Animint
Anime & manga
Les anime de l'hiver 2010 (1/2)
Par Pazu le 07 février 2010 00:02 :: Découvertes :: 1 commentaire »
Le manga de Seikon Qwaser paraît déjà en France, sous son titre international, Qwaser of Stigmata, depuis plus d'un an. Le dessinateur, Kenetsu Sato, est également celui des mangas My Hime et My Z Hime. Dans Qwaser, différents clans religieux se déchirent pour mettre la main sur une icône, au sein d'un conflit qui touche désormais l'école Saint Mikhailov et notamment 2 de ses élèves, Mafuyu et Tomo. Elles font la connaissance de Sacha, un garçon taciturne, d'origine russe. Celui est un Qwaser, un guerrier capable de manipuler les éléments, l'acier en ce qui le concerne. Il se dresse contre les adeptes d'une secte qui détiennent également des pouvoirs et tentent de s'infiltrer dans l'établissement.
L'intrigue est plutôt classique avec le présence du beau gosse ténébreux qui se chamaille avec l'héroïne, bien vite dépassée pendant les combats. La particularité, dans cette mode Queen Blade, est de voir – "deviner" est plus juste – le guerrier recharger sa jauge de pouvoir en tétant directement au sein des jolies filles. Son critère de beauté canon tend à considérer si la fille est une bonne laitière ou pas, et il n'hésite pas à tâter et sous peser les poitrine pour se faire une idée, le plus sérieusement du monde.
Ôkamikakushi traite son sujet avec moins de fan service. Le jeune Hiroshi Kuzumi emménage dans une nouvelle ville, avec sa soeur handicapée et son père, un écrivain. Sa nouvelle voisine, Isuzu Tsumuhana, lui tombe carrément dans les bras dès leur première rencontre. A l'école, il est accueilli bras ouverts par les autres élèves, à l'exception peut être de Nemuru Kushinada, qui jette un froid sur la classe à chaque fois qu'elle intervient. Les premiers jours s'écoulent paisiblement pour Hiroshi et sa famille mais des événements mystérieux se déroulent la nuit. Des personnes disparaissent sans laisser de traces, sans que personne ne s'en émoi en ville.
Inspiré d'un visual nouvel, dans la lignée d'Higurashi no naku koro ni, l'histoire prend son temps. Les premiers épisodes sont plutôt constitués de scènes champêtres ennuyeuses, avec quelques sauts pour dévoiler des brides du mystère. Difficile de savoir si l'intrigue va valoir le coup ou si le soufflé va retomber. A part les exécutions nocturnes, la mise en scène manque de punch et la sauce a du mal à prendre malgré les efforts pour faire monter la pression.
Nodame Cantabile est une valeur sûre après un première série entière et un deuxième volet sur Paris, très court. Je me souviens d'un très bon avant dernier épisode et du coup, plus trop de la fin proprement dit de la 2ème saison. Nodame Cantabile Finale reprend le duo Chiaki Nodame à Paris, en train de poursuivre leur parcours, l'un à la tête d'un orchestre et l'autre dans une école de musique auprès de professeurs prestigieux.
La nouvelle saison reprend les mêmes formules avec le comportement atypique de Nodame, qui fait sourire ou bien les interludes musicaux qui fait découvrir les morceaux de musique classique. L'ambiance générale me semble en revanche beaucoup plus sérieuse, avec des personnages qui mûrissent et des situations délicates à gérer. A suivre, donc.
Autre grand classique, Cobra fait son retour dans une série télévisée alors que ses nouvelles histoires ont connu des adaptations récentes en OAVs. Les détracteurs trouveront l'anime mal ficelé sans oublier l'univers ultra kitsch. Non seulement, le personnage se montre plus macho que jamais, avec son éternel cigare et son psychogun mais le scénario traînent des vieilleries dignes de la série de 1982, tel que le dictaphone à cassette.
D'un autre côté, malgré sa qualité technique et son âge, l'ancienne série continue à être regardable, notamment grâce à ses histoires originales, ce qui est loin d'être le cas de beaucoup de titres de l'époque. L'opus de 2010 réussit à conserver cette qualité, avec ses successions de récits en un ou plusieurs épisodes. La première histoire est un peu poussive, avec un air de déjà vu. La seconde, confère quelques détails originaux, avec ce mélange plaisant anachronique entre la science fiction et les légendes anciennes.
Je me suis intéressé à Durarara! pas parce qu'il s'agit du même auteur de roman que pour Baccano mais à cause de la participation de Suzuhito Yasuda au character design original. Il est l'auteur du manga de Yozakura Quartet, que j'ai apprécié plus à cause du charisme de ses personnages, que de son intrigue ou même de son univers.
Durarara! se démarque des autres productions en cours de diffusion, avec une mise en scène spéciale, bien servie par des personnages frappadingues. Le début se résume à l'arrivée de Mikado Ryûgamine à Ikebukuro, où il retrouve son complice d'enfance, Masaomi Kida, qui l'initie à la vie et aux dangers du quartier. L'ensemble est un tableau édulcoré entre les combats et les meurtres sauvages, les phénomènes paranormaux, les êtres surnaturels et les romances à l'eau de rose.
Le titre présente une originalité dans son concept mais il est difficile de conclure que l'histoire va suivre un scénario digne d'intérêt. Un soin certain est quand même apporté pour cerner les différents personnages, au fil des épisodes, en les faisant découvrir sous des angles différents. Par exemple, vous finissez par découvrir une once d'obscurité dans Masaomi, le lycéen toujours enjoué.
Dance in the Vampire Bund surfe sans doute sur le succès des histoire de vampire avec une entrée abrupte: Le premier épisode révèle l'existence des vampires en chair et en os, à la télévision, après une attaque en direct. La suite est l'annonce d'une demande de création d'un état indépendant, réservé aux vampires, sur une île artificielle, à l'intérieur du Japon. Leur chef est une princesse, à l'apparence juvénile physiquement mais d'âge mûre.
L'intrigue joue sur les différentes rivalités qui existent entre les factions et les complots qui visent la princesse. Un autre pan du scenario repose aussi sur les relations de la femme prisonnière de son corps d'adolescente, avec son garde du corps. C'est tout à fait une partie du dilemme abordé dans le film Entretient avec un vampire, où le personnage joué par Kirsten Dunst n'a aucun espoir de séduire l'être qu'elle aime mais qui ne la voit que comme une petite fille. Je ne suis pas fan des dessins ni des combats gores mais le premier épisode démontre un effort pour essayer d'être original.
So-Ra-No-Wo-To surprend en revoyant des personnages avec les mêmes traits que ceux de K-On, et parfois le même caractère! A cela vous pouvez rajouter que la musique a sa place dans So-Ra-No-Wo-To, où au moins 2 des personnages jouent d'un instrument. La cadette Kanata Sorami, jeune clairon, est mutée dans un fort isolé près de la frontière, aux contreforts d'une région désertique. L'endroit est d'autant plus tranquille que la paix règne désormais sur le pays et le fort n'est occupé que par 5 femmes soldats en tout, avec un ravitaillement défaillant et un char en continuelle réparation.
Filicia Heideman, la responsable hiérarchique de la place a adopté des règles très souples pour guider sa petite troupe, où les grades ne sont pas utilisés mais d'un autre côté, elle tient un semblant de discipline en continuant les divers exercices de combat. La majorité du temps est cependant réservé à vivre au quotidien, sans que trop se souvenir qu'il s'agit d'un groupe de militaires, en les voyant faire leurs courses ci et là dans la ville adjacente au fort.
L'intérêt de suivre l'anime est loin d'être certain avec des épisodes plein de bon sentiment et des situations ridicules, où les cadettes font tout un pataquès d'un fantôme qu'elle défie dans une aile du château, chargées comme des mulets. En revanche, la qualité de la série retient l'oeil. Les paysages conçus par le directeur artistique, Masatoshi Kai sont tout simplement sublimes. Ah la ville, quelle ville! Ce monsieur Kai a une filmographie impressionnante: Il est au crédits des décors sur Akira, les 2 films de Ghost in the Shell, le Château Ambulant, Jin Roh, Metropolis et Millenium Actress, pour ne citer que les plus connus. D'autres petits plus enrichissent l'anime tels que la scène de la rencontre de Kanata avec son modèle, qui lui a donné sa vocation, les différentes traditions ou encore la fameuse mélodie.

