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Animint est un site francophone de référence sur les dessins animés japonais et le manga. Outre ce blog, il comporte plusieurs milliers de pages de texte illustré, que nous vous invitons à découvrir.

Google est-il l'ami des sites web manga?

Par Pazu le Samedi 08 décembre 2007 13:44 :: Webmastering

2007, Webmaster

Lorsque vous souhaitez un nouveau visiteur à moindre coût, le nombre d'options est réduit et la voie la plus courante est de le voir arriver sur votre site via les moteurs de recherche internet. En France, j'utiliserai plutôt le terme moteur de recherche au singulier, sachant que Google vampirise tout le créneau chez nous, laissant les autres Yahoo et consort loin derrière. Pire, son utilisation est tellement bien rentrée dans les moeurs que beaucoup ignorent l'utilisation de la barre d'adresse et rentrent directement les urls dans le formulaire de recherche du moteur.

Quel intérêt me direz-vous d'avoir de nouveaux visiteurs? Pour en avoir tout court déjà, surtout dans un domaine anime manga, où les gens peuvent se lasser et passer à autre chose, tous blasés qu'ils sont. Puis, si vous tenez un site, c'est logique de vouloir des visiteurs - après, il y a toujours la question du "pourquoi faire un site?" J'éviterai d'émettre un avis dessus sinon mon propos risque de s'égarer violemment en annonçant que quatre vingt dix pourcents des sites auraient mieux fait de ne pas voir le jour.

Après, vous pouvez vous demander pourquoi vouloir beaucoup de visiteurs? Là, nous avons surtout l'aspect économique qui transparaît. Animint n'a pas - jusqu'à quand? - de bannières publicitaires qui s'affichent à tout bout de champ mais le nombre de lecteurs a évidemment son importance de ce point de vue là, si vous êtes liés à une régie. Je doute également que les éditeurs ne s'attardent pour organiser des concours ou même nous envoyer un simple service de presse, si le site ne faisait que deux visites par jour.

Il existe donc une certaine importance à être positionné en bonne place sur les pages de résultats de l'ami Google, notamment sur les requêtes concernant la thématique du site. Un féru de vins de Bourgogne peut arriver par erreur sur cette page du site mais il repartira aussitôt car ce n'est pas le genre de boutiques qu'il cherchait. Cela l'est moins pour quelqu'un qui cherche les dernières sorties manga ou plus d'informations sur Kamichu!

La méthode onéreuse pour tenter de booster sa visibilité sur la planète Google est de s'acheter des espaces publicitaires soit sur le moteur lui-même, soit sur les milliards de pages qui relaient ses annonces. Bien entendu, il faut choisir avec soin les thématiques qui feront apparaître le lien sponsorisé. J'ai encore en mémoire, le message relayé par une entreprise du CAC 40, qui vantait auprès de ses soixante mille employés d'avoir mené une grande campagne d'achat publicitaire sur le moteur et d'avoir capté X millions de clics sur leur lien sponsorisé, lorsque les internautes tapaient le nom de la société…

A moins d'être une cruche dans le choix de son nom de domaine ou de pouvoir être confondu avec un nom commun, un site apparaît toujours en tête des recherches sur la requête du nom de domaine, surtout quand le site est important. Cela ne me viendrait jamais à l'esprit d'acheter un lien sponsorisé lorsque quelqu'un tape "Animint" mais si certains ont des sous à dépenser par la fenêtre, tant mieux pour eux. Un achat sur "manga" ou "dessin animé japonais" serait plus pertinent, en ce qui me concerne.

Outre les dépenses marketing, les webmasters ont dans leur besace, des techniques de référencement pour améliorer "gratuitement" leur visibilité, sur le moteur de recherche numéro un en France. Cela va du simple bon sens pour faciliter l'indexation du site par les outils du moteur, à des manoeuvres beaucoup plus sophistiquées pour lui faire croire que votre site est plus pertinent que les autres.

Cela explique techniquement une partie de mes réticences pour transformer la page d'accueil d'Animint en une version dynamique, alors qu'actuellement la version classique apparaît par défaut. Le site perdrait forcément en lisibilité du point de vue des robots indexeurs. Cependant, ce n'est la raison principale, car j'ai cru comprendre que les habitués sont attachés à la version statique de la page d'accueil. 

L'algorithme précis qui détermine la pertinence des pages selon Google est tenu secret pour décourager les tricheries liées à une optimisation abusive. Cependant, quelques règles empiriques se dégagent avec notamment une importance donnée aux liens qui pointent sur votre site et au texte utilisé pour le décrire. Ainsi, se targuer d'être le meilleurs site manga de l'univers est toujours mieux que d'être décrit comme une page web nulle à chier. Le panel complet pour référencer son site est loin d'être simple à maîtriser et les efforts à fournir pour améliorer son classement ne sont pas anodins. Il s'agit d'un véritable métier pour certains et toujours d'un travail de longue haleine.

Pour ne rien arranger, le fameux algorithme est en perpétuelle évolution chez Google et la formule miracle pour booster son rang peut devenir obsolète au bout de six mois, voire être considérée comme une tricherie et passible d'un bannissement du moteur de recherche. Dernièrement, des annuaires se sont pris deux paires de claques et ils ont sombré dans les méandres du classement à trop vouloir être bien référencés. Economiquement, les conséquences peuvent être catastrophiques pour un site qui table sur des visiteurs qui proviennent essentiellement  du moteur de recherche. Rétorsions justifiées pour certains, abus de position dominante de Google pour d'autres, le débat fait son bonhomme de chemin.

