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Le double DVD Joe Hisaishi au Budokan - 25 ans avec les anime de Miyazaki
Par Pazu le 05 janvier 2010 18:01 :: Musique :: 3 commentaires »
L'orchestre est positionné au pied d'un écran géant avec les choeurs répartis plus en hauteur. La disposition rappelle l'organisation mentionnée pendant le Cinema Symphony de Kenji Kawai, avec des extraits de films projetés pendant les interprétations. Cependant, le concert de Kenji Kawai supporte difficilement la comparaison avec la prestation de Joe Hisaishi, peut -être portée dans la folie des grandeurs mais aussi dans le sublime.
Même en ayant que la version double DVD, l'image, le son et la réalisation sont d'un tout autre niveau, et rendent à leur juste mesure l'excellente prestation des musiciens et des chanteurs, le tout servi par un très bon éclairage.
Il faut dire qu'Hisaishi est plus habitué à donner des concerts face à un public et il a le sens du spectacle, alternant entre sa place de chef d'orchestre et de pianiste, n'hésitant pas à aller de l'une à l'autre au cours du même morceau. Bien qu'il intervienne plus rarement au micro que Kenji Kawai, il dégage une présence beaucoup plus forte.
Le programme commence par là, où tout à commencer avec des extraits de Nausicaä, porté par un orchestre et la chorale des petits chanteurs de Tôkyô, qui ont entamé la célèbre ritournelle, Tooi hibi.
Les premiers moments d'émotion arrivent rapidement avec l'interprétation de Mononoke Hime, chanté par la soprano, Masako Hayashi, l'interprète originale de Mother of the Sea l'une des chansons de Ponyo sur la falaise.
Hisaishi a été prolifique et il a du être difficile d'effectuer un choix pour isoler de quoi faire un programme de moins de 2 heures, mais l'ensemble est bien dosé, en piochant dans 9 films distincts et dans des styles différents. Vous passez des morceaux de musiques classiques à des génériques chantés, avec entre temps des solistes, qui montrent tout leur art, notamment pendant une interprétation magistrale de Kaasan no Hôki au violon, extrait de Kiki la petite sorcière.
C'était l'occasion d'une collaboration improbable, avec la présence d'Ayaka Hirahara, une chanteuse de J-pop en vogue, venue donner une jolie interprétation d'Inochi no Namae, la meilleure chanson du Voyage de Chihiro, ainsi que de Futatabi, un autre thème du même film.
Etant donné la date, Ponyo a été à l'honneur pendant ce concert, avec l'intégralité des chansons interprétées, même la plus infantile, qui dégage une ambiance beaucoup moins solennelle que les autres chansons. Même les morceaux autour de Totoro ont de la prestance, tellement ils sont devenus ancrés dans les classiques, avec des adaptations adéquates pour les instruments de musique. La fameuse Sanpô – promenade - chantée en coeur, conserve heureusement de sa spontanéité et de sa fraicheur.
Après Totoro, un extrait documentaire a été projeté avec l'écran, où nous voyons Hayao Miyazaki entamer le refrain de la promenade, de sa belle voix. L'extrait est tiré de Lasseter-San, Arigato, un documentaire témoignage du périple de Miyazaki et d'autres membres du studio Ghibli, venus en Amérique du Nord en 2002, pour promouvoir la sortie du Voyage de Chihiro, accueilli par John Lasseter, encore chez Pixar à cette époque – il est maintenant responsable de la section animation chez Walt Disney. Ces mini interventions apportent un plus indéniable au concert.
Une autre bonne idée est l'adaptation surprise de titres de Laputa, le château dans le ciel, pour être joués par une fanfare. Celle-ci se déploie au milieu des spectateurs et vous vous retrouvez avec un orchestre et des choristes à l'unisson sur scène, tandis que d'autres musiciens se tiennent le long du mur du fond, à l'opposé, et que des membres de la fanfare circulent en rang et au pas. Le son ne devait pas être parfait dans la salle et dans le DVD, vous n'entendez pas les coups de sifflet qui viennent amorcer le dernier morceau de Laputa, mais la prestation a vraiment belle allure.
