Animint

Site sur les anime manga

Aide   Plan du Site    

Pazu
rei

Blog d'Animint

Animint est un site francophone de référence sur les dessins animés japonais et le manga. Outre ce blog, il comporte plusieurs milliers de pages de texte illustré, que nous vous invitons à découvrir.

Le chef du tchou-tchou dans votre mangathèque

Par Pazu le Mercredi 02 janvier 2008 12:02 :: Manga

2008, Manga

La critique a l'air unanime quand elle encense Le Cheminot, ce manga, dessiné par Takumi Nagayasu (Mother Sarah) et qui est l'adaptation d'une nouvelle éponyme de Jiro Asada, un écrivain reconnu au Japon.

Le Cheminot met en scène un vieux chef de gare, Otomatsu, à l'aube de la retraite, isolé dans une petite ville d'Hokkaido, qui se vide de ses habitants. La neige tombe en abondance sur la voie dont la fin de service coïncidera avec la date du départ définitive de notre cheminot. Même le matériel roulant est une antiquité et sera retiré de la circulation. L'homme âgé inspire un véritable respect, voire une admiration de ses collègue devant son dévouement pour tenir son poste, quelque soit le temps et les circonstances, et ce depuis trente ans.

La vie a cependant laissé des blessures profondes à Otomatsu, qui passe le jour de l'an tout seul, dans sa gare, avec pour seul divertissement l'arrivée du train du jour et du chasse-neige. Des jeunes filles viennent alors perturber sa tranquilité en surgissant dans le hall désert de la petite gare. Les événements amènent Otomatsu à se souvenir du passé.

L'histoire débute avec des images d'Epinal, avec le chef de gare fidèle à son poste, en pleine nuit, alors qu'il n'y a personne dans les trains, pendant la période des fêtes. Comme Taniguchi, le dessin de Takumi Nagayasu est de nature réaliste, avec quelques nuances subtiles pour différentier un souvenir vis-à-vis d'une scène du présent.

Sans dévoiler les tenants et les aboutissements de l'histoire, sachez que vous retrouvez dans cette nouvelle, l'atmosphère étrange qui a fait le succès des recueils d'histoires courtes de Tsukasa Hôjô. Déjà publié une première fois en France en 2001, l'ouvrage a connu une deuxième édition en octobre 2007, sous un format plus luxueux. Les planches sont de taille plus grande et plusieurs sont en couleurs – de vraies couleurs, pas en version dichrome style City Hunter.

Pour ma part, si le conte est touchant et très bien raconté, j'ai du mal à accrocher au personnage inflexible de cheminot obnubilé par son devoir, tel un soldat vaillant à son poste. Il y a un tel décalage entre l'importance de sa tâche et les sacrifices consentis, que cela parait caricatural. Je dirai que nous touchons là peut être une différence de culture ou tout au moins,  je n'accorde absolument pas – et je ne suis pas le seul – la même image d'Epinal à un employé de la S.N.C.F.

Pourquoi vous suggérez de lire ce manga alors? D'abord, vous pouvez faire fi de mes remarques et vous laissez emporter par le récit. Ensuite, je tiens à vous signaler que l'ouvrage comporte une deuxième histoire courte, intitulée La lettre d'amour. Elle est indiquée sur la couverture mais pas de façon évidente. Le récit est beaucoup moins tranche de vie que la précédente mais finalement, je trouve cette histoire d'amour plus intense et plus belle, malgré toute l'horreur décrite par moment.


Le cheminot

Post scriptum:

Le titre original de la première nouvelle est  Poppoya, qui signifie littéralement le chef du tcou-tchou. Le cheminot est un titre un peu plus vendeur.

Commentaires(3) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Le dernier origami de l'année 2007

Par Pazu le Lundi 31 décembre 2007 11:49 :: Japon

Dans la catégorie des marronniers d'Animint, voici venir la célébration de la fin de l'année avec un petit pliage japonais, beaucoup plus simple que celui de l'année dernière.

Le matériel a son importance et il faut surtout partir d'un carré avec des angles droits parfaits. Il existe  des papiers, vendus par lot, réservés à l'usage de l'origami. Outre des dimensions adéquates, une forme idéale et une texture adaptée, ils abordent des coloris et des motifs, qui ressortent bien, une fois le pliage terminé, un peu à l'instar des tissus de kimono.

