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Anime & manga
Death Note - Raconte moi un manga #5
Par Ludwig le 25 février 2010 18:02 :: Manga :: 2 commentaires »
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Le manga Ashita no Joe
Par Ludwig le 22 février 2010 18:02 :: Manga :: 2 commentaires »
Ashita no Joe est paru en 1968 dans le célèbre hebdomadaire de la Kodansha, le Weekly Shônen Magazine. Plus de 40 ans après, c'est par un froid matin de janvier 2010 que nous avons enfin pu le trouver dans les librairies françaises, paru aux éditions Glénat.
L'histoire se déroule dans un quartier très pauvre de Tokyo où règnent misère, violence et insalubrité. C'est justement à cet endroit qu'atterrit le jeune Joe Yabuki, une racaille de 15 ans: Incontrôlable, violent, manipulateur, tête brûlé et j'en passe, Joe fait très rapidement la rencontre de Tange Danpei, un alcoolique notoire qui s'est illustré par le passé en tant que boxeur pro.
Après une vive altercation entre eux deux, le vieil homme se rend instantanément compte que Joe renferme un potentiel qui pourrait en faire rapidement un boxeur professionnel de premier plan! Cependant, la fougue de Joe, qui apprécie plus que tout, de faire le contraire de ce que vous attendez de lui, le plonge dans de graves ennuis et seul Danpei et ses leçons de boxe "pour le bien de demain" peuvent le tirer de là. Je n'en dévoile pas davantage et si vous voulez en savoir plus, vous devinez ce qu'il vous reste à faire!
Quels sont donc les éléments qui permettent de dire qu'Ashita no Joe, littéralement Joe de demain, se dresse au rang de manga culte au Japon? Citons d’abord une anecdote frappante: Lors de la mort d'un des personnages principaux du manga, certains fans ont instauré de réelles funérailles. Ensuite, dans bon nombre de mangas plus récents, se glissent des clins d'oeil à Yabuki Joe, que ce soit dans High School ! Kimengumi, G.T.O ou encore 20th Century Boys. Enfin, sachez que plusieurs dessinateurs célèbres de mangas dont, au passage, Masami Kurumada, le père de Saint Seiya, ont trouvé leur vocation par le biais de cette oeuvre écrite par feu Asao Takamori, à qui nous devons le fameux Tiger Mask, et dessinée par Tetsuya Chiba.
Concernant l'aspect technique, la réalisation générale - mise en case, plans, rythme, dessins - est en parfaite adéquation avec l'époque et les fans d'Osamu Tezuka, de Shotaro Ishinomori ou de Mitsuteru Yokoyama seront dans leur univers! Scénaristiquement parlant, le premier volume s'efforce de poser très solidement les bases de l'intrigue, des personnages et de l'ambiance. Peut-être trop, diront certains et ce, au détriment de l'avancée du scénario.
La peinture faite de la pauvreté de certains quartiers du Japon de l'époque y est poignante tout comme les difficultés de vie du milieu carcéral - aurais-je spoilé? - Bien évidemment, nous trouvons tout le panel des idéaux chers aux coeurs des jeunes japonais comme le courage et la ténacité de Tange Danpei Tout ce qui fait un bon nekketsu!
Sincèrement, j'espère vous avoir donné l'envie de découvrir l'univers d'Ashita no Joe qui est peu connu du public français. Effectivement, la première série animée n'a jamais vu le jour dans l'hexagone et la seconde série n'a eu qu'une faible diffusion sur la Cinq à l'époque. Heureusement que la chaîne Mangas et qu'IDP ont permis au public français de (re)découvrir ce mythe. Alors, plongez-vous dans Ashita no Joe même si vous n'êtes pas particulièrement fan de boxe. Croyez-moi, vous-y trouverez votre compte!

