Animint
Anime & manga
Regardez-moi dans les yeux... j'ai dit les yeux
Par Pazu le 16 mars 2010 21:03 :: Webmastering :: 3 commentaires »
Autant de questions importantes que les professionnels essaient de résoudre avec des laboratoires de test grandeur nature, qui nécessitent du personnel et du matériel adéquat. Les cobayes portent un casque qui suit leurs mouvements rétiniens quand un site leur est présenté. Le résultat indique le parcours du regard sur la page pendant les quelques premiers battements de cil.
Vous le remarquez, le test se focalise sur le moment où le sujet découvre la page et ne va pas plus loin. Bien sûr, il peut et même doit être complété par des essais en utilisation réelle du site, en notant scrupuleusement le comportement et les retours faits par vos cobayes. Les ateliers de ce type permettent de régler les fonctionnalités et améliorer l'ergonomie si vous souhaitez expérimenter des scénarii précis. Cependant, il s'agit d'un autre type de tests et non plus d'eye tracking.
Pourquoi donc se limiter à la première vision? Tout simplement parce qu'elle est capitale. Des consultants expérimentés se plaisent à dire que vous avez 6 secondes pour convaincre vos visiteurs que votre site est fait pour eux. En vérité, des études montrent que c'est pire: Le professeur Lindgaard est sans appel et conclut que vous vous faites une idée bonne ou négative d'un site en 50 millisecondes, ce qui correspond au temps que vous mettez pour lire 1 seul mot!
D'autres rapports sont plus tendres mais ils ne font que monter à 120 millisecondes, prônant l'existence de plusieurs vagues de capteurs, la toute première impression étant toujours négative et les suivantes redressant la barre quelques millisecondes après.
J'évite d'approfondir le sujet mais d'autres études similaires s'appliquent à un domaine plus large que le web et même que la publicité. En gros, à ce rythme là, nous décidons que quelqu'un a une bonne bouille ou pas, en moins d'une demi seconde. Que cela s'applique à nos futurs amis, soit, mais cela s'appliquerait également aux personnes que nous élisons. Terrible, n'est-ce pas?
Les Etats-Unis ne sont pas la France mais des expériences ont été faites, où un échantillon représentatif de la population a juste pu voir les candidats en photo moins d'une demi seconde. Les gens notaient à chaque fois si la personne leur plaisait ou pas, après avoir juste entre aperçu leur tête. Finalement, les résultats ont concordé avec le verdict des urnes, les candidats perçus comme étant les plus sympathiques ayant pris le dessus sur les autres. Je n'ai plus - malheureusement ou heureusement? - les références de l'étude ni le périmètre exact mais disons que les centres esthétiques auront toujours quelques clients fidèles en la personne des hommes politiques.
Revenons aux sites web et abordons les outils disponibles. Bien entendu, mettre en place toute la machinerie a un coût et si vous êtes un blogueur étudiant sans le sous, je doute que vous franchissiez le pas. Cependant, les progrès scientifiques continuent toujours et l'analyse d'image permet maintenant de simuler un eye tracking. En gros, à partir d'une image, l'ordinateur vous calcule comment circule le regard du visiteur.
L'outil dont il est question en ce moment sur le net est Feng-Gui, gratuit pour une version limitée à un traitement d'image toutes les 12 heures... par adresse IP. Les résultats sont cependant à prendre avec des pincettes de l'aveu même du site, qui indique une similitude à 70% par rapport à un test suivi par des utilisateurs réels et surtout dans un lap de temps équivalent d'une dizaine de secondes et non pas de quelques dixièmes de secondes.
Commet utiliser Feng-Gui? L'engin est un site web en ligne qui avale les images et vous les ressort avec la courbe du eye tracking par-dessus, avec en corolaire les temps d'arrêt relatifs sur les parties regardées. Pour un site web, vous effectuez une capture d'écran et vous la chargez donc dans le site. Il vous la régénère avec un beau "evaluation version" par-dessus mais la courbe est là.
J'ai soumis la page d'accueil d'Animint ou tout du moins la partie visible que j'avais alors dans mon navigateur au moment du test. Hasard de l'image, le résultat est éloquent avec les étapes 1 et 2 qui consiste à mater les poitrines des 2 demoiselles d'Idolmaster – Xenoglossia, l'une après l'autre. Après le parcourt s'attarde sur le bandeau vertical manga, ce qui est excellent pour un site qui veut montrer qu'il traite de ce thème.
Autre satisfaction, la liste de liens principaux est également dans le collimateur visuel, avec en prime un aller retour sur le titre du site en haut à gauche. En revanche, le passage sur la première accroche de la page d'accueil, à propos de Sasameki Koto, reste très rapide et marginal.

J'ai effectué un autre essai avec une capture un peu plus large, qui correspondrait à une vision peine écran en 1024x768. Le résultat est différent, ce qui est logique mais de toute manière, il est assez difficile de savoir quoi modifier dans ces conditions. La taille d'écran change déjà beaucoup de choses et oblige visiblement à un test par taille. En plus dans le cas d'Animint, les images d'accueil changent chaque jour donc l'analyse consisterait à conserver les illustrations les plus efficaces, mais sans savoir si les résultats des tests sont vraiment fiables ou pas. En gros, cela milite pour attendre que le logiciel s'améliore encore, ce qu'il fait régulièrement.
Il existe d'autres instruments pour aider à améliorer son site. A un niveau au-dessus, j'avais déjà mentionné Trends pour vous faire comprendre pourquoi vous partez avec un meilleur potentiel si vous ouvrez un blog pourri sur Naruto plutôt qu'un bon site manga. Vous avez bien entendu tous les ustensiles statistiques, de Log Analyzer à Google Analytics et vous pouvez aller très loin avec, si vous maîtrisez les arcanes du métier.
L'utilisation simpliste des statistiques vous limite cependant à l'analyse de la navigation inter pages. De là, vous pouvez déduire quelques défaut ergonomiques dans la présentation, quand vous détectez un déficit de visites dans vos flux mais cela reste indirect. Dans ce sens, la carte des températures – ou heatmap – est un bon complément.
Au lieu d'enregistrer les fichiers textes ou images qui ont été appelés, vous enregistrez les clics des utilisateurs et où ils ont cliqué dans la page. A partir de là, les zones souvent cliquées deviennent chaudes tandis que les parties désertées restent froides. En quoi cela peut-il servir? En effet, il est normal que la zone où vous placez un lien important soit cliquée et cela, vous la savez déjà.
En fait, il se peut qu'un lien, que vous jugez important et bien situé, ne soit pas suivi par les visiteurs pour X raisons. Avec les statistiques classiques, vous pouvez avoir la puce à l'oreille en constatant un report des visites insuffisant vers votre page, par rapport à votre attente mais la carte des températures vous donne un aperçu visuel immédiat.
