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Anime & manga
L'infirmerie après les cours
Par Pazu le 20 septembre 2008 11:09 :: Manga :: 2 commentaires »
Mashiro Ichijo est un charmant garçon au lycée, très gentil mais aussi très solitaire. Il n'a pas de petite amie connue, contrairement à l'autre play boy de la classe, So Mizuhachi, un être sans coeur qui enchaîne les conquêtes sans s'attacher à aucune fille.
Le manga vous plonge rapidement dans un univers fantastique : Mashiro a un vague sentiment que plusieurs de ses camarades ont disparu mais sans réussir à se souvenir vraiment d'eux. Il constate juste une augmentation des places vides en classe et dans les casiers. Un jour, une infirmière inconnue le convie à se rendre dans une infirmerie au sous-sol, qui n'a rien à voir avec l'infirmerie habituelle du lycée. Là, il s'endort et arrive dans un vrai cauchemar. Plus surprenant, il s'y voit habillé en fille.
L'infirmière lui apprend alors que ce rêve est un rite initiatique pour finir les études au lycée et qu'il doit en sortir en ayant vaincu ses peurs. Le cas de Mashiro est pour le moins atypique : Il est hybride avec un haut sans poitrine mais en bas, il a le corps d'une fille, qui a eu ses première règles. Le rêve révèle toute l'ambiguïté sur son sexe.
Le lecteur est laissé dans l'inconnu sur la véritable nature de Mashiro qui oscille donc entre un genre masculin et féminin, et au gré se retrouve dans les ras d'une femme ou d'un homme. Le thème peut ravir les adeptes de shônen aï ou de yuri mais je comprends que la lecture d'un tel synopsis peut aussi vous faire fuir.
Le titre a de forte connotation shôjô avec des séquences suffisamment osées où Mashiro surprend So en train de faire l'amour avec fille, avec en parallèle des remarques banales qui font rougir toute la classe. Vous perdez aussi le compte des grandes scènes dramatiques de coeurs brisés et des grands moments de désespoir qui suivent. Peut-être est-ce aussi du à un décalage dans la traduction mais l'atmosphère parait complètement superficielle pendant ces instants là.
Pour en revenir à l'intrigue, le rêve est partagé par tous les élèves qui doivent franchir l'épreuve. Ils interagissent à l'intérieur mais sous une forme qui traduit leur véritable visage, et Mashiro est l'un des rares à apparaître sous une forme humaine, même s'il est en fille. Les autres peuvent être des objets, des animaux ou des corps mutilés. Leur simple représentation en dit long sur le caractère torturé des élèves.
L'organisation fait en sorte que les participants ignorent l'identité des autres dans la vie réelle, étant donné que la règle de base est d'agir dans le rêve et non pas à l'extérieur. Bien entendu, les événements dans le rêve ont des répercutions à l'extérieur et des pans entiers de l'histoire jouent sur cette interaction. Par exemple, Mashiro commence dès le début à savoir qui sont les autres participants et à scruter ses camarades de classe pour le savoir.
Le principal attrait du manga provient des personnages, plus que des relations amoureuses qui sont certes inhabituelles. Le passé et les souffrances des uns et des autres fournissent une ambiance très spéciale, qui reflète une vision très personnelle de l'auteur sur l'adolescence.

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Harakuju, édition 2008
Par Pazu le 14 septembre 2008 18:09 :: Manifestations :: Aucun commentaire »
Deux défilés de cosplay ont été organisés sur le petit pont du parc, le premier le samedi en fin d'après midi et le deuxième, le dimanche midi. Les horaires ont du tenir compte de l'autre convention, Paris Manga qui avait lieu le même week end à la porte de Champerret et à laquelle une partie des cosplayers ont aussi participé.
Il n'a pas plu le samedi mais le ciel était bien couvert le samedi, avec une température bien fraîche pour la saison, pas idéale pour les personnes avec les costumes les plus légers.
Les personnages étaient d'inspiration diverses: manga, jeux vidéo, Disney ou comics.
Voici quelques photos prises le samedi :











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Ecouter les musiques d'Akira, vingt ans après
Par Pazu le 10 septembre 2008 19:09 :: Musique :: 2 commentaires »
L'anime rapporte une vision raccourcie du manga fleuve de Katsuhiro Otomo et il a quelque peu vieilli, en comparant aux dernière nouveautés. Il conserve en revanche une image forte, notamment grâce à sa bande originale, qui colle si bien à son atmosphère, tout en étant un OVNI dans l'univers musical.
