Animint

  Anime & manga

 
 

Le manga Gunnm other stories

Par Pazu le 24 juin 2009 17:06 :: Manga :: 4 commentaires »

J'ai découvert Gunnm tardivement, ou tout au moins, j'ai attendu la sortie de l'ensemble des tomes en français avant de les lire. Cela m'a évité d'avoir eu à attendre quelques années, avant de connaître le premier dénouement conçu par Yukito Kishiro. De manière logique, j'ai enchaîné avec Gunnm Last Order, qui commence sur une fin alternative à l'histoire originale. Là, les volumes s'éternisent sur des combats à répétition au cours d'un tournoi, où la surenchère est de rigueur, même si l'esprit qui fait tout le charme de l'univers refait surface par moment.

La publication par Glénat d'Other Stories, un recueil d'histoires courtes qui se déroulent pendant le premier récit, a été une surprise agréable. Le manga est volumineux et comporte en fait quatre récits différents, en un ou plusieurs chapitres.

D'après la postface, ils ont la particularité d'avoir été dessinés par le Kishiro en personne, sans l'aide traditionnelle d'assistants qui s'occupent en général de compléter les scènes et les décors. C'est suffisamment rare pour être signalé.

Autre information, les dessins datent de périodes très différentes pendant la longue publication de Gunnm. Dix ans séparent ainsi la conception du premier récit de celle de la dernière histoire.

Kishiro a pris une approche similaire que celle employée par Kaoru Mori pour le 8ème tome d'Emma, à savoir introduire des histoires qui met en scène les personnages de Gunnm et qui s'immisce dans la chronologie officielle.

La première nouvelle, Douce nuit, entraîne le lecteur à une époque bien avant l'arrivée de Gally, avec les premiers pas d'Ido en tant que docteur pour Cyborg, alors qu'il a été formé pour soigner les humains. Vous retrouvez avec plaisir les ingrédients qui font le succès de cet univers, un mélange d'amour et d'émotion, sur fond dramatique.

Le second volet, Le doigt sonique, est plus axé sur l'action, avec l'apparition d'un nouvel adversaire qui vient défier Gally, à l'époque où elle règne en reine sur la population des chasseurs de prime.

La troisième histoire, Origines, est très courte et met en scène une des nombreuse borne, ces robots d'un seul bloc, à mi-chemin entre la machine et l'homme car une borne est dotée d'un cerveau humain.

Enfin, la dernière aventure, Barjack Rhapsody, s'intéresse à Kotomi, qui replonge dans l'univers du Barjack, l'armée de rebelles qui a défié la puissance de Zalem, la cité suspendue. Ce dernier chapitre colle moins bien à la chronologie générale, avec une raison plutôt futile pour motiver le retour de Kotomi dans le désert. En revanche, le récit arrive à avoir de la consistante, grâce à la leçon de vie que prend la jeune fille.

Bref, le contenu devrait plaire aux fans de Gunnm, qui seront moins dépaysés que les adeptes d'Akira devant le recueil Katsuhiro Otomo Anthology. Cerise sur le gâteau, le volume est suivi d'une postface de l'auteur, qui revient sur chacune de ses histoires, avec des anecdotes sur leur genèse. A l'instar du film American Graffiti, de George Lucas, qui s'achève sur un petit texte - devenu culte - qui présente le destin des personnages, cette petite postface apporte un plus indéniable à l'ensemble.


Gunnm Other Stories

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »

Aggregator Sama entame sa troisième année

Par Pazu le 21 juin 2009 11:06 :: Webmastering :: 14 commentaires »

Aggregator Sama, que tout le monde appelle Sama, a maintenant deux ans. Je profite de l'occasion pour effectuer un point sur ce site satellite d'Animint mais aussi pour apporter quelques précisions sur son fonctionnement technique, étant données les questions récurrentes qui reviennent sur le sujet.

Sama comporte à ce jour 56 blogs inscrits dans la table de sa base de données mais seuls 43 ont eu un article publié dans l'agrégateur ces 30 derniers jours. En fait, les sites peuvent avoir sorti des billets pendant cette période mais pas dans les catégories retenues par Sama.

Le trafic via le web a augmenté depuis l'année dernière, tout en restant modestement autour de 6 000 visites par mois. Je n'ai pas mis d'outil adéquat de statistiques sur le flux RSS généré par Sama – pour que l'ensemble reste le moins intrusif possible – mais les fichiers de log brutes indiquent une population équivalente  via les clients RSS.

