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Anime & manga
Les anime de l'été 2010 (2/2)
Par Pazu le 26 juillet 2010 22:07 :: Découvertes :: 5 commentaires »
En 2009, je n'ai fait guère attention à Sekirei, une nième histoire de jeune fille pulpeuse, venue de nulle part, qui débarque chez le garçon paumé du coin. Visiblement, en une dizaine d'épisodes, Minato Sahashi s'est constitué un harem chez lui, allant de la femme mûre à la gamine, en passant par tous les âges et différents caractères.
Il est impliqué dans un concours macabre, où les jolies créatures, les sekirei, doivent s'affronter entre elles pour désigner la gagnante ultime. Des pouvoirs supplémentaires apparaissent lorsqu'elles s'associent avec l'être de leur coeur, fille ou garçon. Au fil des rencontres, Minato Sahashi est devnu l'élu de plusieurs d'entre elles, qui se disputent ses faveurs, tout en restant alliées vis-à-vis certaines valeurs. Nous restons dans la comédie romantique avec un groupe de méchantes qui attend son heure.
Le 2ème volet de Sengoku Basara se poursuit sur la lancée de la série précédente qui revisite l'histoire de la réunification du Japon. Vous retrouvez tous les personnages historiques mais avec des pouvoirs fantastiques, voir des anachronismes notoirs, tels que des guidons d'Harley-Davidson sur des chevaux.
Alors que la première série se focalisait sur les conquêtes de Nobunaga Oda, le premier épisode du deuxième volet met en lumière Hideyoshi Toyotomi, qui a terminé l'unification du Japon.
Strike Witches 2 nous plongent dans un monde emprunt de magie et envahi par des extra terrestres inconnus, les Neuroi. Les armes conventionnelles sont souvent impuissantes et seules les escadrons de sorcières peuvent faire face à l'ennemi. Elles ont surtout la magie nécessaire pour dresser des champs protecteurs. Outillé avec des unités mobiles, elles peuvent voler dans le ciel à des vitesses prodigieuses et pénétrer en évitant les tirs de barrage.
La jeune Yoshika Miyafuji reprend du service en suivant la capitaine Mio Sakamoto, qui a troqué son champs de défense contre un sabre surpuissant. Elles quittent le Japon pour rejoindre l'Italie, une zone attaquée par les Neuroi. Elles y retrouvent leurs anciennes camarades pour reformer leur escadron. Le mélange science-fiction et magie est un poil original, indépendamment des armor suits, qui font que les filles partent tout le temps en petite tenue au combat.
Attendue par beaucoup, la suite de l'anime de Black Butler, commence à la manière d'un spin-off en suivant la journée d'un nouveau duo, maitre serviteur, à savoir le majordome Claude Faustus et le jeune Alois Trancy, un garçon blond vénitien, cruel avec ses domestiques. Comme le majordome de la première série, Sebastian Michaelis, Claude possède des pouvoirs surnaturels et il est lié avec Alois par un pacte.
Le premier épisode de la deuxième série reprend des éléments communs avec le début de la première série, avec la visite au manoir de la famille Tracy, d'un personnage cupide, le propre oncle du garçon. En revanche, là où l'humour primait dans la première série, l'épisode est beaucoup plus noir, voir baigne dans une atmosphère malsaine. D'un autre côté, le récit avance rapidement pour refaire surgir Sebastian Michaelis au service de Ciel Phantomhive. L'ambiance s'allège d'un coup mais nous nous dirigeons vers un conflit entre les deux couples.
Le seigneur des Yokaï introduit le téléspectateur dans l'univers invisible des monstres magiques du folklore japonais. Rikuo Nora est collégien et aspire à une vie normale mais il est le successeur légitime de son clan et vit avec des yokai dans la vaste demeure de son grand-père qui règne en maître sur le clan. Rikuo partage en fait son corps avec Nurarihyon, le démon le plus puissant du groupe, même s'il n'en a pas vraiment conscience.
L'univers des yokai est toujours attirant avec des personnages secondaires sympas, mais la jeunesse du héros, la situation classique du partage de corps et le manque de punch plombent quand même le début de la série.
Miss loup et ses 7 acolytes commence sur un rythme plus soutenu mais le récit reste gentillet: La jolie Ryoko Ookami est une adepte du kick boxing et est en première ligne pour donner des coups bien sentis aux récalcitrants. Elle fait partie d'une agence en herbe qui se donne pour mission d'aider les lycéens qui font appel à elle. Un nouveau membre, Ringo Akai, amoureux de la belle Ryoko, vient postuler à l'agence. Il a quelques capacités mais il ne supporte pas d'être vu par les autres.
Ookamisan to Shichinin no Nakamatachi est une comédie classique, avec des tendances délirantes mais pour l'instant encore plaisant et pas lourdingue.
Si Ryoko Ookami a des traits tsundere, Maya Kumashiro a des penchants encore plus prononcés, à la limite du sadisme vis-à-vis du pauvre Fumiaki Uchida. En cette année 1999, Maya hérite de l'établissement fondé par son père, un établissement pour jeunes filles, sur fond d'étude des sciences occultes. Maya présente quelques connaissances avancées dans le domaine mais elle refuse de l'admettre en public et en fait, elle déteste tout ce qui a trait au surnaturel.
En guise d'héritage, Maya a pris la tête de l'école et malgré son jeune âge, elle devient la nouvelle directrice, avec pour premier but de fermer cette académie occulte. La situation évolue avec l'arrivée de Fumiaki Uchida, qui déboule dans le plus simple appareil devant les yeux chastes de Maya, tout droit sorti d'un futur proche, 2012. Il est à la recherche d'un objet pour sauver son monde, qui connait une ère de désespoir. Fumiaki joue les professeurs modèles tout en poursuivant ses investigations et en supportant les caprices de Maya, qui soupçonne que son père ait été assassiné.
Le charisme de l'héroïne est indéniable avec son air de princesse sûre de tout et intelligente, couplé à son caractère colérique devant Fumiaki et ses extravagances qui font sourire. Malgré son rôle de larbin et de garçon à qui il arrive toujours des ennuis, Fumiaki a aussi un caractère original et un naturel assez plaisant. L'univers est déjanté avec les manifestations surnaturelles et autres monstres cachés mais l'ensemble reste maîtrisé.
En regardant de plus près, l'intrigue est signée Seishi Minakami, qui est l'auteur du scénario sur Paprika et qui a travaillé sur les scripts de Paranoia Agent, ou encore des 2 volets que j'aime bien de Birdy the Mighty Decode. Cela laisse espérer un solide développement pour la suite.

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L'Animage de juillet 2010
Par Pazu le 25 juillet 2010 12:07 :: Découvertes :: Aucun commentaire »
Il est vrai que c'est l'une des rares séries sur le baseball, le sport vedette au Japon mais le 2ème opus diffusé au printemps, ne m'a pas laissé un souvenir impérissable avec un match à rallonge, qui manquait singulièrement de rythme. Néanmoins, la production du studio A1 Pictures a droit au premier dossier dans Animage, sur une dizaine de pages.
Sans surprise, la suite du numéro de juillet aborde quelques nouvelles séries qui commencent leur diffusion cet été, avec entre autres, le 2ème volet de Sangoku Basara, qui reprend sous un nouveau jour, l'épopée des grands seigneurs féodaux qui ont façonné le visage du Japon unifié. L'article s'attache à rappeler où nous en sommes dans l'histoire, avec les nombreux protagonistes éparpillés au quatre coins du pays et les forces en présence.
Vous trouverez quelques mots sur Nurarihyon no Mago, l'histoire du garçon qui cohabite avec une multitude d'esprits et qui, lui-même, abrite un puissant démon. Il est aussi question de Kuroshitsuji II et Seikimatsu Occult Gakuin. Les articles reviennent surtout sur les séries terminées, telles que Durarara!!, Fullmetal Alchemist Brotherhood, Saraiya Goyô, Hakuôki Shinsengumi Kitan et The tatami Galaxy, sans oublier 2 anime incontournables, toujours diffusés: K-ON!! et Fairy Tail.
Les articles suivants abordent brièvement des films déjà sortis, à savoir –Uchû Show e Yôkoso Bienvenue au Space Show – et Hetalia Axis Powers – Paint it, White. Encore une fois, nous avons droit à des prémices de la prochaine production de Gundam 00 – a wakening of the Trailblazer et plus bizarrement, à un texte fourni sur la 2ème série de To aru majutsu no index, alors que l'adaptation du spin-off, To Aru Kagaku no Railgun, s'est terminée il n'y a pas si longtemps, en mars 2010.
Les pages d'après présentent quelques écoles spécialisées dans l'animation ou la formation des doubleurs de dessins animés, toujours en mettant en avant quelques élèves qui ont percé dans le milieu, même s'ils ont doublé des personnages inconnus dans des séries, toutes aussi obscures.
Notez aussi que dans les rubriques annexes, vous trouverez une panoplie de goodies Evangelion, avec par exemple une barrette pour se faire une coiffure à la Rei, les cheveux bleus en moins.
L'interview du mois se fait avec Frogman, un auteur qui s'est fait connaitre en composant des animations flashes sur son site web en 2004. Ses créations se sont transformées en séries télévisées et il enchaînes désormais films et OAVs.
La rubrique des news à la fin du magazine, rattrape surtout les annonces d'anime de l'été, avec pas mal de séries dans le lot (Sekirei – Pure engagement, Amagami SS, Strike Witches 2, Ookami chan, Digimon ...) mais aussi le film Naruto Shippûden - The Lost Tower.
Des encarts mentionnent juste quelques nouveautés prévues en octobre. Citons l'adaptation de Otome Yôkai Zakuro, une histoire fantastique où les hommes et les démons cohabitent, ou encore Kuragehime, dont le manga a été désigné meilleur shôjô manga de l'année au dernier prix du manga Kodansha en mai 2010. Star Driver Kagayaki no Takuto Robot est également un titre à surveiller car il s'agit de la prochaine production du studio Bones (Fullmetal Alchemist, RahXephon, Eureka Seven, Darker than Black).