Shoji Yamashiro a fondé en 1974 le Geinoh Yamashirogumi, que je traduirais littéralement en groupe artistique de Yamashiro. En fait, plus qu'un groupe, c'est une grande association, avec une centaine de membres d'horizons différents et friands de musiques expérimentales. Leur travail original sur Akira a donné lieu à un CD, la suite symphonique d'Akira, qui ne comporte que dix pistes mais qui dure une heure.
Le film pioche certains mouvements parmi les morceaux pour agencer sa bande originale pendant la projection, en laissant le collectif s'affranchir des contraintes de temps et élaborer de très longues compositions. D'habitude les découpages font que certains Original Sountracks deviennent des amas de thèmes courts, qui sont sans lien commun entre eux. Là, les pistes du CD reflètent une forte cohérence et leur ordre suit la chronologie du film.
Pour les musiques proprement dites, il s'agit d'un melting pot improbable où se confondent des chants traditionnels, voir religieux, à des sons rythmés de synthétiseurs. La première piste, Kaneda, est un premier exemple frappant, avec une répétition des noms des personnages, tels des slogans lancés dans la rue. La deuxième piste, la bataille contre les clowns, est un summum de bizarrerie avec un morceau rythmé par le bruit d'une respiration, plus que par un murmure. La consonance est fortement japonaise dans plusieurs morceaux. Illusion reprend ainsi des arrangements de thèmes musicaux classiques entendus pendant les pièces de Nô.
La recette s'appuie aussi sur toute une variété de percussions, allant de la déflagration au tambour japonais, en passant par des sons de clochette. Les voix jouent sur les rythmes avec des chants guerriers, vociférés par des hommes et des femmes, suivis subitement par de douces mélodies.
Vous pouvez ne pas tout aimer mais dans le lot, ne ratez pas le requiem final, qui dure près d'un quart d'heure. La musique traditionnelle asiatique, accompagnée de chants bouddhistes, côtoie des reprises à l'orgue sortis d'une Eglise, avant de nous replonger dans un tempo électronique.
Bref, vous l'avez compris, les musiques d'Akira sont singulières et je vous conseille vivement de les écouter au moins une fois, même si l'univers et l'histoire ne vous aguichent guère.

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Yôkaï - Dictionnaire des monstres japonais
Par Pazu le 03 septembre 2008 19:09 :: Découvertes :: Aucun commentaire »
Yôkaï - le dictionnaire des monstres japonais, édité chez Pika, permet d'y remédier en partie. Le premier volume est sorti en janvier 2008 et la parution du deuxième tome date de juillet dernier. Il ne s'agit pas d'un ouvrage rédigé ad hoc par des français à l'instar d'un énième bouquin Comprendre les mangas ou de la série d'articles dans le magazine Animeland sur la mythologie japonaise. C'est la traduction intégrale du travail de Shigeru Mizuki, qui a consigné ici son savoir et ses études sur les monstres japonais.
Shigeru Mizuki est un mangaka, dont la bande dessinée NonNonBâ a fait quelques bruits en France, en remportant le prix du meilleur album au festival d'Angoulême en 2007 pour sa version française, parue chez Cornélius. Son travail le plus connu est sans contexte Gegege no Kitarô, qui a été dérivé dans de multiples séries télévisées. Les premières adaptations datent de la fin des années soixante et un nouvel opus est encore sorti en 2008! Celui qui connaît un peu les mondes qu'il a dessinés, ne s'étonnera pas de voir un expert dans le référencement des Yokaï.
Le mot dictionnaire donne une consonance assez impersonnelle à l'ouvrage et j'aurai préféré la nuance apporté par encyclopédie, qui reflète beaucoup plus l'écrit de Mizuki. Concrêtement, chaque page est une fiche sur un Yokaï, avec une illustration de l'auteur. L'édition originale classe les monstres suivant leur nom dans l'ordre alphabétique japonais, tandis que l'édition française prend un ordre alphabétique classique pour éviter de perdre le lecteur. Ce n'est guère gênant, car chaque fiche est indépendante même si elles se font parfois référence. Les deux volumes sont équilibrés en coupant au milieu de notre alphabet, de A à K pour le premier, et de M à Z pour le deuxième.