Une cause toute bête peut être que le lien soit trop court et que les visiteurs cliquent à côté, ou encore qu'il ne se démarque pas du reste du texte. Certains sites font l'erreur de ne pas distinguer les liens d'un contenu normal et nous ignorons que nous pouvons cliquer dessus.
Comment mettre en place un tel outil sur ses pages? Cela suit en fait le même principe que les scripts pour les statistiques à la Google Analytics, avec une insertion de code javascript qui traque la position de la souris de l'utilisateur, puis transmet les coordonnées à un programme distant.
Il existe plusieurs produits et services commerciaux mais encore une fois, je me focalise sur un logiciel gratuit et notamment open source, Clickheat. Il comporte un code javascript à appeler depuis les pages à traquer et une partie back-office pour effectuer les traitements.
Dans le cas d'Animint, Clickheat a été simple à intégrer car la partie pour enregistrer les coordonnées des clics est codée en PHP, un langage déjà abondamment utilisé dans tout le site. Les traces sont stockées dans des fichiers plats, sans avoir besoin d'une base de données. En dehors des bons droits en lecture/écriture sur les répertoires et de la bibliothèque GD très souvent disponible chez les installations PHP des hébergeurs, il n'y a pas de pré-requis.
J'ai activé le traçage sur quelques pages et je n'ai pas constaté de ralentissement. De toute manière, un minimum de précautions d'usage, tel que faire les appels de javascript en fin de page, permet de ne pas perturber le chargement du contenu. Au pire, vous perdez une mesure, plutôt que de ralentir le visiteur pendant son périple sur votre site.
Les auteurs de Clickheat mettent en garde contre l'utilisation intensive de l'outil, qui, s'il est mis sur le même serveur que votre site web, consomme de la puissance au détriment du reste et qui répond moins vite que les pages auditées, donc qui peut ralentir le site. L'autre alerte concerne l'utilisation gourmande de mémoire pour générer les cartes. Cependant, si vous en fait un usage raisonnable sur quelques pages clefs avec vous seul pour générer les rapports, vous ne risquez pas grand-chose. Rien ne vous empêche de déconnecter l'ensemble dès que vous estimez avoir optimisé la ou les pages auditées.
Dans le cas d'Animint, 5 minutes après avoir activé le traçage et généré les cartes en temps réel, j'apportais déjà une modification à la page d'accueil. Je me suis aperçu que les visiteurs essayaient de cliquer d'abord sur les titres des accroches, au lieu de suivre le lien en contre bas ou même celui mis sur l'image qui accompagne la nouvelle. Du coup, j'ai corrigé immédiatement le lien pour le placer à l'endroit attendu.

Plusieurs clics se font également sur l'image d'illustration principale. Sans doute pour voir une version plus grande ou pour voir s'il n'y a pas derrière, la présentation de la série qui correspond, à moins que quelqu'un ait une autre explication. Là aussi, c'est amusant de voir où les visiteurs ont cliqué majoritairement sur l'illustration des 2 filles issues d'Idolmaster – Xenoglossia. Rassurez-vous, les rapports générés restituent des données anonymes.
Enfin, les couleurs de température reflètent bien les flots de visiteurs avec pour Animint, une circulation plus dense pour visiter l'encyclopédie et la base des anime, que les jeux par exemple.
En conclusion, vous avez pu voir un exemple d'utilisation concrète de 2 instruments pour aider à améliorer votre site web. Entre les mains d'un webmestre en herbe, le profit à en retirer est sans doute moins important qu'un expert, qui choisira des moyens plus conséquents pour son business. En revanche, c'est un bon début et c'est mieux que rien, ne serait-ce que pour poser quelques bonnes questions de départ vis-à-vis des visiteurs, à défaut de dresser un diagnostic complet et de fournir les solutions sur un plateau.

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Sama puissance 3: Inscriptions, tags et personnalisation
Par Pazu le 17 janvier 2010 17:01 :: Webmastering :: 11 commentaires »
La première fonction est la plus simple à présenter avec un formulaire à remplir pour le webmestre qui souhaite soumettre son site. Cela économise le passage via le forum d'Animint pour postuler. En pratique, les fiches d'inscriptions nécessitent d'être complétées mais les informations de base sont remplies et les notifications de validation sont automatisées.
Vous ne voyez qu'un formulaire mais derrière, c'est tout un nouvel espace d'administration qui a été monté pour remplacer l'interface web basique pour mettre les informations à jour dans la base de données.

Je m'attarde un peu plus sur la 2ème grosse nouveauté, les tags. Ceux-ci proviennent directement des tags et des catégories issues des blogs. Techniquement, dans les flux RSS, vous ne voyez pas la différence entre une catégorie et un tag. Tous sont marqués en tant que catégories. Aggregator Sama récupèrent les tags des articles, les normalise et mémorise l'association entre un article et ses tags.
Je me suis donc placé dans un principe de folksnomie, car la liste des tags est ouverte et provient des autres webmestres et non pas d'une liste prédéfinie par Aggregator Sama. J'évite également un marquage fastidieux des articles après import, en récupérant le travail déjà fait par les webmestres sur leurs blogs.
La folksonomie présente quelques problèmes connus et j'en ai eu l'illustration rien qu'en testant la nouvelle version avec seulement quelques flux.
- Un classique est d'avoir pour un même thème, plusieurs tags différents, avec par exemple le même mot soit au pluriel, soit au singulier. Parmi nos blogs, vous avez les adeptes du mots-clef anime versus animes.
- Il y a aussi tout simplement des erreurs, tels que kimi_no_todoke au lieu de kimi_ni_todoke
Des palliatifs existent
- Le premier est tout bêtement le constat que statistiquement dans une folksonomie, lorsqu'ils ont le choix entre plusieurs synonymes, les gens finissent par en adopter un plutôt que d'autres.
Si le webmestre souhaite que le visiteur découvre son article sur Aggregator Sama, il a tout intérêt à choisir le tag le plus utilisé, en relation avec son sujet, plutôt que d'en inventer un nouveau, qui pèsera moins. En résumé, c'est l'argument idéal pour laisser faire.
- Le deuxième est d'inviter les webmestres à suivre quelques conventions. Il est courant de privilégier les formes plurielles par rapport à celles au singulier. Préférez les tags avec des mots séparés, plutôt qu'accolés et évitez les tags que seul vous au monde aller utiliser, du genre les_choix_de_moopy.
