gentil garçon et s'occupe des tâches ménagères chez lui, tandis que sa mère a des horaires décalés en travaillant comme hôtesse dans un bar. Taiga, en revanche, est à la hauteur de sa réputation d'animal la plus dangereuse  du lycée et n'hésite pas à ratatiner tous ceux qui se dressent sur son chemin.

Dès le premier jour de classe, Ryûji en fait l'amère expérience alors qu'il la bouscule par accident. La raclée qu'il reçoit lui permet en revanche de redorer son blason devant les autres, qui le voient enfin sous un jour normal et non plus comme le caïd du coin. La situation évolue de manière classique mais agréable avec une Taiga, exaspérée et exaspérante, qui se rapproche petit à petit de Ryûji. Le tout est alimenté par des triangles amoureux avec un Ryûji  amoureux de Minori Kushieda, tandis que Taiga a un faible pour Yûsaku Kitamura.  Les circonstances sont cocasses car Minori et Taiga s'entendent le mieux du monde tandis que Yûsaku est le meilleur ami de Ryûji. Taiga compte sur Ryûji pour faire avancer ses affaires, et inversement. L'anime alterne intelligemment les scènes burlesques avec des moments un peu plus attendrissants.

Les personnages principaux d'Akane Iro ni Somaru Saka apparaissent comme des ersatz de Toradora! L'héroïne, Yûhi Katagiri est une fille de bonne famille, qui a un fort caractère tout en étant très peu douée pour les tâches de la vie de tous les jours et rappelle Taiga, même si elle est plus féminine. Quant au garçon qui croise son chemin, Junichi Nagase, il a également une réputation infondée de délinquant. Sa fausse renommée lui permet en revanche d'intervenir par hasard et de faire fuir immédiatement des voyous qui importunaient Yûhi dans la rue. Cependant, ils ne font véritablement connaissance que quelques temps après lorsque Yûhi fait son entrée dans la classe de Junichi mais leurs relations ne restent pas au beau fixe. Suite à un quiproquo, le garçon donne un baiser à la riche héritière, qui lui répond par une gifle magistrale.

A première vue, nous avons là une histoire moins drôle et moins punchy que Toradora! mais la situation s'améliore au fil des épisodes et l'intrigue laisse présager quelques surprises pour rythmer cette romance.

Je clôture ce troisième billet de revue par Kannagi, un titre que je n'attendais pas du tout et qui m'a plutôt agréablement surpris. Là encore, vous avez l'archétype d'une relation entre un garçon homme à tout faire, Jin Mikuriya, et une fille impossible à supporter, Nagi. Le dessin de Nagi ne fait pas d'elle un personnage charismatique et même si le travail de charcater design de Kakeru Mima est réussi, la transformation de Nagi en jeune idole – d'après le générique - fait très artificiel par rapport aux magical girls habituelles.

Le fond de l'histoire débute par la réincarnation de Nagi dans une statue sculptée par Jin dans le bois d'un arbre sacré. Nagi est la divinité du coin, un peu comme Yurie dans Kamichu! et elle est déjà apparue devant Jin quand il était enfant. Cela me rappelle la relation entre Tenchi et Ryôkô dans Tenchi Muyô : Elle a l'apparence d'une adolescence qui découvre le monde moderne, tout en conservant son statut de divinité qui a traversé les âges.

Elle a pour mission de supprimer les impuretés qui contaminent son secteur et les hommes qui y habitent. Leur nombre est en pleine expansion depuis la mort de l'arbre sacré qui protégeait la région. Elle-même peut être contaminée et elle a besoin du pouvoir de Jin, qui peut voir et attraper les impuretés, qui sont juste des insectes un peu plus gros que la normale, à ses yeux.