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Le manga La force des humbles
Par Pazu le 30 décembre 2009 11:12 :: Manga :: Aucun commentaire »
Hirata est classé parmi les maîtres du Gekiga, le manga réaliste et historique en ce qui le concerne. La force des humbles se déroule pendant le shogounat des Tokugawa et l'auteur relate le destin de personnages oubliés par l‘histoire officielle. Il ne s'agit nullement d'un exercice de style avant de laisser libre recourt à son imagination mais bien d'un travail d'orfèvre pour retrouver la trace de ses disparus dans des archives locales.
Dans son recueil, Hirata consacre une page aux recherches qu'il a pu faire pour chaque nouvelle, en expliquant les difficultés qu'il a rencontrer avant d'avoir suffisamment de matière pour construire son récit. Il en profite aussi pour approfondir le thème en mettant en scène un dialogue anachronique entre lui et son personnage, avec quelques pointes d'humour.
Les meilleures histoires relatent des sacrifices de soi au sens propre pour le bien des autres, en reprenant le code du Bushidô. Le premier chapitre, Là où Dôkei a pris racine, nous met tout de suite dans la bain avec une rivalité ancestrale qui dégénère entre deux villages. Dans le même registre, Le molosse fou et Dix ans, cinq cents koku, mettent en lumière les problèmes sociaux de l'époque. Le premier récit dénonce le gaspillage consenti par un seigneur qui nourri mieux ses chiens que ses hommes et le deuxième reporte un problème qui s'accentuera à l'ère Meiji : En temps de paix, les samouraï se retrouvent sans emploi.
La déchéance sociale du samouraï est un thème récurrent, que vous retrouvez dans l'excellent Guerrier Forgeron ou encore Ni l'un ni l'autre. Si le guerrier est déchu dans la société, il ne perd pas son sens de l'honneur et du devoir, quitte à en souffrir davantage. Les codes sociaux sont d'ailleurs souvent mis à mal et mis en exergue. Dans Le samouraï au brin de fil, vous pouvez vous gausser de ce maniaque de l'économat et de la tournure heureuse que prend sa manie, mais j'ai surtout retenu le reproche de ses pairs : Ils n'avaient que faire de son soucis de récupérer le bois mort sur son chemin mais ils répugnaient à la voir se baisser lui-même pour effectuer cette tâche, souillant, à leurs yeux, son statut de guerrier.
Plus étonnant, deux de ces récits historiques concernent des femmes atypiques. Dans La mère Hercule, il est question d'une châtelaine, non seulement dotée d'une force surhumaine mais empreinte d'une sagesse que n'a pas son propre fils. Rui, la beauté travestie, est une situation incroyable où le maître d'un dôjô est une jeune femme, qui prendra pour époux un homme qui pourra la vaincre aux arts martiaux.
Les sujets abordés, bien qu'ils suivent une certaine constante, sont donc variés et originaux. En revanche, le manga se lit difficilement d'une seule traite. Le rythme est inégal avec quelques passages qui tombent à l'eau. Des moments sont aussi trop vite raccourcis pendant la narration, vous faisant basculer d'un endroit à l'autre, sans trop saisir les tenants et les aboutissants. Enfin, les pages bonus de l'auteur après chaque couple de nouvelles, tiennent hélas plus de la péroraison que de la postface captivante, si ce n'est qu'elles rendent justice à la qualité de ses recherches.
En conclusion, La force des humbles est une bande dessinée intéressante à lire, notamment si vous découvrez ainsi Hiroshi Hirata. En revanche, si vous avez déjà lu L'âme du Kyudô ou encore plus récemment L'incident de Sakai et autres récits guerriers, des recueils du même auteur, vous serez peut être déçus par ce titre, dont l'intensité du récit est moindre, dans son ensemble.