Après ce déferlement de moyens, Hisaishi enchaîne sur un morceau de Porco Rosso, qu'il joue au piano, accompagné par seulement quelques musiciens, transformant le décor en atmosphère presque intime. Le changement est saisissant, même si le DVD raccourcis les moments et nous épargne en fait les temps morts qui se produisent lorsque les musiciens de l'orchestre doivent se déplacer ou que la scène doit être réarrangée.
A l'origine, il ne devait se produire que deux concerts mais devant le flux de demandes une troisième date a été accordée et d'après les témoignages, c'est à occasion que le DVD a été filmé. Nous y voyons en effet Hayao Miyazaki, visiblement ému, qui fait cette fois une intervention en chair et en os, à la fin du concert, une intervention rapide mais très remarquée. Il n'était pas là pendant les deux premiers jours.
Le spectacle continue encore deux morceaux en guise de bonus, avec à nouveau du Porco Rosso et le magistral Ashitaka to San, de Princesse Mononoke, qu'Hisaishi entame en solo, au piano.
Dans le double DVD, je m'attendais à avoir le concert réparti sur les deux galettes, toujours en référence à la prestation de Kenji Kawai, mais en fait le concert tient sur un seul DVD et le deuxième DVD contient bien un bonus, qui dure à peine trois quarts d'heure.
La première partie est un reportage du genre making-off, qui revient sur les différentes répétitions, entrecoupées par des interviews de Joe Hisaishi mais aussi des autres protagonistes, chanteurs ou simples musiciens. Nous y voyons le compositeur s'inquiéter de savoir si le xylophone transporté par une des filles de la fanfare n'est pas trop lourd. Il passe aussi son temps à serrer les mains de lycéens, ravis de pouvoir côtoyer le maître au moins une fois dans leur vie.
Je n'ai guère besoin de réfléchir pour vous recommander chaudement l'achat de ce double DVD. Il existe aussi une version blu-ray. Elle est marquée region-free sur des sites marchands japonais mais il faudrait mieux vous renseigner ou voir si quelqu'un se l'est déjà procurée en France et n'a pas eu de soucis de lecture avec. Contrairement au DVD, le Japon est dans la même zone blu-ray que les Etats-Unis mais pas dans la même que celle de la France.

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Le double DVD Cinema Symphony, concert de Kenji Kawai
Par Pazu le 23 décembre 2009 23:12 :: Musique :: 2 commentaires »
En 2007, il fête donc ses 20 ans de carrière dans la musique de cinéma et pour l'occasion, il a donné un de ses très rares concerts et le premier avec un orchestre d'une centaine de musiciens, auquel vous rajoutez des choristes et une chorale de chant traditionnel. Kenji Kawai a mis quelque temps à monter le projet mais au bout de plus d'un an de labeur, l'événement a lieu le 4 novembre 2007 sur la scène majestueuse du Pacifico Yokohama.
La prestation de près de 2h30 a été filmée et est disponible au Japon dans une édition double DVD, chez Pony Canyon, avec un prix neuf plutôt élevé : 8 190 yens (~63 EUR). Le DVD est DTS avec tout ce qu'il faut, mais le début laisse un peu à désirer avec plusieurs prises de vue floues, des effets visuels pas forcément intentionnels de la part du réalisateur.
Dans la première interprétation de Hyakkin, une chanson tirée de Mezame no Hakobune, le niveau des voix est visiblement trop en deçà de celui des instruments. Heureusement, le morceau est repris en guise de final et l'écoute est plus agréable dans la deuxième version.
Voilà pour les quelques points négatifs. Question contenu, Kenji Kawai avait l'embarras du choix, avec la collection prolifique de films qu'il a pu illustrer musicalement. Le nombre de bandes originales d'anime à son actif est également remarquable et il est toujours étonnant de découvrir qu'il est derrière un bon nombre de titres.