Abordons maintenant la partie technique de l'article. J'ai opté pour développer ma propre application pour coller aux fonctionnalités ce que je souhaitais, tout en m'appuyant sur des bibliothèques de code, notamment pour analyser les flux RSS des blogs et en extraire les articles. Au début, j'ai utilisé Magpierss avant de basculer vers SimplePie, qui est quand même plus récent et complet.

Chaque blog a son entrée dans une base de données avec quelques éléments clefs: L'url de son flux RSS, le filtre sur les catégories, la date de dernière interrogation du flux et le délai d'attente entre deux mises à jour.

Quand un blog commence visiblement à se tarir et à avoir du plomb dans l'aile, j'espace la fréquence des mises à jour. Il est inutile d'aller interroger un flux RSS toutes les heures, quand son auteur publie seulement un article par mois.

C'est le visiteur lambda qui lance un cycle de mise à jour, en navigant sur Sama via le web. Pas à chaque fois mais suffisamment souvent pour  que le système fonctionne. Quand il est déclenché, le programme regarde les flux dont les heures de mise à jour sont les plus anciennes puis vérifie si le délai d'attente est dépassé. Si le temps est expiré, il lit le flux et rajoute les articles, s'il en trouve des nouveaux. Sinon, il passe au traitement du blog suivant.

Techniquement, le filtre associé au blog est une chaîne de caractères que je positionne manuellement au moment de l'inscription du site. Il faut que la catégorie d'un article corresponde à une partie de la chaîne pour être inclus dans le flux principal, sinon l'article est inséré mais marqué comme étant filtré. Il reste accessible via les flux personnalisés.

Le filtre procède d'un choix "éditoriale" pour écarter les articles sur le hentai et les jeux vidéo en général. En fait, la frontière n'est pas si nette et ce n'est pas uniquement une question de thèmes. Il m'arrive ainsi de ne retenir qu'un blog sur un sujet et de blacklister les catégories équivalentes chez les autres, pour éviter les billets multiples sur la même actualité, de manière récurrente. Sont particulièrement dans ce cas les actualités des éditeurs en France et les sorties de figurines.

Un petit mot aussi sur les votes et les points accordés aux articles et accumulés par les blogs. L'idée était d'avoir aussi un digg-like avec un système de notation auquel je n'ai pas touché depuis le début. Par défaut, chaque article importé dans le flux principal a un point. Le sous-produit du vote donne ainsi une idée de l'activité des blogs sur le mois et de repérer facilement les mort-vivants mais également ceux qui spamment plus qu'ils n'écrivent vraiment. Un e-penis quotidien ou des critiques bateau de six lignes sont rapidement synonymes de rajout de filtre, voir de dés inscription.
 
Sama continuera d'évoluer doucement. La première évolution est à destination des webmestres pour qu'ils sachent le contenu du filtre et qu'ils ne s'étonnent pas de voir un article absent de la liste. D'autre part, il est inutile de prévenir du changement de nom d'une catégorie si le filtre vérifie la présence d'un seul mot, du genre "manga" et que le mot est toujours dans le nouveau nom choisi. En revanche, sans connaître le contenu du filtre c'est difficile de deviner l'impact d'un changement de catégorie.

Une autre évolution devrait être le moteur de recherche pour retrouver des articles. Je pense également à une version web des flux personnalisés mais cela viendra plus tard par rapport à mes autres projets en cours et la maintenance d'Animint, qui reste le site principal à tenir à flot.


Sama deux ans

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »

Un couteau japonais

Par Pazu le 13 juin 2009 20:06 :: Japon :: 2 commentaires »

Les aléas des rangements fait que vous tombez parfois sur des reliques de famille, au détour d'un carton déballé pour chercher un objet sur lequel vous ne parvenez pas à remettre à la main dessus. De ce processus bien connu de tous, est ressorti des tréfonds un couteau japonais de cuisine, qui doit être là depuis les années 60.

Son apparence ne joue pas en sa faveur avec une pointe plus ronde que vraiment pointue, une lame éméchée, une mitre branlante et un manche ébréché qui laisse voir une partie de la soie. Les platines tiennent bon cependant. Par acquis de conscience, il ne file pas direct à la poubelle – tout le monde n'a pas de couteau japonais chez soi hein ? – et il atterrit même dans le sacré saint tiroir, toujours trop plein, des couverts rangés à la cuisine.

Un jour, vous vous posez quand même la question de savoir si c'est encore un instrument utile qui ne vous encombre pas inutilement – un peu du genre les gens qui se vantent d'avoir une belle cheminée mais qui s'aperçoivent le jour J où ils font la démo à leurs invités que la trappe est condamnée ou qu'il n'ont pas de conduit.