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Le guide d'achat manga pour Noël 2009
Par Pazu le 05 décembre 2009 13:12 :: Manga :: 1 commentaire »
Je mentionnerai d'abord quelques lieux communs, si jamais vous tombez sur cet article et que vous n'y connaissez vraiment rien, puis je donnerai quelques indications sur la méthode de sélection et enfin, j'aborderai la liste proprement dite.
Avant de commencer, je rappelle l'existence de l'outil Kelmanga.com, qui peut vous fournir une liste plus personnalisée à votre goût.
Ici, nous désignons par manga une bande dessinée japonaise, et non pas un dessin animés nippon, contrairement à ce qui se pratique dans les magasins en France. Comme n'importe quelle livre, chaque manga correspond à un public plus ou moins large. Vous trouverez donc des titres pour adulte, pour adolescent et même quelques uns pour jeunes enfants.
Au Japon, la production d'un manga est plus industrialisée qu'en France – même si les éditeurs français poussent à prendre le même chemin – et les auteurs peuvent sortir plusieurs tomes par an. Ils sont généralement tenus de fournir un chapitre entier par semaine, plus d'une quinzaine de pages, à leur magazine de prépublication. Une histoire peut facilement s'étaler sur plus d'une vingtaine de tomes, non pas avec des aventures indépendantes mais avec un récit complett en continu.
Concrètement, lorsque vous achetez un manga, vous devez prendre garde à quel tome vous prenez. Offrir le tome 15 à quelqu'un qui n'a pas les premiers volumes, n'aura pas de sens car il lui manquera le début de l'histoire. Pour bien faire, vous serez obligé de prendre les 14 tomes précédents, ce qui risque de faire mal à votre portefeuille.
Autre chose à savoir, les éditeurs français adaptent un bon nombre de mangas qui sont terminés au Japon. Quand une série est déjà terminée là-bas, vous avez une idée de ce que vous allez devoir dépenser pour arriver au bout. L'éditeur va aussi assez vite pour publier les titres. Sortir une adaptation est plus rapide que produire un manga original.
Cependant, il arrive souvent que le titre soit toujours en cours au Japon et là, vous ne savez pas jusqu'où vous vous embarquez. L'éditeur français finit généralement par rattraper la publication au Japon et vous devez attendre que l'auteur japonais ait fini de publier son tome avant qu'il ne puisse sortir en France. Nous passons généralement d'une publication mensuelle à une sortie tous les quatre mois, dans les meilleurs des cas.
Il reste aussi divers aléas, genre la publication s'interrompt au Japon. Elle peut également s'interrompre du fait de l'éditeur français, qui estime ne pas faire assez de chiffre d'affaire avec telle ou telle titre. Cela se traduit par des arrêts de commercialisation de séries en cours.
Voilà pour le b.a.-ba. Pour le choix des mangas, la sélection est très empirique. Outre un minimum de critère de qualité, j'ai pris des titres plutôt d'actualité et dont la série n'est pas trop avancée, si jamais il existe plusieurs tomes. En revanche, le critère de savoir si le titre continue toujours ou pas au Japon, n'est pas entré en considération.
J'aboutis à une liste de mangas assez hétéroclites, notamment au niveau des éditeurs.
Emma
Edité chez Kurokawa – Tomes parus : 10 (sur 10)
En fait, la série n'est pas encore complète à l'heure actuelle car le tome 10 doit encore sortir le 10 décembre. L'histoire principale s'étale des tomes 1 à 7. Les deux tomes suivants sont en fait des one shots, avec des personnages en liaison avec la trame principale, mais les histoires n'ont plus de rapport direct. Le tome 10 fait office d'épilogue en racontant le destin des personnages plus centraux.
L'histoire se déroule à l'époque victorienne en Angleterre, avec une romance entre une soubrette et un jeune homme de bonne famille. L'atmosphère est rafraîchissante, avec une association d'ambiance tranche de vie et de mélo drame amoureux. J'ai une préférence pour les petites histoires relatées dans les one shots.

Doubt
Edité chez Ki-oon – Tomes parus : 2 (sur 4)
Ambiance diamétralement opposée avec un titre noir, où des adolescents sont entraînés dans un jeu grandeur nature, dans lequel les perdants y laissent la vie. Chez nous, les règles rappellent le jeu de cartes les Loups-Garous de Thiercelieux, avec un prédateur caché parmi les victimes, qui se s'éliminent les unes les autres.

Black Butler
Edité chez Kana – Tome paru : 1 (série toujours en cours au Japon)
Son titre original est Kuroshitsuji – pas simple à prononcer – et son adaptation en dessin animé a connu un bon succès au Japon. Le shônen, i.e. "manga estampillé pour garçon", relate une situation incongrue avec un jeune maître richissime, secondé par un majordome démoniaque, le tout dans une maisonnée pleine de domestiques incapables.
Le manga joue habillement avec le mélange d'ambiance glauque et d'humour plus ou moins fin.

Fate Stay Night
Edité chez Pika – Tome paru : 1 (série toujours en cours au Japon)
Ce manga est loin d'être un chef d'œuvre, avec des dessins qui font sourciller parfois, mais cela reste une adaptation honnête de l'histoire originale du visual novel de Type Moon. Il y est question de compétition entre magiciens, secondés par des combattants d'outre tombe. Le schéma sent le vu et revu mais le développement arrive à casser la linéarité de départ, avec une belle romance à la clef.

Switch Girl
Edité chez Delcourt – Tomes parus : 5 (série toujours en cours au Japon)
Attention manga shôjô à l'horizon, mettant en scène un couple d'élèves, qui cachent aux autres leur seconde personnalité. Switch Girl se démarque par un humour décapant, en menant sa barque tambour battant, sans une page de répit. Impressionnant.

Otaku Girls
Edité chez Doki Doki – Tomes parus : 2 (série toujours en cours au Japon)
L'humour est au menu de chacun des tomes parus, sur fond de quiproquos entre des garçons amoureux et des filles uniquement accrocs d'histoires d'amours entre boys. Connaître un peu la culture manga facilite la compréhension et permet surtout d'en apprécier la satire poussée à son paroxysme.