Dans l'absolu, comparer un site avec quatre cent mille visites par mois à un autre qui n'en a que cent mille n'a pas grand sens, si vous ignorez le taux de rebonds des sites. Ce taux de rebonds traduit la part d'utilisateurs qui ont vu une seule page du site puis s'en sont allés. C'est le comportement habituel des usagers qui arrivent via un moteur de recherche, car ils sont plus focalisés sur leur requête que sur votre site.

Un tel visiteur a beaucoup moins de valeur que celui qui revient régulièrement, qui est réceptif à tous vos messages et qui se sent concerné par la vie du site. Ce dernier est également un bon client pour participer au forum, laisser des commentaires et participer à l'animation en général.

Ainsi, tout en maintenant un nombre de visiteurs conséquent, un palier de qualité est franchi lorsque vous vous affranchissez des butineurs issus de Google. Les moyens ne manquent pas pour fidéliser votre lectorat avec les lettres d'information par mail, les flux RSS et diverses animations. D'où l'importance que j'accorde aussi aux communautés et populations de lecteurs, aussi  modestes qu'elles soient, style blogchan ou sama.

De mon point de vue, le référencement pur a une importance toute relative et elle ne justifie ni toutes les dépenses d'énergie ni toute l'obsession à son sujet. Je suis lassé par ces sites qui envoient des mails pour réclamer des échanges de liens à tout va en page d'accueil, en voulant me persuader que le net ne peut pas vivre sans eux. Quand j'apprécie un site, je fais un lien naturellement vers lui à l'occasion, sans me prendre la tête – ou bien le site trouve bien le moyen de nous soudoyer d'une façon ou d'une autre – D'ailleurs, il faudrait que je pense un jour à placer un lien "envoyez vos dons" pour financer ma prochaine PS3… euh… l'hébergement du site – n'y voyez aucune coïncidence si le montant demandé est le prix d'une PS3 hein…

Un peu plus sérieusement, un bon référencement arrive aussi de façon naturelle, du moment que vous tenez correctement votre site en suivant les règles du b.a. ba, à savoir soigner son accessibilité et tenir à jour son contenu en proposant régulièrement de nouveaux articles. Ignorez Google, pensez à vos lecteurs.
 
Référencement


Post scriptum:
Et vous, comment avez-vous découvert Animint? Pas en recherchant "petite culotte manga", j'espère...

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Impressions sur les anime de l'automne 2007 (4/3)

Par Pazu le Vendredi 07 décembre 2007 14:25 :: Découvertes

2007, Série

Il serait temps d'en terminer avec la présentation des anime marquants parus cet automne parce que certains touchent déjà à leur fin.

Parmi eux, Ef : A tales of memories, tiré tout droit d'un visual novel, un roman à mi chemin entre le simple support multimédia et le jeu vidéo. La série de douze épisodes relate les histoires de coeur de trois lycéens. La première concerne Renji Asoto qui rencontre régulièrement après les cours, Chihiro Shindo, dans une gare abandonnée. La jeune fille lit un roman et a un comportement très effacé.

La seconde histoire concerne Hiro Hirono qui fait la connaissance fortuite de Miyako Miyamura qui lui emprunte brusquement sa bicyclette alors qu'il s'apprêtait à fêter Noël avec des amis. Finalement, il passe la soirée avec Miyako, qui fréquente le même lycée que lui. Le troisième garçon apparaît peu dans le premier épisode mais il s'agit de Kyosuke Tsutsumi, qui a une petite amie mais qui a eu le coup de foudre pour une inconnue croisée dans la rue.

Pour mettre un peu plus de piquant dans les relations, les scénaristes ont affublé Chihiro d'un handicap hors du commun : elle est atteinte d'une amnésie récurrente qui lui fait oublier tout ce qui date de plus treize heures. La situation tranche avec celle des autres couples où le récit reste plus classique, même si tout est fait pour tirer le diable par la queue et arriver à une atmosphère dramatique. Le visual novel se targue d'avoir Makoto Shinkai et Tenmon (Hoshi no Koe, Byousoku 5 Centimeters)  parmi son staff. L'anime semble plus banal.

Une autre lignée sempiternelle est composée des titres de science fiction avec des entités extra terrestres qui s'associent avec des humains. L'un des derniers en date est Dragonaut the resonance. Cela débute par un accident de navette dans un monde futuriste où le héros survit mais perd toute sa famille. Vient s'enchaîner ensuite un mystérieux concept de dragons venus de l'espace et qui veillent sur leur maître, qui deviennent leur pilote en pratique.

Autant à chaque fois que je vois Bones au générique, je fais l'effort de suivre la série et je suis toujours agréablement surpris (Eureka Seven, Darker than Black). Autant, à chaque fois qu'il y a Gonzo, je mets tout de suite les pouces.  D'autres critiquent le character designe des filles siliconées ou bien encore quelques défaillances dans la qualité mais pour ma part, je suis resté hermétique à l'intrigue, alors que je suis bon public, d'habitude, pour ce genre d'histoire.