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »
Une soirée avec Rintarô au Forum des Images
Par Pazu le 30 janvier 2010 01:01 :: Manifestations :: Aucun commentaire »
Il faut avoir à l'esprit qu'il s'agit d'une coproduction franco-japonaise et nous avons donc eu droit à la présence des membres de l'équipe française dans la salle, dont le producteur Denis Friedman, qui est venu sur scène, tandis que le directeur artistique Cédric Babouche, par exemple, est resté dans les travées. A sa décharge, il avait déjà été de service à l'avant-première de mercredi après-midi et il y avait déjà du beau monde venu du Japon face au public: Non seulement Rintarô mais aussi Jungo Maruta, le producteur japonais et fondateur de Madhouse.
Yona est un film en full 3D et les images glanées ont été loin de me convaincre pour faire le déplacement à une avant-première, surtout quand il s'agit d'un film vraiment pour les moins de 10 ans. Bien entendu, la présence exceptionnelle de Rintarô a changé la donne mais je me préparais à trouver le temps long pendant la projection. L'histoire met d'ailleurs du temps à démarrer et les premières images ne vous subjuguent guère, surtout si vous aimez les mouvements fluides à la perfection. J'y reviendrai un peu plus tard. Le transfert du monde réel vers le monde magique est un peu chaotique, en faisant passer les personnages par un univers intermédiaire.
Après, le récit prend une tournure plus linéaire et dévoile quelques subtilités. Il m'arrive de donner un jugement définitif sur la mièvrerie d'un scénario, en indiquant que Totoro comporte plus de suspense mais là, Yona présente pas mal d'originalité. Esthétiquement, plusieurs scènes de fin sont vraiment sublimes et justifie de voir l'anime sur grand écran. Bref, j'ai été plutôt agréablement surpris.
Pour la suite de la rencontre avec Rintarô – principalement car les autres invités sont intervenus très sporadiquement – je fusionne en fait des informations qui proviennent du documentaire et de la conférence. Les deux étaient complémentaires, avec des points abordés pendant le reportage, puis développés par des questions.
Notez aussi que Rintarô avait tendance à répondre à côté de certaines questions. Peux-être quelques soucis de compréhension, un peu de fatigue et une envie d'aborder des sujets plus que d'autre. Il était aussi assez blagueur du genre "je ne peux pas vous répondre, c'est un secret professionnel", avant d'entamer une explication.
Les japonais ont d'abord abordé la genèse du film. Yona est un projet porté par Rintarô depuis 7 ans, sans avoir la volonté initiale de produire un film en 3D et ses premiers travaux le destinait à une conception traditionnelle. Aussi bien lui que le producteur Jungo Maruto ne sont pas fans de la 3D. En revanche, ils ont expérimenté l'usage des images de synthèse sur plusieurs scènes de Metropolis, le grand film précédent de Rintarô. Après 45 ans dans le milieu de l'animation, le réalisateur a vu là de nouveaux horizons à explorer, avec l'usage de l'ordinateur, différent du résultat obtenu avec un stylo, une gomme et un pinceau.
Concrètement la décision de passer à la 3D, n'a pas chamboulé les travaux préparatifs. Cela s'explique aussi par une approche particulière, qui se veut original et qui me rappelle tout à fait l'esprit d'Isao Takahata quand il a sorti Mes voisins les Yamada.
Plusieurs allusions ont été faites aux productions de Pixar, dont la qualité d'animation est indéniable, avec des budgets conséquents qui permettent d'avoir ce qu'il y a de mieux. Les équipes de Madhouse ont évité de se placer sur le même registre et ont préféré privilégier leur savoir faire 2D pour l'apporter à la 3D. Ce qui importe pour Rintarô n'était pas la justesse de l'animation mais de produire des images chaleureuses.
Son soucis permanent a été d'avoir un anime le plus kawaii – mignon - au monde, avec des personnages super kawaii. En 2D, des animateurs sont spécialisés pour transmettre des émotions sur les visages des personnages en jouant sur les traits de manière experte. En 3D, un tel rendu est beaucoup plus difficile et la tendance est d'enchaîner les scènes rapidement, afin de privilégier l'action au détriment de tableau qui révèlent les limites de l'exercice. Rintarô a choisi l'option difficile en limitant son film à 800 plans différents.
Un autre parti pris est l'utilisation de l'animation limitée. Le cinéma fait du 24 images par seconde et dans les films 3D classiques, l'ordinateur calcule les positions intermédiaires pour fluidifier les mouvements en suivant ce rythme. En animation traditionnelle, pour des questions d'économie, les images sont répétées plusieurs fois donc le mouvement est moins fluide. Moins fluide ne veut pas dire moins beau. Au contraire, chaque pose intermédiaire est esthétiquement travaillée donc le rendu peut être meilleur qu'un mouvement calculé qui traite chaque instant, de manière uniforme.
C'est subtil mais parfaitement revendiqué par l'équipe de Yona, qui reconnaît que des mouvements sont volontairement saccadés. Cela explique aussi pourquoi l'équipe d'animation ne pouvait pas être composée que des spécialistes de jeux vidéo et des effets spéciaux, mais bien de véritables animateurs formés à l'ancienne école et capables de faire de l'animation limitée.
Rintarô a également tenu à conserver ses mise en scène 2D, où la caméra reste fixe alors que l'informatique lui permet toutes les libertés possibles à ce sujet. En fait, par rapport à son storyboard traditionnel, il n'a eu qu'à revoir une scène, la seule où il exploite les angles de vue dynamique de la caméra. Son but a été d'enlever de la 3D, ce qui faisait images de synthèse.
Un autre originalité concerne le côté fantaisiste des décors. L'équipe du film note chez Pixar une touche d'extravagance dans leurs personnages mais un rendu très réel dans les décors. La 2D associe fortement décors et personnages et les animateurs ont repris ce principe dans Yona, où les arrières plans sont tous avec des lignes courbes. Les techniciens ont du passer de long mois pour trouver comment transcoder les dessins préparatoires en coordonnées dans les machines. Ce n'est pas du tout le travail fastidieux mais bateau d'une intégration de décors de jeux vidéo, faits de lignes droites.
Le passage de 2D à la 3D a apporté le plus gros bouleversement dans le travail du réalisateur, là où vous vous y attendez pas : Dans le délai pour obtenir un premier rendu, alors que l'ordinateur a pour vocation à aller plus vite, d'habitude. En 2D, Rintarô et son producteur arrivaient à obtenir rapidement une esquisse précise des travaux rendus par leurs collaborateurs. En 3D, leur patience a été mise à rude épreuve car le rendu est beaucoup plus long à obtenir, l'esquisse nécessitant déjà des traitements importants et complexes. Pendant le reportage, nous avons vu que la définition de l'héroïne, Coco, pouvait atteindre les 200 calques superposés, entre les couleurs, les textures, les lumières et les masques de travail.
L'autre grand thème abordé a été la coopération entre les différentes équipes. Pour porter un tel film en 3D, Madhouse s'est tourné vers les français derrière Kaena, la prophétie, mais aussi vers une équipe en Thaïlande, spécialiste en images de synthèse mais sans aucune expérience d'animation de longs métrage et très jeune, avec une moyenne d'âge de 25 ans. Que se soit avec la Thaïlande ou la France, le staff japonais a rencontré quelques difficultés pour gommer les différences.
Avec les jeunes thaïlandais, Rintarô a connu quelques conflits mais son gros boulot a été de donner des cours d'animation pendant 1 an et demi. Le profil de spécialiste des images de synthèse et des effets spéciaux est vraiment différent du métier d'animateur.
Avec les français, le choc culturel a du être plus important mais le sujet n'a pas été complètement détaillé pendant la conférence. Dans le reportage, quelques propos amusants transcrivent les difficultés d'approche. Tous reconnaissent que la langue n'a pas été le frein le plus important mais la manière de travailler si, et aussi le comportement lié à la culture.
Dans les entreprise multinationale, c'est un point non négligeable et il existe quelques formations à suivre pour vous mettre au diapason avec vos collègues étrangers. Un chinois n'aura pas la même réaction qu'un indien pour un même message, par exemple.
Pour revenir au reportage, le directeur artistique français a rappelé qu'il a été parfois dur de satisfaire les desiderata de Rintarô et de son équipe japonaise. Il a remarqué le comportement très différent entre les deux cultures, en avouant le côté râleur du français face à un homologue japonais qui n'a pas l'habitude d'avoir à négocier, quand il décide quelque chose.
A l'inverse, une petite pique est venue du spécialiste 3D côté japonais qui critique le travail rendu par les français en indiquant que ne sont que des animateurs 3D "normaux".
Bien entendu, les deux camps louent le réussite du projet et malgré les écueils rencontrés, le producteur français est prêt à retenter l'aventure si une nouvelle occasion se présentait.
Enfin, last but not least, plusieurs questions ont concerné un autre aspect revendiqué par Rintarô, l'équilibre du mal et du bien. Il attribut peut-être cela à sa culture shintoïste ou bouddhiste, où le thème est récurrent. Il n'est pas le seul auteur à tenir à cet équilibre et je pense qu'une partie du succès des anime japonais est lié à ces personnages qui ne sont pas manichéens.
Le paradoxe le plus marquant est effectivement la participation de Katsuya Terada, au poste de character designer. L'illustrateur est connu pour ses monstres et ses compositions dans des univers sombres, tels que Blood the Last Vampire. Étrange concours que de le voir au crédits d'un film pour enfants mais ainsi, Rintarô voulait être sûr d'avoir un côté obscur chez ses personnages.
La séance a été arrêtée à 22h mais Rintarô s'est attardé encore quelques minutes dans le couloir, sollicité par ses fans pour quelques dédicaces.