Mizuki nous présente un Yokaï en le décrivant mais également en ressortant quand il le peut la légende où il apparaît, ou bien une petite anecdote qui le met en scène. L'Akijata est soupçonné d'ouvrir les écluses d'un village malgré la surveillance des samouraïs, tandis que ceux qui ont croisé un Shibaki tombent, victime d'un empoisonnement. L'auteur montre bien qu'il n'y a pas qu'une seule vérité et qu'il manque souvent de précision sur la nature réelle du monstre, rapportée par des légendes souvent très locales. Il insiste ainsi sur la région, d'où provient la croyance, en donnant un côté un peu ethnologue sur les populations et le pourquoi de la légende. A cela s'ajoute sa propre vision avec ce qu'il a pu apprendre notamment via sa grand-mère et aussi ses propres convictions. Le mélange étonne parfois : Vous passez d'une page avec moult certitudes à une autre fiche avec une description beaucoup plus vague, qui laisse libre recourt à votre imagination.
D'après la préface des traducteurs, l'auteur s'est appuyé pour ses dessins sur des illustrations traditionnelles mais il a du aussi composer pour accoucher de sa propre représentations de certains Yokaï. La préface mentionne d'ailleurs le défilé dans Pompoko mais elle insiste également sur la liberté d'interprétation en prenant pour exemple la représentation qu'a faite Hayao Miyazaki de certains monstres traditionnels. Les caractéristiques sont communes mais l'image est très différente. Ils mettent en avant le cas de Haku, dans le voyage de Chihiro et je vous signalerai aussi celui des Kodama, où l'image de Mizuki est bien plus effrayante que les peluches du studio Ghibli dans Mononoke Hime.

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Un moteur de recommandation pour vous conseiller des titres
Par Pazu le 31 août 2008 11:08 :: Webmastering :: Aucun commentaire »
La première solution, la plus traditionnelle, est de proposer un moteur de recherche multicritères. Dans un site de vente de vêtements, par exemple, l'acheteur potentiel indique des caractéristiques sur le produit qu'il cherche : Vêtement homme, femme ou enfant, type de vêtement, ou encore prix. Le système filtre alors les données pour ne renvoyer que les produits qui correspondent aux souhaits du visiteur.
Dans le cas de la base de données encyclopédique, j'ai appliqué ce principe pour effectuer des filtres sur des critères objectifs : Le format du titre, le genre de l'histoire et même la durée en terme d'épisode si l'internaute recherche une série pas trop longue à regarder, par exemple.
Le moteur présente l'avantage d'être une solution éprouvée et simple d'utilisation. L'ajout de fonctionnalités Web 2.0, avec, entre autres, une recherche à la volée sans avoir à appuyer sur le bouton de validation, confère un côté très tendance au niveau de l'interface, alors que le concept est vieux comme Mathusalem.
L'outil présente cependant des limitations. Pour que les filtres soient efficaces, il faut renseigner les différents critères pour chaque entrée mais la tâche est relativement lourde à accomplir, surtout lorsque beaucoup de fiches sont encore incomplètes. L'autre soucis, plus gênant, est que le nombre de critères objectifs est restreint, sorti des paramètres que nous avons déjà dans le moteur de recherche, dans le cas de notre base.
Je pourrai mettre un filtre additionnel sur les studios ou les membres du staff, mais là, les listes seraient trop longues et nous basculons plus dans un système de navigation à facettes. C'est en partie la navigation classique au sein de la base en choisissant son critère de tri, soit par ordre alphabétique, soit par années, soit par studios ou soit par principales personnes. Le moteur de recherche global du site implémente un exemple complet de navigation multi facettes, où la simple visite de clic en clic permet de réduire le nombre d'items.
Ensuite, il est possible de retenir des critères subjectifs telles que les notes données par les visiteurs. Des sites vous propose ainsi leur top 10 des produits en suivant une méthode très simple : Ils font la moyenne des notes décernées sur un produit pour en déduire sa note globale, puis son classement. Sur Animint, j'aurai pu également rajouter un critère pour sélectionner les titres notés avec plus de n étoiles.
Cependant, le résultat n'est guère fiable pour de multiples raisons : La première est qu'une fiche notée 4,90 sur 5 par 200 visiteurs sera classée derrière un item jugé 5 sur 5 par une seule personne, alors que l'inverse serait plus logique étant donnés les volumes de votes. D'autre part, une personne peut très bien être très contente d'un titre et en dire des louanges dans son commentaire, tout en ne donnant que 4 sur 5 car elle ne met jamais 5 sur 5. Son vote est en quelque sorte tronqué, alors que son 4 sur 5 vaut un 5 sur 5. Idem pour quelqu'un qui met un 3 sur 5 alors qu'en lisant sa critique cela équivaut à un 0 pointé pour la moyennes des gens, mais lui, ne met jamais en dessous de 3.