Le scénario est un amoncellement de malentendus et de bévues de Nagi, qui se familiarise avec le monde d'aujourd'hui. Jin doit composer avec son amie d'enfance, Tsugumi Aoba, qui découvre qu'il vit seul avec une autre fille et ila lui-même quelque mal à rester stoïque quand Nagi circule en petite tenue. L'histoire parait bien légère mais dans le deuxième épisode, l'anime présente une atmosphère plus dramatique, où Nagi montre vraiment son rôle de déesse, bien loin du registre comique qui semblait dominer jusqu'alors. Peut-être que la scène restera juste une exception dans la série mais elle m'a plutôt intrigué et inciter à suivre l'anime.


Kannagi

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Le manga Rose Hip Rose

Par Pazu le 18 octobre 2008 12:10 :: Manga :: 2 commentaires »

Rose Hip Rose est un manga de Tôru Fujisawa, devenu célèbre en France grâce à son titre phare, Great Teacher Onizuka (a.k.a. G.T.O.) dont la sortie du dernier volume date de 2003 chez nous. Après la fin de G.T.O., l’éditeur Pika a enchaîné en lançant Shônan Junai Gumi, une série précédente de Fujisawa, qui retrace la jeunesse d’Eikichi Onizuka avant qu’il ne devienne le professeur dans G.T.O. Cependant, si l’état d’esprit est le même, les dessins de Shônan Junai Gumi sont beaucoup moins aboutis que dans G.T.O. et peuvent vous décevoir.

Rose Hip Rose est un titre paru après G.T.O., avec un dessin donc mâture, tout en recyclant quelques facettes de l’univers du professeur Onizuka. Pourtant, les histoires sont bien différentes : Nous sommes plongés dans une intrigue policière, avec une jeune héroïne de 17 ans qui, malgré son jeune âge, fait partie des forces spéciales sous son nom de code Rose Hip. Elle attaque de front malfaiteurs et terroristes, tout en respectant son vœu de ne jamais tuer.

Pendant ce temps, le chemin de Kasumi Asakura  croise celui de Shôhei Aiba, un camarade de classe, qu’elle surprend en flagrant délit dans le train: Pour se faire de l’argent facile via un site porno, Shôhei avait un stratagème pour photographier sous les culottes des jeunes filles et alimenter sa collection en temps réel. Kasumi lui flanque son business par terre et lui fait une sacrée réputation de pervers, mais plus pour le taquiner qu’autre chose. Shôhei est cependant intrigué par les performances physiques de la jeune fille, qui s’est envolée littéralement de la voiture du train, où ils étaient. Leurs relations ne sont pas au beau fixe mais un événement fait que Shôhei se retrouve mêlé à l’une des affaires en cours de Rose Hip.

Dès les premières scènes, Fujisawa ressort sa panoplie de jeux pervers qui font partie de sa marque de fabrique. Naturellement, nous avons droit à notre lot de jolies filles, dont les culottes se dévoilent au cours des scènes d’action, en suivant le parfait manuel du mangaka ecchi.

Dans un registre plus intéressant, les relations entre Shôhei et Kasumi rappellent les histoires de coeurs entre les élèves de la classe d’Onizuka, où des éclats de colère ou des remarques assassines cachent des sentiments plus profonds. 

Nous sommes dans une ambiance beaucoup plus polar que romance à l’eau de rose. Onizuka débordait d’énergie et brisait tout sur son passage. Là, nous retrouvons cet aspect, avec la réputation des forces spéciales de cause des dégâts incommensurables, bien qu’elles sauvent les otages.

La trame de fond présente aussi un intérêt avec le passé trouble de Rose Hip, devenue amnésique mais obnubilée par sa conviction de ne tuer personne, alors qu’elle n’intervient pas dans la dentelle. Cela vous rappelle forcément une situation à la Kenshin le vagabond,  où l’ancien tueur essaye de se racheter. Une telle ligne de conduite aboutit aussi à produire de véritables scènes de carnage où par miracle, tout le monde s’en sort. Cependant, dans Rose Hip Rose, c’est un faux semblant et dès le premier tome, vous avez droit à des images plus dures où d’anciens "collègues" de Rose Hip font sauter des innocents.