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »
L'Animage de janvier 2010
Par Pazu le 25 janvier 2010 19:01 :: Découvertes :: 1 commentaire »
Viennent ensuite quelques mots sur le film The King of Eden, avec une revue des différents selecao connus. Paradise Lost, le deuxième film d'Higashi no Eden, est toujours annoncé pour mars prochain. Le magazine revient également sur le dernier long métrage de Yamato. A voir les illustrations, vous auriez l'impression que le design reflète parfaitement la touche des années 70 mais le dessin est trompeur.
Ils arrivent à ressortir du K-ON, à l'occasion de la sortie du 7ème DVD de la série, le 20 janvier dernier. Le DVD doit contenir un épisodes inédits, à l'images des volumes précédents. Idem pour Sengoku Basara, dont la deuxième saison est annoncée. Quant au premier film d'Haruhi Suzumiya, la date est est toujours maintenue au 6 février.
Le magazine dresse ensuite un panorama des titres de l'hiver, à savoir Vampire Bund, Katanagatari, Durarara, Qwaser, Baka to Test to Shôkanjû et enfin Ôkamikakushi. A chaque fois, les personnages féminins des nouveaux anime sont notés pour savoir si elles sont hot ou cool.
Les pages suivantes concernent les séries en cours telles qu'Inu Yasha ou Fairy Tail mais aussi des titres qui viennent de s'achever tel que le deuxième volet de Darker Than Black.
Ce mois-ci, le réalisateur interviewé est relativement célèbre. Il s'agit de Sunao Katabuchi. Il est passé en France pour présenter son film Arete Hime pendant l'un des festivals des Nouvelles Images du Japon. Plus récemment, il est connu pour avoir dirigé les deux saisons de Black Lagoon, une série pour le mois dynamique, bien loin des histoires gentillettes, genre Lassie, qu'il avait réalisé jusqu'alors. En ce moment, il travaille d'ailleurs sur le 3ème volet de Black Lagoon, qui sera sous forme d'OAVs.
La rubrique des news signale avec retard la sortie du film de One Piece en décembre dernier. Bizarrement, la nouvelle série de Cobra qui vient de débuter n'a droit qu'un entrefilet, contrairement aux autres nouveautés déjà abordée. Le film de Trigun est annoncé pour le 24 avril 2010. De nouvelles saisons sont en production pour Ikkitôsen et Hidamari Sketch. Nous découvrons également des images d'Heroman, le dernier né des studios Bones (Eureka Seven, Xamdô no Bônen, Raxhephon, Fullmetal Alchemist) coproduit avec Stan Lee, le maître du comics (Spider-man, X-men). Notez enfin la prochaine adaptation en anime de Gôyô, un manga de samouraï déjà disponible en France.