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Enquête Aggregator Sama - Je vous ai compris... ou pas
Par Pazu le 21 juillet 2010 23:07 :: Webmastering :: 6 commentaires »
Je passerai en revue les différents résultats avant d'aborder la partie des commentaires, et de répondre à certaines remarques que plusieurs d'entre vous ont faites.
Ceux qui ont répondu connaissent le site en majorité depuis longtemps. Vous êtes près de 70% à dire connaitre Aggregator Sama depuis plus d'un an et à peine 4% à avoir découvrir l'agrégateur au cours du mois écoulé. Sans surprise, plus d'un nouveau visiteur sur 2 découvre le site via les blogs inscrits, contre 1 sur 5 qui a été drainé par Animint.
A priori, nous pourrions déduire que plus il y aura de sites inscrits, plus cela apportera des visiteurs potentiels aux autres webmestres. D'un autre côté, le comportement est un peu biaisé par le fait que la moitié des sondés était des webmestres qui ont leur site inscrit sur Aggregator Sama, soit un quart du total des sites web enregistrés, actifs ou pas.
La forte proportion de webmestres explique aussi l'abondance et la verbosité relative des commentaires dans les questions ouvertes. En ce qui concerne la première question fermée, vous êtes une écrasantes majorité - 97% - à confirmer qu'Aggregator Sama est simple à utiliser.
Les 3 quarts d'entre vous sont aussi d'accord pour dire que les articles de plus d'un mois ne sont pas lus. Pour l'histoire de savoir si s'inscrire offre des fonctions supplémentaires intéressantes, les résultats sont plus serrés, avec déjà 1 personne sur 6 sans opinion, qui n'a donc pas du tester, et parmi les restants, 1 personne sur 2 seulement qui le pense. Enfin, vous êtes loin d'être spammé d'articles, parce que vous êtes 8 sur 10 a trouvé que le nombre d'articles sélectionnés est encore raisonnable. Cela milite donc pour accueillir de nouveaux blogs.
La question suivante concernait l'utilisation du flux RSS d'Aggregator et là, seul 1 sondé sur 5 déclare utiliser le flux. Du coup, je pense plus à travailler sur l'interface web que le flux, même si quelques témoignages via les commentaires tempèrent cette position, car certains lecteurs utilisent uniquement un lecteur flux et jamais de navigateur.
La rubrique suivante de l'enquête était pour cerner un peu mieux le comportement des webmestres inscrits et leur utilisation des fonctionnalités actuelles. Ils sont quand même un tiers à surveiller que leur article est bien publié dans Aggregator Sama. Bizarrement, ils sont 3 fois moins à forcer la publication. C'est pourtant un moyen radical pour être sûr que l'article soit pris en compte. Soit l'option est un peu lourde à lancer, soit les webmestres ne la connaissent pas du tout, soit ils sont plus zen que je ne le pense et ils la patience d'attendre en moyenne 1 heure.
Je suppose aussi, que plusieurs d'entre eux doivent tiquer de voir leur article tantôt apparaitre en sélection, avant de disparaître après. Même si c'est pour filtrer l'article systématiquement de la sélection, je tâcherai de corriger le problème, histoire d'avoir un comportement cohérent.
1 sur 5 avoue regarder aussi le nombre d'étoiles à leurs écrits, ce qui est relativement peu et rassurant d'un certain côté. Ajouté à ça, les différents commentaires qui fustigent l'intérêt de la notation via les étoiles, je pense m'occuper d'autres points en priorité.
1 sur 6 jette un oeil à la page des statistiques. Là aussi c'est peu mais j'ai eu beaucoup de remarques pour compléter cette page, avec plus d'entrées, ou qui allaient dans ce sens, tel que suppléer la notation des étoiles avec le nombre de visites générées. Je pense arpenter cette piste, même si après les aficionados de la notation via différents navigateurs, je sens que je vais avoir droit aux cliqueurs fous pour booster ses statistiques. D'ailleurs, c'est peut être déjà le cas.
J'ai rajouté une question ouverte en demandant pourquoi un webmestre refuserait d'inscrire son site sur l'agrégateur. Le sujet n'est pas anodin parce qu'il faut attirer de nouveaux sites pour compenser la mise en sommeil des anciens et si possible des sites de qualité ou tout au moins originaux.
Quand j'ai conçu Aggregator Sama, l'une des problématiques que j'avais abordée était 'Pourquoi je ne serai pas heureux d'avoir mon site repris sur un agrégateur' et la première réponse qui est venue était 'parce que cela me duplique du contenu et me vole des visiteurs'. Du coup, le thème a beaucoup influencé la conception, aussi bien au niveau technique, qu'au niveau des messages écrits sur le site.
Je voulais voir avec les différentes suggestions s'il n'y avait pas des points à régler pour décider certains à franchir le pas de l'inscription, sachant que le processus d'enregistrement est plus simple qu'il y a un an. Les raisons avancées tournent souvent autour du même thème, avec quelques nuances:
- Pour éviter d'essuyer des critiques de la part de lecteurs exigeants
- Etre confronté d'un coup à un nouveau lectorat qui ne correspond pas forcément à celui souhaité
- Pour ne pas avoir un site assimilé à une communauté
- Pour vivre heureux, vivons caché
- Par peur d'être refoulé à l'inscription
Si c'est vraiment vrai, je rajouterai peut être sur le formulaire d'inscription, 'cocher ici pour ne pas être dans la sélection par défaut' en guise de période d'essai.
Je ne m'éterniserai pas sur la question concernant les points forts de l'agrégateur. Rien d'étonnant à voir revenir comme points positifs, sa simplicité mais aussi son contenu, avec le panel de blogs sélectionnés. Je conserve en revanche les réponses, pour éviter de casser ce qui plait au cour d'une nouvelle mise à jour. A noter, que les onglets des catégories plaisent beaucoup.
Pour les points à améliorer, c'est plus complexe et je n'ai pas tout dépiler en terme d'analyse sur la faisabilité ou l'intérêt. Il faut séparer aussi le bon grain de l'ivraie, avec certaines demandes farfelues. La question a aussi servi de défouloir pour certains lecteurs, qui m'ont sorti par exemple, 'le maillon faible c'est le blog <Y>', comme quoi certaines haines sont viscérales ;)
Je reviendrai sans doute sur d'autres idées dans le futur mais voici déjà quelques points
- Ajout des icônes pour identifier les sites
Vous avez du remarquer que la fonctionnalité est maintenant disponible avec l'affichage des favicons devant les titres des articles. Techniquement, j'ai fait simple en appelant un nouvelle fois une url Google qui référence les favicons. Vous indiquer l'adresse du site et il vous sort l’icône qu'il a. S'il n'y a que le favicon par défaut, c'est que Google n'a rien récupérer.
Autre information, une copie du favicon est sauvegarder sur Aggregator Sama pour éviter d'appeler Google à chaque affichage et une fois que la copie du favicon a été générée, le fichier reste en place jusqu'au prochain ménage ou rafraichissement manuel forcé.
Ne vous étonnez donc pas si vous avez changé votre favicon et que cela ne soit pas pris en compte. Il faut que Google l'ai pris en compte et que le cache expire sur Aggregator Sama.
- Conserver l'authentification
Là, j'ai appris que plusieurs d'entre vous n'arrivaient pas à rester logué d'une session à l'autre. J'ai augmenté le temps de session mais cela risque de ne pas être suffisant car normalement vous devriez tous conserver l'authentification par défaut.
Pour contourner le problème, vous pouvez vous authentifier sur le forum d'Animint – le forum, pas n'importe quelle page du site – en cochant la case 'Me connecter automatiquement à chaque visite'. Cela devrait vraiment forcer la conservation de la session.
Pour information, si vous vous déconnectez du forum ou du site Animint, cela coupe toutes les sessions donc aussi sur Aggregator Sama.
- Augmenter la taille du résumé
L'agrégateur est dépendant de ce qui est disponible dans les flux RSS des blogs donc il est possible d'augmenter la taille de l'extrait mais c'est souvent limité par le résumé disponible dans les flux. J'ai mis une valeur plus importante par défaut et pourrai mieux gérer le format en travaillant avec les versions intégrales dupliquées dans plusieurs flux. En revanche, le reste dépend des webmestres et de la taille des résumés qu'ils veuillent régler. Je peux juste leur faire passer le message.
Des agrégateurs célèbre contournent la limitation en allant directement le texte sur le site, au lieu de passer par le flux, faisant fi de la volonté du webmestre. Pour ma part, je considère que si un webmestre limite les informations dans son flux RSS, je ne vais pas aller au delà. De toute manière, ce sera trop consommateur d'effort et de temps de maintenance pour tenir à jour l'analyseur de pages distante.