Donc vous troquez votre super couteau de la mort qui tue, en acier suédois, pour l'antiquité branlante, en espérant qu'elle ne va rester en un seul morceau en subissant l'épreuve de la découpe de rôti de boeuf. Et là, c'est le choc. Pas un choc physique où l'objet vos explose à la figure mais  un coup psychologique quand la viande se découpe comme dans du beurre. Certes il y a peut être eu un millième de seconde où j'ai pu croire que le boucher avait fourni un morceau particulièrement tendre mais non, c'était à mettre au crédit de l'ustensile de cuisine.

Du coup, le couteau est sans doute à mettre dans la catégorie objet dangereux de la pièce même si ce n'est pas le sabre japonais qui coupe les feuilles en les effleurant. Sa forme est finalement proche du hachoir classique chez nous mais sinon chapeau pour son efficacité. Une investigation est en cours pour en récupérer un neuf via la famille au Japon.

Qu'est-ce qu'il ne fait pas écrire comme bêtise pour alimenter son blog.


Couteaux

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »

De la pratique des rencontres IRL d'animéfans

Par Pazu le 07 juin 2009 13:06 :: Divers :: 2 commentaires »

Les autoroutes de l'information aidant, beaucoup d'animéfans se connaissent uniquement par le biais des forums, les chats, MSN ou autres. Fatalement, notamment avec les conventions, il arrive un moment où nous débouchons sur des possibilités de rencontres in real life, dans la vraie vie. Les gens finissent quand même par apprécier de mettre des visages sur des pseudos, avec qui ils discutent régulièrement par écran interposé.

Le sentiment d'appartenance à une communauté est aussi un besoin classique et internet réunit très facilement les personnes qui se passionnent pour les mêmes sujets. Côté webmestre ou responsable de forum, c'est peut être flatteur d'avoir sa propre population en quelque sorte, mais cela permet de rencontrer un ensemble de gens qui s'intéressent un peu à ce que vous faites.

La caractéristique des sorties de ce genre est d'avoir des personnes qui peuvent venir de très loin et que vous n'avez jamais rencontrées. A un simple repas Animint sur Paris, je me suis trouvé devant des personnes qui avaient fait le chemin depuis Marseilles, de Chartres, de la Haute Normandie et même de Guyane.

Après, chacun organise sa réunion comme il le souhaite, mais je ne peux m'empêcher de penser aux réflexions formulées après coup, qui revèlent des moments de prise de tête qui auraient pu être évités.

Le premier conseil est d'organiser les choses un minimum et donc d'avoir un organisateur ou une organisatrice qui recense les participants en offrant un kit de survie, du style son numéro de portable, histoire que la fête ne soit pas gâchée pour une poignée de minutes de retard à un rendez-vous et aucun moyen de prévenir.

Après, il est bienvenu d'annoncer le programme des réjouissances. Les inscrits savent ainsi s'ils vont se ruiner dans un restaurant chic ou s'ils peuvent s'éclipser naturellement à un moment, ou au contraire rejoindre le groupe plus tard.

S'il s'agit juste d'un repas, pas la peine d'aller se creuser la tête pour les activités mais prévenez vos comparses si vous avez prévu de prendre le dessert ailleurs ou de prolonger la rencontre autour d'un verre. Si vous tablez sur un après midi, voire une journée entière, pensez à une occupation commune, quitte à laisser les gens discuter ensemble pendant. Il n'y a rien de plus triste que de pondre un rendez-vous, où tout le monde s'ennuie ferme, en attendant que l'heure tourne.

Après, c'est plus ou moins facile à organiser suivant le nombre de convives. Là, c'est à l'organisateur de voir ce qu'il souhaite faire. Pour ma part, je ne suis pas chaud pour les réunions à 50,  où de toute manière il est impossible de faire connaissance avec tout le monde. Point de vue organisation, le nombre impose des contraintes et rend la gestion plus dure. Cependant, il existe toujours des restaurants avec de grandes salles, qui permettent d'absorber la foule, du moment que le repas a lieu tôt. 

Le rendez-vous habituel est le dîner initié à l'occasion d'une convention, où les internautes font le déplacement depuis les quatre coins de la France. En revanche, proposer un restaurant japonais dans la rue Sainte Anne, en pleine période de Japan Expo est une tentation à laquelle il ne faut pas succomber, étant donné que tout le monde a la même idée et que les meilleurs enseignes font salle comble.

Pour ma part, j'ai plutôt tendance à proposer des sorties, à la sauce rencontres IRL, dans le cadre de sorties de film d'animation. Cela fait une activité tranquille à programmer, sans se soucier du nombre de places.

