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Anime & manga
Lecture du livre Isao Takahata Cinéaste en animation
Par Pazu le 13 mars 2010 14:03 :: Découvertes :: 1 commentaire »
Au mois de février 2010, l'auteur a visiblement fait le tour des sites web francophones du milieu pour signaler la parution de son ouvrage. La nouvelle a été reprise ci et là. Pour Animint, il m'a paru plus judicieux d'attendre que j'en dise quelques mots après lecture effective, plutôt que de poster un petit message perdu dans un coin du forum, aucune des autres rubriques du site n'étant un lieu adéquat pour publier ce genre d'information.
La préface fournit immédiatement quelques mises en garde. D'abord que les réflexions et les analyses datent un peu et n'intègrent pas les références des films récents tels que Ponyo sur la Falaise. Peut-être est-ce gênant pour cerner le Miyazaki d'aujourd'hui mais sans doute moins pour Takahata, dont le dernier long métrages d'animation reste Mes Voisins les Yamada, en 1999. L'autre avertissement concerne le contenu, qui respecte délibérément la forme de l'étude que je dirai technique, plutôt qu'un récit chronologique et complet de la carrière de Isao Takahata. En quelque sorte, vous êtes invités à découvrir les oeuvres pour apprendre à connaître le réalisateur.
Vous pouvez vous référer à la tribune Contre Courant signée par le même Stéphane Leroux dans l'Animeland de septembre 2004, déjà au sujet d'Horus, le prince du soleil: "Attardons-nous alors sur un aspect du cinéma d'animation qu'on aborde trop rarement de face : la mise en scène. Les expressions du type la réalisation est efficace ou les plans sont très beaux fourmillent sous la plume des critiques, mais sans explications permettant aux non-spécialistes de cinéma de savoir concrètement de quoi il est question."
Là aussi, vous pouvez avoir une autre déconvenue en ce qui concerne le choix des travaux sélectionnés pour décortiquer la touche personnelle de Takahata: Il s'agit nullement de ses productions les plus connues tels que le Tombeau des lucioles ou Pompoko, mais bien de ses travaux précurseurs. A elle seule, l'analyse d'Horus, le prince du soleil, occupe deux tiers du livre. Les longs métrages de Takahata ne sont pas oubliés mais leur analyse s'effectue rapidement vers la fin de l'ouvrage, de la même manière que vous pouvez accélérer dans la dernière ligne droite pour franchir la ligne d'arrivée.
Après une introduction sur la portée de l'étude et des références au cinéma d'animation, le premier chapitre commence par la genèse d'Horus, prince du Soleil. De l'historique, nous passons ensuite à l'analyse proprement dite, avec moult renvois et allusions à d'autres films marquants du cinéma d'animation, notamment le Roi et L'Oiseau de Paul Grimault.
Sans entrer dans le détail, le sujet vous donne une idée de l'importance accordée à plusieurs films d'animation. Il est effectivement parfois difficile à cerner, pourquoi tel ou tel titre a marqué les esprits de la profession. Au moins, les remarques techniques apportent un éclairage sur les nouveautés apportées et les manières de faire qui diffèrent par rapport à des films plus commerciaux à la même époque.
En pratique, l'écrit présente quelques défauts pour reproduire une analyse. J'entends par là, que l'impression serait tout autre avec une vidéo des extraits en direct sous ses yeux et les remarques formulées par l'auteur. Malgré la présence de captures d'écran, il est obligé de passer beaucoup de lignes à décrire ce qui est vu, avant d'aborder les éléments pertinents mais il est impossible de faire autrement, à moins de connaître toutes les scènes du film par coeur.
La compréhension du contenu est parfois assez ardue pour le néophyte. Je passe sur l'abondance de renvois en note, qui trahie juste un soucis légitime d'appuyer les références. A la rigueur, vous pouvez parcourir les notes d'une traite, si vous ne voulez pas hacher votre lecture. En revanche, les explications sur des notions, sans doute très basiques pour ceux qui s'y connaissent en cinéma, font défaut avant d'aborder le sujet de fond et là, vous sentez vraiment une orientation "rapport de thèse" au détriment d'un contenu plus adéquat pour de la vulgarisation.
Le livre comporte des annexes avec notamment des retranscriptions des interventions faîtes par Isao Takahata pendant des projections en France, en sa présence. Des transcriptions complètes et pas seulement des rapports enrichis comme j'ai pu le faire pour les rencontres avec Sunao Katabuchi ou Rintarô. Parmi ces annexes, vous trouvez aussi des traductions d'écrits rédigés par Takahata à propos de ses propres travaux.
Là, vous percevez la différence d'approche très nette, où Takahata prend le temps d'expliquer ce que sont panorama et travelling, alors que dans chez Stéphane Leroux, les différences et les nuances entre les deux sont bien montrées du doigt, mais sans que vous sachiez vraiment ce dont il s'agit vraiment au juste. Peut-être que Takahata fait des raccourcis ou des simplifications dans ses définitions mais cela reste dictatiel et facilite grandement la lecture. D'où ma remarque précédente par rapport au lectorat néophyte.
Après Horus, la suite du livre aborde les séries télévisées auxquelles Isao Takahata a participé, de Lupin III à Kié la petite peste. L'ensemble est plus hétéroclite et encore plus intéressant. Outre l'aspect historique et les anecdotes sur les différentes productions, le terrain est plus propice pour souligner l'originalité du réalisateur comme l'écrit Stéphane Leroux: "L'étude de la participation de Takahata sur ces séries télévisées – le redressement de Lupin III, 1ère série ou les commandes ponctuelles – présente l'avantage de pouvoir directement comparer son travail aux autres épisodes".
Il se dégage de la première partie du livre, l'idée qu'Horus est un film exceptionnel. Dans cette deuxième partie, c'est le réalisateur qui apparaît comme exceptionnel, du genre tout ce qu'il touche devient or. Cependant, il ne s'agit pas du seul cas isolé, où la patte d'un réalisateur sur un épisode se fait sentir dans une série télévisée ordinaire. Je citerai le traditionnel exemple d'Hayao Miyazaki qui a dirigé le fameux épisode de Sherlock Holmes, Le Rubis bleu, ou encore, un cas moins connu, celui de Mamoru Hosoda, qui a réalisé deux épisodes clefs de Ojamajo Doremi – oui, du Magical Doremi.
Le deuxième volume issu de la thèse, cette fois-ci sur Miyazaki, est attendu courant 2010, peut être en juin. Sur internet, le premier tome est trouvable via les sites des grandes enseignes.