L'origami est désormais suffisamment vulgarisé en France pour avoir des livres riches en figures et tout à fait convenables pour les novices. Des auteurs proposent des réalisations originales mais ils font appel à des découpes au milieu du pliage, ce qui est prohibé dans l'origami classique. Vous avez un choix encore plus large, si vous cherchez également dans la littérature en anglais.

Les bouquins d'origami en japonais sont aussi intéressants à utiliser, souvent pour moins cher si vous faite le rapport entre le prix et le nombre de modèles. Bien entendu, il faut choisir son ouvrage japonais car si vous tombez mal, vous vous retrouverez aussi avec un livre pour bébés, qui comporte peu de figures.

Vous ne lisez pas le japonais? Qu'importe. Le lectorat visé au Japon est jeune, voire très jeune,  donc les explications sont pas à pas et essentiellement visuelles. Vous comprenez sans mal la signification des indications, à savoir qu'un trait en pointillés signifie un pli à l'endroit et qu'une ligne de croix montre un pli à l'envers, et quand vous voyez une flèche circulaire entre deux figures, vous êtes invité à retourner votre travail.

Les premiers conseils pour faire un origami réussi sont déjà de s'installer sur une surface plane pour y plier sa feuille de manière franche et surtout précise. Si la première étape est de plier votre carré de papier en deux en suivant la diagonale pour en faire un triangle et qu'au final, les sommets ne coïncident pas parfaitement, autant vous dire que vous êtes très mal parti.

Il existe cependant des figures de base à connaître, que vous pouvez ensuite dériver pour aboutir à des résultats différents. A partir d'un enchaînement de plis similaires au début, vous aboutissez ainsi aussi bien à un oiseau qu'à une pieuvre. De plus, à un niveau avancé, vous pouvez être amené à refaire une figure de base dans une sous partie de votre origami principale. Quand cela arrive, la surface est en général riquiqui et nécessite une bonne maîtrise et un grand soin.

Pour un débutant total, je considère que ce n'est pas du tout évident d'y arriver car il faut raisonner en trois dimensions à partir d'un schéma explicatif en deux dimensions. On vous indique souvent des plis à faire mais uniquement pour marquer le papier. Le vrai pliage n'intervient qu'après en ouvrant la feuille de papier, en épousant les marques de plis faites avant. Le concept d'origine est très fort et c'est toute la richesse de l'origami.

La première étape denotre dernier origami de l'année est simple: Vous partez d'un carré dont vous repliez les bords au centre. Vous marquez les plis de tous les axes de symétrie.

Etape 1

Là, cela se corse un chouïa

Etape 2

La figure ne tient plus en place

Etape 3

Elle a pas mal changé depuis la photo précédente

Etape 4

Encore un pli

Etape 5

Le pliage est terminé. Est-ce un vaisseau spatial?

Etape 6

Phase de déploiement, drôle de vaisseau spatial.

Etape 7

Remis à l'endroit, il s'agit d'une boite d'offrande à trépieds à placer sur un autel.

Etape 8

Post scriptum:

Si vous souhaitez vous y mettre, allez faire un tour sur le site ci-dessous et cliquer sur le modèle qui vous intéresse, pour voir le schéma explicatif associé
http://w01.tp1.jp/~a150296341/02/02.html

Commentaires(4) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Chez George, coiffeur japonais à Kasukabe

Par Pazu le Samedi 29 décembre 2007 12:02 :: Japon

Si vous faite un séjour prolongé au Japon et que vous voulez éviter de ressembler à l'homme des cavernes, vous songez un moment donné à vous faire couper les tifs et c'est ainsi que je me suis retrouvé à entrer dans le salon de coiffure, tenu par George.

George existe – ce n'est pas un personnage fictif pour une chaîne de magasins – même s'il s'agit d'un japonais pure souche qui a pris un pseudonyme. Selon les dires de la population locale, il a passé quelques temps à faire son apprentissage à Paris mais il ne parle plus un traître de mot de français depuis le temps.

Exceptée la sacro sainte spirale rotative dehors, bardée de rouge et bleue, rien ne trahie la présence d'un coiffeur dans le bâtiment. Il faut monter à l'étage et savoir déchiffrer les kanjis pour arriver à la boutique. Le local est relativement petit pour une équipe de quatre qui se partage l'espace en plus des clients.