La dernière raison que j'évoquerai est que les notes des autres ont plus ou moins d'affinité avec les vôtres. Imaginons le cas où tous les fans de Naruto ont donné un 5 sur à 5 à Evangelion. Vous, vous cherchez une série de science fiction mais vous détestez Naruto et vous aimez énormément Fruits Basket. Supposons que les fans de Fruits Basket aient tous donné un 1 sur 5 à Evangelion, mais que leur volume de votes ne représente que 10% de ceux des fans de Naruto. En effectuant le calcul global, Evangelion est bien noté mais dans votre cas, si nous savons que vous êtes fan de Fruits Basket, la note est plutôt à 1 sur 5 et il faut mieux vous proposer un autre titre.
Nous touchons là l'essence fonctionnelle du moteur de recommandation collaboratif : A partir d'un critère subjectif, il doit réussir à vous rapprocher des gens qui ont les mêmes goûts que vous, et à partir de ce qu'ils ont aimé et que vous ne connaissez pas, vous proposer un nouveau titre.
Si vous réfléchissez à l'implémentation d'un point de vue informatique, vous pouvez rapidement attraper mal au crâne : Pour arriver à comparer les notes d'une personne avec celles de toutes les autres, vous pouvez partir sur de multiples boucles et des tonnes de requêtes vers la base de données. Vous risquez de prendre le problème par le mauvais bout, un peu comme si vous vous acharnez à calculer tous les coups possibles si vous deviez modéliser un jeu d'échec.
Heureusement, d'autres éminents chercheurs ont travaillé avant nous et ils ont sorti les algorithmes appropriés, les algorithmes Slop One. Je vous passe les détails mais l'approche simplifie les calculs de façon drastique et permet de mettre en place un moteur de recommandation, en brassant des milliers, voir des millions de notes.
En sous-produit, la recommandation peut s'effectuer suivant une autre logique : Le moteur déduit à partir des bonnes notes sur un titre, quel autre titre est aussi aimé en moyenne. Ainsi de manière globale, à ceux qui ont aimé Bleach, il recommande One Piece, par exemple.
Pour que le moteur fonctionne pour suivre vos goûts, vous devez ouvrir un profil, c'est-à-dire vous inscrire sur le forum si ce n'est pas déjà fait et notez quelques titres dans la base de données. Le test d'affinité , disponible dans votre profil, peut également servir à cet effet. Le moteur vous indiquera alors quelques titres. Si vous les connaissez déjà, marquez les comme tels, et le moteur remettra à jour votre liste des recommandations, dans la foulée.
Est-ce que le moteur fonctionne ? Techniquement, oui. Le système est en place depuis mars 2008. Après, cela dépend du contenu que nous lui donnons à digérer. Il faut tout d'abord que les titres soient dans la base de données pour qu'ils puissent vous être proposés. Il en manque énormément pour la partie manga mais cela est plus du ressort du côté d'Animint, avec le projet d'injecter la liste des parutions mensuelles dans la base.
Cependant, si des entrées existantes ne sont jamais proposées, c'est que trop peu de monde les ont notées et là, vous pouvez intervenir en donnant votre avis sur un titre que personne ne connaît mais que vous aimez beaucoup. Cela permettra à d'autres visiteurs de les découvrir. Même message, si vous voulez plomber une série à éviter.

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Katsu! un manga de Mitsuru Adachi
Par Pazu le 28 août 2008 19:08 :: Manga :: Aucun commentaire »
Son personnage principal, Katsuki Satoyama est un lycéen de quinze ans, sans réelle motivation dans la vie, si ce n'est qu'il a eu le béguin pour une de ses camarades de classe, Katsuki Mizutani. Il n'est pas le seul d'ailleurs et son ami, Kyota Kawakami s'intéresse aussi à la jeune fille, dont le père tient un club de boxe.
Pour espérer de rapprocher d'elle, ils décident tour à tour de s'inscrire à grand frais au club. Malheureusement pour eux, ils découvrent que la situation ne joue pas en leur faveur : Les Mizutani sont divorcés et Katsuki vit avec sa mère et a donc peu de chance de débarquer au club.
Pire, Katsuki Satoyama s'aperçoit qu'ils ont carrément tout faux après une brève discussion avec la jeune fille : Elle lui déclare qu'elle déteste les boxeurs et elle lui indique que Kyota n'aura aucune chance car elle sent que c'est un boxeur. Satoyama réussit encore à donner le change en démontrant son ignorance de la boxe et son caractère non violent. D'un autre côté, au cours d'un incident avec des voyous de l'école, il est surpris de découvrir que Mizutani est une vraie championne de boxe.