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L'Animage de mars 2010
Par Pazu le 07 mars 2010 11:03 :: Découvertes :: Aucun commentaire »
L'Animage de mars survole ensuite quelques séries qui doivent commencer en avril, un mois riche en nouveautés, qui coïncide avec la rentrée scolaire japonaise. Il annonce le retour d'Ookiku Furikabutte, l'anime de baseball, un des premiers du studio A-1 Pictures, qui était venu en dire 2 mots pendant Japan Expo 2008. La première série s'était interrompue en plein début de tournoi, bien loin d'avoir fini d'adapter le manga original. Le 2ème volet s'intitule Natsu no Taikaihen.
Autre retour, celui de K-ON dont l'héroïne – ou l'anti-héroïne plutôt – Yui Hirasawa, continue de caracoler en tête du classement mensuel des personnages, masculins et féminins confondus. L'équipe de Kyoto Animation est reconduite pour travailler sur ce 2ème opus.
Après la vague de shôjô aï, Uragiri wa Boku no Namae o Shitteiru est un nouvel exemple de boys-love adapté en anime, sur fond d'aventure fantastique. Kaichô wa Maid-sama est une romance un peu plus classique mais sur un thème pas forcément plus net: Misaki Ayuzawa est une présidente des élèves intransigeante et très remontée contre la gente masculine. Cependant, après l'école, elle occupe un emploi de maid café pour aider aux besoins de sa famille. C'est quasiment une double identité et un jour, un des élèves du lycée, Takumi Usui, découvre son secret par hasard. Il accepte de ne rien dire à personne mais ce ne sera pas gratuit.
Senkou no Night Raid est aussi une production d'A-1 Pictures. L'histoire d'espionnage part sur un scénario original qui se déroule en Chine, en 1931, alors que le Japon avance ses pions dans le pays. Après So-Ra-Wo-To, il s'agit du 2ème titre qui résulte du projet Anime no Chakra, poussé par Aniplex et Tokyo Terebi, qui consiste à créer des séries complètement originales.
Le magazine passe rapidement sur Hakuôki, une histoire de samouraï, avec une fille travestie en homme. Bizarrement, il aborde aussi Shiki dans la foulée alors que l'adaptation n'est pas prévue avant juillet 2010.
Les pages suivantes traitent des séries en cours de diffusion, à savoir Durarara, Gintama, Inu Yasha, Vampire Bund, Fullmetal Alchemist, Nintama Rantaro et The book of Bantorra. Comme toujours, les rédacteurs ont réussi à insérer des articles sur les sempiternels hits d'antan, Gudam Seed et Gundam 00 mais ils n'ont pas remis de Code Geass ce mois-ci.
Le journal comporte ensuite quelques fiches promotionnelles sur les écoles de doublage, puis les rubriques habituelles sur des interviews de doubleurs, les sorties musiques, cinéma et les événements au Japon, sans oublier les dessins des fans et coin pour Despera de Yoshitoshi Abe. Viennent ensuite s'ajouter vingt pages de listes de tous genres pour préparer les votes du 32ème Anime Grand Prix, dont les résultats sont publiés au mois de juin.
Enfin, la rubrique des news aborde peu les autres séries prévues en avril, si ce n'est la collaboration entre Ikkitousen - Xtreme Xecutor et Shin Koihime Musô et que Kiss x Sis devient une série télévisée. Pour les supporters d'Hinako, qui ont fait les exercices de mise en forme – sans m'étendre sur ce qui est mis en forme – je rappelle la sortie d'Isshoni Sleeping, où vous regardez la belle dormir. En fait le DVD joue sur l'interactivité avec les options disponibles dans le menu pour choisir les positions de sommeil et vous permet même de fixer l'heure du réveil.
Plus sérieusement, le film d'Ibara no Ô – King of Thorn, est annoncé pour le 1er mai 2010. Le long métrage de 2 heures se passe dans un monde ravagé, où Kasumi se réveille, après avoir été placée en cryopréservation à cause d'un virus mortel. La date de sortie surprend car des avant-premières ont déjà eu lieu en Espagne et en Grande Bretagne dès octobre 2009.

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Les anime de l'hiver 2010 (2/2)
Par Pazu le 26 février 2010 22:02 :: Découvertes :: 5 commentaires »
Chu-bra, avec un titre pareil, annonce tout de suite la couleur dès les prémices du premier épisode. Nayu Hayama est une future styliste, fana des sous-vêtements pour tester personnellement les collections les plus osées sous son uniforme de collégienne. Elle fait également une fixation sur ses camarades qu'elle prend pour des mannequins libre service. Bref, sous couvert d'encensement de l'amitié, les scènes de fan service s'enchaînent, sur un faux rythme.
Ladies versus Butlers va encore plus loin et la première image est déjà une situation compromettante où Hino, le personnage principal se retrouve allongé sur une jeune fille, dont il tâte la poitrine opulente. Le semblant de scénario se déroule dans une école renommée, qui forme les futures gouvernantes et majordomes. Le premier épisode laisse plutôt penser qu'il n'y a que des filles mais quelques garçons traînent effectivement dans les parages.
Hino Akiharu est un garçon peu avenant avec sa cicatrice sur le visage, mais il vient pour intégrer l'établissement de prestige. Son arrivée est remarquée et il effraie malgré lui les filles qu'ils croisent, quand ce ne sont pas de malencontreux accidents qui le font passer pour un pervers. Il est finalement pris en charge par une élève senior qui calme le jeu. En revanche, Hino s'aperçoit que la fille qui l'a tiré de ce mauvais pas n'est autre que Saikyô Tomomi, une camarade de classe qui le torturait sans cess quand ils étaient ensemble en primaire. Sous ses couverts de jeune fille bien élevée, Saikyô dissimule toujours le même tempérament.
La série est tirée d'un light novel, dont la tendance coquine est reprise dans l'anime avec moult positions suggestives, une avalanche de filles diverses et variées pour constituer un harem fourni, sans oublier les étalage de poitrines nues pendant les scènes bains. Vous voyez le genre.
Baka to Test to Shôkanjû est dans la lignée des séries frapadingue en partant d'un concept vidéo-ludique: Les élèves du lycée sont répartis par niveau dans des classes : Les plus brillants sont dans la classe A tandis que les cancres sont mis dans la dernière classe, la classe F. Les élèves de classe A ont droit a toutes les équipements, tandis que les classes suivantes ont droit à moins en moins de confort, au fur et à mesure que nous descendons dans la hiérarchie. La classe F se retrouve dans une salle en piètre état avec des tables basses en ruine, en guise de bureau.
Cependant, le bâtiment se double d'une interface virtuelle qui transforme l'espace en jeu vidéo géant, où les avatars des élèves peuvent s'affronter. La force des élèves aux combats virtuels est proportionnelle à leur connaissance et ils peuvent refaire le plein de points de vie en passant des examens de rattrapage. Dans ce contexte, les classes entières peuvent se lancer des défis et l'enjeu est notamment l'accès aux équipements.