Autant, pour Ghost in the Shell, Pat Labor et d'ailleurs tous les films de Mamoru Oshii, c'est archi connu mais pour d'autres c'est moins évident : J'avais zappé qu'il avait signé les musiques de Fate/stay night – il récidive d'ailleurs avec le prochain film qui sort en janvier -, de Gundam 00 ou encore de Higurashi no naku koro ni kai.
Dans un autre domaine, le voir apparaître dans les crédits d'Apocalypse, la 2ème Guerre mondiale, le documentaire passé sur France 2 en septembre dernier, surprend aussi. En film live, si vous excluez les productions d'Oshii, je retiendrai les 2 opus de Ring, Seven Swords et le deuxième film de Death Note.
Le concert comporte 23 morceaux, finalement très variés, même si la touche du compositeur se fait sentir partout. Vous avez des chansons, avec le générique d'Innocence par exemple ou encore celui de Gosenzo-sama Banbanzai, ou bien des morceaux uniquement joués. Les styles de musique se succèdent aussi : Les thèmes de Pat Labor, très modernes, contrastent avec l'interprétation de la soprano polonaise, Elzbieta Towarnicka, qui reprend son rôle dans le film pour interpréter un somptueux Voyage to Avalon.
Vous retrouvez bien sûr les titres phares de Kenji Kawai et notamment une nouvelle version du fameux Reincarnation de Ghost in the Shell. Le chant presque guerrier laisse la place à une mélodie plus douce, même si l'essentiel est conservé. L'auteur a réussi un beau travail en réarrangeant plusieurs de ses compositions tout synthé pour être joué avec orchestre.
Un écran surplombe la scène et pendant les interprétations, des images du film dont il est question sont projetées dessus. Vous pouvez remarquer que pendant le générique de début du premier film de Pat Labor, le générique image est également projeté, l'orchestre respectant le rythme et la durée du morceau original.
Sinon, sorti des Ghost in the Shell, Pat Labor et Avalon, j'ai découvert de jolis titres et notamment un thème principal du film live de Death Note, que je n'ai jamais vu, faute de motivation.
Pendant tout le concert, Kenji Kawai reste sur scène et joue divers instruments, le plus souvent de la guitare mais aussi du piano et même des percussions. Il dit aussi quelques mots au micro pour introduire les morceaux qui sont joués mais aussi pour présenter et accueillir les chanteuses ou des musiciens solos comme le maître de wadaiko – tambours japonais.
J'ai cru percevoir une once de nostalgie lorsqu'il a amorcé shôjô no theme, issu du film Akai Megane, qui marque la date de son entrée dans les musiques du film.
Kenji Kawai n'a pas changé physiquement depuis que je l'avais vu pendant le festival des Nouvelles Images du Japon de 2001. Aussi humble sur scène qu'il avait pu l'être pendant les projections en France. Je garde aussi le souvenir qu'il avait fait le voyage à Paris avec une bobine de film dans ses bagages, qui a été diffusée pendant le festival. C'était la pré bande annonce de Pat Labor WXIII, alors que le film était encore loin d'être sorti au Japon. Des invités comme cela, vous en redemandez.

Pour en savoir plus:
http://www.cinema-symphony.jp/ (JP)
http://www.kenjikawai.com/ (JP)
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Project A-ko - Original Soundtrack
Par Pazu le 07 février 2009 10:02 :: Musique :: 1 commentaire »
La première particularité de la musique est d'avoir été produite en Californie, avec des chanteuses et des musiciens américains. Vous pouvez tomber sur des remakes des génériques en japonais mais les chansons originales sont chantées par Annie Livingston et Valerie Stevenson.
Le CD dure une quarantaine de minutes et comporte douze pistes. L'ensemble est homogène avec le recours systématique aux sons de synthétiseur, de guitare électrique, le tout accompagné de percussions. La première BGM, Morning light type A, en est l'exemple typique. Le deuxième morceau est Dance Away, le générique de début qui a motivé l'achat du CD. L'atmosphère véhiculée par la chanson, sur le thème de l'amour, avec un rythme plutôt lent, contraste complètement avec l'ambiance de ce film cadencé à cent à l'heure.