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »
Sama puissance 3: Inscriptions, tags et personnalisation
Par Pazu le 17 janvier 2010 17:01 :: Webmastering :: 9 commentaires »
La première fonction est la plus simple à présenter avec un formulaire à remplir pour le webmestre qui souhaite soumettre son site. Cela économise le passage via le forum d'Animint pour postuler. En pratique, les fiches d'inscriptions nécessitent d'être complétées mais les informations de base sont remplies et les notifications de validation sont automatisées.
Vous ne voyez qu'un formulaire mais derrière, c'est tout un nouvel espace d'administration qui a été monté pour remplacer l'interface web basique pour mettre les informations à jour dans la base de données.

Je m'attarde un peu plus sur la 2ème grosse nouveauté, les tags. Ceux-ci proviennent directement des tags et des catégories issues des blogs. Techniquement, dans les flux RSS, vous ne voyez pas la différence entre une catégorie et un tag. Tous sont marqués en tant que catégories. Aggregator Sama récupèrent les tags des articles, les normalise et mémorise l'association entre un article et ses tags.
Je me suis donc placé dans un principe de folksnomie, car la liste des tags est ouverte et provient des autres webmestres et non pas d'une liste prédéfinie par Aggregator Sama. J'évite également un marquage fastidieux des articles après import, en récupérant le travail déjà fait par les webmestres sur leurs blogs.
La folksonomie présente quelques problèmes connus et j'en ai eu l'illustration rien qu'en testant la nouvelle version avec seulement quelques flux.
- Un classique est d'avoir pour un même thème, plusieurs tags différents, avec par exemple le même mot soit au pluriel, soit au singulier. Parmi nos blogs, vous avez les adeptes du mots-clef anime versus animes.
- Il y a aussi tout simplement des erreurs, tels que kimi_no_todoke au lieu de kimi_ni_todoke
Des palliatifs existent
- Le premier est tout bêtement le constat que statistiquement dans une folksonomie, lorsqu'ils ont le choix entre plusieurs synonymes, les gens finissent par en adopter un plutôt que d'autres.
Si le webmestre souhaite que le visiteur découvre son article sur Aggregator Sama, il a tout intérêt à choisir le tag le plus utilisé, en relation avec son sujet, plutôt que d'en inventer un nouveau, qui pèsera moins. En résumé, c'est l'argument idéal pour laisser faire.
- Le deuxième est d'inviter les webmestres à suivre quelques conventions. Il est courant de privilégier les formes plurielles par rapport à celles au singulier. Préférez les tags avec des mots séparés, plutôt qu'accolés et évitez les tags que seul vous au monde aller utiliser, du genre les_choix_de_moopy.
Aggregator Sama comporte aussi des fonctions d'administration pour réguler le cas échéant
- Un tag peut être caché. Ce sera le cas pour le mot-clef sama car il ne doit avoir aucune pertinence sémantique et sert juste à être référencé dans l'agrégateur.
- Un tag peut être lié à un tag maître. Ainsi tous les articles tagués initialement basculent vers le tag maître. mangasse et manga redirigent ainsi vers mangas.
- Pendant l'import, les tags sont passés au crible pour être mis en minuscule et pour que les espaces blancs soient remplacés par des underscores.
Un premier nuage de tags est affiché sur la page d'accueil, avec les mots clefs issus des articles des 30 derniers jours. Un nuage plus épais est visible derrière en suivant le lien plus de tags. En cliquant sur un tag, vous obtenez la liste des articles correspondants. Tout un système de navigation permet de composer des requêtes en enlevant ou rajoutant des tags. Vous pouvez même exclure des tags pour filtrer les articles.
Avec le top 10 des articles du mois et maintenant le nuage de tag, la page d'accueil est particulièrement chargée. J'ai d'abord opté pour une révision du look & feel, en proposant un template dit moderne. Après, l'idée a été de proposer un skin épuré pour ceux qui veulent juste voir les articles et rien d'autre. J'ai aussi un skin classique pour ceux qui préfèrent l'aspect d'avant.