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Les anime de l'été 2010 (1/2)
Par Pazu le 20 juillet 2010 21:07 :: Découvertes :: Aucun commentaire »
Shukufuku no Campanella
Le premier épisode introduit les protagonistes, mais il y en a tellement que de nouveaux visages apparaissent dans le deuxième chapitre, avec un pseudo début d'aventure, qui s'avère bien mièvre jusqu'à présent. Le fan service est soft et gentillet jusqu'à présent. Peut-être le scénario jouera sur un retournement d'atmosphère au moment le moins attendu, mais encore faudra-t-il continuer à suivre la série pour le savoir.
Densetsu no Yûsha no Densetsu
En parallèle, le jeune roi de Rolan, Sion Astal, revient à la capitale et est confronté à l'opposition des puissants barons de la noblesse et leurs abus, qu'il ne peut pas encore dénoncer publiquement, faut d'avoir suffisamment de soutien. Son arrivée sur le trône est encore récente et le pays se remet à peine d'une longue période de conflits, qui l'ont rendu exsangue.
L'épisode de la quête, qui n'aboutit à rien, donne un aspect conformiste à cette enième histoire chevaleresque, adapté d'une série de nouvelles. En revanche, la peinture politique du royaume de Rolan avec les machinations et les rapports de force révèlent une intrigue construite. Le deuxième épisode revient sur le début de l'accession au trône de Sion et révèle une atmosphère complètement tragique et gore, contrairement au premier épisode, cantonné à un registre plus comique. Difficile de dire, vers quelle ambiance, l'histoire va finir par pencher mais disons que le message est de ne pas vous cantonner au tout premier épisode.
Shiki
Pendant ce temps là, quelques personnages âgées sont retrouvées mortes, sans que cela n'attire l'attention des autorités jusque là. Un jour, cependant, Megumi est portée disparue.
La situation est d'emblée invraisemblable avec un énorme château occidental planqué aux abords du village, peuplé quand même d'un millier d'âmes. A part cela, l'investigation qui conduit à s'inquiéter de plus en plus des décès a priori naturels mais inexpliqués est bien menée. Le médecin du village prend un rôle prépondérant au fur et à mesure. Après, le rythme est assez décousu et empêche une montée d'adrénaline crescendo. Il faudra voir aussi le rôle donné à la mystérieuse famille, qui réside au château, en espérant que nous aboutissions à un dénouement correct et non pas à une fin bateau.
High School of the Dead
La situation est simple à exposer, avec un mort vivant qui se présente à la grille du lycée et qui massacre l'un des professeurs, qui se transforme à son tour et s'en va dévorer élèves et collègues sur son passage. En 2 temps 3 mouvements, le complexe scolaire se transforme en boucherie, où les rares survivants tentent d'échapper à leur anciens camarades.
Dans cette situation, l'experte en arts martiaux tire son épingle du jeu, tandis que d'autres révèlent tout leur potentiel dans l'adversité ou sont tout simplement chanceux. Je dirai que vous avez les ingrédients d'un film d'horreur classique, genre 28 jours plus tard ou Resident Evil, dans une configuration où tout semble mal parti, avec un mal qui sévit déjà l'extérieur et un groupe de rescapés qui ne devrait pas faire long feu avec les moyens du bord.
Seitokai Yakuindomo
A l'issue, de la discussion, il se retrouver enrôlé en tant que vice-président du conseil, histoire de représenter la gente masculine au sein des institutions de l'école. Après une brève entrée en matière, le récit se veut déjanté et burlesque, avec des remarques graveleuses qui sortent de la bouche des jeunes filles qui considèrent les garçons que comme des pervers en manque. Les blagues n'accrochent pas et ne comblent pas le manque de ligne directrice, qui va vite nous faire oublier ce titre.
Mitsudomoe
Les sketches ne font pas dans la dentelle et restent plutôt au ras des pâquerettes mais ils passent bien, notamment avec un rythme de récit soutenu. Chaque épisode comporte trois mini-histoires à l'intérieur.
Amagami SS
Le personnage principal, Junichi Tachibana, a connu une histoire malheureuse il y a 2 ans, avec un rendez-vous manqué pendant Noël, le jour traditionnel des sorties entre amoureux au Japon. Sa promise lui a posé un lapin et il ne s'en est jamais remis, vivant quasiment reclus sur lui-même. Cependant, le hasard fait que la coqueluche de toute l'école, Haruka Morishima, le remarque et de fil en aiguille, ils deviennent amis. Le garçon commence même à élaborer des plans pour aller plus loin, même si ses tentatives sont vouées à l'échec.
Plusieurs scènes sont incongrues – telles que le léchage de genou féminin - mais Amagami SS demeure une bonne histoire fleur bleue, avec une flopée de personnages féminins, joliment dessinées. Le scénario se concentre au début, sur les relations de Junichi avec Haruka, mais les autres concurrentes féminines se dévoilent petit à petit. Je doute qu'il y ait de grosses surprises à attendre mais l'ensemble est pour l'instant honnête, avec un approfondissement progressif de la personnalité des protagonistes.
Asobi ni Iku yo!
La situation se complique avec l'arrivée de la voisine amie d'enfance et de la prof d'école, qui découvrent l'existence d'Eris. Le scénario se lance ensuite dans un imbroglio occulte en liant les 2 commères à des groupes externes, l'une avec une organisation secrète et l'autre avec la CIA, qui veut enlever l'extraterrestre. S'ajoute une troisième amie de Kyo, éprise de lui mais qui se voit remettre l'ordre de l'éliminer avec Eris, en tant que tueuse à gage experte.
Alors que tout se met en place, le 2ème épisode arrive et balaie tout le montage, en rendant caduque les relations des uns et des autres. Finalement, en quelques minutes, tout le monde trahie sa hiérarchie pour prendre le parti d'Eris et Kyo, et les intrigues pseudo militaro-politiques des terriens passent à la trappe.
Les collègues d'Eris débarquent alors sur la Terre, avec en arrière plan, la présence de leur ennemie, une fille chien. Nous repassons à une image plus proche du monde d'Urusei Yatsura que des histoires sérieuses. Le scénario se joue visiblement des développements archi-classiques et essaye d'introduire des surprises et du pastiche dans la série, en respectant une dose de fan service.

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Japan Expo 2010 - Dimanche - Séquence émotion
Par Pazu le 08 juillet 2010 18:07 :: Manifestations :: 11 commentaires »
A l'approche de la clôture, je refais un tour des stands, en reprenant quelques photos ratées avant ou pour découvrir encore quelques nouveautés ou des endroits complètement zappés faute de temps, ou à cause de la foule trop importante par moment. Le dimanche matin est généralement plus calme et a été en fait plutôt agréable cette année. Ce n'était plus la forte canicule du jeudi et du vendredi, ni le mauvais temps du samedi matin.

J'ai entamé ma tournée de la scène principale par la conférence des Morning Musume, qui étaient sagement alignées dans leurs fauteuils, en répondant tour à tour aux questions posées par une traductrice, comme dans une classe d'école. Je vous fais grâce d'un compte rendu, les interventions ne faisant pas dans les révélations extraordinaires, dans le peu que j'ai suivi. Il était plutôt question d'adolescentes ravies d'être dans ce groupe et qui ont pris conscience de leur côté kawaii.
Dans ce genre d'exercice, la scène avec une avancée en T, classique pour les défilés de mode, éloignait les jeunes filles de leur public. Vous étiez plus proches d'elles en vous rendant à l'une des séances de dédicaces – où elles faisaient attention de prendre la pose entre deux signatures, quand on les appelait, même si la personne les photographiait de loin.