Aggregator Sama comporte aussi des fonctions d'administration pour réguler le cas échéant
- Un tag peut être caché. Ce sera le cas pour le mot-clef sama car il ne doit avoir aucune pertinence sémantique et sert juste à être référencé dans l'agrégateur.
- Un tag peut être lié à un tag maître. Ainsi tous les articles tagués initialement basculent vers le tag maître. mangasse et manga redirigent ainsi vers mangas.
- Pendant l'import, les tags sont passés au crible pour être mis en minuscule et pour que les espaces blancs soient remplacés par des underscores.
Un premier nuage de tags est affiché sur la page d'accueil, avec les mots clefs issus des articles des 30 derniers jours. Un nuage plus épais est visible derrière en suivant le lien plus de tags. En cliquant sur un tag, vous obtenez la liste des articles correspondants. Tout un système de navigation permet de composer des requêtes en enlevant ou rajoutant des tags. Vous pouvez même exclure des tags pour filtrer les articles.
Avec le top 10 des articles du mois et maintenant le nuage de tag, la page d'accueil est particulièrement chargée. J'ai d'abord opté pour une révision du look & feel, en proposant un template dit moderne. Après, l'idée a été de proposer un skin épuré pour ceux qui veulent juste voir les articles et rien d'autre. J'ai aussi un skin classique pour ceux qui préfèrent l'aspect d'avant.

En réutilisant le travail effectué sur Kelmanga, un espace de profilage a vu le jour. Une fois entrés votre login et votre mot de passe du forum du site Animint, vous êtes aussi authentifié sur Aggregator Sama – vive le Single Sign On entre serveurs physiques – et vous entrez dans votre profil.
Le premier onglet vous propose de choisir les flux que vous souhaitez suivre et de composer une sélection personnalisée. La fonction existait déjà mais uniquement pour générer le lien pour votre lecteur de flux RSS. Là, si vous restez authentifié, votre sélection se répercute sur les pages web.
Le deuxième volet vous indique l'adresse de votre flux personnalisé pour le mettre dans votre lecteur de flux RSS. Il n'y a pas de mot de passe ni de login à fournir pour lire le flux.
Le 3ème onglet concerne votre choix de templates pour Aggregator Sama, à savoir moderne, minimaliste ou classique. Si quelqu'un se sent l'envie de bâtir un autre thème pour Aggregator Sama, il peut en rajouter autant qu'il veut.
Enfin, la dernière rubrique est un ensemble de raccourcis pour basculer sur les profils des autres sites de la sphère Animint.
Quand vous êtes authentifié, Aggregator Sama vous notifie un message sur la page d'accueil si des nouveaux sites ont été rajoutés depuis votre dernière visite.
Voilà pour les principales nouveautés. A cela s'ajoutent quelques améliorations techniques
- Abandon total de la bibliothèque javascript scriptalous au profit de jquery
- Séparation des rustines de mise à jour des flux de l'index d'affichage, qui n'est plus freiné. Vous sentirez juste un chargement pas terminé de temps à autre, car les procédures sont appelées dans une image maintenant.
- Utilisation systématique de minify et déplacement des appels javascript pour améliorer le temps de chargement.
- Une page de maintenance :o)
Visiter Aggregator Sama: http://sama.animint.fr/

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Du nouveau pour les webmestres sur Aggregator Sama
Par Pazu le 01 janvier 2010 10:01 :: Webmastering :: 11 commentaires »
J'ai profité de la trêve des confiseurs pour apporter quelques modifications à Aggregator Sama, plus à l'intention des webmestres qui y enregistré leur blog que pour les lecteurs.
En naviguant en profondeur dans la liste des sources, vous aboutissez aux fiches techniques des blogs, c'est-à-dire en passant par l'entrée Sources du menu, puis tout en bas via la liste des sites inscrits, avant enfin de cliquer sur les icônes en forme de yeux pour voir les détails.
La fiche donne un aperçu des filtres d'inclusion et d'exclusion des articles selon les catégories et les tags. Si votre blog n'a pas de filtre, vous n'êtes pas concernés. En revanche, pour ceux où seules certaines catégories sont sélectionnées, j'ai rajouté la valeur Sama par défaut. Ainsi, si vous souhaitez qu'un de vos articles soit retenu par l'agrégateur, il suffit de le tagger ou de le ranger dans une catégorie sama – avec un S majuscule ou minuscule, qu'importe.
Cela vous épargnera la gymnastique d'entasser tous vos articles dans une catégorie déjà référencée pour les voir sur Aggregator Sama, alors que le tag d'origine n'a pas grand-chose à voir avec leur thème.
Cependant, deux petites remarques:
- Si vous avez réorganisé vos catégories, autant me demander de modifier les filtres de façon adéquate en demandant via le forum d'Animint. C'est juste un champ texte à modifier dans l'entrée de votre site.
- Le tag Sama passe après les tags exclus donc si votre article est dans une catégorie explicitement exclues, il n'apparaîtra jamais dans la sélection, même s'il est taggé Sama.
Dans la fiche technique du blog, les observateurs auront remarqué la présence d'un nouveau bouton magique, Lancer la mise à jour.
- Pour les impatients qui scrutent Sama pour voir si leur article est bien enregistré, le bouton permet la mise à jour immédiate, au lieu d'attendre le rafraîchissement automatique.
- Le bouton permet de prendre en compte les corrections, notamment si votre article a été exclu de la sélection car il lui manquait un tag. Le rafraîchissement manuel vérifie à nouveau les catégories, ce qui n'est pas le cas avec la mise à jour automatique, qui ne touche plus à cette partie quand l'article a été inséré une première fois.
Techniquement, j'ai aussi corrigé quelques comportements, notamment pour pallier au format incomplet de certains flux, mais les impacts étaient mineurs, vus de l'extérieur.
En revanche, je ne peux pas faire grand-chose quand le flux du blog distant est corrompu, genre une belle erreur PHP interrompt sa génération. Ceci explique pourquoi certains sites sont régulièrement marqués comme étant inaccessibles. J'ai cru comprendre que des professionnels pallient à ces problèmes de RSS en pompant directement le contenu sur les pages web des blogs, en faisant fi du flux.
Pour ma part, je ne me le permets pas mais du coup, j'ai vu passer quelques propositions de sites intéressants donc éligibles à être sur Aggregator Sama, mais que j'ai écartés à cause de flux RSS ou Atom complètement déficients. C'est dommage.
Se rendre sur Aggregator Sama: http://sama.animint.fr/

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Le retour des mots croisés sur Animint
Par Pazu le 19 décembre 2009 21:12 :: Webmastering :: 1 commentaire »
J'ai constaté également que l'applet d'origine – enfin, "appliquette", en bon québécois – avait tendance à ramer à l'affichage avec les versions à jour de java installé sur les PCs. J'ai dépoussiéré ces pages du site, en appliquant le dernier design, au passage.