Le concept principal est peu avenant mais le début de la série a du charme avec des personnages mabouls, qui sorte des sentiers battus. Aucun ne se prend au sérieux et pour ma part, c'est l'une des rares séries de ce genre qui a réussi à attiré mon attention. La séquence des garçons terrassés pendant les rendez-vous amoureux est bien trouvée, ainsi que les plans de stratège qui tombent à l'eau.
Pourtant, le rythme s'essouffle déjà au bout d'une poignée d'épisodes, qui se de moins en moins des histoires classiques qui se déroulent dans un lycée lambda. L'environnement high tech et les règles originales sont de plus en plus délaissés.
Omamori Himari arpente des chemins plus traditionnels. Yûto Amakawa a perdu ses parents il y a 7 ans et depuis, son amie d'enfance Rinko Kuzaki prend soin de lui, tout en jouant les tsundere de service à son égard. Yûto porte toujours un talisman autour du cou, un souvenir de sa grand-mère plus qu'autre chose. En fait, le porte bonheur protège Yûto des forces maléfiques, qui voudraient bien se débarrasser du descendant d'un des plus puissants pourfendeurs de démons.
Le garçon rencontre un jour Himari, une jeune fille bien pulpeuse qui se montre tout de suite très entreprenante. Elle pénètre carrément dans son lit, en tenue très légère et sous sa véritable apparence : C'est une fille chat, au grand damne de Yûto, qui est justement allergiques aux poils félins. Hamari révèle qu'elle est un démon, dont la mission ancestrale est désormais de protéger Yûto avec son sabre, car le talisman qu'il porte a perdu de sa force au fil des années.
La petite vie tranquille de Yûto est chahutée par la présence de ce nouvel animal de compagnie, qui vient s'insérer dans sa classe, sous apparence humaine, suscitant la jalousie de Rinko.
Pas grand-chose à dire sur cet anime qui se situe dans la lignée des shônen ordinaires, tiré d'un manga commencé en 2007 et toujours en cours. Vous y trouvez quelques traces de fan service, sans sombrer dans des délires sans queue ni tête, tout au moins, jusqu'à présent.
Hanamaru Kindergarten est inspiré du manga éponyme, également commencé en 2007 et toujours en cours de publication au Japon. Le titre fait un parler de lui car la production est assurée par le studio Gainax et la réalisation est conduite par Seiji Mizushima, qui a dirigé les équipes de Bones sur la première série de Fullmetal Alchemist et travailler pour Sunrise pour réaliser les volets de Mobile Suit Gundam 00.
Comme son titre le laisse penser, le récit se déroule dans la cadre d'un jardin d'enfants, où exerce un professeur débutant, Naozumi Tsuchida, accroc aux jeux vidéos le soir et enclin à arriver au travail en retard le matin, malgré une bonne motivation. Il est le seul homme au milieu de collègues féminines et il a le béguin pour l'une d'entre elle, Nanako Yamamoto, une jeune femme charmante, qui est à cent lieux de penser qu'on puisse tomber amoureux d'elle.
Parmi les enfants, se trouve la petite Anzu, la fille d'une sempaï de Tsuchida à l'époque du lycée. Anzu se fait de nouvelles amies au sein du jardin d'enfants, Koume, toute timide et Hiiragi, très savante. La gamine est éprise de son professeur et bâtit des plans sur la comète pour attirer son attention mais toujours en vain. Je reste sceptique sur ce genre d'histoire.
Katana Gatari, le dernier anime de la liste, a un format original, avec 12 épisodes prévus de 50 minutes environs et un rythme de diffusion à la télévision d'un épisode par mois, soit un an au total pour voir toute la série.
L'histoire se déroule au temps des samouraïs avec une situation improbable, où Shichika Yasuri et sa soeur, Nanami, vivent sur une île déserte depuis 20 ans. Ils ont été exilés avec leur père, décédé depuis peu et qui était la tête de l'école Kyotô. Ce dernier maîtrisait un art martial capable de rivaliser à mains nues avec les techniques de sabre.
Shichika a hérité des connaissances guerrières de son père et il est devenu une force de la nature, tout en manquant cruellement de connaissances sur le monde extérieur. D'ici à le comparer avec tarzan, il n'y a qu'un pas, si ce n'est qu'à défaut de savoir-vivre, il s'exprime correctement et il a l'air de savoir lire et écrire.
Dans ce décor, débarque Togame, une jeune fille qui se présente en tant que générale stratège du shôgun et qui cherche à recruter Shichika, afin de retrouver et rassembler 12 sabres légendaires. Un seul sabre eux suffit à battre des milliers d'hommes et donc à défier le pouvoir central.
Togame est acculée car les autres personnes compétentes à qui elle a fait appel avant, l'ont toutes trahie. Appâtés par l'énorme valeur pécuniaire des sabres, certains ninjas véreux ont détourné les armes pour leur propre compte, tandis qu'au contraire, des samouraïs droits et imbus par leur honneur, n'ont pas pu résister au fait de posséder enfin un des sabres légendaires. Mus par quelque poison maléfique issu des sabres, Ils ont été incapables de s'en défaire au profit de leur suzerain.
Après ses échecs précédents, Togame a donc cherché un autre candidat idéal pour l'aider dans sa mission et son choix s'est porté sur l'héritier de l'école Kyotô. Reste le plus dur, à savoir convaincre un garçon, qui vit coupé du monde et des soucis, et qui n'a aucune envie de quitter son île.
Le dessin des personnages, repris par Tsuyoshi Kawada pour l'anime, est inhabituel et peut vous faire fuir, notamment avec ces yeux et ces nez particuliers, qui donnent un air nostalgique des grands films de la Toei des années 1960. En revanche, dès la première seconde, vous devriez tout de suite remarquer la bande originale. Si les génériques sont agréables mais sans surprise, les musiques de fond sont exceptionnelles, même si venant de Taku Iawasaki, c'est attendu: Il a déjà brillamment composé pour d'autres anime, tels que Ruronin Kenshin, Gurren Lagann, Kekkaishi, Kuroshitsuji, Read or Die ou encore le film Origine.
Le récit s'inspire encore d'un roman d'Ishin Nisio, le même auteur que pour Bakemonogatari, ce qui laisse présager une intrigue sympathique. Pour un titre d'action, le rythme est équilibré avec une mise en scène qui se permet de longues scènes de dialogue. Le scénario comporte aussi quelques fantaisies mais avec beaucoup moins de divagations que dans Bakemonogatari. Cela se rapproche plus d'une certaine poésie, malgré quelques passages abrupts, où des personnages sont quand même tués. Les traits humoristiques récurrents permettent de conserver une atmosphère légère.