Les ingrédients étaient réunis pour amorcer une intrigue classique où les petites affaires se suivent, avec dans l’ombre un grand méchant pour faire le fil conducteur et tenir la distance. Cependant, le titre n’a pas du trouver son public et la série tient en quatre petits tomes, avec en plus la reprise des chapitres du pilote, dans le dernier volume. Bonne nouvelle en revanche, Fujisawa a pu retravailler dessus pour entamer un Rose Hip Zero, qui narre les premiers pas de l’heroïne au sein de la police. La date de sortie du premier tome sur cinq, est le 22 octobre 2008 en France.


Rose Hip Rose

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Les anime de l'automne 2008 (2/4)

Par Pazu le 14 octobre 2008 22:10 :: Découvertes :: 1 commentaire »

Ma deuxième salve concernant les anime de l'automne est un peu plus conséquente, avec Nodame Cantabile Paris hen, Chaos Head, Shikabane Hime Aka, To Aru Majutsu no Index, Vampire Knight Guilty, Gundam 00 deuxième saison, Tytania et Ga Rei – Zero.

Nodame Cantabile relate la rencontre du prodige Shinichi Chiaki avec la pianiste extravagante Megumi "Nodame" Noda. Plus d'un an après la fin de la première série, nous retrouvons le duo en train de poursuivre leurs études à Paris. L'image de la capitale est très déformée, vue depuis les yeux de lointains japonais et les passages en français dans le texte sonnent horriblement. Les français ont encore plus d'accent que Nodame, alors que celle-ci ne parle pas du tout la langue. L'autre surprise est de découvrir des relations entre Chiaki et Nodame beaucoup moins avancées alors que la situation semblait claire à la fin de la première série.

D'un autre côté, les dessinateurs se sont quand même documentés sur Paris et les bâtiments ressemblent à quelque chose. Sinon, dès le premier épisode, nous avons droit à des scènes hilarantes, où le naturel de Chiaki et de Nodame revient au galop, au grand désespoir de leurs voisins qui doivent les supporter. La comédie semble partir sur de bonnes bases, si vous restez peu regardant sur la francisation japonaise.

Chaos Heads est plus difficile à cerner. Takumi Nishijô est un lycéen, qui habite dans un container au sommet d'un immeuble, enfermé dans son monde virtuel avec son ordinateur et au milieu de ses figurines. Il sort juste un minimum pour assister aux cours. A l'extérieur des meurtres sanglants ont lieu et un jour la réalité rattrape Takumi. Quelqu'un lui fait parvenir des images de scène de crime, voire de torture. Perdu entre illusion, rêve ou prémonition, Takumi assiste à un de ces meurtres abominables.

L'histoire oscille visiblement entre un harem qui se forme autour de Takumi et une atmosphère fantastique plutôt morbide, sur fond de monde dévasté, à en croire les premières scènes. Bref, un drôle de mélange des genres.

Shikabane Hime Aka se déroule aussi dans un univers fantastique. Makina Hoshima est une fille hors du commun, condamnée à se mettre au service de moines pour combattre les démons. Elle est un shikabane, un être devenu immortel qui travaille en duo avec Keisei Tagami, qui s'occupe également d'un orphelinat. Ouri Kagami est un des jeunes pensionnaires et il a été témoin des pouvoirs de Makina pendant sa petite enfance. Quelques années plus tards, Ouri croise à nouveau le chemin de la shikabane, en pleine mission.

La série est relativement attendue, étant donnée qu'elle est en partie estampillée Gainax. Le déroulement s'annonce plutôt classique dans le premier épisode.

To Aru Majutsu no Index a un air à la Shakugan no Shana avec un garçon, Kamijô Tôma, qui voit débarquer une jeune fille en habit de bonne soeur. Elle dit s'appeler Index, posséder plus de cent mille volumes de magie et être pourchassée par des mages qui convoite son savoir. Kamijô ne croit pas aux pouvoirs magiques mais il est rattrapé par les événements et confronté à un mage qui s'en prend à Index.