L'interface de jeu
Quelques recherches sur le web permettent de voir que l'offre d'interfaces dynamiques s'est étoffée pour les mots croisés. Plusieurs logiciels peuvent générer une version en javascript, plus sympathique à utiliser par le visiteur qui veut résoudre ses grilles en ligne. En revanche, un rapide coup d'oeil montre que les réponses sont en clair dans le code source de la page. Cela reste vraiment très basique.
Le plus étonnant est de voir que les applets sont toujours d'actualités dans ce secteur. Il existe plusieurs variantes commerciales ou gratuites, avec même maintenant des versions de mots fléchés.
Sinon, les défauts techniques sont toujours les mêmes :
- C'est long à charger et l'applet donne de l'inertie au navigateur.
- Un saut de page suffit généralement à tout réinitialiser et le joueur perd ce qu'il avait rempli dans la grille.
- La page ne s'imprime pas.
Faute de mieux, je me suis rabattu sur une version de l'applet que j'utilisais déjà, mais avec un temps d'affichage bien meilleure que l'ancienne. Les boutons qui permettent de voir les réponses sont désactivés, afin de conserver le challenge. Il y a toujours une version image, pour pouvoir imprimer.
En revanche, il manque encore une fonction pour montrer quelles sont les erreurs dans la grille dynamique, quand vous soumettez vos entrées pour vérification globale. C'est énervant de ne pas savoir où vous avez pu vous trompez quand vous pensez avoir tout terminé.
L'interface de conception
Pour la conception de la grille, plusieurs logiciels existent aussi. J'ai vu sur le Blog de Jevanni des remarques qui regrettent une grille trop aérée et du coup, plus difficile à remplir. D'un autre côté, je comprends qu'il est délicat de trouver les bonnes combinaisons pour faire croiser des mots qui aient un sens et échapper aux pièges des syllabes polonaises, du style vous vous retrouvez soudain à devoir trouver un mot d'au moins 7 lettres, qui commence par "sclp" pour que cela "rentre".
A la main et de tête, il faut avoir l'habitude. Heureusement, la puissance de l'informatique est là et des applications digèrent des dictionnaires entiers de 30 000 mots pour pondre automatiquement une grille. Mieux, dans notre cas où vous voulez faire des mots croisés orientés anime et manga, vous pouvez concevoir votre propre dictionnaire thématique avec des termes particuliers. L'ordinateur avale votre thème maison et calcule le contenu de la grille en piochant en priorité dedans, avant de remplir avec des mots issus du dictionnaire général.
Cela semble merveilleux sur le papier mais en pratique, le résultat n'est pas satisfaisant. Théoriquement, la grille est optimisée pour limiter le nombre de cases noires et avoir un maximum de mots issus du thème. Là n'est pas le problème. Le souci vient des mots bouche-trous, sur lesquels vous n'avez pas la main.
Vous vous retrouvez avec des termes que vous devez vous-même chercher dans un dictionnaire encyclopédique pour savoir de quoi il s'agit. Autant dire que cela irait à la rigueur pour un lectorat érudit, mais pas forcément à de simples lecteurs de mangas. Une solution serait de choisir un dictionnaire général, moins de haut de gamme, mais forcément, cela fait ensuite moins de possibilités pour optimiser la grille.
Là encore, je suis revenu à un outils basique, qui permet de concevoir la grille manuellement, tout en ayant un dictionnaire intégré, qui propose une liste de mots qui conviennent au cas par cas. Je suis libre après de choisir un mot "simple".
La conception
Plus que la grille, la qualité des mots croisés provient des définitions. Certes une partie des termes sont directement issus du vocabulaire anime manga, tels que les titres, les personnages ou les auteurs japonais, mais le gros du travail consiste à orienter des définitions de mots usuels à leur usage dans les anime manga. Votre grand-père trouvera la réponse très facilement si nous lui demandons un mot en 3 lettres qui veut dire copain. En revanche, il aura tout de suite plus de mal si nous lui indiquons Sailor Mercury, alors que vous aurez sans doute la réponse.
Après, il est délicat de trouver le bon équilibre entre définitions astucieuses et basiques. Il faut prendre en compte la disposition de la grille et vérifier que les mots difficiles à trouver ne sont pas bloquants, sinon votre lecteur va vite jeter l'éponge. Il faut également laisser le plaisir au joueur d'avoir déjoué votre piège.
Sur Animint, le niveau de difficulté dépend sans doute beaucoup de ce que vous avez pu lire comme manga ou regarder comme anime. Vous pouvez aller tester les nouvelles grilles.

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Un retour d'expérience sur le service web d'Amazon
Par Pazu le 26 octobre 2009 21:10 :: Webmastering :: Aucun commentaire »
Aujourd'hui, il existe en fait plusieurs méthodes pour accéder à l'information sur les produits vendus par Amazon. Le plus simple est d'utiliser les widgets, qui permettent d'avoir un moteur de recherche intégré sur sa page et qui affiche ensuite les produits disponibles. C'est rapide à installer et perturbe peu vos pages mais les fonctions sont cependant restreintes à la recherche et la personnalisation reste très limitée.
Amazon propose également d'ouvrir une sous-boutique complète, aux couleurs de votre site, où vous alimentez les titres à vendre, à la main. La boutique suit une présentation commune mais en jonglant avec les feuilles de styles et les patrons, vous pouvez vraiment mettre votre touche personnelle. Le vrai frein concerne surtout la mise à jour des listes des produits vendus. C'est faisable si vous viser une niche avec une sélection pérenne de titres. Cela devient vite infernal si vous devez sélectionner, à la main, toutes les sorties du mois.
L'usage de du service web permet d'interroger dynamiquement Amazon avec des requêtes, et d'éviter d'effectuer vos sélections titre par titre. Cela permet aussi de mélanger les informations en piochant dans ce que vous dit Amazon et dans ce que vous avez depuis votre propre site.
Avant d'aller plus en détail sur l'implémentation, il faut garder en mémoire quelques règles. La première est qu'Amazon met disposition son catalogue dans le but que vous conduisez vos visiteurs à ensuite aller acheter chez eux. Faire un import du catalogue, uniquement pour lister les nouveautés, sans inviter les visiteurs à acheter, est donc une violation des conditions d'utilisation.
Autre remarque, ne vous attendez pas à faire fortune. A la rigueur, il faut mieux cibler au maximum les produits que vous souhaitez faire acheter, en étant sûr qu'ils intéresseront vos visiteurs. Dans ce cas, inutile de passer par la panoplie lourde du service web. De simples liens en dur par ci par là, vous suffiront, avec sans doute un bon chiffre d'achats par visite.