En réutilisant le travail effectué sur Kelmanga, un espace de profilage a vu le jour. Une fois entrés votre login et votre mot de passe du forum du site Animint, vous êtes aussi authentifié sur Aggregator Sama – vive le Single Sign On entre serveurs physiques – et vous entrez dans votre profil.
Le premier onglet vous propose de choisir les flux que vous souhaitez suivre et de composer une sélection personnalisée. La fonction existait déjà mais uniquement pour générer le lien pour votre lecteur de flux RSS. Là, si vous restez authentifié, votre sélection se répercute sur les pages web.
Le deuxième volet vous indique l'adresse de votre flux personnalisé pour le mettre dans votre lecteur de flux RSS. Il n'y a pas de mot de passe ni de login à fournir pour lire le flux.
Le 3ème onglet concerne votre choix de templates pour Aggregator Sama, à savoir moderne, minimaliste ou classique. Si quelqu'un se sent l'envie de bâtir un autre thème pour Aggregator Sama, il peut en rajouter autant qu'il veut.
Enfin, la dernière rubrique est un ensemble de raccourcis pour basculer sur les profils des autres sites de la sphère Animint.
Quand vous êtes authentifié, Aggregator Sama vous notifie un message sur la page d'accueil si des nouveaux sites ont été rajoutés depuis votre dernière visite.
Voilà pour les principales nouveautés. A cela s'ajoutent quelques améliorations techniques
- Abandon total de la bibliothèque javascript scriptalous au profit de jquery
- Séparation des rustines de mise à jour des flux de l'index d'affichage, qui n'est plus freiné. Vous sentirez juste un chargement pas terminé de temps à autre, car les procédures sont appelées dans une image maintenant.
- Utilisation systématique de minify et déplacement des appels javascript pour améliorer le temps de chargement.
- Une page de maintenance :o)
Visiter Aggregator Sama: http://sama.animint.fr/

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »
Les 7 choses qui énervent dans un anime
Par Pazu le 13 janvier 2010 18:01 :: Divers :: 11 commentaires »
Quand vous visionnez un anime, certains défauts vous font tiquer, surtout lorsqu'ils deviennent récurrents:
1. La montagne qui accouche d'une souris
Voilà, depuis des semaines, le marketing fait monter la mayonnaise en faisant miroiter un titre du tonnerre, avec le staff du siècle et une histoire palpitante. Mieux, les premières images sont alléchantes et l'épisode pilote vous en fait voir de toutes les couleurs.
Sauf qu'au final, le titre ne vous accroche pas tant que cela en fait et qu'il se révèle bien poussif. C'est d'autant plus rageant que tous les éléments étaient présents pour aboutir à un résultat de qualité, voir pire, il ne manquait pas grand-chose pour y arriver. Les exemples qui me viennet à l'esprit : Bônen no Xamdou et Macross Frontier.
2. Le générique qui gâche tout
Dans ce cas là, vous suivez une série sympathique, avec des personnages, un scénario accrocheur et une qualité de réalisation au-dessous du lot. Tout va bien sauf que vous devenez allergique au générique de début, qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Ce n'est pas primordial mais cela biaise beaucoup le jugement que vous pouvez porter sur un titre, dans sa globalité. Je me souviens avoir sauté régulièrement le générique de Tokyo Magnitude 8.0.
3. Le résumé fleuve
Non, je ne pense pas aux épisodes résumés, qui sortent pour combler des périodes d'inactivité, style la semaine du Nouvel An, mais j'ai dans le collimateur les résumés récurrents entre deux épisodes, d'une semaine à l'autre. Pour faire dans l'économie d'échelle, certaines séries sont passées maître dans l'art de la répétition, en insérant jusqu'à cinq bonnes minutes de récapitulatif, avant d'abord l'histoire du jour. C'est flagrant dans Bleach alors que l'intrigue – en supposant que nous puissions en avoir une digne de ce nom - évolue très lentement. Bref, avance rapide obligatoire.
4. Le plan fixe discount
Là, il s'agit plus de la bonne vieille recette où le studio fait l'économie de scènes d'animation en proposant une panacée de long travellings et même de plans fixes. C'était très courant dans les très vieilles séries des années 70 mais la méthode ressurgit plus ou moins dans des anime. Je l'ai retenu pour Kemono no Sôja Erin.
5. La 3D qui ne s'incruste pas
Certains réalisateurs sont des ayatollahs de l'animation traditionnelle en rejetant l'emploi de l'ordinateur, tout au moins pour la partie conception. Ils mettent souvent de l'eau dans leur vin en ce qui concerne les étapes de post production – coloriage, photographie. D'autres, au contraire, utilisent les images de synthèse avec plus ou moins de bonheur.
La plus grande qualité est de le faire sans que cela se voit, mais dans des anime, le rendu est tout le contraire, avec des images en 3D qui contrastent complètement avec les dessins 2D. Dans le lot, je mettrai Tytania.
6. Le harem réglementaire
Saint Seiya a fait le bonheur des parodies avec un format de scénario digne d'un jeu vidéo : Les héros passent les différentes étapes à coup de combats contre le boss du niveau. Un tel schéma est passé de mode mais un autre format est bien plus répandu, celui du harem.
Le protagoniste principal, généralement coincé, se retrouve au milieu de jeunes filles qui n'ont plus d'yeux que pour lui. Le harem est composé de personnages récurrents, avec en générale, une tsundere, une lolita, une ménagère modèle et enfin la fille dont le héros est sensé être amoureux.
Avec un tel schéma, vous êtes sûr d'avoir un épisode réservé à l'arrivée de chaque fille, avant d'espérer un brin de scénario original. Avec des séries en 12 épisodes, l'affaire est donc vite bouclée. Derniers exemples en date : Nogizaka Haruka no himitsu et Nyan Koi. Heureusement, quelques titres, tel que White Album, cassent ce schéma tout tracé, alors qu'ils font dans le harem.
7. On avait oublié de vous dire
Cela arrive généralement dans les séries fleuves ou pour les suites en manque d'inspiration. Alors que le scénario avance bon gré mal gré, il faut introduire un nouveau personnage ou un événement passé, sorti de nulle part.
Les scénaristes inventent souvent un nouveau passé obscure pour leurs personnages, histoire qu'ils renvoient leurs amis de 30 ans qui les ont trahis et dont la rupture a laissé un grave traumatisme. Tout au moins, c'est ce qu'ils racontent au cours une histoire dérivée de la série, où dans cette même série, vous n'entendez jamais parler des personnages en question, ni d'un quelconque problème traumatisant. Pas top pour avoir un minimum de cohérence mais bon, ce n'est pas ce que vous attendez d'un film d'Inu Yasha ou de Naruto.
Certes, ce n'est pas l'exclusivité des anime et les séries américaines, genre Heroes, abusent aussi du concept d'une saison à l'autre : Le même événement passé a de plus en plus de témoins en accumulant les voyages dans le temps sur la même scène.
Les mangas peuvent avoir aussi le même travers : L'histoire de Maison Ikkoku dure déjà chronologiquement depuis plusieurs années, quand Kyoko rencontre enfin Monsieur Ichinose pour la première fois, alors qu'il n'y a que sept chambres et qu'il habite là avec les autres membres de sa famille, que vous voyez tout le temps.
C'est d'un commun que des auteurs comme Mitsuru Adachi s'en amusent dans leur manga. Dans Rough, il intervient dans sa bande dessinée pour changer le statut familial d'Hiroki Nakanishi qui perd sa situation de fils unique pour les besoins du récit. Il se retrouve avoir des frères. Pareil pour régler le cas bancal d'Ami Ninomiya, qui indiquait au début qu'elle ne savait pas skier, alors qu'elle donne des cours de ski à ses camarades quelques tomes plus loin.