La douzième piste correspond à la version instrumentale de Dance Away, et les thèmes Morning light type B et Morning light type C sont également des reprises musicales du générique, plus courtes mais très réussies.
A la piste 3, Spaceship in the dawn est un nouvel aperçu de l'usage du synthé, plus agréable à la fin qu'au début. Après suit le générique de fin, Follow Your Dream, plus en phase avec le thème du film du point de vue tempo. Je ne trouve pas ce générique terrible, de même que pour la troisième et dernière chanson à la plage 6, In your eyes, qui tend à être trop amorphe.
La plage suivant est en revanche beaucoup plus sympathique avec un morceau de plus cinq minutes, Explosion, qui a un son très basique, toujours au synthé et à coups de basse appuyés, mais bien accompagné par de la guitare électrique. C'est ma BGM préférée dans cet original soundtrack.
Au final, voilà un CD relativement chiche, rempli avec des versions instrumentales des chansons et des thèmes dérivés du générique de début mais l'ensemble reste agréable et cohérent, avec quelques morceaux qui justifient son écoute.

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Ecouter les musiques d'Akira, vingt ans après
Par Pazu le 10 septembre 2008 19:09 :: Musique :: 3 commentaires »
L'anime rapporte une vision raccourcie du manga fleuve de Katsuhiro Otomo et il a quelque peu vieilli, en comparant aux dernière nouveautés. Il conserve en revanche une image forte, notamment grâce à sa bande originale, qui colle si bien à son atmosphère, tout en étant un OVNI dans l'univers musical.
Shoji Yamashiro a fondé en 1974 le Geinoh Yamashirogumi, que je traduirais littéralement en groupe artistique de Yamashiro. En fait, plus qu'un groupe, c'est une grande association, avec une centaine de membres d'horizons différents et friands de musiques expérimentales. Leur travail original sur Akira a donné lieu à un CD, la suite symphonique d'Akira, qui ne comporte que dix pistes mais qui dure une heure.
Le film pioche certains mouvements parmi les morceaux pour agencer sa bande originale pendant la projection, en laissant le collectif s'affranchir des contraintes de temps et élaborer de très longues compositions. D'habitude les découpages font que certains Original Sountracks deviennent des amas de thèmes courts, qui sont sans lien commun entre eux. Là, les pistes du CD reflètent une forte cohérence et leur ordre suit la chronologie du film.
Pour les musiques proprement dites, il s'agit d'un melting pot improbable où se confondent des chants traditionnels, voir religieux, à des sons rythmés de synthétiseurs. La première piste, Kaneda, est un premier exemple frappant, avec une répétition des noms des personnages, tels des slogans lancés dans la rue. La deuxième piste, la bataille contre les clowns, est un summum de bizarrerie avec un morceau rythmé par le bruit d'une respiration, plus que par un murmure. La consonance est fortement japonaise dans plusieurs morceaux. Illusion reprend ainsi des arrangements de thèmes musicaux classiques entendus pendant les pièces de Nô.
La recette s'appuie aussi sur toute une variété de percussions, allant de la déflagration au tambour japonais, en passant par des sons de clochette. Les voix jouent sur les rythmes avec des chants guerriers, vociférés par des hommes et des femmes, suivis subitement par de douces mélodies.
Vous pouvez ne pas tout aimer mais dans le lot, ne ratez pas le requiem final, qui dure près d'un quart d'heure. La musique traditionnelle asiatique, accompagnée de chants bouddhistes, côtoie des reprises à l'orgue sortis d'une Eglise, avant de nous replonger dans un tempo électronique.
Bref, vous l'avez compris, les musiques d'Akira sont singulières et je vous conseille vivement de les écouter au moins une fois, même si l'univers et l'histoire ne vous aguichent guère.