Le maître est secondé par ses assistants qui ont chacun une tâche précise et à un endroit de la pièce. Un premier vous mouille les cheveux et commence à dégarnir avant de laisser la place au grand chef, qui termine la coupe ou repasse la main à son assistant au bout de quelques minutes. Puis ce n'est qu'après que le shampoing a lieu. En pratique, cela a l'avantage de  ressortir avec beaucoup moins de bouts de cheveux sur les vêtements et dans le cou, comme souvent en France. En revanche, cela oblige à être plus strict en matière d'hygiène des instruments.

La phase shampoing est aussi assez déroutante la première fois. Déjà, on vous demande de vous lever pour vous rendre au lavabo. Ce sont autant les membres de l'équipe qui circulent dans la salle que les clients qui se trimballent avec les cheveux hirsutes avec une serviette autour du cou. Le ballet est rodé pour faire en sorte que chaque poste soit occupé et qu'il y ait au final un minimum de personnes qui attendent.

Revenons au shampoing et notamment au lavabo. Ce dernier comporte une large encoche circulaire au centre pour que vous puissiez y  poser votre cou bien en dessous du robinet, car vous êtes penché en avant pendant l'opération et non pas tête en arrière comme dans notre pays. Autant vous dire que cela donne l'impression de mettre sa tête sur un billot.

Les étapes suivantes sont plus agréables avec un massage des épaules et un rasage à la lame traditionnelle. Vous avez la possibilité d'avoir un rasage plus haut de gamme et si vous payez un supplément, vous vous retrouvez carrément allongé sur une table d'opérations avec une serviette chaude sur le visage et quelqu'un qui procède ensuite au rasage, en vous laissant dans cette position.

Cela reste un salon de quartier et non pas un salon de beauté, étant donné le peu de standing et un coût équivalent à votre coiffeur du coin mais vous en ressortez frais et dispo.


Chez George

Post scriptum :

Kasukabe est une ville à la limite du Saitama-Ken au nord ouest de Tôkyô, à vingt minutes en train de la grande ville d'Ômiya. Si vous y prêtez attention, il s'agit de la ville où se déroulent les récits de Lucky Star et de Crayon Shin-chan.

Ajouter un commentaire - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

L'Animage de décembre 2007

Par Pazu le Mercredi 26 décembre 2007 11:43 :: Découvertes

Le numéro est placé sous le signe de Noël avec une Shana dessinée par Noizi Ito, la character design initiale des romans de Shagukan no Shana. Noizi Ito est également à l'origine d'Haruhi Suzumiya. Malgré les sept cadeaux mis en avant sur la couverture, l'Animage du mois est plutôt léger en terme d'information.

Il comporte certes un mini booklet sur Dennô Coil et revient en détails sur les derniers développement de Shagukan no Shana II et Gundam double zero. Après, il mentionne extrêmement vite quelques nouveautés attendues en janvier 2008, à savoir Persona Trinity Soul (http://www.persona-ts.net/), .hack//G.U. Trilogy (http://www.dothack.com/gu/), Ayakashi (http://www.ayakashi.info/) et True Tears (http://www.truetears.jp/).

Le magazine consacre aussi quelques pages à des anime dérivés des titres de Clamp, tels que Tsubasa Tokyo Revelations, la nouvelle série d'xxxHolic ou encore Clamp in Wonderland.  Dix pages sont réservées à la présentation des écoles de doublage au Japon, avec des établissements à Kobe, Kyoto, Osaka et Tôkyô, entre autres.

Sinon, le journal reprend sur une ou deux pages toutes les séries en cours de diffusion, en faisant le point sur l'histoire et les dernières évolutions.

Quant à l'interview du mois, elle concerne Masashiko Minami, un producteur actif, fluctuant entre les studios Bones et Sunrise et impliqué dans des projets renommés. Il a travaillé sur Cowboy BebopRahxephon, Wolf's Rain et Fullmetal Alchemist, par exemple.