La série a l'originalité de placer l'histoire dans un monde où les pouvoirs surnaturels ont leur place, avec une ville qui accueille des personnes dotées de pouvoirs psychiques et où la magie est en  revanche inconnue. Kamijô a la particularité d'annuler les pouvoirs des autres et il s'aperçoit qu'il a également la même influence sur les mages.

Je ne m'attarde pas longtemps sur Vampire Knight Guilty qui s'inscrit dans la continuité de la première série, avec le retour de Zero Kiryû, qui est dans le collimateur d'une haute instance des Vampire, qui l'accuse de meurtre d'un des leurs, d'où le "Guilty" du titre.

La deuxième saison de Gundam 00 embraye dans le vif du sujet, même si quatre ans sont sensés séparer les deux séries. Si vous ne connaissez pas du tout le titre, vous serez sans doute perdus au milieu des personnages – finalement, le nombre de survivants est conséquent – avec en plus de nouveaux arrivants. En revanche, les fans devraient être ravis avec un départ plutôt tonitruant.

Pour ma part, j'attendais beaucoup Tytania, une grande épopée spatiale mise en images par un ténor de l'animation, Noburo Ishiguro (Macross), avec un character design original d'Haruhiko Mikimoto (Gunbuster, Macross). L'atmosphère vous plonge dans un univers rétro, avec un générique que vous croirez sortis de la fin des années 1970 avec un mélange de noblesse du 18ème siècle et des vaisseaux futuristes.

L'histoire débute par une opération de l'empire de Tytania qui affronte la flotte de l'empire d'Euria. Au même moment, les membres du puissant clan de Tytania se rend en grande pompe auprès de l'empereur et fait une démonstration de force au sein de la cour, devant les yeux médusés des autres vassaux, qui rêvent de les renverser.

C'est un genre particulier très similaire à celui des Héros de la Galaxie, notamment avec les batailles rangées de vaisseaux spatiaux. En revanche, difficile de deviner si cela va devenir sensationnel ou ennuyeux.

Je finis par Ga Rei – Zero, une série à mi chemin entre le fantastique et la science fiction. Des forces spéciales de police sont équipées pour affronter des sortes de fantômes, invisibles pour le commun des mortels mais qui provoquent des graves dégâts. Le corps armé intervient pour s'occuper de monstres de catégorie C mais l'apparition d'un démon de catégorie B renverse la situation et les policiers se font massacrer sur place. Ils doivent leur salut à l'arrivée d'agents, qui eux, peuvent voir les esprits à l'oeil nu.

La série s'affiche dans la catégorie des récits plongés dans une ambiance sombre à la Blood+, avec son lot de monstres. Le premier épisode dépote vraiment avec son final. A voir si vous aimez le genre.


Ga Rei Zero

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La ville de Tôkyô en promotion

Par Pazu le 11 octobre 2008 19:10 :: Manifestations :: 3 commentaires »

Aujourd'hui se tenait une manifestation particulière dans la salle Passy du Palais des Congrès de Paris : Une journée complète pour promouvoir la ville de Tôkyô à travers une manifestation culturelle. Pour schématiser, imaginez la partie espace Japon d'une convention, en mieux et en complètement gratuit. Dès l'arrivée, le staff veille à ce que vous soyez pourvu de toutes les brochures et vous invite à repartir avec les posters de la manifestation. 

Certes la surface d'exposition est bien moindre que des événements très grand public et le nombre de stands était très mince, avec moins d'une dizaine, dont certains étaient partagés par divers intervenants suivant l'heure de la journée. Vous aviez les coins traditionnels pour s'essayer à la calligraphie et à l'origami mais vous aviez également des ateliers beaucoup inhabituels tels que les ateliers de démonstrations de fabrication d'estampes japonaises, de gravure d'enseignes de magasins ou encore de conception de stores en bambou.