Autre grand classique, nous avons droit à une nouvelle série de Kidôsenshi Gundam Double 0, avec une nouveauté dans le sens où il ne s'agit plus d'une déclination de Seed mais bien d'un volet encore à part, sans Hisashi Hirai au character design. La Terre est dominée par trois blocs superpuissants, qui ont chacun construit un ascenseur, où l'énergie solaire de l'espace vers le sol.  Chacune des puissances défend ses intérêts et étend sa zone d'influence, sur fond de divers conflits larvés au travers le monde. Dans ce contexte, un groupe mystérieux, Celestial Being, fait son apparition, avec des robots Gundam qui surpassent l'armement militaire des belligérants.  Les héros ont l'ambition de faire taire toutes les armes sur Terre, en s'imposant par la force.

J'ignore si la trame de l'histoire a déjà été servie dans un volet précédent de la saga. Il y a tellement de séries estampillées Gundam, qu'il est tentant de resservir la même intrigue vingt ans après, pour les générations suivantes. C'est ce qui est arrivé pour Seed, dont une grosse partie n'est qu'un remake de la série originale. Pour revenir à Gundam 00, les fans retrouvent leurs repères avec les robots au look habituel, le côté rebelle des protagonistes et toujours un ou deux gars complètement frapadingues. En revanche, les convictions sont pour le moins bancales avec une préconisation de la terreur, sans retenue. Dans Seed, nous avions une directive du "je désarme tout le monde". Là, c'est plutôt "je massacre tout le monde".

Moyashimon oeuvre dans un registre un peu moins malsain et il est sans le titre le plus original de cet automne. Tadayasu Sawaki intégre une université d'agronomie, proche de Tôkyô, en compagnie de son compère, Kei Yûki. Tadayasu a fait ce choix pour pouvoir quitter sa campagne en se rapprochant de la capitale, tout en contentant son grand-père. Il devient un des élèves clefs du professeur Itsuki car il a un don incroyable, celui de voir et de communiquer avec les microbes. Il en a une vision très personnelle qui n'a rien à voir avec les photos issues des microscopes à balayage électronique.

C'est tiré d'un manga, où les microbes deviennent des petites bébêtes avec qui jouer. Le titre joue aussi à l'anime pseudo éducatif en présentant les différentes familles d'organismes cellulaires et leur impact en pratique. L'histoire elle-même ne vole pas bien haut en revanche et se cantonne à un registre raisonnablement burlesque, de peu d'envergure.

 Je finis le panorama de l'automne 2007 avec la série qui marque les vingt ans du studio IG, à savoir Ghost Hound. Tarô Komori a subit un grave traumatisme pendant sa petite enfance, dont il conserve toujours des séquelles. Bien que suivi par un médecin, il fait régulièrement le même cauchemar et s'endort pendant les cours, en faisant évader son esprit de son corps. A l'école, il n'est cependant pas le seul à avoir été victime  d'un grave trouble émotionnel et il lie connaissance avec deux autres garçons, avec qui il commence à expérimenter quelques aventures surnaturelles.

Ghost Hund est loin de valoir le feu d'artifice visuel de Seirei no Morobito. Nous plongeons cependant dans un domaine intéressant avec les divers traitements psychiatriques des uns et des autres. L'histoire met énormément de temps à commencer et le côté fantastique ne se met en place que très lentement. La psychologie des trois garçons reste quand même prépondérante. La studio IG nous propose encore une série un peu OVNI


Moyashimon

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C'est bientôt Noël

Par Pazu le Dimanche 02 décembre 2007 23:24 :: Divers

2007, Dessin

Voici un court article, non pas sur les cadeaux possibles et imaginables pour Noël, mais sur une autre tradition, le calendrier de l'avent, et particulièrement sur celui qui est en ligne cette année sur ics-base.net.

http://www.ics-base.net/xmas2007/

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Le tome 23 d'un panier de fruits

Par Pazu le Dimanche 25 novembre 2007 21:03 :: Manga

2007, Fruits Basket, Manga

Je suis bien incapable de tenir le rythme d'une critique par parution mais pour Fruits Basket, j'avais déjà formulé quelques critiques sur le tome vingt deux et j'ai encore envie d'en dire du bien à l'occasion de la sortie du volume vingt trois. Je précise que j'aime bien, même si j'ai tendance à casser du sucre dessus.

Sans surprise, le dernier tome de la série est un méga épilogue dont l'intensité est moindre par rapport au volume précédent, où la majorité du dénouement de l'intrigue s'est produite.

D'un autre côté, l'abondance de personnages permet de détailler un peu mieux le destin des uns et des autres. A ce sujet, c'est un côté pénible de Fruits Basket avec moult acteurs et une parution qui a pris son temps, qui fait que la mémoire joue des tours, du style "qui est-ce donc celui-là déjà ? Je ne le reconnais pas", ce qui oblige à relire plus ou moins les mangas précédents à chaque sortie d'un nouveau volume. Contrairement à d'autres titres qui durent cinquante tomes, les personnages de Fruits Basket ont logiquement changé d'âge et d'aspect.

Natsuki Takaya utilise son système de narration avec des pensées qui s'étalent parfois sur deux pages pleines, à travers beaucoup de bulles et de nombreux plans découpés. Le procédé avait sa place dans les épisodes précédents. Là, j'ai l'impression qu'il ne sied pas à toutes les situations et qu'il ralentit plus la lecture qu'autre chose et il n'importe pas grand-chose, si ce n'est une touche shôjô prononcée.