Animage de decembre 2007

Ajouter un commentaire - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

L'éditeur idéal de manga, vu du webmestre

Par Pazu le Lundi 24 décembre 2007 11:59 :: Webmastering

Après le portrait de la vendeuse idéale, intéressons nous aux éditeurs de manga. Je pourrai embrayer sur les caractéristiques qu'en attendent les clients et les passer en revu en suivant divers critères, de la richesse de leur catalogue, au soin apporté aux traductions en passant par la qualité des reproductions. Vous pouvez faire l'exercice vous-même et vous êtes d'ailleurs invités à vous exprimer à ce sujet sur le forum.

Là, j'aborde un point de vue bien particulier, celui du webmestre, qui tient ses visiteurs informés des nombreuses parutions sur le marché français, quelque soit l'éditeur. L'intérêt du site est de proposer des actualités régulièrement, qui sont susceptibles d'intéresser ses lecteurs, sans avoir à trop se casser la tête, étant donné que les communiqués proviennent directement des éditeurs. En terme de contenu, cela se traduit chez certains par de multiples brèves, ou aussi par un planning de sorties, agrémenté d'un résumé pour chaque titre, voir déjà d'une critique.

J'ai toujours considéré qu'une rubrique de brèves des sorties était très dure à maintenir sur le long terme, sachant que d'autres sites se sont spécialisés sur le créneau. Par tradition, Animint comporte un planning avec une mise à jour mensuelle et le blog permet de relayer des critiques manga.

Pour le webmestre, l'éditeur idéal est celui qui va lui faciliter la tâche. La première condition est que l'éditeur lui donne accès aux informations. En terme de planning, le site web de l'éditeur peut très bien suffire s'il est maintenu à jour. Généralement, des attachés de presse maintiennent des listes de diffusions vers qui ils envoient leurs communiqués de presse, plus ou moins volumineux suivant le nombre nouveautés. En parallèle, ils se chargent d'assurer l'envoi des services de presse et c'est essentiel pour découvrir des titres de qualité mais complètement méconnus. Pour ma part, sans avoir eu les mangas sous les yeux, jamais je n'aurai mis en avant les ouvrages de Kita Konno. D'un autre côté, cela donne aussi un aperçu de certaines bouses infâmes proposées mais nous ne sommes pas obligés de les lire, dieu merci.

Cependant, les attachés de presse ne restent pas forcément longtemps et régulièrement, à presque chaque changement, le lien est complètement rompu, avec les aléas des successions et des restructurations. La démarche de contact est à reprendre depuis zéro, ô joie.

Pour tout le monde, l'éditeur idéal est celui qui respecte ses plannings. Pour notre webmestre, le changement de date se traduit par une mise à jour en plus à faire s'il est un tant soit peu respectueux de son public et s'il veut éviter de diffuser de informations erronées. Pour les manga, les dates sont mieux tenues que pour les sorties vidéos, où les décalages d'une semaine à quinze jours sont légions.

En revanche, certains éditeurs manga ont un véritable travers, à un point où j'en suis arrivé à attendre, pour l'un d'entre eux, la sortie effective du premier tome de la série avant de l'inscrire effectivement dans la liste. En trois mois, il est arrivé à enchaîner trois annonces de sortie en reportant systématiquement la date d'un mois à l'autre.

Le pied serait que tous les éditeurs mettent leur liste de parutions à disposition à l'aide de services web. Cela va plus loin que les flux RSS mais la technique permettrait de récupérer et de corriger automatiquement toutes les informations de base, quasiment en temps réel. Les éditeurs seraient assurés de ne pas avoir de mauvaises annonces sur les sources qu'ils cautionnent. D'autre part, au lieu de perdre du temps à consolider les différentes dates des uns et d'autres, les webmestres pourront se concentrer sur les critiques par exemple et apporter leur valeur ajoutée.


Editeur de manga ideal

Commentaire(1) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Karaoke time

Par Pazu le Vendredi 21 décembre 2007 22:47 :: Musique

Si vous êtes grand débutant en japonais, ne vous amusez pas à choisir Sanpo, le générique de début de Tonari no Totoro. Le rythme est assez rapide et le texte comporte plus de kanji que le niveau basique des paroles le laisserait croire. La version "sous-titrée" ci-dessous est interprétée par Aya Matsûra, aka Ayaya, une artiste de J-pop, actuellement plutôt reconvertie en présentatrice de télévision et animatrice radio.