Quelques objets d'art étaient également en exposition, notamment des illustrations d'Hokusai mais elles étaient relativement discrètes, non loin de la scène où se produisaient les démonstrations devant le public. J'ai d'abord assisté le matin à une séance de cérémonie du thé "allégée", dans une ambiance très agréable, dans un silence absolu pendant le quart d'heure que cela a duré. Quelques temps après, changement d'atmosphère radical avec le concert de tambours japonais, qui m'a rappelé quelques souvenirs de festivals vécus au pays du soleil levant.

Un premier espace de projection proposait en boucle deux films d'images touristiques de Tôkyô, l'édition d'aujourd'hui étant marquée par la candidature de la ville aux Jeux Olympiques de 2016. L'un des anciens champions du judo japonais et membre du comité de soutien à la candidature était d'ailleurs là. Il y avait une autre vraie salle de projection pour la diffusion des dessins animés japonais, avec entre autres, des productions de l'Anime Innovation Tokyo. Je suis tombé sur Coluboccoro, que je ne connaissais pas du tout. Le titre et l'histoire dans un monde fantastique sont sympathiques même si l'animation reste relativement succincte. 


Promotion de la ville de Tokyo

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Les anime de l'automne 2008 (1/4)

Par Pazu le 08 octobre 2008 21:10 :: Découvertes :: 1 commentaire »

Je commence la présentation de la vague de nouveautés par trois titres : Rosario+Vampire Capu2, Clannad After Story et Casshern Sins.

Rosario+Vampire s'est terminé en mars dernier et voilà que la deuxième saison a déjà commencé. Tsukune Aono débute une deuxième année dans l'école réservée aux monstres de tous poils. Contrairement à sa première année, où il était arrivé par un hasard fortuit, il revient en connaissance de cause, tout heureux de pouvoir retrouver Moka, la fille vampire à la double personnalité. Arrivé sur place, son harem l'attend le pied ferme mais des problèmes surgissent dès la rentrée : Moka reçoit des lettres de menace de mort et tout le monde s'en inquiète. La situation devient plus inextricable quand l'auteur des missives se dévoile au grand jour et qu'il s'agit de la propre soeur de Moka, qui arrive avec fracas en première année.

Le deuxième volet suit les traces du premier avec moins de personnages à découvrir au compte goutte et un souci constant pour faire apparaître une petite culotte à l'écran toutes les trois minutes. Bref, vous voyez le genre.

Clannd After Story s'inscrit dans la continuité de la première série et le premier épisode enchaîne directement avec la fin de la première saison, si nous excluons l'épisode spécial de Tomoyo. J'ai été plutôt bluffé par la qualité des génériques de début et de fin, qui donnent tout de suite une autre dimension au titre. L'ambiance du premier épisode reste bon enfant et a le goût d'une petite piqûre de rappel en effectuant une revue des différents protagonistes, notamment ceux qui étaient complètement secondaires dans la première série et qui devraient avoir un rôle plus important ici.

Ayant lu le cheminement normal du jeu dont l'histoire s'inspire, je m'attendais à une tournure  plus sombre, voir au moins à des flashbacks, un peu à la manière de Nana. Le choix de poursuivre par une histoire insouciante, laisse présager une grosse paire de claques pour le spectateur, si l'intrigue est respectée. A suivre.

Casshern est le genre de super héros japonais sorti des tréfonds des âges. La première série date de 1973 et nous ne pouvons pas dire qu'il y ait eu un succès faramineux par la suite. Il y a eu quatre OAVS pour fêter les vingt ans, avec un character design super rétro à la Gatchaman et les japonais en ont un peu reparlé avec la sortie d'un film live en 2004.

L'intrigue nous plonge dans un monde en ruine, contrôlé par les machines qui ont décimé les humains et les ont réduit en esclavage. Casshern est un être mi-homme, mi-machine qui défie les autres robots et les anéantit pour défendre les hommes. Les personnages de Casshern Sin ont des faux airs de protagonistes inventés par Kurumada. Casshern est le portrait craché de Seiya. Ce n'est pas forcément étonnant quand nous voyons que le réalisateur est Shigeyasu Yamauchi, à qui nous devons quatre films de Saint Seiya, sans oublier des OAVs du chapitre Hadès.