L'événement suivant était surtout la conférence de Tsukasa Hôjô, précédé par le Showcase de Clémentine, une chanteuse française, qui cartonne au Japon et plus globalement en Asie, avec des reprises de générique de dessins animés. Elle nous a interprété une chanson de Ponyo sur la Falaise, et deux classiques, à savoir un générique francisé d'Urusei Yatsura et un autre de Cat's Eye.

A mon grand plaisir, la conférence de Tsukasa Hôjô se faisait aussi avec un autre invité, le réalisateur Kenji Kodama. Je me désolais un peu de l'absence d'intervention publique de l'invité d'honneur pour la partie animation japonaise du salon, uniquement programmé pour des séances de dédicaces.
Le traducteur institutionnel, Pierre Giner, qui faisait office de présentateur et non plus de traducteur, posait les questions. Pierre Giner a d'abord rappelé le parcours de Kenji Kodama et son arrivée pour prendre les commandes de la deuxième série de Cat's Eye, produite chez Tokyo Movie Shinsha.
Quand Sunrise a voulu adapter City Hunter, ils ont cherché quelqu'un qui avait déjà travaillé avec Tsukasa Hôjô et son univers, et leur choix s'est porté sur Kenji Kodama, qui était aussi devenu un ami de l'auteur. Pierre Giner a aussi introduit Tsukasa Hôjô en rappelant quelques unes de ses créations.

La première question a concerné le générique de Cat's Eye, qui est très sexy et demandait ce que les invités en pensaient. Kenji Kodama a indiqué que le générique avait déjà été conçu avant qu'il ne participe au projet et qu'une version encore plus osée avait existé, avec une Hitomi nue à l'écran. Tsukasa Hôjô a confirmé les faits, en précisant que cette première version a été faite avant l'arrivée de Kenji Kodama, qui n'a connu que la 2ème version et que le studio, la Tokyo Movie Shinsha, refuse catégoriquement de ressortir la mouture d'origine, avec la séquence olé-olé.
Le thème de la discussion a ensuite concerné City Hunter, en occultant complètement les autres oeuvres, tels que Family Compo, Rash ou même Angel Heart. Là, c'était un peu l'inconvénient d'avoir Kenji Kodama à la même conférence, pour essayer de faire réagir les 2 invités sur chaque question. Pourtant, en pratique, certains sujets étaient plus pour l'un que pour l'autre. Je comprends que certains adeptes des autres titres aient été un peu déçus.
Quand l'adaptation de City Hunter a débuté chez Sunrise, Tsukasa Hôjô a été surpris de découvrir beaucoup de similitudes avec le projet de la Tokyo Movie Shinsha sur Cat's Eye, notamment au niveau des couleurs. Ce n'est que plus tard qu'il a découvert que les équipes techniques étaient quasiment les mêmes sur les 2 productions.
Il a affirmé qu'il suivait les épisodes de City Hunter à la télévision et il a déniché de bonnes idées introduites dans la série, qui ne sont pas dans son manga. Une question concernait les marteaux de Kaori, à savoir où elle les cachait. Tsukasa Hôjô nous a dit qu'une des explications est d'affirmer que les marteaux n'existaient pas vraiment et que leur taille était proportionnelle à la fureur de l'héroïne. Dans l'anime, il a trouvé fantastique que Kenji Kodama ait imaginé une scène inédite, où Kaori sort une massue de son tout petit sac à main.
Un autre détail concernait la mini Cooper utilisée par le héros, Ryo Saeba. Tsukasa Hôjô n'a pas trouvé crédible de donner une grosse voiture, style Mercedes, à son détective privé qui devait traverser les petites ruelles de Tôkyô. De plus, il a aimé l'idée de mettre la grande carrure de Ryo Saeba dans une voiture minuscule.
Il a vu aussi à quel point les approches pouvaient être différentes entre un dessinateur et un réalisateur, avec l'obligation dans l'anime de respecter un timing lié aux mouvements en temps réel, alors que dans le manga, il est plus focalisé sur les changements de plans.

Kenji Kodama a peiné pour animer les dessins de Tsukasa Hôjô, qui font très réalistes, voir trop. Il a trouvé une astuce en faisant changer de tête à Ryo Saeba à de nombreuses reprises pour apporter du mouvement, par ce biais là. En revanche, il a beaucoup aimé rendre les courses poursuites en voiture.
Le réalisateur s'est amusé à signaler qu'il n'était pas le plus grand fan de Tsukasa Hôjô au monde, mais qu'il se situait dans les 5 premiers et parmi ces 5, il était le seul capable d'effectuer une adaptation de ses oeuvres en anime. Conscient de sa chance et soucieux de ne pas décevoir les autres fans, il a effectué une première saison de City Hunter, très proche du manga original. Ce n'est qu'ensuite, qu'il s'est permis d'ajouter une touche plus personnelle dans les séries suivantes.
Un autre problème d'adaptation a été les fameux mokkori de Ryo Saeba dans la série télévisée. Kenji Kodama a pris en compte la présence d'un jeune public derrière les écrans et sans vraiment traiter le sujet de front, l'équipe a quand même fait attention à ce que les scènes soient softs. En fait, il a fait appel au talent du doubleur de Ryo Saeba, Akira Kamiya, qui transcrivait toutes les émotions via ses intonations, sa voix et les mots, plutôt que de faire visualiser la scène directement en images.
Incidemment, Tsukasa Hôjô a mentionné, que contrairement à ce que nous pourrions penser, le producteur de l'anime était très volontaire pour insérer des mokkori à l'écran, par ci par là, et il fallu les interventions de son éditeur et lui-même pour le convaincre du contraire.
Un autre sujet sexy a concerné les multiples personnages féminins qui croisent le chemin de Ryo Saeba. Pendant l'adaptation en anime, Kenji Kodama était ravi d'accueillir de belles actrices différentes chaque semaine pour doubler les clientes du détective privé. En revanche, à force d'enchaîner les épisodes, la production avait plus de mal à trouver des actrices différentes chaque semaine et ils ont du faire appel à des femmes d'âge mûr, à son grand désespoir.

Pierre Giner a rappelé que City Hunter est une des première série à intégrer des chansons existantes, qui n'avaient rien à voir avec l'anime, à l'origine, alors que d'habitude les chansons étaient écrites exprès. A ce sujet, quand Tsukasa Hôjô a écouté pour la première fois Get Wild, le premier générique de fin, il a été très sceptique en se demandant si ce n'était pas un plagia car il avait déjà entendu les chansons du groupe TM Network. Finalement, il a été soulagé quand la production lui a dit qu'il s'agissait en fait des mêmes auteurs.
Après leur générique pour City Hunter, TM Network est devenu très célèbre et un groupe à la mode. Pour la suite, Kenji Kodama se demandait s'il était possible de leur commander un autre générique, en doutant que le groupe daigne refaire ce genre de travail, en pleine période de succès. Les membres de TM Network ne se sont pas fait prier et reconnaissants de la notoriété que leur a procurée City Hunter, ils ont poursuivi leur collaboration avec l'équipe de Sunrise.
Tsukasa Hôjô aussi du parlé de la version en film live de City Hunter, avec Jacky Chan. Il ne s'est pas impliqué dans le projet et il pense que chaque adaptation est à considérer indépendamment de l'oeuvre originale. En revanche, quand la proposition de film est arrivée, City Hunter touchait à sa fin et l'auteur a pensé que cela ferait plaisir aux fans de jouer les prolongations via ce long métrage en prise de vue réelle.
Avec un tournage en Chine, un Jacky Chan loin de la plastique idéale du Ryô Saeba d'origine et un public déçu, Tsukasa Hôjô s'est demandé s'il avait bien fait de donner son accord.
Pour finir, le mangaka, très ému au final, a prononcé quelques mots en guise de conclusion, en se montrant touché par l'intérêt que suscite encore City Hunter auprès des jeunes générations, alors que le titre date maintenant de plus de 20 ans. Au début de sa carrière, jamais il n'aurait imaginé venir à Paris, avec ce statut d'invité d'honneur.
Il a ensuite entamé sa dédicace publique, un dessin de Ryo Saeba, d'abord sous un silence religieux, silence qu'il a demandé à briser tellement cela le stressait. Pierre Giner a donc poursuivi l'interview avec Kenji Kodama pour aborder encore quelques points que j'ai en fait déjà rapportés plus haut.


En chemin, je suis tombé sur une prestation au stand CoFesta, où une idole chantait son High Fat Milk sur un micro espace de 3 m2 mais devant une foule de spectateurs arrêtés dans le couloir et motivés pour mettre de l'ambiance. Elle a été bissée pour rechanter sa chanson – dont je n'ose même pas me souvenir le niveau intellectuel des paroles – et elle avait des sanglots dans la voix à la fin, tellement elle était heureuse de l'accueil chaleureux que les gens lui avaient réservée.