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Seirei no Moribito - Original Soundtrack
Par Pazu le 05 février 2008 18:02 :: Musique :: 1 commentaire »
Il s'agit d'une nouvelle réalisation de Kenji Kawai, habitué à travailler avec le studio IG. Nous lui devons, entre autres, les bandes originales de tous les opus de Pat Labor. Avec Seirei no Moribito, le style de Kawai est moins marqué que dans Ghost in the Shell mais nous ressentons sa signature avec l'utilisation abondante des percussions.
Le premier original sountrack comporte vingt huit pistes et vous n'y trouvez pas de génériques. La seule véritable chanson, Nâji no Uta, clôture l'ensemble. Le compositeur fait aussi appel à de très jolies vocalises dans le seizième morceau, Ikai et à la piste vingt cinq, Sekihi wa Kataru. Les compositions oscillent entre une et trois minutes, avec beaucoup de morceaux comme Karu, pour illustrer les scènes d'action, marqués par le rythme effréné de tambours et de basses. Ils ne sont pas inoubliables car un peu répétitifs avec le même style, à l'exception peut être de Balsa Hashiru. En revanche, les musiques plus douces sont beaucoup mieux réussies avec le mélange d'instruments classiques et de consonances asiatiques, un savoir faire des auteurs japonais.
Dans le deuxième original soundtrack, vous trouvez une version courte de la chanson de Nâji ainsi que le générique de fin, toujours au format court, Hitoshi hito he. L'ensemble, long de vingt neuf pistes, est homogène comme le premier volume, avec moins de morceaux qui rappellent la série, à l'exception des deux variantes de Warabeshiku Narite et de Sôkoku. Je referai la même remarque en ce qui concerne les musiques d'action, qui manquent un peu d'âme et d'originalité. En revanche, le CD comporte d'excellents morceaux tels que Teidô no Basla et Sôten no Taka et vous vous sentirez transporter par Iza Saraba.

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Karaoke time
Par Pazu le 21 décembre 2007 22:12 :: Musique :: Aucun commentaire »
Ayaya n'est pas la chanteuse originelle de la chanson - elle n'avait que deux ans quand le film de Miyazaki est sorti - et c'est Azumi Inoue qui interprétait le titre. Cette dernière vient de sortir un nouvel album, le 19 décembre 2007, intitulé Deai to Tabidachi no Uta. Des extraits audio officiels sont écoutables en ligne, sur ce site.
Azumi Inoue est également connue pour le très beau générique de fin de Tenkû no Shiro Laputa, Kimi o Nosete. La chanson est plus ardue à reproduire musicalement mais le rythme est plus lent et les paroles pas trop dures à saisir.
La chaîne française Nolife diffuse régulièrement à la suite – chaîne musicale oblige – des clips d'artistes, qui interprètent des génériques récent d'anime. Si vous aimez le genre et voulez avoir une meilleure qualité que celle trouvée en fouinant ailleurs sur le net, je vous suggère de jeter un coup d'oeil au programme proposé. Même si la chaîne fait un peu parler d'elle dans les journaux télévisés, je ne l'avais pas encore mentionnée jusqu'à présent mais j'espère qu'elle continuera son petit bonhomme de chemin. L'un des fondateurs a son nom qui traîne encore ici et là.
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L'original soundtrack d'Asatte no Hôkô
Par Pazu le 13 décembre 2007 21:12 :: Musique :: Aucun commentaire »
Le compositeur est beaucoup moins connu qu'une Yôkô Kanno ou Joe Hisaishi mais il a collaboré à un nombre non négligeable d'anime et pas des moindres : FLCL, Rozen Maiden, Utena ou encore Negima. S'il ne participe pas forcément aux génériques, son style se reconnaît dans ses musiques, avec un goût prononcé pour l'utilisation du piano.
Le seul et unique CD Original Soundtrack, sorti jusqu'à présent, d'Asatte no Hôkô, ne déroge pas à la règle et reflète l'étendu de son talent. Comme beaucoup de bandes originales d'anime, le CD comporte beaucoup de pistes courtes. Il totalise quarante trois pistes et il est étonnamment homogène, avec une prédominance des mélodies douces au piano et quelques accords à la guitare.