Les fans ont du apprécier d'avoir une fin qui prend son temps, alors qu'elle aurait été peut être un peu abrupte si tout s'était arrêté au tome précédent. Les détracteurs regretteront l'aspect  "remplissage" de ces derniers chapitres pour faire durer l'histoire et il est vrai que nous aurions pu nous passer de détails et de scènes d'embrassades mièvres à souhait – mais encore une fois ne s'agit-il pas là de la nature même d'un shôjô manga ?

En revanche, Takaya est revenue sur un personnage en particulier, qui a un rôle  important et qui a été un peu oublié. Il aurait été vraiment dommage de passer à côté de cette conclusion et cela justifie amplement l'existence de ce volume épilogue.  


Fruits Basket 23

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Les marronniers d'Animint

Par Pazu le Lundi 19 novembre 2007 23:00 :: Webmastering

2007, Webmaster

Amorçons le sujet avec une petite définition glanée sur Wikipédia : "Un marronnier est un article d'information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Tout comme le marronnier qui invariablement, tous les ans, produit ses fruits, le marronnier journalistique reproduit les même sujets avec plus ou moins d'originalité."

Le principe s'applique de fort belle manière sur les sujets concernant la japanimation et j'en use abondamment sur ce blog comme d'autres le font par ailleurs. J'éviterai cependant de citer d'autres sites en exemple pour illustrer le côté simpliste et mièvre du marronnier.

Le premier grand classique concerne les rapports de conventions, avec notamment le sacro saint reportage sur la dernière Japan Expo en date, avec quatre photos au minimum : En premier, la foule devant la porte d'entrée, synonyme de bain initiatique; En deuxième, les stands; En troisième, la photo d'un invité histoire de dire que c'était culturel comme rendez-vous et enfin en quatre, ne pas oublier une photo de cosplay pour souligner le côté dépaysant des rencontres dans les allées.

L'article qui va avec reprend plus ou moins les mêmes thèmes et pour un minimum de copier coller, modulo le "c'était mieux" ou "c'était moins bien que l'année dernière", vous avez un billet bateau à pondre. Un par an, ce n'est pas énorme mais vous pouvez reproduire l'exercice pour toutes les conventions. Ainsi, je dois avoir trois éditions de l'Harakuju sur ce blog... en trois ans d'existence. Je vous fais quand même grâce pour l'instant de rétrospectives style "ma première convention Harakuju/ Japan / Epitanime / etc.", qui permetteraient de pondre dix articles, facile.

Les conventions demandent quand même à se déplacer et toutes sont loin de valoir le déplacement. Un sujet choisi, plus récurrent et plus facile est la notification des sorties du magazine mensuel Animage. Si l'article a la senteur et la texture du marronnier, au moins est-il un peu original par le choix du sujet. J'ai évité le coup du voyons voir le sommaire du dernier Animeland que vous avez déjà sous les yeux – Animeland présentant l'avantage d'être pérenne contrairement à d'autres journaux français, peut être pleins d'ambitions mais qui disparaissent au bout de six mois.

Enfin, la grande saison des marronniers revient au moins deux fois par an, avec un fameux panorama des sorties massives d'anime au Japon, au printemps et à l'automne. Je qualifierai  ce marronnier de général au regard de ce que vous pouvez voir sur les autres blogs pendant ces périodes. En deux phrases furtives, nous vous dressons le portrait d'une nouvelle série en l'encensant ou en la descendant en flèche, après avoir peut être visionné deux secondes du générique de début – vous savez, l'écran avec la liste des sponsors…  - oué j'exagère,  je sais...

Là, vous touchez du doigt une des grandes propriétés du marronnier, qui apparaît comme une corvée pour le rédacteur mais qui est attendu par le lecteur. Ne serait-il pas frustrant de ne pas voir apparaître les avis des uns et des autres sur les nouvelles séries pour prendre la température et aider à faire son choix parmi les nombreuses sorties. Pourtant, les articles catalogue de ce style ne sont pas des critiques détaillées et passent parfois complètement à côté de certains titres, en ayant produit un avis définitif dès le premier épisode.

Sur le net, je suis en revanche surpris par le vide d'articles récurrents par rapport à la presse écrite spécialisée, des articles du genre "les préjugés sur le manga ont la vie dure" ou "le boom des mangas en France". Nous échappons pour l'instant au "cours du manga à Paris et dans cinquante villes française", ou encore au "palmarès des éditeurs manga", sans oublier "le classement national 2007 des boutiques manga, établissement par établissement".


Marronniers

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Impressions sur les anime de l'automne 2007 (3/3)

Par Pazu le Samedi 17 novembre 2007 12:21 :: Découvertes

2007, Série

Je continue à égrener les anime sortis cette automne avant d'arriver en hiver.

Quelques titres sont des suites d'histoires déjà éprouvées. Vous avez ainsi la troisième série de Taiho Shichauzo – aka coéquipières de choc sous nos tropiques – dont la saison s'intitule Full Throttle. Dès le début, le scénario part d'une intrigue qui va au-delà d'une simple histoire qui ne dure qu'un seul épisode.

Miyuki Kobayakawa a suivi un stage aux Etats Unis tandis que Natsumi Tsujimoto a perfectionné ses techniques de combat chez les commandos militaires. Dans son vol de retour Miyuki est assise à côté d'un charmant petit garçon qui voyage seul. A l'arrivée, des hommes en noir tente d'enlever l'enfant et Miyuki a juste le temps de s'engouffrer avec lui dans un véhicule pour tenter d'échapper aux kidnappeurs.