Pour Kelmanga, la motivation était avant tout de récupérer les informations des dates de sortie automatiquement. Techniquement, il n'y a rien à redire si ce n'est que certaines dates sont fausses et le restent longtemps. Ainsi, le tome 14 de Cross Game est encore annoncé comme devant bientôt( !) paraître le 7 octobre 2009, alors que la date est passée et que le volume doit plutôt sortir à la mi-décembre.
Enfin, malgré les présentations techniques alléchantes sur le site Amazon à propos du service web, n'en attendez pas des miracles. Par exemple, il est dit que vous pouvez récupérer les résumés et bien d'autres informations intéressantes sur les produits, sauf que c'est uniquement valable pour le site américain, l'Amazon.com.
Si, comme moi, vous pointez vers le site français, Amazon.fr, vous n'auriez rien de tout ceci. Vous avez le minimum syndical, avec souvent des problèmes pour filtrer correctement les mangas parmi les livres. Chez certains éditeurs, c'est marqué BD japonaise ou bien manga - et pas toujours dans le même champ - voir rien du tout.
Autre écueil, les produits sont classés avec des références propres à Amazon, au lieu par exemple, pour les livres, d'utiliser le numéro standard EAN qui est bien pratique pour trouver un bouquin précis. Le numéro EAN existe mais il n'est pas considéré comme une clef de recherche dans les lignes de commande de l'API Amazon en France.
Bref, point de vue contenu, ce n'est pas la panacée mais j'apprécie leur base d'images de couvertures, de tailles multiples, bien que la qualité ne soit pas extraordinaire. Cela économise quelques Giga de stockage et autant de bande passante.
L'interface vous permet aussi de constituer un panier sans avoir à naviguer sur le site Amazon et donc quitter votre site. C'est d'ailleurs une des fonctions implémentées sur Kelmanga qui permet de constituer un panier, sans avoir à choisir ses mangas un par un.
Le web service Amazon est bâti sur du protocole REST et donc des échanges en XML. Les spécifications sont correctement documentées et il existe plusieurs versions, les plus récentes ayant plus de fonctions que les anciennes. Gérer les communications brutes en XML n'est pas très folichon mais il existe des portages dans de nombreux langages, qui cachent cette logique pour constituer un pôle de fonctions qui camoufle l'usage du XML derrière.
Le portage n'est pas assuré par Amazon mais plusieurs projets open source intègrent l'usage de l'API. Ainsi, pour PHP, vous trouvez des classes à votre disposition dans le célèbre framework Zend, ou bien dans des packages PEAR.
Pour Zend, vous n'êtres pas obligé d'utiliser le framework complet. Vous pouvez vous limiter à la partie qui vous intéresse. En revanche, avec les nombreuses dépendances, vous devez garder une bonne vingtaine de fichiers à mettre à jour lorsque une nouvelle version de Zend sort. C'est donc rébarbatif si vous n'utilisez pas le framework pour votre site.
Autre détail saugrenu avec Zend, c'est l'absence de gestion de la signature au niveau de la couche basse de communication XML, il y a encore quelques semaines. Pour utiliser le service web, vous devez ouvrir un compte spécifique chez Amazon qui vous fournit un identifiant et une clef. Pour mieux éviter l'usage de leurs ressources, les gens d'Amazon exigent depuis mi-août que chaque requête soit signée, pour savoir sans équivoque, quel utilisateur a lancé une commande, en évitant l'usurpation d'identité. Les requêtes non signées sont rejetées.
A quelques jours de la date butoir, Zend n'avait toujours pas implémenté la signature et utilisait une vieille version de l'API Amazon. C'est dire si l'implémentation intéresse Zend. Ainsi, j'ai plutôt opté pour la version PEAR, plus légère d'une part du point de vue des dépendances et surtout compatible depuis longtemps, avec cette histoire de signature bas niveau.
Une fois le compte développeur ouvert sur Amazon et la bibliothèque PHP installée, tout marche bien. Il faut encore gérer le nombre limité de connexions, qui ne doit pas dépasser le rythme d'une par seconde. Il faut donc s'y reprendre à plusieurs fois dans les programmes pour ouvrir une connexion et ne pas s'arrêter au premier échec. Vous pouvez opter pour mettre un maximum d'éléments en cache mais il faut veiller à ne pas conserver certaines informations trop longtemps car les prix et les stocks bougent rapidement sur certains articles.
Enfin, après avoir rapatrié les données qui vous intéressent, seule votre imagination vous limite sur ce que vous en faites. Sur Kelmanga, les résumés et les commentaires sont propres à Animint, tandis que les détails des tomes proviennent d'Amazon.

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Le lancement de Kelmanga.com
Par Pazu le 02 septembre 2009 18:09 :: Webmastering :: 11 commentaires »
Ce nouveau service comporte plusieurs fonctionnalités
- Un filtre multicritère (thèmes, durée des séries, âge, genre) pour composer une sélection adéquate de mangas
- La consolidation des appréciations des visiteurs sur les mangas, avec un note sous forme de nombre d'étoiles et des commentaires
- Un moteur de recherche classique par titre
- Une liste complète des mangas disponibles, par ordre alphabétique, avec en évidence la classification en shônen, shôjô, seinein et josei.
- Une liste des sorties du mois et des mois précédents
- Des achats facilités vers Amazon avec la création automatique du panier
A cela s'ajoutent des outils personnalisés avec votre profil
- La gestion de votre collection de mangas
- Le suivi personnalisé des parutions via un flux RSS ou directement via le Web, toujours avec la création automatique du panier vers Amazon
- La prise en compte de vos avis sur les titres que vous avez lus, pour composer une sélection de mangas parmi ceux que vous ne connaissez pas
Kelmanga utilise les données d'Animint
- Le contenu des fiches est quasiment le même sur les deux sites, avec seulement quelques adaptations de présentation
- Ouvrir un profil sur Kelmanga, c'est s'enregistrer sur le forum Animint. Vous devriez basculer d'un site à l'autre, sans même avoir à vous ré authentifier à chaque fois.
Il y a maintenant quelques années, le webmestre de Shinmanga m'avait mentionné le principe de site pour faire des sélections multicritère, mais je n'ai rien vu apparaître depuis, de son côté.
Entretemps, un moteur automatique de recommandation a vu le jour sur Animint et il m'a paru ensuite pertinent de le coupler avec un sélecteur manuel de choix.
Le projet Kelmanga a commencé à se concrétiser au mois de mai dernier avec une première mouture que certains d'entre vous ont pu voir avant l'été.