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »
Le double DVD Joe Hisaishi au Budokan - 25 ans avec les anime de Miyazaki
Par Pazu le 05 janvier 2010 18:01 :: Musique :: 3 commentaires »
L'orchestre est positionné au pied d'un écran géant avec les choeurs répartis plus en hauteur. La disposition rappelle l'organisation mentionnée pendant le Cinema Symphony de Kenji Kawai, avec des extraits de films projetés pendant les interprétations. Cependant, le concert de Kenji Kawai supporte difficilement la comparaison avec la prestation de Joe Hisaishi, peut -être portée dans la folie des grandeurs mais aussi dans le sublime.
Même en ayant que la version double DVD, l'image, le son et la réalisation sont d'un tout autre niveau, et rendent à leur juste mesure l'excellente prestation des musiciens et des chanteurs, le tout servi par un très bon éclairage.
Il faut dire qu'Hisaishi est plus habitué à donner des concerts face à un public et il a le sens du spectacle, alternant entre sa place de chef d'orchestre et de pianiste, n'hésitant pas à aller de l'une à l'autre au cours du même morceau. Bien qu'il intervienne plus rarement au micro que Kenji Kawai, il dégage une présence beaucoup plus forte.
Le programme commence par là, où tout à commencer avec des extraits de Nausicaä, porté par un orchestre et la chorale des petits chanteurs de Tôkyô, qui ont entamé la célèbre ritournelle, Tooi hibi.
Les premiers moments d'émotion arrivent rapidement avec l'interprétation de Mononoke Hime, chanté par la soprano, Masako Hayashi, l'interprète originale de Mother of the Sea l'une des chansons de Ponyo sur la falaise.
Hisaishi a été prolifique et il a du être difficile d'effectuer un choix pour isoler de quoi faire un programme de moins de 2 heures, mais l'ensemble est bien dosé, en piochant dans 9 films distincts et dans des styles différents. Vous passez des morceaux de musiques classiques à des génériques chantés, avec entre temps des solistes, qui montrent tout leur art, notamment pendant une interprétation magistrale de Kaasan no Hôki au violon, extrait de Kiki la petite sorcière.
C'était l'occasion d'une collaboration improbable, avec la présence d'Ayaka Hirahara, une chanteuse de J-pop en vogue, venue donner une jolie interprétation d'Inochi no Namae, la meilleure chanson du Voyage de Chihiro, ainsi que de Futatabi, un autre thème du même film.
Etant donné la date, Ponyo a été à l'honneur pendant ce concert, avec l'intégralité des chansons interprétées, même la plus infantile, qui dégage une ambiance beaucoup moins solennelle que les autres chansons. Même les morceaux autour de Totoro ont de la prestance, tellement ils sont devenus ancrés dans les classiques, avec des adaptations adéquates pour les instruments de musique. La fameuse Sanpô – promenade - chantée en coeur, conserve heureusement de sa spontanéité et de sa fraicheur.
Après Totoro, un extrait documentaire a été projeté avec l'écran, où nous voyons Hayao Miyazaki entamer le refrain de la promenade, de sa belle voix. L'extrait est tiré de Lasseter-San, Arigato, un documentaire témoignage du périple de Miyazaki et d'autres membres du studio Ghibli, venus en Amérique du Nord en 2002, pour promouvoir la sortie du Voyage de Chihiro, accueilli par John Lasseter, encore chez Pixar à cette époque – il est maintenant responsable de la section animation chez Walt Disney. Ces mini interventions apportent un plus indéniable au concert.
Une autre bonne idée est l'adaptation surprise de titres de Laputa, le château dans le ciel, pour être joués par une fanfare. Celle-ci se déploie au milieu des spectateurs et vous vous retrouvez avec un orchestre et des choristes à l'unisson sur scène, tandis que d'autres musiciens se tiennent le long du mur du fond, à l'opposé, et que des membres de la fanfare circulent en rang et au pas. Le son ne devait pas être parfait dans la salle et dans le DVD, vous n'entendez pas les coups de sifflet qui viennent amorcer le dernier morceau de Laputa, mais la prestation a vraiment belle allure.
Après ce déferlement de moyens, Hisaishi enchaîne sur un morceau de Porco Rosso, qu'il joue au piano, accompagné par seulement quelques musiciens, transformant le décor en atmosphère presque intime. Le changement est saisissant, même si le DVD raccourcis les moments et nous épargne en fait les temps morts qui se produisent lorsque les musiciens de l'orchestre doivent se déplacer ou que la scène doit être réarrangée.
A l'origine, il ne devait se produire que deux concerts mais devant le flux de demandes une troisième date a été accordée et d'après les témoignages, c'est à occasion que le DVD a été filmé. Nous y voyons en effet Hayao Miyazaki, visiblement ému, qui fait cette fois une intervention en chair et en os, à la fin du concert, une intervention rapide mais très remarquée. Il n'était pas là pendant les deux premiers jours.
Le spectacle continue encore deux morceaux en guise de bonus, avec à nouveau du Porco Rosso et le magistral Ashitaka to San, de Princesse Mononoke, qu'Hisaishi entame en solo, au piano.
Dans le double DVD, je m'attendais à avoir le concert réparti sur les deux galettes, toujours en référence à la prestation de Kenji Kawai, mais en fait le concert tient sur un seul DVD et le deuxième DVD contient bien un bonus, qui dure à peine trois quarts d'heure.
La première partie est un reportage du genre making-off, qui revient sur les différentes répétitions, entrecoupées par des interviews de Joe Hisaishi mais aussi des autres protagonistes, chanteurs ou simples musiciens. Nous y voyons le compositeur s'inquiéter de savoir si le xylophone transporté par une des filles de la fanfare n'est pas trop lourd. Il passe aussi son temps à serrer les mains de lycéens, ravis de pouvoir côtoyer le maître au moins une fois dans leur vie.
Je n'ai guère besoin de réfléchir pour vous recommander chaudement l'achat de ce double DVD. Il existe aussi une version blu-ray. Elle est marquée region-free sur des sites marchands japonais mais il faudrait mieux vous renseigner ou voir si quelqu'un se l'est déjà procurée en France et n'a pas eu de soucis de lecture avec. Contrairement au DVD, le Japon est dans la même zone blu-ray que les Etats-Unis mais pas dans la même que celle de la France.