Ayaya n'est pas la chanteuse originelle de la chanson - elle n'avait que deux ans quand le film de Miyazaki est sorti - et c'est Azumi Inoue qui interprétait le titre. Cette dernière vient de sortir un nouvel album, le 19 décembre 2007, intitulé Deai to Tabidachi no Uta. Des extraits audio officiels sont écoutables en ligne, sur ce site.

Azumi Inoue est également connue pour le très beau générique de fin de Tenkû no Shiro Laputa, Kimi o Nosete. La chanson est plus ardue à reproduire musicalement mais le rythme est plus lent et les paroles pas trop dures à saisir.



La chaîne française Nolife diffuse régulièrement à la suite – chaîne musicale oblige – des clips d'artistes, qui interprètent des génériques récent d'anime. Si vous aimez le genre et voulez avoir une meilleure qualité que celle trouvée en fouinant ailleurs sur le net, je vous suggère de jeter un coup d'oeil au programme proposé. Même si la chaîne fait un peu parler d'elle dans les journaux télévisés, je ne l'avais pas encore mentionnée jusqu'à présent mais j'espère qu'elle continuera son petit bonhomme de chemin. L'un des fondateurs a son nom qui traîne encore ici et .

Ajouter un commentaire - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Hunter x Hunter, un manga au compte goutte

Par Pazu le Mardi 18 décembre 2007 21:30 :: Manga

2007, Toshihiro Togashi, Manga

Yoshihiro Togashi a mis un terme à Yûyû Hakusho, avec une fin en queue de poisson mais ce n'était que la mise à mort accélérée  d'un concept qui s'essoufflait complètement. L'auteur a ensuite enchaîné avec un autre shônen, Hunter x Hunter.

Le héros, Gon, commence son aventure en se lancer dans un examen excessivement dur, l'examen pour devenir hunter. Un tel titre offre beaucoup d'avantages à son propriétaire mais c'est plus une épreuve pour lui-même, que Gon s'est imposé. Son père qu'il n'a jamais connu était également un hunter et Gon marche sur ses traces. Au cours des différents tests, le garçon se lie d'amitié avec d'autres concurrents, Léolio et Kurapika, ainsi que Kirua, qui le même âge que lui.

Le titre était promis pour être le futur Naruto, avant l'heure, avec les recettes de cuisine pour en faire un manga qui plait : Un jeune garçon, qui suit des quêtes initiatiques pour améliorer ses pouvoirs, des amis plus ou moins charismatiques qui l'accompagnent et un concept de la mort qui tue, le nen. Il ne manque à la rigueur qu'une héroïne féminine plus présente pour avoir la panoplie complète.

Le nen est à Hunter x Hunter ce que le chakra est à Naruto, c'est-à-dire la petite originalité qui permet de broder à perte de vue et à dépasser toutes les limites physique. La notion arrive tardivement dans le récit, plus exactement, à partir du sixième volume mais c'est véritablement la potion magique qui fait basculer le lecteur dans un univers fantastique le plus total, même si les personnages sont déjà surhumains jusqu'alors.

L'intérêt apparu pendant l'examen s'estompe lorsque le mangaka aborde une trame plus conformiste à grand renfort de combats et de surenchères de pouvoirs. Les derniers tomes sont tout à fait sur ce créneau avec un affrontement programmé contre un super méchant, qui se renforce au fil de l'eau. A cela vous pouvez rajouter des morts de plus en plus nombreux, avec des scènes de moins en moins ragoûtantes.

Certes quelques quêtes demeurent en filigrane, que soit Gon qui recherche son père ou bien Kurapika qui poursuit sa vengeance, mais les épisodes précédents avaient meilleurs allures, que ce soit la rencontre avec la brigade fantôme ou l'excursion à Green Island. Le schéma est toujours axé à une suite d'entraînements et de combats mais il était entre coupé de bizarreries du monde imaginaire, que ce soit le marché au puce ou des règles de jeu expliquées en long et en large.

Pas très en forme, Yoshihiro Togashi a suspendu longtemps son travail en 2006 et n'a rendu que quelques chapitres depuis, mais suffisamment en tout cas pour aboutir à un vingt quatrième tankobon, plus épais que les précédents, en octobre 2007. L'édition française devrait suivre, étant donné qu'elle a rattrapé son décalage avec la parution nipponne depuis longtemps. Jump annonce en revanche que la série est à nouveau interrompue à partir de décembre.  