Le lancement d'aujourd'hui est cependant celui d'une version bêta de Kelmanga
- La qualité des résultats retournés dépend grandement du nombre d'avis laissés par les visiteurs donc avec peu de volumétrie, ils laissent à désirer. Cependant, pour avoir plus de notes, il faut déjà avoir plus de visiteurs donc je dois indiquer que ce site existe.
- Il reste du travail pour mettre toutes les couvertures et pour compléter les fiches, notamment les résumés, qui s'efforcent d'être un poil différents d'un copier coller issu des sites des éditeurs. Il faudra bien quelques mois pour en arriver à bout - si jamais j'en vois la fin.
- Si un bêta testeur me sort une bonne idée pour corriger ou améliorer un point, autant le savoir dès maintenant.
- Certains critères sont positionnés pour canaliser certains choix, histoire que l'algorithme ne propose pas un titre pour public averti, à un enfant. C'est en période de rodage pour l'instant et dépendant des tags des thèmes mis sur les fiches. J'ai déporté les détails et la discussion dans un sujet du forum.
Je passe maintenant à des questions auxquelles j'ai déjà eu droit, avec mes premiers testeurs.
Est-ce qu'Animint sera abandonné au profit de Kelmanga?
- Kelmanga utilisent les données Animint donc la réponse est clairement non. En fait, je fais d'une pierre deux coups en alimentant Animint et en diffusant l'information sous deux formes différentes.
- Il se peut en revanche, que je bascule la liste des parutions manga vers Kelmanga mais cela manquerait de cohérence de le faire maintenant car il existe aussi une liste des sorties DVDs, qui n'a pas – encore ? – sa place sur Kelmanga.
Pourquoi avoir fait deux sites alors?
- Kelmanga permet d'avoir une vitrine plus commerciale qu'Animint. L'intégration d'Amazon présente ce caractère pécuniaire dans l'absolu mais en pratique, l'accès à leur liste de produits facilite grandement la mise à jour des sorties. Enfin, pas autant que je l'aurai souhaité. Les fonctionnalités les plus utiles sont limitées à l'usage de leur site aux US et leur site France est le parent pauvre.
- Avoir un site dédié donnera plus de visibilité au service. J'aime bien le moteur placé dans la partie encyclopédique d'Animint mais je doute que vous le connaissiez tous, car il est perdu dans les méandres du site.
- La mode actuelle est aussi au site mono fonction et de ce côté-là, Kelmanga ou même Aggregator Sama commence à avoir un peu trop de fonctionnalités.
Quelle est la suite des festivités?
- Effectuer quelques ajustements techniques et fonctionnels
- Continuer à alimenter les fiches
- Espérer que la base de notes récoltées devienne suffisamment importante, pour rendre l'algorithme plus drastique et ne prendre en compte que les titres vraiment plébiscités dans les sélections. Là, il suffit qu'un visiteur aime moyennement un titre pour qu'il soit intégré dans les calculs.
Visiter Kelmanga: http://www.kelmanga.com/

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Les sites web des éditeurs de mangas en français
Par Pazu le 24 août 2009 20:08 :: Webmastering :: 3 commentaires »
La politique éditoriale des sites web diffère d'une maison d'édition à l'autre, notamment avec la présence ou non d'un blog ou d'un forum qui apportent leurs flots de nouvelles, qui peuvent se révéler plus fournies que la partie catalogue du site. Cornelius est un bon exemple, avec une navigation titre par titre est un peu limitée alors que la partie blog annonce chaque sortie.
Le contenu et le ton des blogs diffèrent également. L'essentiel du contenu tourne autour des titres publiés mais avec plus ou moins de liberté. Le blog de Kurokawa rapporte des anecdotes du Japon tandis que nous sentons celui d'Asuka plus focalisé sur la promotion.
Dans mon cas, je recherchais des détails sur des titres en particulier, sans forcément passer par l'espace presse à chaque visite, donc je visitais plutôt les catalogues. Le premier constat est que je n'ai toujours pas vu de site pour 12 bis alors qu'ils éditent plusieurs mangas maintenant, notamment Detroit Metal City, qui a remporté un Japan Award cette année et que beaucoup connaissent déjà via l'anime. A moins que quelqu'un ait une url officielle à me communiquer?
Pas mieux non plus pour des sites dont la fraicheur des informations laisse à désirer, alors que l'éditeur sort bien des nouveautés. A l'heure actuelle, vous constatez ainsi un décalage entre le catalogue étoffé de titres Panini, disponibles dans le commerce, et le contenu de la vitrine web de l'éditeur.
Les maisons d'édition ont bâti des espaces spécifiques pour leurs publications manga. C'est logique lorsque le label est déjà à part, tel que Kana qui dépend de Dargaud, ou Doki-Doki pour Bamboo. Glénat et Soleil ont choisi de faire des instances séparées de manière simple, en accolant manga à leur adresse principale. Delcourt et Casterman dupliquent les fiches en affichant leurs parutions manga sur leurs sites mais aussi sur celui de leurs labels respectifs, de manière plus complète, à savoir Akata et Sakka.
En débarquant sur un site web, la première chose que vous voyez, c'est bien entendu la page d'accueil. A de rares exceptions, la logique est similaire d'un éditeur à l'autre, avec l'affichage des sorties les plus récentes et la promotion d'événements particuliers, avec souvent un titre phare mis en évidence pour bien marquer le visiteur.
Néanmoins, les pages sont plus ou moins tendances, et surtout plus ou moins ergonomiques. Les éditions Tonkam ont refait leur mise en page pour abandonner leur look un peu rétro de leur mouture précédente. C'est louable mais je doute que vous ayez le temps de lire les titres de toutes les nouveautés qui défilent à toute vitesse, en haut, et encore moins de cliquer dessus. Visuellement, la barre de navigation est en revanche trop discrète et je ne repère pas immédiatement le lien vers le catalogue.
Autre effet fait style chez Kana, avec les couvertures qui défilent mais il faut savoir utiliser la barre du bas pour faire avancer les images plus vite et aussi comprendre quand est-ce que l'image ou le texte est cliquable, sans oublier le temps de chargement. Question ergonomie ratée, le summum est atteint dans les menus du haut, où il faut faire preuve de doigté pour accéder à un titre dans la liste par ordre alphabétique. Pour atteindre les fiches manga, vous devez forcément faire coulisser l'ascenseur étroit, propre au menu, et bien entendu, en ratant la colonne avec la souris - ce qui m'arrive une fois sur deux - vous perdez le menu déroulant.