Bien que leur principale motivation derrière leur inscription au club de boxe n'a plus lieu d'être, les deux garçons commencent leur entraînement, à moitié pour ne pas perdre sèchement leurs droits d'inscription mais aussi par curiosité vis-à-vis de ce sport. Alors qu'ils sont en séance, Mizutani débarque au club pour réclamer à son père la pension alimentaire de sa mère. Sataoyama a juste le temps de s'éclipser mais il est rappelé pour faire un match amical contre la jeune fille. Le voilà dans une situation embarrassante.
La boxe n'est qu'un support pour la romance qui se dessine entre les deux Katsuki et les matches prennent relativement peu d'importance, à l'exception de quelques combats au sommet. Nous échappons à des rencontres à rallonge alors que c'est toujours tentant à faire pour alimenter le scénario. La qualité de Katsu! est d'éviter l'écueil de la répétition.
L'accent est mis sur l'évolution des personnages principaux, notamment Satoyama qui entre dans le monde de la boxe par une porte dérobée mais qui s'y épanouit progressivement, alors qu'il n'a pas le physique pour l'emploi. L'autre thème, à savoir ses relations avec Mizutani, suit un cheminement traditionnel au travers de petites anecdotes comme sait si bien le faire Mitsuru Adachi.
Si Mizutani connaît peu Satoyama au début, elle s'intéresse rapidement à lui, encouragée par le fait qu'elle pense qu'il n'a rien d'un boxeur. Une partie de l'intrigue est portée par les artifices de Satoyama pour maintenir ce mensonge, avec l'attente par le lecteur, de l'inéluctable découverte et de ses conséquences.
Le mangaka introduit aussi un troisième personnage, Takamichi Kimoto , qui a plus de poids que Kyota comme rival : Il est l'ami d'enfance de Mizutani et il est très fort à la boxe. L'histoire s'articule un temps autour de ce triangle amoureux mais le récit joue ensuite les prolongations avec l'arrivée d'un quatrième acteur, qui élève encore le niveau à atteindre pour Satoyama.
Je trouve que le manga a tendance à s'essouffler vers la fin, avec des développements qui partent un peu dans tous les sens. Certes, le dénouement est correctement amené mais c'est un peu comme si l'auteur avait accolé sa fin parce qu'il n'avait plus rien d'intéressant à raconter sur le reste. D'un autre côté, nous conservons tout au long une narration agréable, où des scènes de la vie quotidienne jouxtent habillement des événements plus importants et allègent l'atmosphère.

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Les anime de l'été 2008 (3/2)
Par Pazu le 22 août 2008 23:08 :: Découvertes :: 1 commentaire »
La première série d'Hidamari Sketch remonte au début de l'année 2007 et des épisodes ont été diffusés en octobre 2007. Le studio Shaft nous en remet une couche avec au moins treize épisodes en plus. L'histoire se déroule dans un lycée renommé d'art plastique, en suivant la jeune Yuno qui habite désormais dans les logements Hidamari, situés juste en face de l'école. Elle y côtoie des camarades de première année comme elle, ainsi que ses sempai.
La deuxième saison, Hidamari Sketch x365, revient sur l'examen d'entrée de Yuno mais enchaîne ensuite sur la première année décrite dans la première série. C'est plus une version alternative qu'un prologue, avec dès les premières images, moult exagérations en ce qui concerne les différents personnages, qu'ils soient professeurs ou élèves. Le rythme est rapide tout en conservant une atmosphère légère, les sketches étant plus axés sur l'innocence et le côté empoté des acteurs, plus que sur des situations délirantes.
Autre suite, Mission-E se situe bien après Code-E. Si l'héroïne, Chinami Ebihara semble ne pas avoir vieilli, la petite Sonomi est devenue adulte, avec des enfants et à la tête de l'entreprise de son père. Cette deuxième série commence sur un tout autre ton que la première qui reste très dans le style tranche de vie. Les possesseurs de pouvoirs de type-E, capables de détruire tous les appareils électroniques aux alentours, suscitent toujours la convoitise de puissants organismes.
Pour les contrer, une organisation secrète a vu le jour pour protéger les personnes de Type-E et les aider à maîtriser leurs pouvoirs. Chinami fait équipe avec une lycéenne Maori Kimizuka, très forte aussi bien dans le maniement de son pouvoir que dans l'utilisation des arts martiaux. Elles portent toutes les deux des combinaisons spéciales. Nous retrouvons rapidement l'atmosphère de la première série mais l'histoire semble un peu plus élaborée et moins chaotique, notamment avec l'apparition de Maori, le nouveau personnage central qui cache toujours ses émotions.