Hunterx Hunter

Commentaires(3) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Sama, six mois après

Par Pazu le Samedi 15 décembre 2007 14:00 :: Webmastering

Pendant que j'y pense, cela fait quasiment six mois que le lancement officiel d'Aggregator Sama a eu lieu et qu'il est temps de faire un petit point à son sujet.

Le premier constat est que l'outil n'a pas changé d'un pouce depuis sa création. Les seules améliorations techniques concernent le filtrage des catégories, qui s'adaptent au format bâtard de certains flux estampillés RSS 2 mais qui n'ont rien à voir avec les pseudo standards du RSS 2. Un jour, espérons que la plateforme utilisée chez overblog pensera à intégrer les rubriques dans son flux. Faute de pouvoir filtrer les articles, cela exclut d'office des blogs meilleurs que la moyenne, mais trop généralistes par rapport au thème principal de Sama, les anime manga. 

Au niveau des fonctionnalités, il est sûr que le flux RSS de Sama est le plus utilisé et il tourne très modestement à deux cents utilisateurs différents, par jour. Par comparaison, le flux principal d'Animint.com fait plus en une journée que Sama en un mois. J'ai une vision assez empirique de la fréquentation sur le flux de Sama mais pour obtenir plus de détails, il faudrait passer par un outil du style Feedburner.

Au niveau des pages web, l'utilisation est encore plus succincte avec presque dix fois moins de visiteurs que pour le flux. Ceci n'est pas étonnant car les habitués utilisent de préférence leur lecteur de flux et que ne devraient passer par le web que les nouveaux venus et les robots. La page de statistiques des clicks en ligne reflète bien l'encéphalogramme plat des visites par ce biais.

A ce que je vois, quelques inconnus prennent cependant le temps de cliquer pour donner des notes aux billets – sans que cela devienne pour autant des vagues de notations systématique par le responsable de tel ou tel blog qui passait par là pour "booster" ses articles.

Sinon la page des sources a vraiment le mérite d'isoler les sites plus vivants que d'autres, même si les points ne sont pas une notion vraiment qualitative. En tout cas, le système fait disparaître de l'affichage les blogs qui n'ont rien publié depuis plus d'un mois et ne montre que les vraies sources actives, dont la liste reste finalement concise. Voir le nombre d'entrées diminuer est une bonne alerte pour songer à trouver de nouveaux candidats pour remplacer les sites endormis.

Je reconnais que la sélection est inégale en terme  de qualité d'articles et surtout d'intérêts – c'est sûr que le fan japonisant appréciera mieux un panorama des conventions japonaises qu'une énième présentation d'anime – mais avoir de nouveaux articles permet de maintenir le fil vivant et ne pas avoir à attendre deux mois un article sensationnel. Puis chacun conserve une patte personnelle, qui a su captiver mon attention un moment donné, pour que son blog soit inscrit.

Exceptés des sites qui ont disparu brusquement, parfois suite à une sombre histoire, il n'y a véritablement qu'un seul blog que j'ai fini par effacer de la base, à force de se contenter de pondre un billet pour chaque sortie de fansub. Je ne désespère toujours pas de trouver un blog intéressant sur Naruto – même si obtenir le triplet ("intéressant", "blog", "Naruto") est peut être plus ardu que tenter la quête du Graal...

Le côté positif de Sama, de mon point de vue, est le minimum d'effort qu'il nécessite dans sa gestion. La seule véritable inscription a été celle du Raton, qui a du chercher le lien pour savoir comment proposer son site, faire la démarche complète pour ouvrir un compte dans le forum, pour avoir le droit de nous contacter, et tout ceci pour apprendre que son blog est désormais référencé mais que tous ses articles non taggés japanim passent à la trappe... Les autres webmestres ont découvert leur inscription au fil de l'eau comme ils en témoignent ici et , ou encore là-bas


Aggregator Sama


Post Scriptum qui n'a rien à voir:

Puisque je suis dans un billet d'autopromotion gratuite, je vous rappelle qu'un concours pour gagner des DVDs Jin Roh est en ligne jusqu'au 27 décembre 2007, sur Animint, comme il y en a sur beaucoup d'autres sites web, en ce moment. Si vous y participez, prenez garde à ce que vous répondez. Je suis vraiment surpris par le taux de mauvaises réponses.