Quelque part cela rappelle l'impression perçu devant la découverte Kaiba, qui ne paye pas de mine au premier abord, surtout graphiquement, mais qui se révèle ensuite excellent, même si Kaiba est vraiment un cas extrême par rapport à Katana Gatari.

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Les anime de l'hiver 2010 (1/2)
Par Pazu le 07 février 2010 00:02 :: Découvertes :: 2 commentaires »
Le manga de Seikon Qwaser paraît déjà en France, sous son titre international, Qwaser of Stigmata, depuis plus d'un an. Le dessinateur, Kenetsu Sato, est également celui des mangas My Hime et My Z Hime. Dans Qwaser, différents clans religieux se déchirent pour mettre la main sur une icône, au sein d'un conflit qui touche désormais l'école Saint Mikhailov et notamment 2 de ses élèves, Mafuyu et Tomo. Elles font la connaissance de Sacha, un garçon taciturne, d'origine russe. Celui est un Qwaser, un guerrier capable de manipuler les éléments, l'acier en ce qui le concerne. Il se dresse contre les adeptes d'une secte qui détiennent également des pouvoirs et tentent de s'infiltrer dans l'établissement.
L'intrigue est plutôt classique avec le présence du beau gosse ténébreux qui se chamaille avec l'héroïne, bien vite dépassée pendant les combats. La particularité, dans cette mode Queen Blade, est de voir – "deviner" est plus juste – le guerrier recharger sa jauge de pouvoir en tétant directement au sein des jolies filles. Son critère de beauté canon tend à considérer si la fille est une bonne laitière ou pas, et il n'hésite pas à tâter et sous peser les poitrine pour se faire une idée, le plus sérieusement du monde.
Ôkamikakushi traite son sujet avec moins de fan service. Le jeune Hiroshi Kuzumi emménage dans une nouvelle ville, avec sa soeur handicapée et son père, un écrivain. Sa nouvelle voisine, Isuzu Tsumuhana, lui tombe carrément dans les bras dès leur première rencontre. A l'école, il est accueilli bras ouverts par les autres élèves, à l'exception peut être de Nemuru Kushinada, qui jette un froid sur la classe à chaque fois qu'elle intervient. Les premiers jours s'écoulent paisiblement pour Hiroshi et sa famille mais des événements mystérieux se déroulent la nuit. Des personnes disparaissent sans laisser de traces, sans que personne ne s'en émoi en ville.
Inspiré d'un visual nouvel, dans la lignée d'Higurashi no naku koro ni, l'histoire prend son temps. Les premiers épisodes sont plutôt constitués de scènes champêtres ennuyeuses, avec quelques sauts pour dévoiler des brides du mystère. Difficile de savoir si l'intrigue va valoir le coup ou si le soufflé va retomber. A part les exécutions nocturnes, la mise en scène manque de punch et la sauce a du mal à prendre malgré les efforts pour faire monter la pression.
Nodame Cantabile est une valeur sûre après un première série entière et un deuxième volet sur Paris, très court. Je me souviens d'un très bon avant dernier épisode et du coup, plus trop de la fin proprement dit de la 2ème saison. Nodame Cantabile Finale reprend le duo Chiaki Nodame à Paris, en train de poursuivre leur parcours, l'un à la tête d'un orchestre et l'autre dans une école de musique auprès de professeurs prestigieux.
La nouvelle saison reprend les mêmes formules avec le comportement atypique de Nodame, qui fait sourire ou bien les interludes musicaux qui fait découvrir les morceaux de musique classique. L'ambiance générale me semble en revanche beaucoup plus sérieuse, avec des personnages qui mûrissent et des situations délicates à gérer. A suivre, donc.
Autre grand classique, Cobra fait son retour dans une série télévisée alors que ses nouvelles histoires ont connu des adaptations récentes en OAVs. Les détracteurs trouveront l'anime mal ficelé sans oublier l'univers ultra kitsch. Non seulement, le personnage se montre plus macho que jamais, avec son éternel cigare et son psychogun mais le scénario traînent des vieilleries dignes de la série de 1982, tel que le dictaphone à cassette.
D'un autre côté, malgré sa qualité technique et son âge, l'ancienne série continue à être regardable, notamment grâce à ses histoires originales, ce qui est loin d'être le cas de beaucoup de titres de l'époque. L'opus de 2010 réussit à conserver cette qualité, avec ses successions de récits en un ou plusieurs épisodes. La première histoire est un peu poussive, avec un air de déjà vu. La seconde, confère quelques détails originaux, avec ce mélange plaisant anachronique entre la science fiction et les légendes anciennes.
Je me suis intéressé à Durarara! pas parce qu'il s'agit du même auteur de roman que pour Baccano mais à cause de la participation de Suzuhito Yasuda au character design original. Il est l'auteur du manga de Yozakura Quartet, que j'ai apprécié plus à cause du charisme de ses personnages, que de son intrigue ou même de son univers.
Durarara! se démarque des autres productions en cours de diffusion, avec une mise en scène spéciale, bien servie par des personnages frappadingues. Le début se résume à l'arrivée de Mikado Ryûgamine à Ikebukuro, où il retrouve son complice d'enfance, Masaomi Kida, qui l'initie à la vie et aux dangers du quartier. L'ensemble est un tableau édulcoré entre les combats et les meurtres sauvages, les phénomènes paranormaux, les êtres surnaturels et les romances à l'eau de rose.
Le titre présente une originalité dans son concept mais il est difficile de conclure que l'histoire va suivre un scénario digne d'intérêt. Un soin certain est quand même apporté pour cerner les différents personnages, au fil des épisodes, en les faisant découvrir sous des angles différents. Par exemple, vous finissez par découvrir une once d'obscurité dans Masaomi, le lycéen toujours enjoué.
Dance in the Vampire Bund surfe sans doute sur le succès des histoire de vampire avec une entrée abrupte: Le premier épisode révèle l'existence des vampires en chair et en os, à la télévision, après une attaque en direct. La suite est l'annonce d'une demande de création d'un état indépendant, réservé aux vampires, sur une île artificielle, à l'intérieur du Japon. Leur chef est une princesse, à l'apparence juvénile physiquement mais d'âge mûre.
L'intrigue joue sur les différentes rivalités qui existent entre les factions et les complots qui visent la princesse. Un autre pan du scenario repose aussi sur les relations de la femme prisonnière de son corps d'adolescente, avec son garde du corps. C'est tout à fait une partie du dilemme abordé dans le film Entretient avec un vampire, où le personnage joué par Kirsten Dunst n'a aucun espoir de séduire l'être qu'elle aime mais qui ne la voit que comme une petite fille. Je ne suis pas fan des dessins ni des combats gores mais le premier épisode démontre un effort pour essayer d'être original.