Le groupe Sekima II était à l'affiche du dernier concert prévu dans la salle de J.E. Live House. Le même jour, pendant la conférence de Tsukasa Hôjô, il y avait le showcase de Toshi de X-Japan mais ne pouvant pas être au four et au moulin, je suis resté dans la salle principale. Vous trouverez sans doute des témoignages ailleurs de l'événement, qui se résumait, de mon côté, à entendre les basses traverser les murs de la pièce de temps à autre pendant la conférence, les 2 salles étant côté à côte.
Revenons à Sekima II dont le look et l'attitude vous rappellent les protagonistes manga de Detroit Metal City, avec un excellent leader qui jouait les durs. Honnêtement, je ne suis pas resté aussi longtemps pour la prestation musicale, mis à part pour 2 ou 3 chansons, mais pour le show scénique. Le leader, ancien acteur, baragouinait des phrases en anglais mais aussi en français pour interagir avec le public, même si parfois je me demandais où il voulait en venir. Je pense que le coup de faire chanter le public n'a pas été une réussite mémorable mais c'était amusant.

Avec le rappel – ils sont revenus -, leur prestation s'est terminée à l'heure de fermeture du festival, où la plupart des stands commençaient à ranger leurs étales tandis que d'autres continuaient à servir leurs clients et avaient encore parfois des queues conséquentes devant. J'ignore pourquoi mais cela me rappelle les sports d'hiver, quand les remontées mécaniques doivent fermer le soir et que c'est votre dernier jour de ski.
Par rapport à 2009 et à 2008, l'édition 2010 a comporté moins de conférences phares avec les invités pour la partie japanimation et je craignais des trous dans mon programme, n'étant pas spécialement motivé par les thèmes du Comic Con. Je regrette toujours cet état des choses mais à part pour le jeudi, je me suis retrouvé rapidement à effectuer des choix cornéliens pour assister à tel événement plutôt qu'à un autre.
Si l'année dernière, je m'étais dit que j'irai un peu plus voir les concerts de J-Music en 2010, cette année, je n'ai pas pu rester en entier à des conférences captivantes sur la scène culturelle japonaise. A priori, je devrai y faire un peu plus attention l'année prochaine, en espérant que certains thèmes reviendront, à l'image des taiko et des sanchin d'Okinawa.

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Japan Expo 2010 - Samedi - Katsura et Mashima
Par Pazu le 07 juillet 2010 19:07 :: Manifestations :: 3 commentaires »
La première conférence animation concernait les Podcats, avec plusieurs membres de l'équipe qui présentaient cette série, qui fait partie des meilleures audiences du programme jeunesse sur France Télévision.
La séance était suivie par l'intervention de Masakazu Katsura, escorté par le staff des éditions Tonkam et malheureusement arrivé avec une demi-heure de retard, à cause de la mauvaise circulation. Cela a juste permis au public de jeter un coup d'oeil dans la salle d'à côté, où Tsukasa Hôjô commençait ses dédicaces.
Tsukasa Hôjô était lui-même précédé ce jour-là par les 8 adolescentes du groupe Morning Musume, qui avaient tenu un concert à part la veille au soir et qui se prêtaient au jeu des photos, en bonnes professionnelles et en n'oubliant pas de faire des coucous à leurs fans venus les saluer.

Aussitôt que Masakazu Katsura est arrivé, la session de questions réponses a commencé avec une demande explicite de la part de la personne de Tonkam d'orienter les demandes sur Zetman, sur lequel l'auteur travaille depuis 10 ans maintenant.
Cela n'a pas empêché les fans de poser des questions assez générales sur ses travaux passés. Masakazu Katsura a rapidement rappelé ses débuts professionnels avec le prix Tezuka qu'il a gagné au concours Shônen Jump, après 7 tentatives quand même. Sa carrière a vraiment décollée avec Wingman. Une personne a osé demander pourquoi il dessinait beaucoup de fessiers féminins et Masakazu Katsura s'en est sorti en disant que son éditeur lui demandait des scènes érotiques.
Il a cependant confirmé qu'il était l'instigateur du projet M, même si son éditeur était demandeur de scènes chaudes. Il s'est refusé à aller trop loin et a voulu se concentrer sur la romance pour élever le niveau de l'histoire.
A quelqu'un qui mentionnait qu'il avait déclaré avoir mis un terme à sa période de petites romances, il a souligné qu'il y avait un triangle amoureux dans Zetman et qu'il comptait faire perdurer ce côté romantique, preuve qu'il n'avait pas complètement abandonné le genre. Masakazu Katsura n'a pas de plan prédéfini par rapport aux thèmes qu'il compte aborder, sentai ou romance, et se lance dans des projets, selon l'inspiration du moment.

L'auteur a aussi mentionné qu'il était plutôt content des adaptations animées de ses ouvrages et en tout cas, il en était reconnaissant. Il a cependant souligné que les anime étaient différents de ses mangas et donc à considérer indépendamment.
Dans le nouveau Zetman, il voulait explorer un univers particulier et raconter une histoire, plus que faire revivre à tout prix le personnage qu'il avait déjà sorti en recueil. Le Zetman d'origine était un matériel intéressant à réutiliser mais principalement au service de son nouveau scénario et non pas l'inverse. Il estime maintenant qu'il est à peu près à la moitié du récit de Zetman.
L'histoire se déroule dans le présent puis bascule dans le passé. Un de ses lecteurs a demandé si l'action reviendrait au présent et dans quelle proportion. Masakazu Katsura a indiqué que c'était possible mais il s'est refusé à en dire plus, en demandant d'attendre.
Des questions plus classiques ont concerné son rythme de production, avec la parution d'un chapitre par mois, avec l'aide de ses 5 assistants. Pour sa part, il travaille en moyenne 4 heures sur chaque page et passe un peu de temps à discuter avec son éditeur, sans que cela ait un incidence sur le délai de parution. Zetman est le titre sur lequel il a joui de plus de liberté, jusqu'à présent.
Le public est revenu un peu plus sur le fond de Zetman en demandant si le titre ne devenait pas une critique sociale du Japon, avec son univers de plus en plus sombre. Masakazu Katsura ne le voit pas du tout sous cet angle là.
Il avoue s'être inspiré du film Batman de 1989 de Tim Burton qu'il trouve bien meilleure que la version Batman Begin. Masakazu Katsura considère cependant ses héros originaux, avec notamment, Jin, un personnage qui est dans une situation défavorable mais qui va quand même de l'avant, et bien que pas de nature humaine, il présente énormément d'humanité. Au contraire, Koga qui est un protagoniste positif et qui sombre dans l'obscurité.
Avec ses deux personnages antagonistes, qui ont une vision différente de la justice, le mangaka s'attache à ce que leurs deux versions aient raison, refusant de prendre ouvertement partie pour l'une ou l'autre des idéologies.
Enfin, Masakazu Katsura a rappelé qu'il avait travaillé avec Akira Toriyama sur 2 mangas, Sachie-chan Gû et Jiya, alors qu'un 3ème projet était aussi sur les rails mais il ne s'est pas fait pour l'instant.
Le mangaka a clos sa conférence, avec une dédicace publique avec le personnage de Jin.

Le créneau suivant était occupé par Hiro Mashima, l'auteur de Fairy Tail, visiblement très attendu et la salle conférence était vraiment blindée de monde, ce qui a été assez rare par rapport aux autres événements qui se sont succédés, à part peut être la diffusion des derniers épisodes de Fullmetal Alchemist Brotherhood et des animations autour.
Hiro Mashima avait quelques réponses convenues, qui faisaient plaisir à tout le monde, du style qu'il était déjà venu en France, un pays qu'il considère propice pour l'inspiration. Selon lui, l'attente de ses fans lui donne aussi le courage nécessaire pour tenir le rythme de publication.
Il a ensuite cité Dragon Ball et les oeuvres d'Hayao Miyazaki parmi les choses qu'il aimait bien et une liste de hobbies plus que classique : Jeux Vidéo, Films et Musique. Il a cependant participé à un groupe et il continue à jouer de la guitare pour son plaisir.
Les questions concernaient principalement Fairy Tail, dont il a imaginé le concept en se remémorant les parties qu'il faisait entre amis et la bonne ambiance qui s'en dégageait.
Il a abordé quelques anecdotes telles que celle sur pourquoi il a choisi des noms de saisons pour ses personnages. Il a d'abord rappelé que c'était une pratique courante au Japon d'avoir des prénoms liés aux saisons et pour son manga, il a considéré que c'était des prénoms sympathiques, faciles à retenir et à prononcer, même à l'étranger.
Il a indiqué que ses personnages féminins sont charismatiques et forts, et qu'il a sans doute été influencé par les femmes de son entourage réel. Hiro Mashima était en tout cas ravi d'avoir un lectorat féminin important, de même qu'il a été très satisfait de l'adaptation en anime, en trouvant cela génial.