Ultraviolet code 044 est aussi un titre de science fiction mais d'un genre très différent et beaucoup plus noir. La série d'Osamu Dezaki nous replonge dans les titres types de la fin des années 1970 aussi bien au niveau du choix de mises en scène que sur les thèmes abordés. L'héroïne, appelée 44, est un agent spécial du gouvernement, un assassin qui élimine les membres d'un mouvement religion qui projette de créer un pays indépendant.
Sa situation est carrément morbide : Elle a été infectée par un virus à quatorze ans pour obtenir des capacités de combat hors du commun et à dix neuf ans, elle approche de la fin de son espérance de vie. Ce n'est guère un problème éthique pour le pouvoir, étant donné qu'elle un clone créé justement pour le besoin des forces spéciales. Elle n'a même pas de vrai nom. Le sien, 44 est dérivé de son numéro de série de clone.
L'histoire parait avoir de la consistance mais la réalisation de Dezaki et les dessins rétro contrastent beaucoup avec le genre des anime actuels et en feront fuir plus d'un.
Eve no Jikan nous projette également dans le futur dans un monde ou les androïdes ont une parfaite apparence humaine, et ne s'en distinguent par une auréole sur la tête et une attitude de robot. Il servent d'aide à la maison et accompagnent les enfants à l'école. Rikuo est plutôt porté sur les nouvelles technologies et s'occupe de scanner Sammy, l'androïde femme de la famille. Il y découvre une trace bizarre qui le conduit sur la piste d'un café, perdu au fin fond d'une rue.
Le café affiche une règle qui le surprend : A l'intérieur, il est interdit de faire une distinction entre les humains et les androïdes. A supposer qu'il y ait des robots dans le café, Rikuo ne les distingue pas car aucune personne n'a d'auréole au dessus de sa tête.
L'anime est servi par une très bonne réalisation technique, avec une thème classique sur la perte de repère entre l'homme et la machine. Ce premier volet dure à peine quinze minutes mais cinq autres chapitres sont prévus.
Le dernier anime que je mentionne est la nouvelle série de Bones, Bônen no Xam'd, où plusieurs membres des équipes d'Eureka Seven et Darker than Black reprennent du service. La série reprend la marque de fabrique du studio avec un character design équivalent et une très belle palette de couleurs.
Akiyuki vit sur l'île de Sentan et était un lycéen tranquille comme tant d'autres, jusqu'au jour où son bus se retrouve au milieu d'un champ de bataille et qu'il y croise le chemin d'une jeune fille aux cheveux blancs, qui le transforme en créature toute aussi étrange. Devenu fou sous sa nouvelle forme, Akiyuki retrouve son calme grâce à l'intervention de Nakiami, une des membres d'équipage au bord d'un vaisseau postal qui écume les cieux. Akiyuki rejoint également l'équipage, forcé de rester à cause de sa nouvelle nature.
Le titre comporte des similitudes avec Eureka Seven. Le récit nous plonge dans un univers parallèle avec un mélange de technologie ancienne et d'éléments futuristes comme des ailes volantes. Le microcosme à bord de Gekko est reproduit sur un vaisseau plus dans le style Ghibli que Gundam, avec des personnages principaux plus âgés que dans Eureka Seven. J'espère que cela nous épargnera quelques scènes mièvres de plus.
De plus, l'intrigue est attisée par le peu d'information sur les différents partis qui s'affrontent et qui est distillée au compte goutte. Cela ne garantit pas d'aboutir à une fin digne d'intérêt mais au moins elle s'annonce bien. Contrairement au studio Gonzo qui produisent des anime très inégaux, les travaux de Bones nous ont plutôt fait bonne impression jusqu'à présent et à part peut être un air de déjà vu par moment, il y a bon espoir que Bônen no Xam'd complète leur porte feuille de réussites.

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Tsuyoshi Shikkari Shinasai Taisen Puzzle-dama
Par Ludwig le 18 août 2008 21:08 :: Anime Games :: Aucun commentaire »
Bref, il s'agit d'une série oldies de qualité mais comprenant peu de goodies. Il existe tout de même une adaptation de cet anime en jeu vidéo : Tsuyoshi Shikkari Shinasai Taisen Puzzle-dama est un jeu Konami sorti sur Super Famicomn la fameuse Super Nintendo. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un Puzzle game à l'instar d'un Tetris, d'un Columns ou d'un Puzzle Fighter.