So-Ra-No-Wo-To surprend en revoyant des personnages avec les mêmes traits que ceux de K-On, et parfois le même caractère! A cela vous pouvez rajouter que la musique a sa place dans So-Ra-No-Wo-To, où au moins 2 des personnages jouent d'un instrument. La cadette Kanata Sorami, jeune clairon, est mutée dans un fort isolé près de la frontière, aux contreforts d'une région désertique. L'endroit est d'autant plus tranquille que la paix règne désormais sur le pays et le fort n'est occupé que par 5 femmes soldats en tout, avec un ravitaillement défaillant et un char en continuelle réparation.
Filicia Heideman, la responsable hiérarchique de la place a adopté des règles très souples pour guider sa petite troupe, où les grades ne sont pas utilisés mais d'un autre côté, elle tient un semblant de discipline en continuant les divers exercices de combat. La majorité du temps est cependant réservé à vivre au quotidien, sans que trop se souvenir qu'il s'agit d'un groupe de militaires, en les voyant faire leurs courses ci et là dans la ville adjacente au fort.
L'intérêt de suivre l'anime est loin d'être certain avec des épisodes plein de bon sentiment et des situations ridicules, où les cadettes font tout un pataquès d'un fantôme qu'elle défie dans une aile du château, chargées comme des mulets. En revanche, la qualité de la série retient l'oeil. Les paysages conçus par le directeur artistique, Masatoshi Kai sont tout simplement sublimes. Ah la ville, quelle ville! Ce monsieur Kai a une filmographie impressionnante: Il est au crédits des décors sur Akira, les 2 films de Ghost in the Shell, le Château Ambulant, Jin Roh, Metropolis et Millenium Actress, pour ne citer que les plus connus. D'autres petits plus enrichissent l'anime tels que la scène de la rencontre de Kanata avec son modèle, qui lui a donné sa vocation, les différentes traditions ou encore la fameuse mélodie.

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L'Animage de janvier 2010
Par Pazu le 25 janvier 2010 19:01 :: Découvertes :: 1 commentaire »
Viennent ensuite quelques mots sur le film The King of Eden, avec une revue des différents selecao connus. Paradise Lost, le deuxième film d'Higashi no Eden, est toujours annoncé pour mars prochain. Le magazine revient également sur le dernier long métrage de Yamato. A voir les illustrations, vous auriez l'impression que le design reflète parfaitement la touche des années 70 mais le dessin est trompeur.
Ils arrivent à ressortir du K-ON, à l'occasion de la sortie du 7ème DVD de la série, le 20 janvier dernier. Le DVD doit contenir un épisodes inédits, à l'images des volumes précédents. Idem pour Sengoku Basara, dont la deuxième saison est annoncée. Quant au premier film d'Haruhi Suzumiya, la date est est toujours maintenue au 6 février.
Le magazine dresse ensuite un panorama des titres de l'hiver, à savoir Vampire Bund, Katanagatari, Durarara, Qwaser, Baka to Test to Shôkanjû et enfin Ôkamikakushi. A chaque fois, les personnages féminins des nouveaux anime sont notés pour savoir si elles sont hot ou cool.
Les pages suivantes concernent les séries en cours telles qu'Inu Yasha ou Fairy Tail mais aussi des titres qui viennent de s'achever tel que le deuxième volet de Darker Than Black.
Ce mois-ci, le réalisateur interviewé est relativement célèbre. Il s'agit de Sunao Katabuchi. Il est passé en France pour présenter son film Arete Hime pendant l'un des festivals des Nouvelles Images du Japon. Plus récemment, il est connu pour avoir dirigé les deux saisons de Black Lagoon, une série pour le mois dynamique, bien loin des histoires gentillettes, genre Lassie, qu'il avait réalisé jusqu'alors. En ce moment, il travaille d'ailleurs sur le 3ème volet de Black Lagoon, qui sera sous forme d'OAVs.
La rubrique des news signale avec retard la sortie du film de One Piece en décembre dernier. Bizarrement, la nouvelle série de Cobra qui vient de débuter n'a droit qu'un entrefilet, contrairement aux autres nouveautés déjà abordée. Le film de Trigun est annoncé pour le 24 avril 2010. De nouvelles saisons sont en production pour Ikkitôsen et Hidamari Sketch. Nous découvrons également des images d'Heroman, le dernier né des studios Bones (Eureka Seven, Xamdô no Bônen, Raxhephon, Fullmetal Alchemist) coproduit avec Stan Lee, le maître du comics (Spider-man, X-men). Notez enfin la prochaine adaptation en anime de Gôyô, un manga de samouraï déjà disponible en France.

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L'Animage de décembre 2009
Par Pazu le 28 décembre 2009 18:12 :: Découvertes :: 1 commentaire »
La suite du magazine reprend son panorama traditionnel des séries encore en cours au mois de décembre: Hetalia Axis Powers, Inuyasha Kanketsu-hen, To Aru Kagaku no Railgun, Darker Than Black - Ryûsei no Gemini, Seitokai no Ichizon, Fairy Tail, Fullmetal Alchemist – Brotherhood, Seiken no Blacksmith, Aoi Bungaku Series et Umineko no Naku Koro ni. La seule originalité est d'avoir des illustrations spéciales Noël pour certaines séries. Dans le lot, les rédacteurs arrivent encore à insérer des pages sur Gundam 00 et Code Geass.
Question nouveautés, le journal s'attarde un peu sur The King of Eden, le film qui fait suite à la série Higashi no Eden et qui était prévu le 28 novembre dernier. Le film de Fate/stay night, Unlimited Blade Works, a juste droit à une double page, avec une micro interview d'une des doubleuses. Le film sort le 23 janvier 2010. C'est autant que l'espace consacré à Durarara, la série adaptée d'un roman de l'auteur de Baccano! et dont le character design d'origine est signé Suzuhito Yasuda, mangaka de Yozakura Quartet. Quant à l‘article sur le long métrage qui marque le retour du croiseur spatial Yamato le 12 décembre, il tient sur une seule petite page.
L'interview du mois concerne Takashi Ikehata, dont les premiers pas dans l'industrie de l'animation remontent à 1985. Son ascension au poste de réalisateur à part entière est cependant relativement récente car les premiers anime qu'il a dirigé seul, datent d'après l'an 2000. Il est le réalisateur de Hikari to Mizu no Daphne et plus récemment de Genshiken. Il est aussi derrière Taishô Yakyû Musume, l'histoire d'une équipe féminine de baseball, en 1925.