Je pensais avoir une interface plus facile d'utilisation en allant directement dans la liste par ordre alphabétique, sur une page plus grande, au lieu d'essayer de passer par le petit menu de l'accueil mais là encore, vous pouvez constater la présence d'un ascenseur maison sur la liste, au lieu d'avoir une page qui dépasse l'écran et de laisser le visiteur utiliser l'ascenseur de son navigateur préféré.
Si vous cherchez un titre par ordre alphabétique, Pika adopte un système de mini-liste avec ascenseur étroit et moteur de recherche incorporé, où vous finissez par mettre les premières lettres du titre que vous souhaitez voir apparaître.
Pourquoi donc ne pas utiliser une liste bête et méchante? Même si elles ne sont pas accessibles forcément dès le premier clic, elles ont le mérite d'exister dans plusieurs sites. Asuka opte pour une présentation d'une sélection de titres avec des logos, mais un lien derrière aboutit à la liste complète par ordre alphabétique, en mode texte. La liste de Tonkam est affichée sur une page claire et concise. Idem pour Ki-oon et Doki-doki qui affichent les titres par ordre alphabétique, en distinguant juste les séries terminées des parutions en cours.
Soleil n'a en revanche qu'une version avec les logos des séries, qu'il faut déchiffrer pour extraire les titres. Idem pour Taifu Comics mais, personnellement, la lecture des logos gêne moins, la classification est par genre limite la taille des listes, et à la rigueur, cela sied plus au look du site en général qu'une version texte qui ferait trop sérieuse.
Pour retrouver un titre, vous me conseilleriez plutôt d'utiliser les moteurs de recherche de ces sites, mais là, je rencontre un autre problème. Les systèmes implémentés exigent d'utiliser le mot exact, sans pardonner la moindre faute de frappe et ils renvoient zéro résultat dès qu'il vous manque une lettre ou que vous en avez inversé deux. Du coup, je privilégie les listes, où en plus les titres sont accessibles directement aux clics de souris.
Je note au passage que c'est l'un des avantages de Google qui est tolérant de ce côté-là et c'est une fonctionnalité qui pourrait m'amener à basculer aussi le moteur de recherche d'Animint vers une version Google, si j'ai l'assurance que toutes les pages sont indexées.
Pour conduire plus facilement leurs visiteurs vers des titres susceptibles de les intéresser, via une thématique, les sites des éditeurs présentent plutôt leurs mangas par collections. Le grand classique est d'avoir des espaces Shôjô, Shônen et Seinen. Après, vous avez quelques variantes pour qualifier les titres shônen plus matures, ou bien encore pour indiquer que des mangas sont pour les plus jeunes. Les sites isolent aussi des thèmes du genre horreur, humour ou rétro.
La classification Shôjô, Shônen, Seinen peut paraitre abscons mais nous finissons tous par nous y habituer. Les éditeurs ont parfois leur propre terminologie mais elle reste simple à suivre, à l'exception peut être d'Akata, où les noms vous dépaysent complètement. Vous parvenez à faire correspondre Sakura à Shôjô et Ginkgo à Seinen mais sans doute pas au premier coup d'œil, et que dire alors de la collection Fumetsu.
Arrivons enfin au cœur du sujet, à savoir les fiches des différents mangas, avec en gros une couverture, un résumé, l'auteur et quelques détails supplémentaires. La règle générale est d'avoir une fiche série puis ensuite une page par volume paru, sauf pour Kurokawa, qui ne regroupe pas les tomes d'une même dans un dossier de présentation commun.
Sur leur site, le lien existe entre les volumes mais vous ne pouvez pas basculer facilement sur l'ensemble des volumes existants quand vous commencez au dernier volume. L'historique de navigation immédiat est limité à quelques titres dans le passé. Pas pratique quand vous êtes sur le volume 18 qui est sorti et que vous vous intéressez au premier tome pour voir de quoi il s'agit comme histoire, au début.
Au niveau contenu, la surprise vient de Pika, où il manque souvent des résumés alors que vous avez les titres de tous les chapitres, pour chaque tome. C'est étonnant pour un site, qui a eu une apparence très professionnelle dès ses débuts, alors que les concurrents ne lésinent pas sur les détails en général.
Si le résumé de chaque volume peut être léger, la série est au moins correctement présentée, avec des textes plus ou moins longs. Dans ce domaine, la navigation chez Kana s'avère très agréable pour basculer rapidement d'un volume à l'autre, sans voir l'impression de perdre de temps à recharger toute la page.
La différence se fait ensuite sur les détails, tels que la biographie de l'auteur ou bien des renseignements sur le manga au Japon. C'est toujours bien de savoir si la série est complète ou bien encore en cours de parution là-bas.
Dans l'ensemble, et c'est valable pour tous les sites cités, vous obtenez des informations pertinentes avec des politiques plus ou moins ouvertes quant à la lecture d'extraits de manga en ligne, pour se faire une meilleure idée. Cela va du simple scan d'une planche à la mise à disposition d'un chapitre complet.

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Aggregator Sama entame sa troisième année
Par Pazu le 21 juin 2009 11:06 :: Webmastering :: 18 commentaires »
Sama comporte à ce jour 56 blogs inscrits dans la table de sa base de données mais seuls 43 ont eu un article publié dans l'agrégateur ces 30 derniers jours. En fait, les sites peuvent avoir sorti des billets pendant cette période mais pas dans les catégories retenues par Sama.
Le trafic via le web a augmenté depuis l'année dernière, tout en restant modestement autour de 6 000 visites par mois. Je n'ai pas mis d'outil adéquat de statistiques sur le flux RSS généré par Sama – pour que l'ensemble reste le moins intrusif possible – mais les fichiers de log brutes indiquent une population équivalente via les clients RSS.
Abordons maintenant la partie technique de l'article. J'ai opté pour développer ma propre application pour coller aux fonctionnalités ce que je souhaitais, tout en m'appuyant sur des bibliothèques de code, notamment pour analyser les flux RSS des blogs et en extraire les articles. Au début, j'ai utilisé Magpierss avant de basculer vers SimplePie, qui est quand même plus récent et complet.
Chaque blog a son entrée dans une base de données avec quelques éléments clefs: L'url de son flux RSS, le filtre sur les catégories, la date de dernière interrogation du flux et le délai d'attente entre deux mises à jour.
Quand un blog commence visiblement à se tarir et à avoir du plomb dans l'aile, j'espace la fréquence des mises à jour. Il est inutile d'aller interroger un flux RSS toutes les heures, quand son auteur publie seulement un article par mois.