Le character design est dans la moyenne des opus télévisés précédent donc toujours très loin de celui des OAVs. Les fans doivent être ravis de voir que le concept continue alors que le manga d'origine date de près de vingt ans (1989-1991). Je doute que l'anime puisse intéresser les nouveaux venus.

Parmi les autres reprises, voici le second volet de Shakugan no Shana. En avril dernier, le studio J.C. Staff a produit un film qui reprend la première rencontre de Yûji Sakai avec la Flame Haze, Shana. C'est une bonne introduction à visionner si vous ignorez tout de la première série. La seconde saison rentre directement dans le sujet avec une journée étrange.

En effet, dans le premier épisode, Yûji a une impression de déjà-vu et il s'aperçoit qu'il revit des événements de son passé. Pire, un ennemi qu'il croyait mort ressurgit devant lui et Shana. A sa grande surprise, il est le seul à remarquer ces incohérences et même Shana ne réagit pas outre mesure.

Cette deuxième série démarre bien mais dès les épisodes suivants, le côté surnaturel est laissé de côté au profit d'une histoire de shôjô bas de gamme, qui traîne en longueur. Là, je pense que les fans doivent être déçus et il y a d'autres titres plus intéressant à suivre maintenant, si vous souhaitez regarder des histoires de romance.

Suteki Tantei Labyrinth fait également dans le fantastique dans un monde remodelé : La ville de Tôkyô a subit un terrible tremblement de terre qui n'a laissé derrière lui que des ruines. La cité a perdu la plupart de ses habitants, qui, s'ils ont survécu, ont déménagé ailleurs et c'est désormais un endroit malfamé. Une série de crimes mystérieux déboussole la police, qui reçoit l'aide d'un adolescent, Mayuki Hyuga, qui vit dans un manoir isolé et qui a le pouvoir  de deviner la vérité.

Le concept n'est pas forcément plus mauvais qu'un autre mais le ton gentillet de la série ne colle pas à l'intrigue proprement dite. Le premier épisode est une escapade de lycéens dans une vieille maison, qui fait peur. Cela n'incite pas à voir la suite.

Dans un tout autre genre, Bamboo Blade est un anime sur le kendo. Là, l'ambiance est débridée à bon escient avec des personnages farfelus. Toraji Ishida est professeur de kendo au lycée, qui n'a plus qu'une seule membre assidue, avec le départ des élèves féminines de dernière année. Il a fait un pari avec le professeur d'une autre école, qui lui a promis une année gratuite de restaurant si son équipe féminine battant la sienne. Ishida doit donc monter son équipe en catastrophe même si des talents inattendus sommeillent au lycée.

Je doute que vous appreniez énormément de choses sur le kendo mais la série est plaisante à suivre mais il faut aimer un tant soit peu les dérives burlesques. L'atmosphère est beaucoup plus axée sur les bons sentiments – avec sans doute des arrières pensées de fan service - que sur la compétition à tout prix des shônen de sport habituels.

Quant à Kimikiss pure rouge, je suis un peu étonné par l'engouement qu'elle suscite chez certains tout en reconnaissant qu'elle ne mérite pas d'être descendue en  flèche. C'est une romance entre lycéens.

Le jeune Kôichi Sanada a la surprise de voir arriver chez lui son amie d'enfance, Mao Mizusawa, pourtant partie en France et qui revient au Japon pour y passer sa dernière année de lycée. Les parents étant restés à l'étranger, il est convenu que Mao dorme chez les Sanada. Avec Kazuki Aihara, qui est dans la même classe que Kôichi, les trois amis reforment leur trio d'enfance, Mao étant d'un an plus âgée que les deux garçons. La rentrée au printemps est aussi le temps des amours. Koîchi s'intéresse à sa camarade, Yumi Hoshino, tandis que Kazuki se fait approcher par Eriko Futami, l'élève surdouée de l'école. Quant à Mao, elle a du mal à nouer des relations fructueuses avec les autres élèves de troisième année, obnubilés par les examens de terminale. Elle s'intéresse en revanche à un garçon taciturne, qui a un autre objectif que de passer les examens habituels.

Franchement, les personnages vus dans l'anime ne m'intéresse pas des masses et le rythme de la narration me parait morne. Sur le papier, c'est moins cucul la praline que la série MySelf ;Yourself, mais je préfère encore cette dernière.


Shana


Post Scriptum:

Je n'en ai pas fini avec la saison automnale 2007 et je ferai au moins un quatrième billet dessus.

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L'art des contes de Terremer en français

Par Pazu le Samedi 10 novembre 2007 19:33 :: Découvertes

Le DVD des contes de Terremer est sorti depuis la fin du mois dernier mais je m'intéresse maintenant à la version française de l'art book de ce film.

L'ouvrage est conséquent et regroupe de nombreuses illustrations, des croquis préparatoires et d'autres extraits de travaux, tous en rapport avec le long métrage. Il comporte également des pages de texte, telles que les interviews des principaux protagonistes, dont une du réalisateur, Gôrô Miyazaki mais aussi la transcription complète de tous les dialogues du film. D'un point de vue pratique, lire l'intégralité de l'art book vous dévoile toute l'intrigue. Il faut donc mieux avoir vu le film avant.

L'objet en lui-même est un beau livre – à un prix non négligeable – et il s'apparente à l'édition japonaise, dans son format et sa qualité matérielle, avec du papier plastifié. La mise en page a fait du mieux qu'elle pouvait pour les illustrations accompagnées de commentaires, qui sont en petites polices de caractères mais bien présents. Mieux, certains textes insérés dans le dessin à l'origine, ont été traduits et retouchés comme les onomatopées dans les mangas. Là, le travail est fait proprement.