La rubrique news du magazine comporte quelques productions de 2010 mais quasiment plus rien sur les nouveautés de janvier. Le premier encart concerne le film Loups-Garous, qui réunit plusieurs membres de l'équipe de Blood+ de chez I.G. production. Les suivants traitent rapidement du prochain film de Trigun – sans encore de date annoncée - et du long métrage La disparition d'Haruhi Suzumiya, prévu pour le 6 février 2010.
A l'occasion des 10 ans de Yu-Gi-Oh!, un film est programmé le 23 janvier 2010: Chô-Yûgô! Jikû o Koeta Kizuna est un cross over entre 3 séries télévisées de Yu-Gi-Oh! dont les héros apparaissent dans le film anniversaire. Le 6 mars 2010, devrait sortir une version en film des 6 OAVs de The time of Eve et le premier volet des OAVs de Gundam UC est annoncé pour le 12 mars 2010.
Enfin, à l'avant dernière page, dans le classement mensuel des meilleurs personnages, tout genre confondu, Yui Hirasawa de K-On s'accroche à sa première place mais elle est talonnée de près par des protagonistes de... Hetalia Axis Powers.

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L'Animage de novembre 2009
Par Pazu le 29 novembre 2009 11:11 :: Découvertes :: 1 commentaire »
Après suivent les traditionnels rapports, qui concernent les séries en cours de diffusion : Inuyasha Kanketsu-hen, Darken than Black Ryûsei no Gemini, Fairy Tail, Tegami Bachi, Queens Blade, Natsu no Arashi Akinai-chû, Nyan Koi et Gintama. Ce mois-ci, les auteurs de chaque article donnent aussi des informations sur les doubleurs, voire les ont interviewés, alors que ce sont plutôt les réalisateurs ou les producteurs qui sont à l'honneur d'habitude.
Le magazine parvient toujours à insérer quelques mots sur Gundam 00 et Code Geass, avant d'aborder les prochains films qui doivent sortir au Japon : Gekijô-ban Macross Frontier - Itsuwari no Utahime, sorti depuis le 21 novembre, Higashi no Eden – The King of Eden, paru hier, le 28 novembre, Break Blade, prévu pour 2010, Fate/stay night Unlimited Blade Works, programmé pour le 23 janvier 2010 et enfin Uchû Senkan Yamato Fukkatsu-hen, prévu pour le 12 décembre.
Nous avons un melting pot de séries en cours, terminées ou bien pas encore commencées. Fullmetal Alchemist Brotherhood n'a que 6 pages, mais c'est toujours 2 de plus que Bakemonogatari. Le journal revient aussi sur Taishô Yakyû Musume, la petite série de baseball historique, avant de passer à Seiken no Blacksmith et Durarara, une série qui débutera en janvier 2010.
Un dossier présente la nouvelle ère de la Toei Animation, au travers des dernières réalisations en date du studio : Fresh Precure, Kûchû Buranko, Mari & Gali et Negibôzu no Asatarô. Dans la liste vous retrouvez aussi Tobidasu! 3D Toei Anime Matsuri, une production en 3D qui regroupe un ensemble de courts et moyens métrages. Les expériences précédentes étaient limitées à des diffusions ponctuelles. Là, il s'agit d'une sortie au niveau nationale. Le 6ème titre mis en avant est Kaidan Restaurant, une série qui a commencé le 13 octobre dernier. Le dernier anime est Strong World, le prochain long métrage de One Piece, qui paraîtra le 2 décembre.
L'interview du mois est un entretien avec Yoshinobu Nishizaki, un producteur qui a défrayé la chronique pour avoir fait plusieurs passages en prison, sans oublier la banqueroute de sa société de production. Il est surtout connu pour être l'auteur de la saga Space Battleship Yamato et il revient sur le devant de la scène car il est aux commandes du prochain long métrage déjà cité, qui sort en décembre, Uchû Senkan Yamato Fukkatsu-hen.
Dans la continuité du numéro d'octobre, l'équipe d'Animage rapporte encore de nouveaux témoignages de sympathie pour Yoshinori Kanada, l'animateur décédé en juillet dernier. Après le programme télé détaillé, la rubrique news donne des indications succinctes sur les séries qui commencent l'année prochaine. Citons parmi elles, Nodame no Candabile – Final, Ookami Kakushi et Kaichô wa Maid-sama.
Notez enfin, que la place de numéro 1 dans le classement mensuel des personnages préférés – masculins et féminins confondus – est accordée à Yui Hirasawa de K-On, pour le troisième mois d'affilée.

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Le top 10 des scènes d'anthologie
Par Pazu le 18 novembre 2009 17:11 :: Découvertes :: 10 commentaires »
Préférer classer des extraits, plutôt que des titres complets diffère quelque peu et c'est encore plus subjectif et propre à chaque individu. Sur une seule scène, difficile de s'accrocher à quelques critères reconnus telle que la richesse de l'histoire. Il est parfois difficile d'expliquer pourquoi une scène vous émeut alors que votre voisin la trouvera quelconque, voire indigeste. Je me souviens d'être rester de marbre devant Mononoke Hime, alors que cela doit être le plus grand film d'Hayao Miyazaki, pour beaucoup.
De plus, avec le temps, vous avez tendance à oublier ce que vous avez visionné et vous pouvez omettre des scènes dans votre liste, alors que vous les avez vues et appréciées sur le moment. D'un autre côté, vous ne retenez vraiment que les images qui vous ont marqué. Si certains s'essayent à l'exercice sur leur blog, ils arriveront certainement à un choix de scènes et d'anime complètement différent.
10. Kamui no Ken – La formation de Jirô
Le film est une fresque épique des aventures du jeune Jirô à l'aube de l'ère Meiji. Dans l'ensemble, la longueur se fait sentir avec des excursions hors du Japon et des développements de l'histoire qui vous laissent perplexe. En revanche, de la réalisation de Rin Târo et des compositions musicales de Ryudo Uzaki, je conserve en mémoire du parcours endiablé du jeune homme, qui se forme au gré des saisons, au rythme des percussions et de chants guerriers.
9. Il était une fois l'homme – Le siècle de Périclès
Le jugement est sans doute faussé par l'intérêt porté à l'Histoire avec un grand H mais le talent d'Albert Barillé est d'avoir pu mettre en valeur la grandeur d'un moment en quelques mots. Son but était plutôt de raconter la vie au quotidien et du coup, les événements historiques se sont retrouvés condenser en une poignée de secondes.