Le mangaka a été peu locace sur les évolutions à venir, en déclarant qu'il avait quelques projets en tête, mais encore secrets. Il a également éludé quelques questions pour éviter de spoiler, sachant que certaines réponses sont déjà disponibles dans l'édition japonaise de Fairy Tail.
Il n'a pas encore imaginé la fin de son récit et même dans l'immédiat, il a du mal à se projeter dans les aventures suivantes de ses héros. A quelqu'un qui demandait si l'intrigue pouvait prendre une tournure dramatique, il ne l'a pas exclu, mais ce n'est pas du tout d'actualités pour l'instant. Il s'amuse beaucoup avec son monde de fantasy et de magie, issu de ce qu'il a toujours voulu inventer et encore une fois, il ne pense pas se mettre à des univers plus réalistes dans l'immédiat.
Hiro Mashima est revenu aussi sur Monster Soul, une autre histoire courte, avec un héros similaire à Frankenstein et dont il espère le succès auprès du public français.
Par ailleurs, nous avons appris qu'il fréquentait d'autres collègues de travail, dont Miki Yoshikawa la mangaka de Drôles de Racailles et une de ses anciennes assistantes. L'incongru est qu'il a travaillé pour elle et l'a épaulée sur un passage. Il ne s'est pas attardé sur l'impression que cela lui avait fait d'inverser les rôles mais il a dit que le passage sur lequel il avait travaillé, n'avait pas été retenu.
De son côté, Hiro Mashima travaille toujours de concert avec son éditeur, et il trouve normal que ce dernier le canalise. Il considère qu'un bon manga doit être plein d'imagination et lui-même n'en manque pas, mais il n'a pas forcément toujours de bonnes idées. L'avis de l'éditeur l'aide à rectifier le tir.
Je me suis éclipsé au moment où l'auteur allait entamer sa dédicace publique pour faire un tour rapide à la scène culturelle, avec une présentation du thé vert japonais. La démonstration changeait du sempiternel exercice de la cérémonie du thé en version abrégée. Là, il s'agissait de montrer les sortes de thés verts en détails, et d'expliquer.

Au même moment sur la scène principale commençait le showcase de Natsuko Aso, qui a interprété ses chansons avant le rendez-vous du World Cosplay Summit, qui envoie ses gagnants au Japon.

Le concours est toujours relevé au niveau des costumes et les présélections limitent la longueur du défilé, qui dure moins longtemps que les présentations avec 50 candidats qui se succèdent. En revanche, j'ai eu l'impression cette année que l'événement en lui-même n'aura duré qu'une demi-heure. Si j'ai bien compris, les gagnantes sont les mêmes qu'en 2009, avec des costumes différents quand même, mais cela ne m'étonne pas, par rapport à leur prestation scénique qui passait mieux que celle de leurs concurrents.

Mon dernier rendez-vous avec les activités du samedi a concerné la conférence donnée à propos du film Magical Lyrics Nanoha, en présence d'une des doubleuses, Yukari Tamura, qui a aussi une discographie importante de chanson d'anime. Bien que le film soit sorti depuis janvier 2010, la projection était vraiment une exclusivité car il a un bon succès et il est toujours programmé dans les salles de projection nippones. Le DVD et le Blu Ray ne sont donc pas encore disponibles. Les organisateurs de Japan Expo proposaient entre autres, 2 films inédits, une version live de La traversée du temps, sortie en mars dernier et un autre film en prise de vue réelle, Watashi no Yanashikunai Senpai, pas encore diffusé au Japon.

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Japan Expo 2010 - Vendredi - Allées et Cosplay
Par Pazu le 06 juillet 2010 23:07 :: Manifestations :: 4 commentaires »
Cette année, l'événement s'étalait sur 100 000 m2, soit 5 000 de plus que pour l'édition précédente, avec ses 165 000 et quelques visiteurs. Avec ce surplus de surface et une ouverture dès le jeudi matin, les organisateurs tablent à nouveau pour une fréquentation en hausse mais il faut attendre quelques temps avant d'obtenir les chiffres définitifs.

Le festival s'articulait autour d'un Hall 5 complètement occupé par Japan Expo, avec un jardin intérieur, et prolongé par deux salles immenses, à l'opposé de l'entrée. Un accès en biais communiquait ensuite avec le Hall 6, à moitié rempli par le reste des exposants, notamment toute la partie Comic Con.
Au niveau de l'entrée du Hall 5, vous retrouviez les stands des éditeurs anime manga et les boutiques de japanimation. C'était également un des coins pour retirer le plan du festival et le programme du jour pour ceux qui pénétraient par là. Cette année, les documents n'étaient pas dans des sachets plastiques que vous piochez dans un grand bac mais disposés auprès des piliers. Je m'attarde sur le détail car j'ai croisé des personnes qui se demandaient où il y avait des programmes et des plans...
Autre nouveauté, le programme disponible était uniquement celui du jour et non pas un condensé des 4 jours. C'est certes moins pratique mais peut être cela a permis d'avoir plus facilement des documents à jour. J'ai constaté que le programme du samedi version presse, disponible le jeudi, était légèrement différente de celui distribué le samedi matin pour les visiteurs. Entre les 2, un concert avait disparu.

Revenons à la disposition des lieux. Le long du jardin intérieurs, vous trouviez le coin media et musique, avec notamment le stand de Nolife, où était tourné en direct le dernier J-Top de la saison le vendredi soir. En fait d'autres médias étaient répartis à d'autres endroits, notamment la chaîne MCM, située dans le coin opposé du Hall.
Après, une petite moitié de l'espace était réservées aux jeunes créateurs et leurs collections de vêtement et l'autre grande moitié était pour les fanzines.
Au delà du jardin intérieur, les étendues étaient plutôt désertes mais avec le coin des activités, où de multiples associations étaient en charge d'organiser des animations et des jeux. La principale salle d'activités était tenue par l'association Tengumi. Au moins, ils étaient visibles en étant ouvert comme une salle de conférence, mais ce n'était sans doute pas la panacée pour les petits stands à côté, qui devaient bien entendre leur sono. Une deuxième salle d'activité était à l'autre bout du Hall, mais cloîtrée dans des murs, comme l'année précédente.
Les éditeurs ne sont pas allés de main morte en guise d'étalages et plusieurs ont pris des grandes surfaces, en dédiant des pans entiers à telle ou telle série. L'espace de lecture Club Seinen était complété par une exposition conséquente mais peu fréquentée, consacrée à Ishinomori l'auteur de Cybord 009.

Les amateurs de oldies avaient aussi le plaisir de découvrir une boutique Osamu Tezuka, qui n'hésitait pas à proposer des mangas en version originale du maître japonais.
Un présentoir Shônen Up faisait plus restreint et plutôt commun, si ce n'est qu'il comportait des dédicaces originales d'auteurs célèbres.

L'espace le plus visible était l'exposition consacrée aux oeuvres de l'invité manga du salon, Tsukasa Hôjô en l'honneur de ses 30 ans de carrières. Outre un aperçu de ses meilleures illustrations, issues de Cat's Eye, City Hunter, Rash, Family Campo ou Angel Heart, une pièce affichait les différentes caricatures de l'auteur, qui ressemble effectivement en vrai aux dessins que vous avez de temps à autres sur les couvertures de ses mangas.
Les organisateurs ont affiché dans la même pièce les dessins faits par d'autres auteurs, en l'honneur d'Hôjô, le plus souvent en reprenant ses personnages mais en y mettant leur style. Ainsi, vous reconnaissez facilement la patte de Rumiko Takahahashi (Ranma / Inu Yasha) et de Tetsuo Hara (Ken le survivant). En revanche, c'est moins évident avec d'autres auteurs que ce soit Yoshihiro Togashi (Hunter x Hunter) ou Takehiko Inoue (Vagabond).

Les stands des institutions japonaises étaient un peu plus loin, avec la salle de conférence culture asiatique et les adeptes des différents arts martiaux, avec tatami et aire de tir à l'arc, sans oublier des espaces zen de relaxation et massage.
L'espace conférence a accueilli des prestations maintenant classiques tels que les démonstrations d'arts martiaux ou les concerts de Taiko – les tambours. Les actrices de Kamishibai ont fait plusieurs représentations, en prenant des histoires d'Osamu Tezuka adaptées pour le théâtre ambulant.