Plus surprenant en revanche, la place des articles a été optimisée au maximum et certaines interviews tiennent sur une seule page, monnayant quoi, les marges ont disparu et les mots finissent et débutent au bord de la feuille. Ce n'est pas très esthétique ni ergonomique pour la lecture mais surtout, c'est à se demander parfois si tel ou telle tournure de phrase n'aurait pas été sacrifiée au profit d'une autre, moins adéquate, afin d'économiser le papier.

Concernant le contenu – plus lié à l'art book lui-même, traduit ou pas - j'aurai préféré un peu plus de texte sur la genèse du film plutôt que les interviews, qui donne un ensemble plus décousu. Contrairement à d'autres recueils similaires comme l'art book de Princesse Mononoke, nous avons moins d'articles développés sur les points techniques. Cela reste souvent de l'ordre du commentaire sauf pour l'encart concernant l'œuvre originale d'Ursula K. Le Guin, qui offre une approche concise de l'univers de Terremer.

Visuellement, les illustrations de l'art book sont toutes remarquables et c'est un plaisir d'admirer les croquis colorisés des travaux préparatoires. C'est d'autant plus intéressant que l'adaptation est partie en s'inspirant du premier tome alors que le film suit finalement les tomes trois et quatre, chaque tome correspondant à une époque bien différente, séparés de plusieurs années, voir plus d'une dizaine d'années.

Ainsi, des lieux et des personnages que vous apercevez dans ce livre, n'ont vraiment rien à voir avec le long métrage. D'habitude, les auteurs mentionnent des travaux bien moins éloignés de la version finale. D'un autre côté, tous ces extraits éclairent un peu les difficultés qu'a eu l'équipe pour atterrir et accoucher d'un tout, après tant de pistes préparatoires disparates.

Art book Contes de Terremer

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La vendeuse idéale de mangas

Par Pazu le Mardi 06 novembre 2007 21:28 :: Divers

Manga

Dans cet article, je m'intéresse à la personne, en chair et en os, dans une vraie boutique, qui s'occupe de vous vendre des mangas. Pas question donc de louer la réactivité ou le soin apporté à l'emballage d'un aficionado des transactions sur internet. Ne nous attardons pas trop non plus sur l'aspect physique bien qu'une vendeuse mignonne – ou un charmant garçon en considérant l'alter ego masculin – attire sans doute mieux le chaland. Si la vendeuse doit faire bonne impression, d'autres iront la challenger en exigeant le décolleté réglementaire de la roue de la fortune, voir rêveront d'un uniforme "bunny girl" ou "maid" - là, l'idée passera encore moins bien avec un vendeur…Bref, passons.

Le minimum syndical de la vendeuse idéale est d'être polie avec les acheteurs potentiels et ne pas voir en chacun d'eux soit un intrus, soit un voleur. Arriver dans un magasin de m*** et se faire accueillir par une réflexion vaseuse qui vous invite à partir si vous ne consommez pas, cela fait toujours très plaisir. Après réflexion, vous ne vous étonnez pas que le cadre soit à l'image de ceux qui en prennent soin. Vous pouvez aussi vous dépêchez de faire une photo souvenir des lieux, car je doute qu'il subsiste longtemps.

L'autre qualité de la vendeuse idéale est sa célérité à servir, sans perdre deux cents ans à faire fonctionner sa caisse, le dernier bijou informatique en date mais qu'elle ne maîtrise pas et qui vous vaut d'attendre une troisième saisie-annulation. Célérité aussi à savoir où se trouve dans la boutique le titre que vous cherchez, sans ouvrir de grands yeux ébahis à chaque fois que vous demandez si elle a reçu le dernier H2.

Cela implique une solide connaissance du planning des titres sortis et a priori un tant soi peu d'intérêt dans les mangas. Puisque nous sommes dans l'idéal, la vendeuse doit être capable de vous conseiller et vous fait régulièrement découvrir de nouveaux titres – c'est aussi à son avantage. Une culture un peu plus générale n'est pas non plus un mal car l'excès inverse est aussi pénible : Il est ridicule de vouer un culte à un manga, alors que c'est une histoire stéréotypée ou ne serait-ce qu'un pâle ersatz de comics ou d'autres bandes dessinées.

Si vous avez déjà une vendeuse idéale de manga près de chez vous, veillez à bien la conserver et à participer à son chiffre d'affaire. Sinon vous pouvez expérimenter la boutique au 8 parvis de Saint Maur, dans la banlieue de Paris mais juste à côté de la gare R.E.R. de Saint Maur Créteil – et oui, il s'agit d'un  pseudo billet de publi-information ;o)



Vendeuse de manga

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Impressions sur les anime de l'automne 2007 (2/3)

Par Pazu le Samedi 03 novembre 2007 19:47 :: Découvertes

Je poursuis mon panorama des nouveaux anime de l’automne 2007, avec cinq titres inédits qui ont commencé en octobre.

Majin Tantei Nogami Neuro est produit par le célèbre studio Madhouse et est l’adaptation du manga éponyme de Yosei Matsui. Le premier tome devrait d’ailleurs être disponible incessamment sous peu, en français, chez Glénat. L’histoire relate l’association surprenante d’un démon, Neuro avec une lycéenne détective en herbe, Yako Katsuragi.  Le premier épisode décrit une de leurs enquêtes dans un restaurant français, avec le meurtre du chef de cuisine.