Sinon, la modulation du nombre de participants peut se faire de diverses manières. La première est sur la date d'annonce. Plus vous vous y prenez tôt, plus il y a de chance que les gens n'aient encore rien prévu. A contrario, si vous faites votre plan à la dernière minute, cela limite les personnes mises au courant à temps et qui sont libres.

Si votre but est de ratisser large, vous vous lancez dans les annonces publiques, en acceptant le premier vulgum pecus venu. C'est une manière de voir de nouvelles têtes et de convaincre les gens timides à venir, avec cette formule assez impersonnelle. Ils vont à votre bouffe X, comme ils iraient voir le spectacle Y, en se cantonnant à respecter les règles de réservation "Alors moi, c'est Z, j'avais dit que je viendrai avec deux personnes".

Ami organisateur, prends garde aussi à vérifier que tes participants ne sortent pas du berceau. Bigre, il faut même se comporter en adulte responsable.

La méthode a quelques inconvénients. Je m'en suis aperçu lorsque j'ai entendu une organisatrice se plaindre, en repensant à sa sortie "flûte, le boulet de service du forum était encore de la partie".

Cela fait partie des aléas mais le danger le plus flagrant avec les grands nombres, est d'avoir des gens qui viennent en clan et qui s'y cantonnent.  C'est absurde, autant qu'ils fassent leur propre sortie dans leur coin, mais c'est logique, s'ils ont été traînés par l'un des leurs pour participer et qu'ils ne connaissent personne, ni même quel est le lien qui peut réunir les protagonistes "Ah bon, t'es fan de manga toi ?". Cela devient pire qu'un repas de mariage, où vous auriez été invité pour le vin d'honneur à l'origine.

Plus discrètement, vous pouvez opter pour les invitations personnelles, pour sélectionner des habitués, tout en restant ouvert "oui, tu peux venir accompagné" mais vigilant "nan, ramène pas tout naruto.com avec toi".

Dernier truc, pour échapper aux déconvenues avec les réservations de restaurant "Ah bon, vous aviez réservé ?" "Ben finalement,  nous ne sommes pas trente mais six", pensez à l'option pique nique. Hormis les caprices de la météo et trouver un endroit adéquat pour se poser, c'est facile à mettre en œuvre et très souple pour tout le monde, question horaire et budget. Cela règle également la question de l'addition, où il manque 50 centimes sur une note de 200 et quelques euros, avec le restaurateur qui vous court derrière dans la rue, pour réclamer son dû. 

La pluie peut vous obliger à trouver une situation de repli de dernière minute, voir même à tout annuler pour éviter de sombrer dans la syndrome de la sortie galère, du style – comme j'ai pu l'entendre dans le passé - "Après avoir fini au Mac Do, on a passé trois heures à marcher sous une pluie battante, pour faire les boutiques fermées le dimanche – C'était nul". Personnellement, j'aurai plutôt dirigé les troupes vers d'autres lieux couverts, sympas pour discuter ou se divertir en petits comités. Ce n'est pas ça qui manque sur la capitale ou ailleurs, mais bon, peut être qu'ils tenaient absolument à rester tous ensemble à leur sortie.


Sortie In Real Life

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »

Les anime du printemps 2009 (3/3)

Par Pazu le 05 juin 2009 22:06 :: Découvertes :: 2 commentaires »

Je conclus rapidement la suite de billet au sujet des titres du printemps, avant que l'été ne débarque, avec quelques anime tirés du reliquat : Isshoni Training, Kiss x Sis, Isekai no Seikishi Monogatari, Cross Game, Konnicha wa Anne, Valkyria Chronicles et Sengoku Basara.

Je commence rapidement par quelques OAVs, qui ne resteront pas dans les annales des  animefans, mais qui rappellent à quel point il y a de tout dans les productions japonaises.

Isshoni Training
Entrainons nous ensemble – est une grosse plaisanterie un simulacre de vidéo de cours de gym pour rester en forme. C'est surtout l'occasion de d'admirer les rondeurs de la jeune fille qui effectue les exercices en petite tenue, avec moult gros plans. Les animateurs n'ont pas du trop se fouler pour passer les images en boucle. Juste un message, ne vous amusez pas à suivre les mouvements directement, faut s'échauffer avant de s'étirer... Bref passons.

Kiss x Sis est aussi très porté sur la chose mais de qualité moins affligeante. Rien d'étonnant car il s'agit de l'adaptation du manga éponyme de Bow Ditama, l'auteur original de Mahoromatic. La situation est très chaude dès le départ avec le jeune Keita Suminoe qui devient l'objet de convoitise de ses deux charmantes demi-soeurs, Ako et Riko, qui n'ont pas de lien par le sang avec lui. Chacune rivalise en audace pour devenir sa petite amie officielle. Il a droit à un baiser langoureux au réveil quand ce n'est pas une bouillotte humaine pendant la nuit.