Les robots sont plus dessinés comme des personnages que comme des méchas de haute gamme à la Gundam. L'aspect reste fortement orienté 2D et n'allez pas chercher de beaux paysages. Le premier épisode débute par des combats acharnés et les instants un peu contemplatifs s'immiscent plutôt mal, par la suite.

D'un autre côté, l'intrigue n'a pas l'air de tenir sur un papier à cigarette, avec un Casshern amnésique, qui combat au début, juste pour survivre, dans un univers qui tombe en ruine. Les autres robots le poursuivent car leurs corps se désagrègent et une légende indique que celui qui dévorera Casshern obtiendra une vie éternelle. Le désespoir est tel que beaucoup y croient. D'un autre côté, le héros a un sombre passé qui est dévoilé au fur et à mesure et il n'est pas étranger à la crise qui agite le monde. Ce n'est certainement pas le titre du siècle mais je m'attendais vraiment à pire.

Casshern

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Le jeu Animint no Sekai

Par Pazu le 05 octobre 2008 14:10 :: Webmastering :: 1 commentaire »

Un site web s'efforce d'augmenter sa fréquentation et notamment de fidéliser ses visiteurs, en privilégiant en quelque sorte la qualité à la quantité. Le b.a.-ba est de proposer du contenu, tout en respectant quelques règles pour optimiser sa visibilité. Une autre piste est de fournir plus généralement des services aux visiteurs mais aussi de faciliter leurs interactions avec le site, à l'heure des réseaux sociaux et des interfaces riches.

Forum et commentaires vont dans ce sens et de manière empirique, nous oeuvrons pour augmenter la participation des gens à l'enrichissement du site. Cela passe par des concours ou des idées de jeu plus ou moins évolués, tel qu'Animint no Sekai, un projet en cours depuis quelques temps.

Le thème de la place du visiteur au sein d'un site et des outils à mettre en place pour sociabiliser son comportement est un enjeu important. Il existe de nombreux articles sur les techniques web mais beaucoup moins sur ces sujets à mi chemin entre la technologie et le marketing, sur des notions extrêmement virtuelles.

L'approche effectuée par les équipes de Yahoo est intéressante, en proposant de catégoriser les comportements souhaités et en faisant correspondre des systèmes qu'ils jugent adéquats pour favoriser l'attitude recherchée. Ainsi, le simple titre que vous glanez dans un forum en postant de plus en plus de sujets est montré comme un élément clef, beaucoup plus performant que d'autres formules, plus difficiles à mettre en place. 

Leur étude insiste également sur l'effet inverse que peuvent avoir des systèmes par rapport à l'objectif escompté.  Vous ne pouvez pas instaurer une compétition acharnée entre les membres de votre communauté et espérer en même temps une coopération de tous les instants, qui nécessite l'harmonie.
 
Des modules pour bâtir des R.P.G. ont fait leur apparition sur les plates formes de forum et Animint no Sekai s'inscrit un peu dans cette continuité, avec un système complètement automatique. Les détails sont décrits sur la page de présentation du jeu, ainsi que dans les rubriques du forum mais pour résumer, il s'agit d'un jeu de collection de cartes, en rapport avec les anime - hentai pour certains - et les mangas, à l'aide d'un classeur qu'il faut compléter. Vous trouverez quelques similitudes avec le gameplay de Green Island, le pseudo jeu vidéo d'Hunter x Hunter.

Une version complète d'Animint no Sekai est en place depuis plus d'un mois mais elle a connu plusieurs évolutions depuis, et elle continuera à en avoir dans le futur. Les premières étapes consistaient à corriger les bogues et à améliorer l'ergonomie. Là, il faudrait maintenant augmenter le nombre de participants pour ajuter les paramètres du gameplay et notamment pour tester les fonctions avancées. Arrivés à un certain niveau, vous pourrez vous amuser à expérimenter les effets de la carte 76, la carte Apocalypse.


Animint no Sekai

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