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »
Du nouveau pour les webmestres sur Aggregator Sama
Par Pazu le 01 janvier 2010 10:01 :: Webmastering :: 11 commentaires »
J'ai profité de la trêve des confiseurs pour apporter quelques modifications à Aggregator Sama, plus à l'intention des webmestres qui y enregistré leur blog que pour les lecteurs.
En naviguant en profondeur dans la liste des sources, vous aboutissez aux fiches techniques des blogs, c'est-à-dire en passant par l'entrée Sources du menu, puis tout en bas via la liste des sites inscrits, avant enfin de cliquer sur les icônes en forme de yeux pour voir les détails.
La fiche donne un aperçu des filtres d'inclusion et d'exclusion des articles selon les catégories et les tags. Si votre blog n'a pas de filtre, vous n'êtes pas concernés. En revanche, pour ceux où seules certaines catégories sont sélectionnées, j'ai rajouté la valeur Sama par défaut. Ainsi, si vous souhaitez qu'un de vos articles soit retenu par l'agrégateur, il suffit de le tagger ou de le ranger dans une catégorie sama – avec un S majuscule ou minuscule, qu'importe.
Cela vous épargnera la gymnastique d'entasser tous vos articles dans une catégorie déjà référencée pour les voir sur Aggregator Sama, alors que le tag d'origine n'a pas grand-chose à voir avec leur thème.
Cependant, deux petites remarques:
- Si vous avez réorganisé vos catégories, autant me demander de modifier les filtres de façon adéquate en demandant via le forum d'Animint. C'est juste un champ texte à modifier dans l'entrée de votre site.
- Le tag Sama passe après les tags exclus donc si votre article est dans une catégorie explicitement exclues, il n'apparaîtra jamais dans la sélection, même s'il est taggé Sama.
Dans la fiche technique du blog, les observateurs auront remarqué la présence d'un nouveau bouton magique, Lancer la mise à jour.
- Pour les impatients qui scrutent Sama pour voir si leur article est bien enregistré, le bouton permet la mise à jour immédiate, au lieu d'attendre le rafraîchissement automatique.
- Le bouton permet de prendre en compte les corrections, notamment si votre article a été exclu de la sélection car il lui manquait un tag. Le rafraîchissement manuel vérifie à nouveau les catégories, ce qui n'est pas le cas avec la mise à jour automatique, qui ne touche plus à cette partie quand l'article a été inséré une première fois.
Techniquement, j'ai aussi corrigé quelques comportements, notamment pour pallier au format incomplet de certains flux, mais les impacts étaient mineurs, vus de l'extérieur.
En revanche, je ne peux pas faire grand-chose quand le flux du blog distant est corrompu, genre une belle erreur PHP interrompt sa génération. Ceci explique pourquoi certains sites sont régulièrement marqués comme étant inaccessibles. J'ai cru comprendre que des professionnels pallient à ces problèmes de RSS en pompant directement le contenu sur les pages web des blogs, en faisant fi du flux.
Pour ma part, je ne me le permets pas mais du coup, j'ai vu passer quelques propositions de sites intéressants donc éligibles à être sur Aggregator Sama, mais que j'ai écartés à cause de flux RSS ou Atom complètement déficients. C'est dommage.
Se rendre sur Aggregator Sama: http://sama.animint.fr/

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »
Le dernier origami de l'année 2009
Par Pazu le 31 décembre 2009 11:12 :: Japon :: 2 commentaires »
Le pliage est d'un niveau moyen et plus facile pour ceux qui savent déjà faire la grue – l'oiseau, pas l'appareil de levage. Il est tiré du site japonais Origami Club, où vous pouvez retrouver les indications sous forme de dessin.
Vous devez partir d'une feuille parfaitement carrée et vous installez sur une surface plane et rigide pour faire vos plis dans de bonnes conditions. Enfin, si vous commettez des imprécisions dans les étapes simples du début, tels que des bords ou des coins qui ne coïncident pas tout à fait, vous le paierez plus ou moins à la fin des manipulations.
La première étape consiste à rabattre les bords de la feuille sur le milieu mais uniquement pour marquer le pli.

Vous faîtes de même avec le bas.

Là, vous devez déplier, puis replier pour obtenir les petites saillies au milieu. La manipulation ressemble beaucoup à la figure de base pour faire la grue.

Vous rabattez le haut vers l'arrière.

Vous rabattez les bords du haut vers le centre et la partie basse arrière vers le haut. Il faut garder la partie avant en bas. Là, ce n'est pas très explicite dans les indications du site d'origine.

Vous pliez maintenant suivant l'axe de symétrie vertical. En appuyant bien, vous obtenez un triangle isocèle. La partie haute va correspondre à la tête et le bas au corps.

Vous pliez le corps en accordéons pour marquer les plis.

Vous faites de même avec le haut.

Comme pour la finition de la tête de la grue, vous sortez la tête du lapin et vous faites pareil avec le corps, à coup de plis intérieurs dans un sens ou dans l'autre.

Il ne reste plus qu'à donner un peu de volume aux oreilles. Vous avez votre lapin bleu.