Hormis quelques traits d'humour, le scénario et la mise en scène font vraiment penser à du hentai, même si l'anime se cantonne dans le suggestif, tout en étant plus explicite pendant certaines scènes dans la salle de bain. Difficile d'y trouver un véritable intérêt en survolant le premier épisode.

Isekai no Seikishi Monogatari a un peu plus de consistance et devrait comporter au moins 13 volet, à raison de 50 minutes par épisode. C'est en fait un nouvel avatar de la grande saga des Tenchi Muyo, un peu éloigné de l'histoire principale avec comme héros, Kenji Masaki, le demi-frère de Tenchi Masaki. Ce serait d'ailleurs une bonne question de quizz que de compter le nombre de séries télévisées ou d'OAVs liées à l'univers de Tenchi Muyo. Cela commence à être conséquent.

Le récit se déroule dans un monde parallèle, Geminar, où des royaumes sont rivaux et nouent puis dénouent des alliances. Les armes les plus puissantes sont les seikishi, des créatures robots à la Evangelion, qui ont la particularité d'être pilotés par des femmes mais il existe des exceptions. Une nuit, un seikishi s'attaque au vaisseau de la princesse Lashara et son pilote, un jeune garçon, arrive à parvenir jusqu'à elle.

Excepté le concept des robots, nous retrouvons les recettes de Tenchi Muyo avec le harem réglementaire, avec juste ce qu'il faut comme fan service : des tenues sexy pour les pilotes mais pas encore de poses osées. A croire, que nous devant un anime d'il y a dix ans.

J'étais plus motivé par la sortie de Cross Game en série télévisée, avec tout le bien que je pense encore du manga. L'adaptation est fidèle au manga et sans surprise, le premier épisode correspond au premier tome en entier. J'ai trouvé les couleurs un peu ternes et le character  design avec des oreilles en anses d'amphore passe toujours mal, surtout lorsque les personnages sont très jeunes. Après, la qualité est correcte et l'histoire toujours sympathique si vous supportez le baseball et les triangles amoureux lycéens.

Autre titre attendu, Konnicha wa Anne, un World Masterpiece Theater officiel de la Nippon Animation sur la chaîne Fuji Terebi. La série est le prologue d'Anne la maison aux pignons dont l'adaptation Akagae no Ann, réalisée par Isao Takahata est devenue mythique. Là, j'ai été déçu par la qualité des dessins et de l'animation de cette série de 2009, même si cela reste rafraîchissant au milieu de la masse des productions de shônen.

Valkyria Chronicles m'a d'abord fait diablement pensé à un anime inintéressant du genre Wellber no Monogatari, avec des personnages qui n'ont pas l'air d'être à leur place. Dans un univers difficile à situer temporellement, les forces impériales envahissent une petite bourgade protégée par une milice locale. Alicia, un membre de la milice, aide à organiser l'évacuation de la population en lieu sûr et tombe sur Welkin Gunther, un naturaliste inéducable qui dessine des croquis pendant que d'autres font la guerre.

Finalement, Valkyria Chronicles est plus prenant qu'attendu, avec une focalisation sur des manoeuvres tactiques et stratégiques, qui font le charme de Ginga Eiyu Densetsu et de Tytania, bien que certaines situations manquent de crédibilité, avec une petite compagnie qui affronte un corps d'armée mené par un général.

Sengoku Basara laisse également le même sentiment. Les anachronismes sont bien beaux et la palme revient sans doute aux guidons d'Harley-Davidson placés sur le cheval de Date Masamune. Néanmoins, le studio IG, derrière cette série, ne lésine pas sur la qualité et vous le sentez dès les premières scènes qui vous plongent dans l'action des batailles.

Le thème revisite la fin de la période Sengoku, à l'aube de l'unification du Japon, en confrontant divers grands noms tels que Date Masamune, Sanada Yukimura, Ieyasu Tokugawa ou encore Oda Nobunaga, en en faisant des guerriers suprêmes capables de terrasser des dizaines de soldats par leurs techniques mortelles. Il est difficile d'adhérer complètement au concept, mais nous nous prenons au jeu et ce n'est pas pire que Samurai Deeper Kyo qui a pris la même époque pour cadre.


Sengoku Basara

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »

L'Epitanime 2009 sous le Soleil

Par Pazu le 31 mai 2009 22:05 :: Manifestations :: 6 commentaires »

Voici quelques impressions à chaud de la 17ème convention de l'Epita.