Dr Slump – Perfect Edition
Edité chez Glénat – Tome paru : 1 (sur 15)
Maintenant classique de chez les classiques, Dr Slump est le premier grand manga à succès d'Akira Toriyama, l'auteur de Dragon Ball. Les amateurs de l'univers bon enfant de Son Goku à ses début devraient apprécier l'univers d'Aralé et du professeur Sembei. Glénat a repris son adaptation avec un format de luxe, une nouvelle traduction et les pages couleurs d'origine.

Honey Hunt
Edité chez Panini – Tomes parus : 3 (série toujours en cours au Japon)
Le shôjô s'intéresse à l'ascension fulgurante de Yura dans le monde du show-business. La jeune fille s'est lancée dans ce projet ambitieux, par pure vengeance envers sa mère, qu'elle rêve de détrôner. L'auteur s'ingénie cependant à dresser de nombreux obstacles sur la route de son héroïne, victime de brimades et d'autres joyeusetés. Les histoires à la Candy Candy persistent et signent.

The Legend of Zelda - Majora's Mask
Edité chez Soleil – One Shot
A défaut d'avoir un vrai titre senior dans cette sélection, voici un manga pour les plus jeunes. Soleil s'est lancé dans la publication de toutes les adaptations en manga des célèbres personnages de Nintendo et l'opus du masque de Majora est réputée être le meilleur. Après, il faut espérer que sa sortie ne soit pas encore repoussée. Elle est prévue pour le 16 décembre.

Code Geass - Nightmare of Nunnally
Edité chez Tonkam – Tome paru : 1 (série toujours en cours au Japon)
Le dessin animé Code Geass a fait un tabac avec un character design original signé par Clamp et un habile mélange de pouvoirs fantastiques, de folies, de jeux politiques et de science fiction. Je finis par perdre le fil des adaptations en manga et la dernière en date en France, donne une place prépondérante à Nunnally, la petite soeur de Lelouch, le protagoniste principal. Les premières pages fournissent une intrigue bien différente de l'histoire d'origine. Les fans devraient vraiment apprécier cette version alternative.

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Le manga Mes voisins les Yamada
Par Ludwig le 09 novembre 2009 17:11 :: Manga :: 3 commentaires »
Quelle est la thématique de ce manga me direz-vous? Il s'agit tout bonnement de scénettes de la vie quotidienne d'une famille japonaise classique: Les Yamada! Cette famille est composée des deux parents, Takashi et Matsuko, avec leurs enfants Noboru, le fils, et Nonoko, la petite dernière, mais aussi Shige, grand-mère et belle-mère, sans oublier Pochi, le chien. Nous pouvons suivre la vie de cette famille mais aussi l'actualité japonaise de manière humoristique, au travers de ces sketches en quatre cases.
Esthétiquement parlant, le trait d'Ishii Hisaichi n'a rien d'exceptionnel tant au niveau des personnages qu'au niveau des décors mais c'est très souvent le cas pour les mangas humoristiques car l'intérêt est ailleurs. Le découpage et le rythme narratif sont eux aussi assez limités de par la nature des Yonkoma.
En revanche, la composition en 4 cases est une véritable épreuve scénaristique où Hisaichi fait merveille. Toujours bien pensé, original, drôle et piquant, ces Yonkoma sont un plaisir à lire les uns à la suite des autres.
Cependant, méfiez-vous car, au début, vous allez vite fait de passer de droite à gauche au lieu de lire de haut en bas mais, passées quelques pages, vous prendrez vite l’habitude.
Certains Yonkoma sont tout de même difficile d'accès pour nous, pauvres occidentaux, car ils traitent de l'actualité japonaise des années 90, du sumo, du championnat de base-ball nippon ou bien de la nourriture traditionnelle. Autant de sujets qui peuvent nous paraître éloignés.
Heureusement, la majorité des histoires gardent une dimension universelle, grâce à la thématique familiale.
Terminons cette critique en vous conseillant fortement d’acquérir cette version des Simpsons japonais qui, en cette période où les éditeurs nous inondent de titres pas toujours à propos, demeure un choix judicieux!