Kumikyoku, le premier morceau, est un pot pourri entendu le plus souvent dans la série ainsi que la troisième piste, Magokoro, l'ariette qui illustre les scènes entre Karada et Shoko, les deux héroïnes. Shinkichi Mitsumune dévie aussi de temps en temps en proposant quelques rythmes au synthé, sans complètement dénaturer son travail. Il s'essaie aussi à des airs de jazz.
Vous retrouvez également le générique de début Hikari no Kisetsu et celui de fin Sweet Home Song, au format court.

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Millenium Actress - Original Soundtrack
Par Pazu le 02 novembre 2007 19:11 :: Musique :: Aucun commentaire »
Le CD original soundtrack comporte douze pistes avec comme unique chanson, le générique de fin du film, Rotation, chanté par l'auteur lui-même. La chanson est un agencement habile de morceaux doux – à la harpe – et de musique cadencée rythmé par les paroles de Susumu Hirasawa.
Le début du film est introduit sur une simple musique, que nous retrouvons à l'avant-dernière piste, Actress time layers. Le morceau est un pur exemple du style Hirasawa avec une mélodie très synthé associé avec un fond symphonique, qui dégage à la fois du rythme et de la profondeur. Sur le même mode, vous trouvez trois variantes du thème de Chioko. La première version est quasiment avec des instruments classiques tandis que la deuxième, ma préférée, fait un peu plus électronique. La troisième interprétation est faite uniquement au piano, sur un rythme bien moins envoûtant que les deux premières, avec son air de comptine.
L'album contient des pistes moins réussies avec Lotus Gate, Circle in Circle et Log out, où malgré quelques vocalises, nous entendons surtout un fond grave assez banal. Vous vous endormirez moins sur Prince of key, même si ce n'est pas transcendant. En revanche, le CD alterne avec le meilleur, avec des partitions au rythme plus soutenues, dignes des illustrations sonores de courses poursuites. Je pense notamment à The Gate of Desire et Run qui porte très bien son titre, accompagné par les vocalises bien a propos d'Hirasawa. Idem pour Vertical Storm que j'ai choisi à plusieurs reprise comme fond sonore dans nos podcasts.

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Macross 2 original soundtrack
Par Pazu le 07 juin 2007 20:06 :: Musique :: Aucun commentaire »
Les six OAVs de Macross II sont devenus célèbres dans l'histoire de la japanimation par le flop retentissant qu'elles ont eu au Japon. La série a même failli s'interrompre au quatrième épisode, tellement les ventes ont été mauvaises. L'histoire est loin d'être originale avec une pâle copie des intrigues de l'histoire de départ, quelques lourdeurs et un manque évident d'originalité. En revanche, le récit est plus mouvementé et il donne une belle place à l'action, ce qui n'est pas si mauvais que cela, avec un peu de recul. Un autodafé était peut être éxagéré mais les fans de Macross considèrent encore Macross II comme une histoire parallèle qui n'a pas sa place dans la chronologie officielle, où sont admis Macross Seven et Macross Plus.
Vous pouvez vous abstenir de visionner ces OAVs mais il serait dommage de passer à côté des musiques et des chansons de ce titre. Shiro Sagisu a en effet travaillé sur la bande originale de cet anime. Il a d'abord fait parler de lui en travaillant sur Kimagure Orange Road et il est aussi célèbre pour avoir beaucoup collaboré avec les productions Gainax (Nadia, Kare Kano, Evangelion, Abenobashi, ...). Il continue toujours ses excursions dans le monde des anime et vous entendez ses compositions dans Bleach et dans le tout récent The Skull Man.
Il existe deux CDs original soundtrack de Macross II. Les musiques sont très variées. Cela va de morceaux symphoniques comme Alus no fune, ou encore plus Jazz comme Lovers, joué au saxophone, ou carrément pop rock si vous écoutez Young blood et Nazo no Energy bôsô. Haruka naru Macross joué au saxophone et au piano est tout bonnement excellent, ainsi qu'Ishtar. En tout, le premier CD comporte quatorze pistes de musique de bonne facture mais le plus remarquable restent les cinq chansons.