A chaud est le mot parce que l'édition de cette année s'est déroulée sous un soleil radieux, voir même trop pour certains visiteurs, étant donné le nombre de malaises qui se sont produits le dimanche. Le cocktail fatigue, manque de sommeil, déshydratation, chaleur et régime, donne rarement un bon résultat.


Epita 17 - Jeu


J'ai passé les deux jours à la convention, en sautant encore une fois les activités de nuit. J'ai eu l'impression qu'il y avait moins de monde que l'année dernière, en ce qui concerne la manifestation de jour. Peut-être est-ce une fausse impression parce que la fréquentation et la foule varient considérablement, suivant le lieu et l'heure mais c'est l'image qui m'est restée en effectuant un tour dans le parking, où sont les stands des boutiques et des fanzines.


Epita 17 - Cosplay groupe


Il est vrai que la convention n'arborait pas d'invité de marque cette année mais je doute que ce soit la principale motivation des visiteurs de l'Epita. On peut juste le regretter en se rappelant la participation des dessinateurs l'année dernière, qui s'étaient prêté au jeu du Pictionnary sur scène, bien loin des conférences solennelles de la Japan Expo.


Epita 17 - Cosplay


L'espace au sous-sol était plus conséquent que l'année dernière mais quelques stands amateurs étaient situés dans des couloirs reculés. Les autres activités étaient au rez-de-chaussée avec les initiations au Go ou au Mahjong, un atelier de dessin, un concours de Guitar Hero et l'amphithéâtre/salle de projection. Les salles ont le défaut d'être excentrées par rapport au reste et si certains animateurs ne sortaient pas de leur antre, on ne les rencontrerait pas de manière évidente.


Epita 17 - Leo


Une deuxième salle de projection était au sous sol, juste devant le dépôt vente, une des particularités de l'Epitanime. Plus que les coffrets de feu IDP à prix cassé, c'est surtout au dépôt vente, que je tombe sur les bonnes surprises même si c'est au petit bonheur la chance. Il y a rarement un problème sur les prix, qui sont bradés par les vendeurs en général, mais encore faut-il trouver quelque chose qui vous intéresse. Il faut juste penser à jeter un coup d'oeil aux derniers arrivages régulièrement.


Epita 17 - Cosplay


Les autres animations orientées jeu vidéo se trouvaient dans le premier bâtiment mais à part un tour rapide pour repérer les lieux, j'ai surtout partager mon temps entre l'espace devant la scène et le sous sol, au frais, où j'ai retrouvé des amis se dévouer pour tenir le stand de cette librairie. J'ai trouvé amusant de voir le gérant de la boutique prendre une pause afin de dévaliser ensuite Manga Distribution pour sa propre consommation de DVDs.


Epita 17 - Sous-sol


Dehors, j'ai pu assister au cosplay individuel du samedi midi, que je rate en général, en plus de celui du dimanche midi, qui est consacré au groupe. J'ai trouvé que le niveau moyen des participants était élevé cette année avec beaucoup de costumes, que je qualifierai de tape-à-l'oeil, tels que l'Eva, Scritch de l'Âge de glace ou le groupe Dai no Daiboken, alors que ce ne sont pas les gagnants des concours, à juste titre en plus.


Epita 17 - Gland


J'ai du assister à deux ou trois jeux sur scène dont un où l'auteur de ce blog s'est fait coiffé au poteau en finale la samedi. Le dimanche, j'ai prêté une oreille discrète au concours de karaoke, qui est loin d'être ma tasse de thé mais l'interprétation de Rise, l'un des génériques de Ghost in the Shell Stand Alone Complex a retenu mon attention et également celle du jury à ce que j'ai cru comprendre pendant l'annonce des résultats du concours.


Epita 17 - Foule


A l'origine, les nocturnes étaient axées sur les projections avec quelques activités annexes mineures. Visiblement, le contenu s'enrichit d'année en année avec le cosplay de nuit et des animations un peu plus conséquentes.

Epita 17 - Cosplay individuel

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »

Les résultats du 31ème Anime Grand Prix

Par Pazu le 26 mai 2009 13:05 :: Découvertes :: 4 commentaires »

Comme chaque année, les résultats de l'Anime Grand Prix sont apparus dans le numéro de juin du magazine Animage, un numéro disponible dès début mai.

J'ai mis à jour la rubrique du site avec les principaux classements, issus des votes des lecteurs du mensuel japonais.

Vous pouvez toujours ressortir que le résultat est du grand n'importe quoi, mais cela reflète les tendances d'une certaine population au Japon.