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »
Le manga La force des humbles
Par Pazu le 30 décembre 2009 11:12 :: Manga :: Aucun commentaire »
Hirata est classé parmi les maîtres du Gekiga, le manga réaliste et historique en ce qui le concerne. La force des humbles se déroule pendant le shogounat des Tokugawa et l'auteur relate le destin de personnages oubliés par l‘histoire officielle. Il ne s'agit nullement d'un exercice de style avant de laisser libre recourt à son imagination mais bien d'un travail d'orfèvre pour retrouver la trace de ses disparus dans des archives locales.
Dans son recueil, Hirata consacre une page aux recherches qu'il a pu faire pour chaque nouvelle, en expliquant les difficultés qu'il a rencontrer avant d'avoir suffisamment de matière pour construire son récit. Il en profite aussi pour approfondir le thème en mettant en scène un dialogue anachronique entre lui et son personnage, avec quelques pointes d'humour.
Les meilleures histoires relatent des sacrifices de soi au sens propre pour le bien des autres, en reprenant le code du Bushidô. Le premier chapitre, Là où Dôkei a pris racine, nous met tout de suite dans la bain avec une rivalité ancestrale qui dégénère entre deux villages. Dans le même registre, Le molosse fou et Dix ans, cinq cents koku, mettent en lumière les problèmes sociaux de l'époque. Le premier récit dénonce le gaspillage consenti par un seigneur qui nourri mieux ses chiens que ses hommes et le deuxième reporte un problème qui s'accentuera à l'ère Meiji : En temps de paix, les samouraï se retrouvent sans emploi.
La déchéance sociale du samouraï est un thème récurrent, que vous retrouvez dans l'excellent Guerrier Forgeron ou encore Ni l'un ni l'autre. Si le guerrier est déchu dans la société, il ne perd pas son sens de l'honneur et du devoir, quitte à en souffrir davantage. Les codes sociaux sont d'ailleurs souvent mis à mal et mis en exergue. Dans Le samouraï au brin de fil, vous pouvez vous gausser de ce maniaque de l'économat et de la tournure heureuse que prend sa manie, mais j'ai surtout retenu le reproche de ses pairs : Ils n'avaient que faire de son soucis de récupérer le bois mort sur son chemin mais ils répugnaient à la voir se baisser lui-même pour effectuer cette tâche, souillant, à leurs yeux, son statut de guerrier.
Plus étonnant, deux de ces récits historiques concernent des femmes atypiques. Dans La mère Hercule, il est question d'une châtelaine, non seulement dotée d'une force surhumaine mais empreinte d'une sagesse que n'a pas son propre fils. Rui, la beauté travestie, est une situation incroyable où le maître d'un dôjô est une jeune femme, qui prendra pour époux un homme qui pourra la vaincre aux arts martiaux.
Les sujets abordés, bien qu'ils suivent une certaine constante, sont donc variés et originaux. En revanche, le manga se lit difficilement d'une seule traite. Le rythme est inégal avec quelques passages qui tombent à l'eau. Des moments sont aussi trop vite raccourcis pendant la narration, vous faisant basculer d'un endroit à l'autre, sans trop saisir les tenants et les aboutissants. Enfin, les pages bonus de l'auteur après chaque couple de nouvelles, tiennent hélas plus de la péroraison que de la postface captivante, si ce n'est qu'elles rendent justice à la qualité de ses recherches.
En conclusion, La force des humbles est une bande dessinée intéressante à lire, notamment si vous découvrez ainsi Hiroshi Hirata. En revanche, si vous avez déjà lu L'âme du Kyudô ou encore plus récemment L'incident de Sakai et autres récits guerriers, des recueils du même auteur, vous serez peut être déçus par ce titre, dont l'intensité du récit est moindre, dans son ensemble.

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »
L'Animage de décembre 2009
Par Pazu le 28 décembre 2009 18:12 :: Découvertes :: 1 commentaire »
La suite du magazine reprend son panorama traditionnel des séries encore en cours au mois de décembre: Hetalia Axis Powers, Inuyasha Kanketsu-hen, To Aru Kagaku no Railgun, Darker Than Black - Ryûsei no Gemini, Seitokai no Ichizon, Fairy Tail, Fullmetal Alchemist – Brotherhood, Seiken no Blacksmith, Aoi Bungaku Series et Umineko no Naku Koro ni. La seule originalité est d'avoir des illustrations spéciales Noël pour certaines séries. Dans le lot, les rédacteurs arrivent encore à insérer des pages sur Gundam 00 et Code Geass.
Question nouveautés, le journal s'attarde un peu sur The King of Eden, le film qui fait suite à la série Higashi no Eden et qui était prévu le 28 novembre dernier. Le film de Fate/stay night, Unlimited Blade Works, a juste droit à une double page, avec une micro interview d'une des doubleuses. Le film sort le 23 janvier 2010. C'est autant que l'espace consacré à Durarara, la série adaptée d'un roman de l'auteur de Baccano! et dont le character design d'origine est signé Suzuhito Yasuda, mangaka de Yozakura Quartet. Quant à l‘article sur le long métrage qui marque le retour du croiseur spatial Yamato le 12 décembre, il tient sur une seule petite page.
L'interview du mois concerne Takashi Ikehata, dont les premiers pas dans l'industrie de l'animation remontent à 1985. Son ascension au poste de réalisateur à part entière est cependant relativement récente car les premiers anime qu'il a dirigé seul, datent d'après l'an 2000. Il est le réalisateur de Hikari to Mizu no Daphne et plus récemment de Genshiken. Il est aussi derrière Taishô Yakyû Musume, l'histoire d'une équipe féminine de baseball, en 1925.
La rubrique news du magazine comporte quelques productions de 2010 mais quasiment plus rien sur les nouveautés de janvier. Le premier encart concerne le film Loups-Garous, qui réunit plusieurs membres de l'équipe de Blood+ de chez I.G. production. Les suivants traitent rapidement du prochain film de Trigun – sans encore de date annoncée - et du long métrage La disparition d'Haruhi Suzumiya, prévu pour le 6 février 2010.
A l'occasion des 10 ans de Yu-Gi-Oh!, un film est programmé le 23 janvier 2010: Chô-Yûgô! Jikû o Koeta Kizuna est un cross over entre 3 séries télévisées de Yu-Gi-Oh! dont les héros apparaissent dans le film anniversaire. Le 6 mars 2010, devrait sortir une version en film des 6 OAVs de The time of Eve et le premier volet des OAVs de Gundam UC est annoncé pour le 12 mars 2010.
Enfin, à l'avant dernière page, dans le classement mensuel des meilleurs personnages, tout genre confondu, Yui Hirasawa de K-On s'accroche à sa première place mais elle est talonnée de près par des protagonistes de... Hetalia Axis Powers.

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »
Animint
anime & manga
Les images sont Copyright © par leurs créateurs/ propriétaires/ distributeurs.