Vous trouverez d'abord les génériques de début et de fin chantés par Kaneko Mika, en version longue. L'opening, 2 Okunen mae no yô ni Shizuka da ne, qui débute le CD, est assez agréable à entendre – et encore - mais sans plus. En revanche, le générique de fin, Deja-vu - soba ni ite, a une mélodie beaucoup plus entraînante et donne une ambiance fort sympathique, sur fond de choeur.
Les trois autres chansons, chantées par Sayo Satô sont également très biens même si elles sont plus banales. Koi no Banana Moon et Barukiri de Sasotte sont du style pop rock classique, tandis que Ima wa Tomodachi fait plus dans l'originalité avec un accompagnement nu à la basse et au saxophone.
Le contenu du deuxième CD reflète plus sa nature de bande originale d'anime avec plus d'une vingtaine de morceaux plutôt courts et faits de musique classique, pour la plupart. Là encore, ce sont plutôt les chansons qui attirent notre attention. D'abord Mô ichido Love you, un premier long morceau de six minutes accompagné au piano et à la harpe, et chanté par Hiroko Kasahara. Je trouve la reprise de ce titre, vers la fin du CD, un peu moins envoûtante que la version de début. Hiroko Kasahara chante aussi, quasiment a capella, Anata o kanjiteiru - Mia Santis Ren, une autre réussite de cet album, album qui s'achève sur Yakusoku, le très beau générique de fin de la sixième et dernière OAV, qui véhicule beaucoup d'émotion, avec un petit message prononcé par Ishtar.

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I''s pure - Original Soundtrack
Par Pazu le 14 mai 2007 13:05 :: Musique :: 1 commentaire »
En 2005, le studio entame une adaptation en six OAVs, intitulées I''s pure, en reprenant le récit depuis le départ. Six volumes, c'est peu pour restituer toute la richesse d'une romance en quinze tomes mais le studio a réussi à ne pas trahir l'esprit du manga d'origine, en proposant un produit de haut standing. Outre une animation très fluide cette fois, les OAVs ont un scénario fondé sur un socle solide, qui permet de tout suivre, sans avoir besoin de connaître le monde d'I''s. Certes, des pans entiers manqueront à certains fans, avec l'absence de personnages clefs mais l'esprit est respecté, ainsi que l'atmosphère romantique.
L'un des ingrédients à cette réussite est sans aucun doute la bande originale, avec notamment le très joli générique de début, I will follow, qui reflète bien l'ambiance de l'histoire. Le générique de fin, Eyes for you, est moins prisé mais il diffère encore des chansons sans âme de beaucoup d'autres anime. Les deux titres sont repris sur le CD en versions longues, courtes et karaoke.
Les autres pistes comportent des musiques de fond, que vous reconnaissez facilement si vous avez vu les OAVs. Elles sont le fruit de la collaboration de Yukio Kondo et Kayo Konsishi, qui ont également travaillé sur la bande originale d'Elfen Lied.
Une partie des morceaux tels que La montre ou Dimanche sont de pures musiques d'ambiance aux sons synthé. Elles ne sont pas désagréables à écouter mais elles manquent d'originalité. Les autres titres joués par un seul instrument ont plus d'âme. Demain et Nuage sont joués à la guitare, Illusion l'est au violon tandis que Vivre est une composition légère au piano.
Nous retrouvons aussi un thème récurrent, enregistré sous trois variantes accompagnées par des vocalises : Pomme douce, Fraise douce et Mandarine douce. Mes morceaux préférés de l'album sont également repris d'une composition commune, avec, d'une part, un ensemble au piano et violon, Le temps des souvenirs et avec, d'autre part, un arrangement plus rythmé à l'aide d'une basse, Et maintenant. Il s'agit d'excellents thèmes qui vous entendez d'ailleurs vers la fin de la série, pour conclure l'histoire.

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