Les interventions intéressantes concernaient des sujets variés tels que le pèlerinage des 88 temples à Shikoku, sur 1 200 km de long. A ce sujet, je signale que vous avez encore quelques jours pour postuler à un séjour de 10 jours en octobre 2010, organisé par l'association Shikoku Muchujin.
J'ai également redécouvert la richesse de la laque asiatique, l'ancêtre des plastiques, qui a besoin de 80% d'humidité et d'une chaleur ambiante de 25°C pour être travaillée. Le sujet était abordé de manière moderne en soulignant la présence d'artisans européens dans un pré carré réservé aux Chinois et aux Japonais, jusqu'à récemment.
Les spécialistes sont revenus sur l'historique des productions en mentionnant la crise traversée par le secteur récemment, avec des produits maintenant orientés grand public et une industrialisation galopante, alors que le domaine était encore artisanal dans les années 1980 et cantonné au cadeaux de luxe, pour les chefs d'état notamment. Ils ont rappelé que des crises ont déjà touché le secteur dans son pays d'origine, la Chine, dès le 1er siècle après Jésus Christ, où les gens se servaient de la laque pour fabriquer leurs ustensiles quotidiens, bols ou casseroles.
L'arrivée du bronze a mis fin à l'hégémonie de la laque sur ce créneau et il a fallu attendre quelques siècle pour revoir son expansion. Avec l'arrivée des Mongols, qui ont carrément interdit l'artisanat pendant un siècle, la connaissance de la fabrication a même été perdue en Chine. Heureusement, l'art de la laque s'était déjà répandu au Japon, où les Chinois ont envoyé leurs gens se faire former pour réintroduire le savoir faire dans leur pays.
A cette période, l'utilisation de la laque, qui était très fonctionnelle avant, est devenue plus artistique et élitiste avec notamment la conception de fameux meubles laqués et autres oeuvres qui ont inspiré des impressionnistes européens.
Tout au fond, l'une des 2 grandes salles accueillait les concerts de J-music. J'ai pu faire un tour le matin pour voir la prestation du groupe de Visual Kei ViVid.

La deuxième salle servait pour les autres événements phares tels que les concours de cosplay l'après midi. Le défilé d'une heure et demi était précédé ce jour là du Show Case d'un trio de chanteuses, C-Zone.

Chaque année, certains costumes se démarquent et 2010 ne fait pas exception. En revanche, aucune prestation scénique ne m'a particulièrement marqué cette fois-ci. Japan Expo a aussi comme particularité d'avoir beaucoup plus de cosplayeurs libres dans les allées que de personnes qui participent aux défilés organisés sur la scène principale. Les concours sont relativement contraignants car vous devez être présent avant et attendre votre tour mais les participants n'ont pas à faire la queue le matin à l'entrée. Les inscrits passent par la porte des artistes.

Sinon entre les 2 accès aux grandes salles, un espace conséquent permettait aux cosplayeurs libres de déambuler pour se faire prendre en photo ou pour rejoindre la scène de cosplay libre et les différentes associations.
La scène du cosplay libre était proche du grand complexe Nintendo à la gloire du Professeur Leyton cette année, dont une adaptation en anime était projeté en boucle à huit clos.
Des petites salles sont sur le chemin pour aller du Hall 5 jusqu'à la scène principale, dont la salle officielle dédiée au karaoke, même si plusieurs autres stands proposaient une activité similaire. Les petites pièces sur le côté, juste avant l'entrée, étaient réservées aux projections vidéo et étaient l'un des endroits les plus frais pendant cette journée caniculaire.
Le Hall 6 regroupait le pôle jeux vidéo avec des stands imposants dont celui de Konami, mais aussi une scène du salon spécifique pour des animations et des finales de tournois. A mi-chemin, le stand Bandai prônait ses figurines de Saint Seiya tandis que des mini reproductions du bateau One Piece et de la maison de Dragon Ball prônaient trônaient au dessus de consoles Wii et autres PS3.
Notez aussi la présence d'un stand Coca Cola avec carrément un mini bus et quelques voitures, décors plantés pour jouer mais surtout récupérer des petites canettes gratuites, qui ont du en servir à plus d'une personne. Des filles distribuaient aussi des bonbons Haribo dans les allées. Pas sûr que les stands de ventes, notamment de bonbons, aient apprécié les opérations publicitaires.

Le côté jeux vidéo est beaucoup plus mélangé avec les stands de la Comic Con, qui présentait un panel d'invités copieux, dont Christin et Mézières, les auteurs de Valerian. Comme dans la partie japanimation, vous pouviez visiter plusieurs petites expositions.
La foule était particulièrement dense dans ce coin là, notamment à cause du point dédicace, où les gens s'agglutinaient pour participer au tirage au sort et obtenir un précieux sésame pour la signature et la rencontre avec les auteurs, mangakas, chanteurs ou autres. La queue s'étirait le long de l'espace tuning, rempli de jolies mécaniques. Il manquait peut être des hôtesses pour faire genre salon de l'auto.
En revanche, en continuant du côté des stands amateurs Comic Con, les jeux de rôle grandeur nature ou même les jeux de plateau ou les associations de robotique, la fréquentation diminuait fortement. Il faut dire qu'il y avait un grand espace vide au bout, ainsi qu'une salle de projection régulièrement déserte, à côté des salles de conférence, mieux remplie en générale et les espaces pour les dédicaces.
Le vendredi, c'était l'occasion de voir en dédicaces, Hiro Mashima, l'auteur de Fairy Tail ou encore Kenji Kodama, le réalisateur du dessins animé de City Hunter.

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Japan Expo 2010 - Jeudi - Japan Expo Awards
Par Pazu le 05 juillet 2010 20:07 :: Manifestations :: 1 commentaire »
Jeudi est la journée de découvertes des stands et notamment du lieu, chamboulé par rapport aux 2 années précédentes, avec la fermeture du Hall 4 au profil du Hall 6. Cela désoriente pas mal au début, en inversant presque la disposition de la section Comics / Jeux Vidéo par rapport au corps principal du festival dans le Hall 5.
Je reviendrai un peu plus en détails sur la disposition des lieux dans le billet du vendredi, bien que je n'ai pas trop de chose à dire sur le programme du jeudi. Je pensais débuter les festivités en regardant le défilé cosplay Tonkam, qui devait commencer à la mi-journée mais qui a pris du retard.

La mangaka était ensuite au stand Glénat pour poursuivre ses activités pendant le salon, que ce soit pour refaire une démonstration de dessin ou faire office de jury pour un concours Kilari. Le côté sympathique était de la voir déambuler incognito dans les allées de Japan Expo, où elle photographiait quelques cosplayeurs qui prenaient la pose et qui ignoraient visiblement qu'ils avaient en face d'eux une des invités du salon.
Pour revenir à jeudi, je suis allé faire un tour du côté de la salle réservée aux concerts, estampillé JE Live House, contrairement à l'année dernière, où je n'avais assisté qu'à la dernière représentation de Kanon Wakeshima. Là, j'ai commencé avec HITT & Guests, qui en jetaient visuellement mais moins musicalement. J'ai en revanche plus apprécié Doping Panda, qui a proposé des compositions plus intéressantes.
Les invités étaient à pied d’oeuvre avec le début des dédicaces, avec Noriyuki Iwadare, l'auteur des musiques de Grandia et son groupe de musiciens. En fin de journée, ils ont tenu leur premier concert pour Japan Expo.

La séance de dédicaces suivante était avec l'invité d'honneur manga, Tsukasa Hôjô, le mangaka de Cat's Eyes, City Hunter, Family Compo ou encore Angel Heart. Il s'est amusé à prendre quelques photos avec son téléphone portables, dont certaines ont fini sur son twitter.

Après ce fut l'heure d'aller à la remise des Japan Expo Awards, une cérémonie qui réunit la profession et récompense les oeuvres sorties en France, mangas, anime, films asiatique, jeux vidéo ou encore J-music. Une sélection officielle a été publiée en février et le public a voté via le net, comptant pour 50% des voix. L'autre moitié des voix revient à un jury.

Hormis l'attente dans la chaleur à l'extérieur de l’amphithéâtre qui lui, était climatisé, j'ai un meilleur souvenir de cette édition que de celle de l'année dernière. Sans doute était-elle moins longuette pour un exercice qui ne soulève pas les passions mais déjà le duo de présentation était plus adéquat et ne cherchait pas à faire des blagues désespérées – et désespérantes. La présentatrice de MCM, Noémie Alazard était rayonnante et Claude Yoshizawa, est aussi du milieu.
Il se tapait en revanche la traduction live en japonais pour les quelques invités présents dans la salle. C'était peut être un peu trop pour enchaîner à la fois son propre texte en français, la traduction juste après, mais aussi la transcription des propos de sa voisine et des personnes recompensées qui venaient dire quelques mots à la tribune.