Plusieurs modes de jeu en solo sont présents et bien entendu il existe aussi un mode duel.
Le principe du jeu est simple et efficace : Vous incarnez un personnage de la série, vous jouez contre un autre personnage et le premier qui a son écran rempli a perdu.
En tant que joueur, votre but est d'éliminer les billes de couleurs qui tombent dans votre écran tout en envoyant des "attaques" à votre adversaire. Pour cela, vous devez réaliser le plus de combos possibles. Attention cependant aux billes enfermées, vous devrez les libérer avant de pouvoir les faire réellement exploser!
L'intérêt de ces puzzle games, c'est qu'ils restent intemporels car les graphismes ont relativement peu d'importance.

Ce jeu est bon car le principe, bien que simple, procure du fun et nécessite de la stratégie étant donné que vous ne pourrez envoyer des attaques à vos adversaires qu'en faisant un minimum de deux combos! Impossible donc de ne faire que défendre car vous péririez rapidement.
Le mode solo est assez corsé pour vous laisser un défi réalisable mais de haut niveau.
Bien sûr, nous ne vous aurions pas parlé de ce jeu s'il n'était pas inspiré d'un anime et, comme d'habitude, seuls les anime-fans y trouveront le petit plus qui fait la différence avec les autres puzzle games. Un conseil donc, si vous connaissez et appréciez Tsuyoshi Shikkari Shinasai, si vous êtes fans de jeux oldies, procurez-vous ce sympathique jeu qui enrichira votre collection!

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L'Animage d'août 2008
Par Pazu le 16 août 2008 11:08 :: Découvertes :: Aucun commentaire »
La suite du numéro est classique avec un point sur les séries, avec Code Geass R2 en première lieu qui a droit à quasiment plus de pages que tous les films réunis. Macross Frontier occupe pas mal de place également avec les interviews des doubleurs de la gente masculine. Les autres titres sont passés en revue avec des doubles pages sur Natsume Yûjin-Chô, Kyo Kara Maoh, Vampire Knight, Tetsuwan Birdy Decode ou encore Mugen no Jûnin. La second e saison de Neo Angelique Abyss est à l'honneur avec en plus de la présentation classique et une rencontre avec les doubleurs, un CD spécial drama à l'intérieur du numéro. Hagane no Renkinjutsushi, a.k.a. Fullmetal Alchemist, s'invite au beau milieu de cette partie du magazine, à l'occasion de la sortie d'un Memorial Box, prévu le 28 janvier 2009, pour la coquette somme de 68 250 yens ~ 420 euros.
Quant aux nouveautés de l'automne ou pour plus tard, elles se cantonnent à la rubrique nouveautés, avec un minimum d'information jusqu'à présent.
En vrac : Notez en octobre qu'il y aura des suites à Nodame Cantabile et à Rosario to Vampire. Vingt six épisodes de Tales of Abyss sont prévus à l'automne. C'est le quatrième volet de Namco des Tales of à être adapté, après Tales of Eternia, Tales of Phantasia et Tales of Symphonia.
Les amateurs de science fiction seront ravis d'apprendre que l'anime de Titania est prévu à partir d'octobre sur la chaîne satellite BS-2. C'est un projet de longue haleine, dont les prémices datent de plusieurs années maintenant. Titania est à l'origine un roman de space opera écrit par Yoshiki Tanaka, l'auteur de la saga mythique Legend of the Galactic Heroes. Le staff qui s'attelle à la tâche, regroupe des poids lourds de l'animation japonaise : Le réalisateur est la légende vivante, Noburo Ishiguro (Macross, Orguss, Megazone 23, Galactic Heroes). Haruhiko Mikimoto (Macross, Orguss, Megazone 23, Gunbuster) dessine les personnages, tandis que Kazutaka Miyatake (Macross, Orguss, Gunbuster, Eureka Seven) et Koji Ito (s-CRY-ed, Full Metal Panic!, The Irresponsible Captain Tyler) s'occupent des méchas.
Vous aurez aussi une nouvelle série du studio Gainax, Shikabane Hime – Aka, une histoire de fille immortelle qui doit occire 108 adversaires pour avoir droit au paradis. Un film de Yes Pretty Cure 5 Gogo devrait sortir le 8 novembre. Après ef – a tale of memories, la suite, ef – a tale of melodies, est en chantier. Môryô no Hako, une histoire d'enquêtes surnaturelles, déjà portée sur le grand écran en live, va également être adaptée en série télévisée, avec un character design signé par Clamp.