De mon côté, voici quelques constatations

-    Le nombre de votes est de plus en plus faible, avec seulement 1184 voix pour désigner le vainqueur cette année.

- En parcourant les différentes catégories, quatre séries se taillent la part du lion : Code Geass R2, Gundam 00, Macross F et Kuroshitsuji.

-    Les règles font qu'un électeur choisit un unique titre, séries, OAVs et films mélangés. En revanche, il y a une distinction entre les séries même si ce ne sont que des saisons différentes. Du coup, il y avait deux séries de Gundam 00, la première et la deuxième saison, qui ont fait dans les 400 voix chacune. Ce n'était pas suffisant pour passer devant Code Geass mais suffisant pour reléguer Kuroshitsuji derrière.

- Par rapport à l'année dernière, nous retrouvons le duo Code Geass & Gundam 00, avec un net avantage pour le premier. Il est amusant de constater que les héros de Gundam 00 ne sont plus classés dans le même ordre pour le classement de meilleurs personnages masculins.

-    Je ne m'étonne même plus de trouver Ponyo en 12ème position seulement. En revanche, je suis agréablement surpris de découvrir Natsume Yûjinchô à la 8ème place. Cela laisserait-il un espoir d'avoir une population conséquente qui regarde autre chose que du shônen pur et dur ?

- Pour avoir le détails des rangs au-delà de la 20ème place, il faut se plonger dans les annexes centrales du magazine, alors qu'avant, c'était dans la marge des pages, au niveau des résultats de l'Anime Grand Prix. Toradora est 21ème, Bleach 23ème , True tears 25ème et Naruto 29ème. Dans les profondeurs du classement, Sazae San passe devant le film de Naruto, qui est lui-même mieux placé que the Sky Crawlers.


Anime Grand prix 31

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »

L'Animage de mai 2009

Par Pazu le 22 mai 2009 17:05 :: Découvertes :: 1 commentaire »

Etonnemant, le premier article traite des modèles réduits de Macross Zero, alors que la série est terminée depuis quelques mois. Après il est question du retour de Fullmetal Alchemist, qui occupe un gros pavé au début de magazine, en plus de la couverture. Même la rubrique de croquis de personnages est en partie consacrée à ce titre. L'autre partie est réservée aux dessins des personnages de Toradora.

Kuroshitsuji a toujours le vent en poupe, en accaparant  le deuxième article le plus long, sur une dizaine de pages. La suite concerne les principales séries du printemps, qui sont passées en revue une par une, sans surprise, après un petit mot sur Clannad After Story : Hayate 2, Basara, Queen's Blade, Lost of Eden, Valkyria Chronicles, Phantom, 07-Ghost, Basquash et Saki.

Apprenez aussi qu'Evangelion passe gratuitement sur le site de streaming de Yahoo Japan.

L'interviewé du mois est un scénariste et pas un réalisateur pour une fois : Katsuhiko Takayama. Son nom apparaît aux génériques de Ef - a tale of melodies, Ef- a tale of memories, Ga-Rei-Zero et Natsu no Arashi.

Les encarts d'actualités commencent à présenter les titres qui arrivent l'été prochain, dont la nouvelle série télévisée de Cobra, réalisée par Osamu Dezaki, ainsi que Tokyo Magnitude 8.0, une fiction du studio Bones sur le Big One, le tremblement de terre apocalyptique pressenti sur Tokyo, dans les trente prochaines années. La diffusion de la série était une des annonces faites pendant le Tokyo Anime Fair de mars 2009.

Le magazine revient un peu sur l'événement qui réunit le gratin de l'animation japonaise mais cela fait bizarre de voir un article beaucoup plus conséquent dans Animeland que dans Animage.

Animage mai 2009

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »

Trois minutes trente de bonheur

Par Pazu le 19 mai 2009 18:05 :: Découvertes :: Aucun commentaire »

Il existe certaines injustices concernant les films et la perception du public qui va les voir. L'un des cas les plus extrêmes a été le score qu'ont fait certains navets aux Etats-Unis, uniquement parce que les gens venaient regarder la bande annonce de Star Wars, avant de sortir de la salle. Dans une moindre mesure Mimi ô Sumaseba passait avec On Your Mark en introduction et le clip a beaucoup plus marqué les esprits que le film, qui est pourtant excellent.

Little Nemo est victime d'un phénomène similaire, avec un long métrage qui est arrivé à son terme, après moult péripéties mais ce que les amateurs retiennent ce sont surtout les pilotes de quelques minutes, réalisé en avant projet, notamment celui de Yoshifumi Kondo, le réalisateur de Mimi ô Sumaseba.