Le côté Detective Conan est rapidement supplanté par une atmosphère fantastique, où Neuro fait une démonstration de ses pouvoirs surnaturels.  Les dessins des personnages et certaines scènes m’ont laissé dubitatif quant à l’intérêt de l’épisode en lui-même, avec un schéma directeur classique qui se profile, à raison d’un épisode par enquête. D’un autre côté, la trame de fond a son originalité avec ce super démon, qui œuvre pour la justice dans son propre intérêt et qui a jeté son dévolu sur Yako.

Dans un tout autre genre, Prism Ark est un exemple typique de récit d’heroic fantasy. Le royaume de Wind Land et l'empire Sablum se sont affrontés pendant des centaines d'années, sur fond de guerres de religions. Une trêve fragile a été négociée et les pays ont connu une période d'accalmie mais finalement les combats ont repris. La princesse Priecia, secondée par l'apprenti chevalier Hyaweh et ses alliés s'apprête à commencer une bataille décisive. Cependant, avant même que les hostilités ne débutent, une escouade ennemie tente de piéger Pricea et Hyaweh.

Les premières scènes sont l’occasion d’avoir un épisode pilote qui montre en action tous les personnages au combat. La bataille est coupée par des flash-backs qui présente l’enfance de la princesse et une partie des événements concernant la famille royale. La qualité de l’ensemble est correcte mais je ne crois pas que l’anime laissera une impression durable.

La vague de nouveaux titres de l’automne comporte un bon nombre d’histoires de romance. Clannad est l’une d’entre elles. Tomoya Okazaki est un lycée qui s'ennuie et qui fait partie des élèves indisciplinés, à force de sécher les cours ou d'arriver en retard. Sa vie bascule après sa rencontre avec Nagisa Furukawa, une jeune fille qui refait sa troisième année au lycée, suite à une absence prolongée. Timorée et isolée de ses autres camarades, elle souhaite participer au club de théâtre du lycée. Tomoya se surprend à vouloir l'aider.

La situation semble plutôt bateau avec des scènes dignes des titres classiques qui débordent dans le burlesque, avec, entre autres, un sempiternel duel de baston qui débouche toujours sur le même vainqueur. D’un autre côté, le scénario est plus subtil quand nous découvrons progressivement la situation de Tomoya, plus fragile qu’il n’y parait. En plus, l’intrigue a l’air de mettre un pied dans le fantastique. Si le titre est loin d’être extraordinaire, il offre quelques bonnes surprises.

Myself ; Yourself est également centrée sur une histoire de coeur. Sana Hikada a quitté sa ville natale quand il était petit, et cinq ans après, il y revient pour continuer ses études au lycée. Venu sans ses parents, il a pris un studio autonome géré par la famille d'une de ses amies d'enfance, Aoi Oribe. A l'école, il retrouve les deux jumeaux avec qui il jouait, Syûsuke et Syuti Wakatsuki. En revanche, il ne reconnaît pas du tout Nanaka Yatsuhiro, alors qu'ils étaient très proches l'un de l'autre. Il gaffe carrément en la prenant pour une parfaite inconnue, alors que la jeune fille porte toujours le bracelet fantaisie qu'il lui avait offert dans son enfance. Du coup, Nanaka refuse de lui adresser la parole.

La situation est classique avec une jeune fille, prête à succomber et timide, qui s’emporte contre un prétendant gaffeur, qui manque de tact et de discernement. Un triangle amoureux habituel se forme aussi rapidement. Bref, rien d’exceptionnel a priori mais le récit est bien mené, sur un ton léger, qui n’exclut pas des instants plus dramatiques, qui sont déjà pressentis quand apparaissent des images furtives du  passé de Nanaka.

Le dernier anime que je mentionnerai dans ce billet est Genshiken 2, le titre en vogue sur les otakus japonais. Le club Genshiken a déposé sa candidature pour un stand pour le ComiFes du mois d'août et il a été retenu. Sasahara, qui a le poste de président, a annoncé la bonne nouvelle aux autres mais ils doivent mettre au point le fanzine qu'ils comptent vendre pendant la manifestation. La tâche est loin d'être aisée car leur dessinateur vedette consacre plus de temps à chercher un travail, plutôt qu'à plancher. La tension monte quand quelques jours avant la date butoir de l'imprimeur, rien n'est encore prêt.

Des personnages sont des clichés extrêmes – qui vous paraissent moins extrême lorsque vous songez à tel ou tel énergumène croisé en convention chez nous – mais l’anime est un semblant réaliste en présentant les démarches que suivent les fans pendant la préparation des manifestations, voire en abordant l’aspect pécuniaire de leurs réalisations. Genshiken fait beaucoup moins pastiche qu’Otaku no Video, qui est longtemps resté la référence sur ce sujet. 

Genshiken 2

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Millenium Actress - Original Soundtrack

Par Pazu le Vendredi 02 novembre 2007 19:15 :: Musique

En 2002, Satoshi Kon confie la réalisation de la bande originale de Millenium Actress à un artiste avant-gardiste, Susumu Hirasawa. Son style est facilement reconnaissable avec des chansons associant des vocalises classiques – orientales ou occidentales – avec des musiques électroniques.