Son sens de la formule était impressionnant, même si la voix de Roger Carel sert bien son texte. La période du 1er Empire est résumée en 30 secondes à la fin de l'épisode de la révolution française et une simple phrase vous donne l'essentiel "Bien avant le suicide collectif de 1914, dont vont émerger deux colosses, Napoléon dira : je laisse en mourant, deux vainqueurs, deux hercules au berceau, la Russie et les Etats-Unis d'Amérique."
Quasiment chaque épisode abonde de petites citations vives, qui marquent plus ou moins les téléspectateurs mais je retiendrai surtout la revue des hommes phares de la Grèce Antique, qui défilent à vitesse grand V, avant de s'attarder sur "Phidias le chef d'orchestre de tous ces chef d'oeuvre puis Périclès, le chef d'orchestre de tous ces hommes".
8. Gunbuster – Le retour
Je me souviens de la scène finale, pas tellement pour la chute proprement dite mais sans doute à cause de la transition musicale avec le générique de fin. A vrai dire, je n'y vois plus grande chose d'exceptionnel – d'autres anime ont des scènes similaires - mais la première fois que j'ai vu la scène, si, et l'impression est restée.
7. RahXephon – Le final de l'épisode 19
Ceux qui connaissent verront de quelle scène il peut s'agir mais là difficile de rentrer dans les détails sans donner un énorme spoiler. RahXephon est dénigré injustement pour avoir surfé sur la vague Evangelion mais j'apprécie le pseudo ersatz à cause de son intrigue, plus subtile finalement que le blockbuster de la Gainax. En revanche, c'est loin d'être un anime mémorable et je préfère revoir des épisodes d'Evangelion que de me retaper des rediffusions de RahXephon.
La fin de l'épisode Ami Bleu, beau et tragique, donne une autre dimension à la série, que je trouvais monotone jusqu'à alors. Cependant, dire d'une série qu'elle ne devient bien qu'à partir de l'épisode 19, ce n'est pas une série que vous aimez.
6. Tokyo Magnitude 8.0 – Le passé de la famille Onosawa
Le titre de la scène est volontairement mal choisi mais là, un titre plus précis vous spoilerait la série complète. Je n'aime pas franchement cet anime, où j'ai eu l'impression que les héros se donnaient un mal fou pour glisser consciencieusement sur toutes les peaux de banane qui s'offraient à eux. Cela me rappelle la fille de Jack Bauer dans 24 heures chrono.
Après, le passage qui revient sur le passé de la famille, le tout sur une excellente musique, m'a un peu réconcilié avec l'ensemble. Au moins, cela se termine en beauté. Cependant, c'est encore frais dans mon esprit et si j'avais fait ce classement un an plus tard, j'aurais peut être oublié cette scène.
5. Hotaru no Haka – Setsuko
Enfin un Ghibli dans le classement. Contrairement aux titres précédents, je ne me retiens pas pour dévoiler la fin parce que je suppose que vous avez déjà vu ce film, le Tombeau des Lucioles. Si ce n'est pas le cas, dépêchez vous d'aller découvrir le film et ne lisez pas le paragraphe suivant.
Il ne s'agit pas de la scène finale avec les fantômes des enfants mais des moments poignants précédents, où Seita s'occupe des obsèques de sa soeur. La musique accompagne admirablement la douleur de la scène, avant d'aborder l'instant où il dit avoir placé les ossements dans la boite à bonbons, en nous renvoyant aux toutes premières scènes où un garçon s'amuse à envoyer cette même boite dans les champs. Le bouquin présente les choses de manière plus terre à terre et de manière chronologique. Le film, lui, nous apprend ce qu'il y avait dans cette boite, qu'à la fin. C'est ce pincement en coeur, en découvrant le côté sinistre de la situation après coup, que j'ai retenu.
4. Honneamise no Tsubasa – L'histoire du monde parallèle
L'étoffe des Héros de la Gainax me laisse toujours dubitatif. Je qualifie le film d'excellent, avec des superbes images, une animation incroyable, une histoire intéressante et des personnages attachants. En revanche, il manque un petit quelque chose mais sans trop savoir quoi. Difficile de dire que c'est trop réaliste quand tout se déroule dans un univers parallèle. Peut-être trop sérieux ou trop sage alors.
Ryuchi Sakamoto a composé une très jolie bande originale, qui se remarque quand vous êtes scotché devant le film, notamment pendant une scène assez longue, où les auteurs ont fait défiler toute l'histoire de l'humanité du monde parallèle. Les préceptes religieux m'avaient parus soporifiques, mais j'ai trouvé cette scène ingénieuse, en faisant sans doute inconsciemment l'analogie avec le générique de début d'Il était une fois l'homme.
3. Kimagure Orange Road – Episode 37
Nous abordons le trio de tête de ce top 10, avec en troisième position un autre moment, où vous revoyez le vécu des personnages, à savoir ici le passé commun entre Kyôsuke et Madoka, qui prend la forme de photos qui défilent. A l'époque, le plus frustrant a été d'attendre que le morceau de musique sorte en CD. Il n'était pas dans les 3 Sound Color mais uniquement dans Singing Heart2 Sweet Memories, l'intégrale sorti bien des années après.
2. Tenkû no Shirô Laputa – La découverte de Laputa
Evidemment, ce film, le Château dans le ciel, m'a plutôt marqué – Pazu c'est normalement plus facile à deviner d'où c'est tiré que Sakura – et par rapport à d'autres Ghibli, j'apprécie qu'il y ait une histoire conséquente. Le moment magique est la découverte du château, à la fois ruine envahie par la nature mais aussi vestige magnifique d'une gloire passée, le tout sur le thème principal du film, composé par Joe Hisaishi.
1. Seikai no Monshô – Episode 5
J'aime bien Crest of the Stars, avec sa dimension épique et ce côté noblesse chevaleresque dans un univers de science fiction. La réputation de la famille Abriel, ainsi que la rivalité ancestrale vis-à-vis du clan Spoor, sont succulentes. L'originalité provient également du soin apporté à la description des us et coutumes des Abh. Dans l'absolu, je préfère cependant l'histoire du deuxième volet, Seikai no Senki, qui se focalise sur une seule bataille.
Le premier opus introduit l'univers et a en sa faveur, le bénéfice de la nouveauté mais l'intrigue se disperse un peu trop et aboutit à faire le grand écart, entre des desseins stratégiques à l'échelle des puissances intergalactiques et des petites aventures sur une planète isolée, en passant par une séquestration dans un coin perdu. Le dessin des personnages est aussi inégal, suivant les épisodes. Vous pouvez aussi enfoncer le clou en disant que l'anime a assez mal vieilli.