La rédaction rend ensuite hommage à Saeko Himuro, décédée en juin dernier, à l'age de 51 ans. Cet écrivain était l'auteur de romans qui ont été adaptés en manga ou en drama, dont le plus célèbre est Umi ga Kikoeru, repris par le studio Ghibli pour en faire un téléfilm en 1997. Le journal revient en grande partie dessus même si sa bibliographie ne se limite pas à ce titre. Himuro avait d'ailleurs écrit une suite sous forme de roman : Umi ga Kikoeru II – Ai ga Aru Kara.
Enfin, l'interview du mois est corrélée avec l'actualité car il s'agit de Tetsuya Nishio, un character designer prolifique ces derniers temps : Son nom apparaît dans les crédits du film de Naruto de cet été et dans ceux de The Sky Crawlers. Nishio est en fait le character designer sur tous les anime tirés de Naruto et travaille aussi activement pour le studio I.G. Il a dessiné les personnages pour les opus de Ghost in The Shell Stand Alone Complex. Il a eu également un poste de character designer sur Jin Roh, même si le character design d'origine est à mettre au crédit d'Hiroyuki Okiura, le réalisateur.

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Dragon Ball Z Burst Limit sur PlayStation 3
Par Ludwig le 14 août 2008 11:08 :: Anime Games :: 7 commentaires »
Son nom? Dragon Ball Z Burst Limit. Son style? Un jeu de baston relativement classique en un contre un.
Lançons donc le jeu dans la PS3 et voyons ce qu’il se passe.

Pour commencer, Bandai Namco nous a gratifié d'une introduction très mais alors très réussie, tant au niveau visuel qu'au niveau musical. Kageyama Hironobu, le chanteur des openings de la série TV, chante bel et bien ce générique sur un très beau thème, lui aussi composé par des personnes du staff de l'anime.
Après cette magnifique intro, nous nous apercevons que le menu est relativement standard et limité: story mode, vs mode, tutoriel, options… du grand classique !
Le story mode relate de manière très succincte la série TV de Raditz - début de DBZ – jusqu’à la fin de Cell.Tout ceci est agrémenté de deux parties annexes sur Broly et sur Bardock, le père de Goku. Ce mode devient vite lourd et très répétitif : Même les cinématiques entre les combats sont inintéressantes.
Pour chaque combat, vous pouvez choisir le mode de difficulté et après chaque confrontation, vous avez une note en fonction de certains critères : apparitions ou non de cinématiques pendant l’assaut, durée du combats, présence de certains coups. Une fois que vous avez fini le mode story, vous avez tout débloqué niveau persos et décors et c'est là, la grosse faiblesse du jeu : une vingtaine de personnages et seulement cinq décors.
Il suffit de comparer ces valeurs avec celles du DBZ Sparking Meteor sur Wii ou Ps2 pour se prendre une grosse claque! Notons tout de même la présence d'un mode on-line qui peut potentiellement accroître quelque peu la durée de vie de ce titre.
Niveau graphisme maintenant, force est de constater que nous nous en prenons plein les mirettes avec de jolis effets de lumières, de la vitesse dans l'action et certaines animations de combats très dynamiques. Mais, hélas il y a un mais, tout ceci est vraiment trop répétitif. Une fois passée la surprise des premiers combats, nous nous rendons vite compte que nous avons très souvent droit à la même chose.

En ce qui concerne le gameplay, Burst Limit a l'avantage de se prendre très rapidement en main et de se maîtriser assez facilement. Là aussi vous aurez vite fait le tour des divers coups et techniques.
Lors des combats, vous disposez également de la possibilité d'avoir l'aide d'un autre personnage ou de booster votre force ou votre vitesse grâce aux items mais tout ceci nuit au rythme du jeu et n'apporte pas vraiment grand chose.
Pour conclure, vous avez certainement compris que ce titre ne restera pas dans les annales, à cause de sa faible durée de vie et de sa trop grande répétitivité. Néanmoins, ce jeu donne un bel aperçu graphique de ce qui peut attendre les fans de Dragon Ball Z l'an prochain pour un Burst Limit 2 avec, nous l'espérons, plus de décors, plus de coups, plus de personnages. Bref, plus de tout !
Je vous conseille aussi de vous procurer ce jeu en import car il n'est pas trop cher - c'est d'ailleurs le cas de tous les jeux PS3 import – et en plus, il est fourni avec un mini artbook assez sympathique et bien réalisé. A noter que le jeu est également disponible sur console Xbox 360.

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