Commentaires(5) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

L'original soundtrack d'Asatte no Hôkô

Par Pazu le Jeudi 13 décembre 2007 21:31 :: Musique

J'avais émis quelques réserves dans notre critique d'Asatte no Hôkô, une histoire romantico-fantastique, qui est passée plutôt inaperçue et qui ne restera sans doute pas dans les annales. En revanche, vous pouvez garder en mémoire le joli coloris pastel des différentes scènes, ainsi que les musiques de fond, signées par Shinkichi Mitsumune.

Le compositeur est beaucoup moins connu qu'une Yôkô Kanno ou Joe Hisaishi mais il a collaboré à un nombre non négligeable d'anime et pas des moindres : FLCL, Rozen Maiden, Utena ou encore Negima. S'il ne participe pas forcément aux génériques, son style se reconnaît dans ses musiques, avec un goût prononcé pour l'utilisation du piano.

Le seul et unique CD Original Soundtrack, sorti jusqu'à présent, d'Asatte no Hôkô, ne déroge pas à la règle et reflète l'étendu de son talent. Comme beaucoup de bandes originales d'anime, le CD comporte beaucoup de pistes courtes. Il totalise quarante trois pistes et il est étonnamment homogène, avec une prédominance des mélodies douces au piano et quelques accords à la guitare.

Kumikyoku, le premier morceau, est un pot pourri entendu le plus souvent dans la série ainsi que la troisième piste, Magokoro, l'ariette qui illustre les scènes entre Karada et Shoko, les deux héroïnes.  Shinkichi Mitsumune dévie aussi de temps en temps en proposant quelques rythmes au synthé, sans complètement dénaturer son travail. Il s'essaie aussi à des airs de jazz.

Vous retrouvez également le générique de début Hikari no Kisetsu  et celui de fin Sweet Home Song, au format court.


Asatte no Houkou

Ajouter un commentaire - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Akihabara Denki Gai

Par Pazu le Lundi 10 décembre 2007 20:41 :: Japon

Je commencerai par une anecdote : Il y a maintenant plusieurs années, j’ai donné rendez-vous à une amie, un dimanche après midi, aux alentours d’Akihabara alors qu’elle était en stage  longue durée au Japon. Autant avouer qu’elle a bien affolé la mère de sa famille d’accueil, quand elle lui a appris où elle se rendait "Ne va surtout pas là bas, c’est rempli d’otakus". Certes, l’amie en question cachait bien son jeu – de retour en France sa malle à peluches ressemblait à un mini musée Ghibli - mais c’est peu dire de la réputation du quartier.

La gare d’Akihabara se situe à peu près au centre de Tôkyô et elle a une forme particulière en croix avec deux branches ferroviaires qui se croisent à la perpendiculaire. C’est un centre conséquent à partir duquel vous pouvez vous dirigez vers la ville électronique, Akihabara Denki Gai.

Le côté Hi-Tech et électronique est encore présent et a une forte renommée pour les étrangers, notamment avec les boutiques duty free, qui acceptent pour certaines les monnaies étrangères et qui vous dispensent surtout de payer des taxes, sur présentation de votre passeport. Les LAOX et autres AKKY font leur beurre avec, bien que ce ne soient pas les magasins les moins chers.

Le quartier est plus fortement marqué par les boutiques d’anime et surtout celles de jeux vidéos. Vous avez une concentration un peu similaire à ce que vous pouvez connaître à Paris, du côté de la rue Montgallet ou d’Oberkampf, mais en beaucoup plus dense et plus ouvert. Les boutiques s’étalent sur plusieurs étages, même pour les plus modestes qui restent à l’étroit mais qui occupent tout un pan d’immeuble. Au rez-de-chaussée, les vendeurs n’hésitent pas à étendre leur terrasse pour mettre en avant les dernières nouveautés sur lesquelles s’attardent quelques gamers.

Akihabara offre un visage un peu particulier mais vous pouvez faire le tour rapidement, du moment que vous ne vous attardez pas à toutes les boutiques. Les prix varient fortement d’un local à l’autre et comme d’habitude, les magasins avec pignon sur rue ne sont pas forcément les plus intéressants. D’ailleurs, selon ce que vous cherchez, le quartier n’est pas toujours le plus attractif et il faut mieux savoir se rabattre sur des boutiques spécialisées situées ailleurs.