Pourtant, ma scène coup de coeur du moment est issue de Crest of the Stars, alors que Jinto et Lafiel s'éloignent du vaisseau spatial Gosroth. Elle est amenée progressivement, sur un fond musical, signé Katsuhisa Hattori, qui dure près de dix minutes! La réalisation est habile et aboutit au sourire doux et angélique de Lafiel, qui donne le coup de grâce, à un instant à la fois très beau mais affreux.
La suite de l'anime n'arrive pas cependant à atteindre les mêmes sommets, même si l'histoire reste plaisante. En revanche, vous retrouver une atmosphère similaire dans quelques scènes de Banner of the Stars.

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Kyôsuke Kasuga a 40 ans
Par Pazu le 15 novembre 2009 21:11 :: Découvertes :: 5 commentaires »
L'anniversaire d'aujourd'hui est l'occasion de reparler un peu de Kimagure Orange Road, que de moins en moins de monde devrait connaître. L'adaptation en série remonte à plus de 20 ans, une série dont la diffusion en France date de feu la chaîne la Cinq, sous le titre imaginatif de Max et Compagnie. Hasard des catalogues mais parmi toutes les productions de l'époque, le personnage de Madoka a.k.a. Sabrina, que vous rangeriez maintenant dans la catégorie tsundere, a marqué durablement les esprits dans le milieu de la japanimation.
Son statut dans les premiers Anime Grand Prix français me rappelle le parcourt de la Nausicaä de Miyazaki, à laquelle beaucoup de fans japonais sont restées attachées. Quelques années, les générations suivantes découvrent cependant Rei d'Evangelion et les fans d'aujourd'hui Haruhi – en supposant que la déesse Haruhi ne soit pas déjà has been au fait. Je me demande si quelqu'un qui découvrait Madoka aujourd'hui, la mettrait encore dans son panthéon.
Kyôsuke est le personnage typique indécis et tête à claques, qui énerve, sur le modèle similaire de Yusaku Godai de Maison Ikkoku. Dans les souvenirs, il laisse cependant une impression pas trop désagréable mais il faut dire qu'il ne sombre pas aussi profondément qu'un protagoniste tel que Shinji Ikari, le poids mort ultime dans Evangelion.
Le premier film, Ano Hi ni Kaeritai, en omettant la magie et en offrant un récit plus adulte, a donné une autre stature aux personnages, en les sortant de petite comédie romantique aux couleurs de magical girl, euh, boy dans ce cas. La série elle-même alterne les instants légers et les moments plus graves et si certaines histoires manquent de consistance, il y avait bien matière à faire les 48 épisodes.
En France, nous avons été relativement bien servis avec la parution de presque tout ce qui est sorti sur Kimagure Orange Road en anime, que ce soit la série, les films ou les OAVs. Certes la version de la série diffusée sur la Cinq, importée via l'Italie, a été bien charcutée par moment mais en passant en revue les différentes éditions, vous en avez même une avec doublage en français "rallongé". Les romans ont également été publiés et la version en 18 tankôbon a été adaptée intégralement en français. L'adaptation laisse énormément à désirer mais au moins la publication a eu lieu jusqu'au dernier volume.
Question publication en France, la dernière nouveauté remonte à plus de deux ans. Cela devait être une nouvelle édition remasterisée de la série. Après, il reste toujours l'espoir de voir un jour l'adaptation de la version de luxe du manga en 10 volumes, à l'instar de ce qui s'est fait pour Video Girl Aï ou I''s. Nous aurons surtout droit à une nouvelle traduction dans la foulée.
Depuis plusieurs années maintenant, c'est devenu le serpent de mer concernant Kimagure Orange Road chez nous. Pour certains, la publication future ou pas prend la tournure d'un pari boursier, avec la valeur incroyable que peuvent prendre certains volumes introuvables de l'édition J'ai Lu, style dois-je me séparer de ma collection à prix d'or maintenant, avant qu'elle ne vaille plus rien, lorsque la nouvelle édition arrivera.
Pour conclure, je rappelle l'existence du site web francophone, Kimagure Orange Road Music Hall, sur la toile depuis 1996, un vieux de la vieille comme Animint. Vu l'actualité l'année dernière, les mises à jour étaient moribondes mais en 2009, avec les activités et les voyages d'Akemi Takada – la célèbre character designer de la série -, les nouvelles fusent plus fréquemment. Vous y découvrirez aussi des dessins de Isumi Matsumoto, l'auteur du manga, hélas malade, au gré des publications sur son blog.

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L'Animage d'octobre 2009
Par Pazu le 31 octobre 2009 19:10 :: Découvertes :: 1 commentaire »
Question nouveautés, le magazine consacre une double page à chaque grand anime commencé cet automne : Fairy Tail, Kûchû Buranko – cela étonne un peu de voirce titre en si bonne position dans la liste -, Seiken no Blacksmith, Kimi ni Todoke, Miracle Train, Tegami no Bachi, Tatakau Shisho, Inuyasha, Darker than Black - Ryûsei no Gemini, To Aru Kagaku no Railgun et aussi d'ailleurs la suite de Queen Blade, que j'ai zappée. Il cite même les OAVs de Shagukan no Shana S mais ils sont plus discrets sur les épisodes spéciaux de Mahoromatic Tadaima Okaeri. Les autres nouveautés ne sont pas détaillées mais elles sont toutes mentionnées dans une liste.
De manière quasi intemporelle, Animage réussit a encore trouver une occasion pour écrire quelque pages sur Gundam 00 et sur Macross Frontier. Sinon, le journal passe en revue les séries terminées, de Basara à Caanan, en passant par Taishô Yakyû Musume. Pour une fois, Fullmetal Alchemist Brotherhood n'occupe que 4 pages.
K-ON est à l'honneur sur la couverture, avec un mini booklet à l'intérieur, qui rappelle que le 4ème DVD de la série est sorti le 21 octobre au Japon. L'article surprise concerne So-Ra-No-Wo-To, dont la diffusion commence seulement en janvier 2010. L'anime met en scène des filles militaires, autour du thème de la musique. Avec les premières images des personnages et le thème annoncé, difficile de ne pas penser à un K-ON bis.
L'interview du mois concerne une femme pour une fois, à savoir Asako Nishida, qui a occupé des postes de directrice de l'animation (Keroro Gunso, Fate/stay night, Argento Soma) et de character designer (Shichinin no Nana, Môryô no Hako, Vampire Knight).
Animage rend ensuite hommage à Yoshinori Kanada dans un petit fascicule de 8 pages. L'animateur est décédé en juillet dernier et a marqué une partie de la profession, même si son nom est inconnu du grand public. Nous lui devons plusieurs séquences dans des films d'Hayao Miyazaki (Nausicaa, Laputa, Kiki, Porco Rosso, Princesse Mononoke).

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