Le fait d'avoir ouvert la cérémonie aux billets premium a rendu le public un peu moins sage et un poil plus vivant pendant les énumérations des titres, juste avant l'annonce du lauréat, ce qui n'est pas plus mal.
Le détail des résultats est disponibles sur le site officiel et ne présente pas de choix incongru, à la vue des titres présélectionnés. A l'extrême, faute de concurrence sur le créneaux, les trois bande originales en course pour le prix éponyme, étaient toutes sorties chez Wasabi records. Kazé a raflé pas mal de prix en tout mais au niveau musique, Gan-shin a eu 2 trophés sur 3.
L'aspect mini César peut prêter à sourire mais l'événement en est à sa 5ème édition et cela reste une reconnaissance au sein de la profession, à en juger, par exemple, la réaction des gens de Tonkam, contents d'avoir enfin obtenu une statuette, pour RG Veda. Pour ce prix de la meilleure édition manga, j'étais un peu surpris du résultat, car il y avait la concurrence du manga de Code Geass. Je m'attendais plus à un concours de popularité et d'ailleurs en anime, Code Geass a été élu meilleure série originale. Avoir finalement choisi RG Veda est finalement tout à l'honneur du système de votes.
Avant la cérémonie, le groupe Orientarythm est venu faire leur démonstration de kata, suivi par Gamushara Ôedan, les supporters pure souche japonaise, venus crier leurs encouragements avec ferveur. Vous avez certainement du les croiser dans les allées de Japan Expo et ils passaient rarement inaperçus.

Cette année, nous avons vu deux Japan Expo Awards supplémentaires. L'un était en fait pour récompenser le prix traditionnel Asie-ACBD, qui est revenu sans surprise à Pluto de Naoki Urasawa.
Enfin, l'académie a accordé un Japan Expo Award d'honneur à Tsukasa Hôjô pour ses 30 ans de carrière. C'était l'occasion de rappeler l'importance de ses oeuvres pour toute une génération de fans français.

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Prélude - Des invités sont arrivés
Par Pazu le 30 juin 2010 22:06 :: Manifestations :: Aucun commentaire »
Avant la séance de dédicaces d'An Nakahara, le staff des éditions Glénat a organisé une conférence de presse en présence de l'auteur et de son éditrice. Stéphane Ferrand, responsable éditorial chez Glénat a introduit l'importance de Kilari dans leur catalogue, un des rares mangas à ses yeux à s'adresser aux petites filles pour prendre dignement la suite du créneau uniquement occupé en France par Card Captor Sakura jusqu'alors.
La session devait être l'occasion de rappeler le programme des festivités d'An Nakahara pendant Japan Expo, qui, outre les dédicaces quotidiennes, participe à une conférence dès le jeudi, doit faire une démonstration de dessin et jouera les jury pendant un concours mixte, alliant cosplay, dessin et karaoke.

En fait, le rendez-vous s'est mué rapidement en séance de questions réponses entre la mangaka et l'assemblée. Je tente ici d'en faire une synthèse rapide.
An Nakahara ne s'est pas attardée sur son parcourt avant de devenir dessinatrice, si ce n'est que son métier est la consécration d'un rêve d'enfant, marqué par la lecture de plusieurs mangas classiques, pas forcément shôjô. Elle apprécie également de pouvoir jouer les stylistes dans ses dessins, une autre passion qui lui tient à coeur. Pour ses vêtements, elles s'inspire des contenus des revues de mode, en y ajoutant sa touche personnelle.
Elle est aussi très contente des retours faits par ses fans. Elle reçoit environs 500 lettres par mois de la part de son lectorat japonais. A ce sujet, l'équipe Glénat lui a aussi montré des dessins faits par les lecteurs et lectrices françaises. Elle est très honorée d'être invitée en France et contente de découvrir son public ici, qu'elle imagine encore jeune. Au Japon, des rencontres sont également organisées avec son public, à raison d'une séance de dédicaces tous les 6 mois environs.
L'expérience professionnelle a formaté An Nakahara pour effectuer des projets orientés shôjô mais le succès de Kilari a été plutôt inattendu. Elle a mis une semaine pour fixer le titre, ce qui lui a semblé beaucoup par rapport au temps total consacré à lancer une nouvelle série, de l'ordre d'un ou deux mois. En moyenne, elle et ses 3 assistantes abattent le travail à raison d'une trentaine de pages tous les quinze jours, avec un surplus s'il faut colorier les dessins.
Ses assistances se chargent des décors, d'effacer les traits ou encore de coller les trames, tandis qu'elle se focalise sur les personnages et que le groupe tient ses délai, au grand bonheur de l'éditrice qui loue la ponctualité de sa mangaka, contrairement à certains mythes répandus sur l'inévitable retard que doivent avoir les dessinateurs. An Nakahara considère la tenue des planning comme un devoir et elle s'y tient. D'un autre côté, elle déclare jouir d'une grande liberté dans ses choix avec uniquement quelques réglages imposés par son éditrice.
Pour le scénario, elle laisse libre recourt à son imagination, avec par exemple, aucune recherche particulière pour retranscrire le fonctionnement du monde du show business. Elle tient à conserver un aspect magique et surtout pas réel. Elle essaie de se mettre à la place de son jeune lectorat féminin pour trouver la meilleure histoire, en se remémorant aussi sa propre enfance.
Selon elle, Kilari se démarque des autres mangas shôjô par son histoire d'abord centrée sur son héroïne et son parcourt, plutôt que par le harem masculin qui l'entoure. A ce sujet, notez qu'An Nakahara lit d'autres mangas shôjô, mais de manière professionnelle pour voir ce que produit la concurrence. Un autre point important pour elle, est d'avoir un manga qui suit l'évolution de la société. Un mauvais shôjô est déconnecté du monde actuel. Elle exclut juste de son analyse les shôjô classiques où la notion de mode n'existe pas.
Dans Kilari, elle a introduit aussi beaucoup de personnages kawaii, - autant de candidats pour faire des pelcuhes – mais pour elle, ces protagonistes sont surtout idéaux pour son jeune public, qui peut les redessiner plus facilement que les personnages humains.
Parmi la masse de produits dérivés, elle a joué peu de rôle, laissant le travail exécutif à sa maison d'édition. Les adaptations en anime se font sans elle. Cependant, elle s'y intéresse aux goodies de près et par exemple, elle a joué et terminé toutes les adaptations en jeux vidéo de Konami.
Après 14 tomes et près de 6 ans, An Nakahara a mis un terme à Kilari au Japon. L’interruption d'une série à succès peut étonner quand vous voyez le nombre de tomes pour certains shônen, mais pour l'auteur, 6 ans c'est déjà très long pour un shôjô, avec un renouvellement des générations de lectrices, à peu près tous les 2 ans. D'autre part, si la série est trop longue, le jeune public ne peut pas l'acheter, faute de moyen et enfin, la mangaka avait envie de travailler sur autre chose.
Elle travaille actuellement sur un nouveau récit, encore en gestation, dont les premiers chapitres devraient paraitre en octobre 2010, a priori une histoire dans le cinéma, centrée sur une actrice.

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L'Animage de juin 2010
Par Pazu le 23 juin 2010 21:06 :: Découvertes :: Aucun commentaire »
Hetalia Axis Power a droit à un micro de 6 pages pour présenter le film, sorti le 5 juin, Paint it, White – Shiroku Nure. Le titre est à l'honneur mais le film a été programmé dans très peu de salles et une apparition éclaire dans les profondeurs du box office japonais.
La rubrique d'après présente les classements du 32ème Anime Grand Prix, que j'ai déjà abordés en long et en large dans un article précédent.
Ensuite, le magazine traite comme à son habitude les séries en cours de diffusion, mais aussi quelques titres phares qui commencent leur diffusion dès juillet. S'enchaînent ainsi la nouvelle série de Sengoku Basara, le retour d'Inazuma Eleven, Durarara, Ookiku Furikabutte, Sarai-ya Goyô, Fullmetal Alchemist Brotherhood, Fairy Tail, Kuroshitsuji 2 avec le nouveau duo maître domestique, ou encore Strike Witches 2 avec ses héroïnes en maillot de bain.
Il est également de plusieurs films, passés ou à venir, tels que le long métrage résumé de Gintama, Trigun Badlands Rumble, Bungaku Shôjô – la fille littéraire – et toujours Gundam 00 – a wakening of the Trailblazer déjà abordé le mois dernier alors que sa sortie sera en septembre, au plus tôt. Le prochain Ghibli, Karigurashi no Arietta a sa double page, avec une date de lancement au 7 juillet qui approche à grand pas. L'histoire nous plonge dans le monde de la légende des petits hommes, transposée de l'Angleterre d'après guerre à la banlieue ouest du Tôkyô d'aujourd'hui.
L'interview du mois se déroule avec Mitsuru Aoyama, un vétéran de l'animation, qui ne s'est visiblement pas encore essayé à la réalisation mais qui a souvent occupé le poste de directeur de l'animation. Il a à son crédit les séries et le film de Futari wa Pretty Cure, ainsi que des Precure All Stars. Il a participé également à l'adaptation en anime de Hana Yori Dango et de la série des Petits Malins.

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