Le CD original soundtrack comporte douze pistes avec comme unique chanson, le générique de fin du film, Rotation, chanté par l'auteur lui-même. La chanson est un agencement habile de morceaux doux – à la harpe – et  de musique cadencée rythmé par les paroles de Susumu Hirasawa.

Le début du film est introduit sur une simple musique, que nous retrouvons à l'avant-dernière piste, Actress time layers. Le morceau est un pur exemple du style Hirasawa avec une mélodie très synthé associé avec un fond symphonique, qui dégage à la fois du rythme et de la profondeur. Sur le même mode, vous trouvez trois variantes du thème de Chioko. La première version est quasiment avec des instruments classiques tandis que la deuxième, ma préférée,  fait un peu plus électronique. La troisième interprétation est faite uniquement au piano, sur un rythme bien moins envoûtant que les deux premières, avec son air de comptine.

L'album contient des pistes moins réussies avec Lotus Gate, Circle in Circle et Log out, où malgré quelques vocalises, nous entendons surtout un fond grave assez banal. Vous vous endormirez moins sur Prince of key, même si ce n'est pas transcendant. En revanche, le CD alterne avec le meilleur, avec des partitions au rythme plus soutenues, dignes des illustrations sonores de courses poursuites. Je pense notamment à The Gate of Desire et Run qui porte très bien son titre, accompagné par les vocalises bien a propos d'Hirasawa. Idem pour Vertical Storm que j'ai choisi à plusieurs reprise comme fond sonore dans nos podcasts.


Millenium Actress

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31-03-08 22:13 Axou : mmmh du hentai ??? mdr

02-02-08 20:35 connexion12 : merci a tous laisser moi des commentaire

08-12-07 12:10 malick : je voudrai recevoir ce jeu hokuto

08-10-07 15:19 yaya : ta note" L'anime pour fan blasé" mdr
t'arrêtes de me décrire hein :p


29-08-07 18:34 Pazu : Ai no melody - la mélodie de l'amour, d'après le CD de la B.O. sorti en France.

29-08-07 14:26 jessica : J'aurai voulu savoir si vous saviez quel était le titre de la musique de fin du film Origine.

17-06-07 11:45 Pazu : Dans les librairies de BDs d'occasion (boulier, etc...) mais il y a peu de choix. Les depots ventes des conv sont mieux.

11-06-07 21:39 Amélie : Est-ce que qqun sait ou on peut trouver des mangas d'occasion à Paris?

09-06-07 14:31 Freddie : Y a plein de manga ici!

07-06-07 21:02 Pazu : Je vais essayer de décorreler la shoutbox des commentaires billet mais faur arrêter d'être bavare comme ça :)

06-06-07 21:08 Diyo : Impossible de laisser des commentaires sur le blog. Soit ils sont trop longs (et pourtant...), soit ils font référence à un site web (et pourtant)... C'est un peu strict... Bref, j'abandonne...

05-06-07 18:56 Pazu : Tous les liens sont désactivés dans les commentaires à cause des méchants robots spammeurs.

03-06-07 14:40 sed : bouh on ne peut pas mettre de trailers dans les commentaires ?? ben en tout cas skull man àl'air d'etre bien niveau graphisme ambiance rien qu'en visionnant les trailers :p quelqu'un à zyeuté les episodes ??

15-05-07 20:43 Pazu : J'ignore s'il y a site plus mondial à ce sujet là - Nous ne faisons déjà pas la Belgique ni la Suisse...

15-05-07 14:43 sanaa : salut a tous je veus savoir des infos s'il y a moyen de penser a vos fanes au MAROC et s'il aura une manifestation de japanimation.

12-04-07 17:25 Pazu : Vous avez la rubrique actualités du site pour voir les prochaines dates des conventions des mois à venir.

12-04-07 10:39 aymeric : je souhaites connaitre la prochaine exposition qui se tiendras dans le nord a vous lire merci

08-04-07 21:17 yoh : yeah le retour de la shout

02-04-07 15:32 0410yuna : Bonjour a tous! Je cherche des infos pour savoir quand aura lieu la prochaine manisfestation de japanimation sur lyon. Si quelqu'un a des renseignements merci de m'avertir.

17-03-07 16:31 Eichina : moi suis trop fan de shonen ai (ah ah ah) genre Kyo kara maou Gravitation, Loveless

01-03-07 00:09 Le+Mamelouk : Mon budget mangas a encore augmenté T_T
Faut que j'arrête de m'informer :p


28-02-07 23:34 Pazu : Chouette des lecteurs. Merci pour les compliments. Taifu a bien fait de nous envoyer ses nouveautés :P

28-02-07 21:19 Dromar : Merveilleuse idée en effet ^^
C'est un plaisir de lire tes critiques, particulièrement ces derniers temps.


28-02-07 20:41 Le Mamelouk : Merveilleuse idée que de nous faire découvrir des mangas peu connus ! :)

24-02-07 22:35 Marie-Pier Brien : Des Animes Manga

23-02-07 21:14 Makimimi : Vive le manga

10-02-07 10:41 Geoman : Sympa le blog manga

26-12-06 23:28 yoh : yojeux noel !

10-12-06 14:06 Pazu : La BO est sortie au Japon le 23/11 - c'est disponible sur des sites de vpc japonais comme www.cdjapan.co.jp

10-12-06 06:07 goliath : slt all je voulais savoir si il etait possible de trouve la bo du film paprika car franchement je l a trouve aussi terrible que celle de perfect blue que jai deja eu du mal a trouve merci

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