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Hokuto no Ken - Raconte moi un manga #3
Par Ludwig le 21 septembre 2009 20:09 :: Manga :: Aucun commentaire »
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Monster - Raconte moi un manga #2
Par Ludwig le 12 juillet 2009 22:07 :: Manga :: Aucun commentaire »
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Le manga Gunnm other stories
Par Pazu le 24 juin 2009 17:06 :: Manga :: 4 commentaires »
La publication par Glénat d'Other Stories, un recueil d'histoires courtes qui se déroulent pendant le premier récit, a été une surprise agréable. Le manga est volumineux et comporte en fait quatre récits différents, en un ou plusieurs chapitres.
D'après la postface, ils ont la particularité d'avoir été dessinés par le Kishiro en personne, sans l'aide traditionnelle d'assistants qui s'occupent en général de compléter les scènes et les décors. C'est suffisamment rare pour être signalé.
Autre information, les dessins datent de périodes très différentes pendant la longue publication de Gunnm. Dix ans séparent ainsi la conception du premier récit de celle de la dernière histoire.
Kishiro a pris une approche similaire que celle employée par Kaoru Mori pour le 8ème tome d'Emma, à savoir introduire des histoires qui met en scène les personnages de Gunnm et qui s'immisce dans la chronologie officielle.
La première nouvelle, Douce nuit, entraîne le lecteur à une époque bien avant l'arrivée de Gally, avec les premiers pas d'Ido en tant que docteur pour Cyborg, alors qu'il a été formé pour soigner les humains. Vous retrouvez avec plaisir les ingrédients qui font le succès de cet univers, un mélange d'amour et d'émotion, sur fond dramatique.
Le second volet, Le doigt sonique, est plus axé sur l'action, avec l'apparition d'un nouvel adversaire qui vient défier Gally, à l'époque où elle règne en reine sur la population des chasseurs de prime.
La troisième histoire, Origines, est très courte et met en scène une des nombreuse borne, ces robots d'un seul bloc, à mi-chemin entre la machine et l'homme car une borne est dotée d'un cerveau humain.
Enfin, la dernière aventure, Barjack Rhapsody, s'intéresse à Kotomi, qui replonge dans l'univers du Barjack, l'armée de rebelles qui a défié la puissance de Zalem, la cité suspendue. Ce dernier chapitre colle moins bien à la chronologie générale, avec une raison plutôt futile pour motiver le retour de Kotomi dans le désert. En revanche, le récit arrive à avoir de la consistante, grâce à la leçon de vie que prend la jeune fille.
Bref, le contenu devrait plaire aux fans de Gunnm, qui seront moins dépaysés que les adeptes d'Akira devant le recueil Katsuhiro Otomo Anthology. Cerise sur le gâteau, le volume est suivi d'une postface de l'auteur, qui revient sur chacune de ses histoires, avec des anecdotes sur leur genèse. A l'instar du film American Graffiti, de George Lucas, qui s'achève sur un petit texte - devenu culte - qui présente le destin des personnages, cette petite postface apporte un plus indéniable à l'ensemble.

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City Hunter - Raconte moi un manga #1
Par Ludwig le 01 mai 2009 11:05 :: Manga :: 3 commentaires »
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Le tome 8 d'Emma
Par Pazu le 23 avril 2009 11:04 :: Manga :: Aucun commentaire »
La parution d’un 8ème volume a de quoi étonner car l’épilogue semblait complet. Ma crainte aurait été d’avoir une suite qui aurait été soit dépourvue d’enjeux en relatant un train-train quotidien bourgeois ou bien au contraire de nouveaux rebondissements qui auraient plombé la touche tranche de vie qui fait le charme de ce titre.
Finalement, l’auteur a composé ce huitième tome à l’image d’un one shot avec une succession de nouvelles, en se focalisant sur les personnages secondaires et ce à divers époques.
La première histoire nous fait découvrir la jeunesse de Kelly Stowner, la vieille dame qui a éduqué Emma. C’est surtout l’occasion de revenir sur l’exposition universelle de 1851, pour laquelle le Crystal Palace a été monté et de replonger dans le palais de verre et de fer une nouvelle fois, après les visites, à différentes époques, déjà rapportées dans le récit principal.
Les sections suivantes se situent après l’histoire principale en s’intéressant à la vie d’Eleanor Campbell, venue séjourner dans une station balnéaire avec ses soeurs. Après, nous suivons plus ou moins un exemplaire du Times, qui nous permet de découvrir ou de revoir des personnages d’horizon divers. Enfin, le dernier chapitre relate une visite de Tasha, la compagne de chambrée d’Emma, qui revient voir sa famille.
Le travail de Kaoru Mori se démarque par son soin à retranscrire des ambiances de l’époque en faisant office de documentaire. L’apparition des personnages donne un prétexte à dessiner de nouveaux endroits, que l’auteur n’avait pu insérer jusqu’alors. Le tout donne en revanche une image extrêmement bucolique, voir édulcorée bien que l’auteur aborde les difficultés pour joindre les deux bouts chez certains ménages.
En conclusion, vous retrouverez avec plaisir des personnages déjà connus dans des récits courts et agréables à suivre, sans vous soucier d’une intrigue principale qui devenait rocambolesque. La bonne nouvelle est qu’il devrait y avoir d’autres tomes du même style.

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