Petit rappel historique : Little Nemo est une bande dessinée anthologie signée Winsor Mac Key, célèbre pour avoir donné lieu à l'un des premiers dessins animés en 1911, que l'auteur a composé image par image, pour produire 12 minutes d'animation.

A la fin des années 1970, Yutaka Fujioka caresse le rêve d'une super production nippo-américaine pour adopter les aventures du petit garçon au pays des rêves, dans un long métrage distribué de part et d'autre du Pacifique.

Du côté japonais, c'est la Tokyo Movie Shinsha qui est impliquée, avec la participation au projet de grands noms de l'animation. Les plus connus restent Isao Takahata et Hayao Miyazaki mais d'autres professionnels de renom participent, tels que Yoshifumi Kondo et Yasuo Otsuka ou encore Nizô Yamomoto, futur directeur artistique sur la plupart des films du studio Ghibli.

Les participants du côté occidental sont également connus. Moebius / Jean Giraud, le dessinateur de Blueberry, participe à l'aventure, avec des apports au scénario de Chris Columbus, l'homme qui sera derrière les films d'Harry Potter. Parmi le staff, citons aussi Ray Bradbury, auteur de Fahrenheit 451 ou encore Lee Mishkin, le character designer de Docteur Magoo, sans oublier un certain nombre de pointures qui ont officié chez Disney : Franck Thomas, Ollie Johnson et Ken Anderson. Si vous trouvez liste encore trop légère, vous pouvez y rajouter le nom de Gary Kurtz, le producteur de Star Wars mais aussi de Dark Crystal.

Néanmoins, l'abondance de talents n'est pas synonyme de réussite et d'entente entre les membres. Rapidement, plusieurs participants, dont Miyazaki et Takahata, quittent le projet qui traîne en longueur. Lancé officiellement en 1982, la production n'aboutit qu'en 1989, en donnant l'impression d'avoir accouché d'une souris par rapport aux espoirs suscités au départ.

Le produit final est surtout différent des avant-goûts donnés par les pilotes concoctés au fil des ans. Le dernier pilote a été réalisé par Osamu Dezaki en 1987 mais le plus connu est celui sorti par Yoshifumi Kondô en 1984. Kondô a quitté le projet en 1985 et il a fallu attendre 1988 pour avoir l'équipe définitive du film, un film qui est plus empreint de la patte américaine que du style japonais.

J'ai pu voir le pilote de Kondô sur grand écran, lors du festival des images du Japon de 1999. L'essai ne dure que 3 minutes 30 mais vous en prenez plein la vue et la pâle copie qui circule sur le net reflète à peine la richesse des couleurs qui frappent à l'écran. Il s'agit d'une véritable envolée lyrique avec une vision très "ghiblesque" de l'envol d'un lit dans le ciel de Londres, avant de s'immerger dans un univers mi-urbain, mi-marin.

Il est habituel d'y voir de futures références à l'envol de l'hydravion de Porco Rosso mais j'y retrouve aussi les trajets de Kiki, la petite sorcière de Miyazaki sur son balai, au dessus de la mer.

Les détracteurs reprochent à ce pilote une vision trop personnelle des réalisateurs japonais, qui s'éloignent de la touche originale de la bande dessinée, et d'un certain côté la version finale respecte peut être mieux l'esprit d'origine. En revanche, les fans de travaux qui semblent sortis du studio Ghibli sans en être, tels que  Kumo no yô ni Kaze no yô ni ou Tsuru ni Notte - Tomoko no Bôken, restent sur leur faim.

A défaut de le voir au cinéma, vous pouvez visionner le film pilote de Kondô sur une édition japonaise du DVD de Little Nemo, qui comporte aussi le court-métrage d'Osamu Dezaki. A ma connaissance, les éditions françaises ou américaines ne les contiennent pas.


Little Nemo

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »

Le chiffre du jour : 485

Par Pazu le 13 mai 2009 21:05 :: Divers :: 1 commentaire »

C'est le nombre retenu de titres éligibles au 31ème Anime Grand Prix du magazine Animage, séries, films et OAVs confondus.

Pour être dans la liste, le dessin animé doit être sorti au Japon entre le 1er décembre 2007 et le 30 novembre 2008 et s'il s'agit d'une série, avoir eu un épisode diffusé entre ces deux dates.

Plus en détail, nous comptons 340 séries, 38 films et 107 OAVs. Les nombres paraissent énormes mais le total est sensiblement le même que l'année précédente, où 489 anime avaient été référencés.


Chiffres Anime Grand Prix

Discuter de ce billet sur le forum - Laisser votre commentaire »

Animint

anime & manga