C'est le visiteur lambda qui lance un cycle de mise à jour, en navigant sur Sama via le web. Pas à chaque fois mais suffisamment souvent pour que le système fonctionne. Quand il est déclenché, le programme regarde les flux dont les heures de mise à jour sont les plus anciennes puis vérifie si le délai d'attente est dépassé. Si le temps est expiré, il lit le flux et rajoute les articles, s'il en trouve des nouveaux. Sinon, il passe au traitement du blog suivant.
Techniquement, le filtre associé au blog est une chaîne de caractères que je positionne manuellement au moment de l'inscription du site. Il faut que la catégorie d'un article corresponde à une partie de la chaîne pour être inclus dans le flux principal, sinon l'article est inséré mais marqué comme étant filtré. Il reste accessible via les flux personnalisés.
Le filtre procède d'un choix "éditoriale" pour écarter les articles sur le hentai et les jeux vidéo en général. En fait, la frontière n'est pas si nette et ce n'est pas uniquement une question de thèmes. Il m'arrive ainsi de ne retenir qu'un blog sur un sujet et de blacklister les catégories équivalentes chez les autres, pour éviter les billets multiples sur la même actualité, de manière récurrente. Sont particulièrement dans ce cas les actualités des éditeurs en France et les sorties de figurines.
Un petit mot aussi sur les votes et les points accordés aux articles et accumulés par les blogs. L'idée était d'avoir aussi un digg-like avec un système de notation auquel je n'ai pas touché depuis le début. Par défaut, chaque article importé dans le flux principal a un point. Le sous-produit du vote donne ainsi une idée de l'activité des blogs sur le mois et de repérer facilement les mort-vivants mais également ceux qui spamment plus qu'ils n'écrivent vraiment. Un e-penis quotidien ou des critiques bateau de six lignes sont rapidement synonymes de rajout de filtre, voir de dés inscription.
Sama continuera d'évoluer doucement. La première évolution est à destination des webmestres pour qu'ils sachent le contenu du filtre et qu'ils ne s'étonnent pas de voir un article absent de la liste. D'autre part, il est inutile de prévenir du changement de nom d'une catégorie si le filtre vérifie la présence d'un seul mot, du genre "manga" et que le mot est toujours dans le nouveau nom choisi. En revanche, sans connaître le contenu du filtre c'est difficile de deviner l'impact d'un changement de catégorie.
Une autre évolution devrait être le moteur de recherche pour retrouver des articles. Je pense également à une version web des flux personnalisés mais cela viendra plus tard par rapport à mes autres projets en cours et la maintenance d'Animint, qui reste le site principal à tenir à flot.

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Le petit otaku illustré
Par Pazu le 09 mai 2009 10:05 :: Webmastering :: 3 commentaires »
Avant que les sujets abordés ne prennent trop de rides, je vous invite à jeter un coup d'oeil au blog de Din, Splendeur et Misères d'une Otaku, dans le genre comic strip amusant mais tellement vrai. Je communique un lien filtré en ne retenant que la partie otake. Libre à vous de parcourir le site, plus en profondeur.
http://www.diiin.com/dotclear/index.php?category/le-petit-otaku-illustre

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Les 7 raisons qui font qu'Animint continue
Par Pazu le 06 mai 2009 17:05 :: Webmastering :: 11 commentaires »
1. Parce que l'intérêt porté aux anime manga est toujours là
Selon les périodes, je m'y intéresse plus ou moins mais j'ai toujours plaisir à suivre des séries ou lire des bandes dessinées japonaise. Si j'avais changé de centres d'intérêts, j'aurai fait évoluer Animint dans une autre direction, voir l'aurai abandonné pour un autre projet.
2. Parce qu'Animint est un site qui roxx (mode e-p*n*s on)
Il est sûr que les statistiques de fréquentation sont bien en deçà du niveau d'il y a quelques années mais c'est satisfaisant de toujours dépasser les 100 000 visiteurs uniques par mois.
Pour Animint, la fierté concerne aussi la longévité et c'est une motivation pour alimenter régulièrement certaines rubriques qui existent depuis Mathusalem – à l'échelle du temps sur internet.
3. Parce que le site suit un rythme de mise à jour
Un site sans mise à jour devient plus ou moins rapidement abandonné par ses lecteurs et présente les prémices à une mort annoncée.
J'essai de me fixer une fréquence d'une mise à jour par mois. Ce serait largement insuffisant pour un site professionnel et j'ai tendance à publier beaucoup plus souvent que cela, mais c'est mon horloge officielle qui assure un minimum d'activité.
4. Parce que les ambitions sont modestes
Il est courant de voir des sites commencer à cent à l'heure, avec des nouveaux articles quasiment toutes les heures, puis au bout de quelques jours, plus rien et l'adresse du site est bonne à effacer de vos bookmarks.
Une mise à jour par mois, ce n'est pas folichon mais je suis en mesure de trouver le temps de le faire sur la durée. C'est également une raison qui me pousse à limiter les rubriques.
5. Parce que l'hébergement actuel roxx pas mal aussi
Financièrement cela a un coût mais l'association qui le gère se révèle pérenne et il présente moins de contraintes que beaucoup de formules similaires au même prix. J'ai fait un essai en prenant un espace payant d'appoint – bon marché - chez un provider, où j'ai mis aggreator sama, et j'ai beaucoup plus de contraintes que sur le serveur principal.
L'hébergement d'Animint associe une bonne liberté accordée aux installations d'application sur le serveur, avec une assistance des administrateurs qui s'occupent bénévolement des tâches ingrates, et ça, ça n'a pas de prix.
6. Parce qu'il n'y a pas de prise de tête ou de bec
J'ai découvert ça en discutant avec d'autres webmestres, qui faisaient des pieds et des mains pour raisonner des membres turbulents sur le forum de leur communauté, ou bien qui jouaient gracieusement les mulets de service pour tel ou tel éditeur. Quelque part ils en ont tiré quelques bénéfices mais à la longue, je ne supporterai pas.
7. Parce que le paysage du net bouge
Certains rappellent la belle époque de fr.rec.anime, le monde de usenet qui est partie en déclin face aux forums phpbb des sites web, eux-même en perdition devant l'explosion des blogs. Pour ma part, je trouve l'évolution captivante avec un modèle qu'il faut repenser régulièrement.
Il y a deux ans, je voyais les sites foncer vers les contenus multimédia en ligne ou se transformer en blog. Maintenant voilà que les discussions concernent la gestion des communautés d'utilisateurs, réunis dans ces fameux réseaux sociaux. Faut-il transformer son site en plateforme sociale ? Le plugger sur les ténors du secteur ? En faire un mille-feuille au risque de ne plus savoir le gérer ? Faut-il y aller tout de suite ou est-il urgent d'attendre ? Autant de challenges amusants à relever pour celui qui aime bidouiller son site.

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