L’ambiance peut être en revanche assez particulière, notamment le dimanche avec la grande avenue Chûôdôri, qui devient piétonne et quelques manifestations particulières animées par des actrices en cosplay pour promouvoir telle ou telle série dans la rue. Vous repérez la manifestation de loin par un attroupement massif et un fond sonore en générale, les animatrices allant jusqu’à parader et pousser la chansonnette en public. 

 

Akihabara

Commentaires(3) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

31-03-08 22:13 Axou : mmmh du hentai ??? mdr

02-02-08 20:35 connexion12 : merci a tous laisser moi des commentaire

08-12-07 12:10 malick : je voudrai recevoir ce jeu hokuto

08-10-07 15:19 yaya : ta note" L'anime pour fan blasé" mdr
t'arrêtes de me décrire hein :p


29-08-07 18:34 Pazu : Ai no melody - la mélodie de l'amour, d'après le CD de la B.O. sorti en France.

29-08-07 14:26 jessica : J'aurai voulu savoir si vous saviez quel était le titre de la musique de fin du film Origine.

17-06-07 11:45 Pazu : Dans les librairies de BDs d'occasion (boulier, etc...) mais il y a peu de choix. Les depots ventes des conv sont mieux.

11-06-07 21:39 Amélie : Est-ce que qqun sait ou on peut trouver des mangas d'occasion à Paris?

09-06-07 14:31 Freddie : Y a plein de manga ici!

07-06-07 21:02 Pazu : Je vais essayer de décorreler la shoutbox des commentaires billet mais faur arrêter d'être bavare comme ça :)

06-06-07 21:08 Diyo : Impossible de laisser des commentaires sur le blog. Soit ils sont trop longs (et pourtant...), soit ils font référence à un site web (et pourtant)... C'est un peu strict... Bref, j'abandonne...

05-06-07 18:56 Pazu : Tous les liens sont désactivés dans les commentaires à cause des méchants robots spammeurs.

03-06-07 14:40 sed : bouh on ne peut pas mettre de trailers dans les commentaires ?? ben en tout cas skull man àl'air d'etre bien niveau graphisme ambiance rien qu'en visionnant les trailers :p quelqu'un à zyeuté les episodes ??

15-05-07 20:43 Pazu : J'ignore s'il y a site plus mondial à ce sujet là - Nous ne faisons déjà pas la Belgique ni la Suisse...

15-05-07 14:43 sanaa : salut a tous je veus savoir des infos s'il y a moyen de penser a vos fanes au MAROC et s'il aura une manifestation de japanimation.

12-04-07 17:25 Pazu : Vous avez la rubrique actualités du site pour voir les prochaines dates des conventions des mois à venir.

12-04-07 10:39 aymeric : je souhaites connaitre la prochaine exposition qui se tiendras dans le nord a vous lire merci

08-04-07 21:17 yoh : yeah le retour de la shout

02-04-07 15:32 0410yuna : Bonjour a tous! Je cherche des infos pour savoir quand aura lieu la prochaine manisfestation de japanimation sur lyon. Si quelqu'un a des renseignements merci de m'avertir.

17-03-07 16:31 Eichina : moi suis trop fan de shonen ai (ah ah ah) genre Kyo kara maou Gravitation, Loveless

01-03-07 00:09 Le+Mamelouk : Mon budget mangas a encore augmenté T_T
Faut que j'arrête de m'informer :p


28-02-07 23:34 Pazu : Chouette des lecteurs. Merci pour les compliments. Taifu a bien fait de nous envoyer ses nouveautés :P

28-02-07 21:19 Dromar : Merveilleuse idée en effet ^^
C'est un plaisir de lire tes critiques, particulièrement ces derniers temps.


28-02-07 20:41 Le Mamelouk : Merveilleuse idée que de nous faire découvrir des mangas peu connus ! :)

24-02-07 22:35 Marie-Pier Brien : Des Animes Manga

23-02-07 21:14 Makimimi : Vive le manga

10-02-07 10:41 Geoman : Sympa le blog manga

26-12-06 23:28 yoh : yojeux noel !

10-12-06 14:06 Pazu : La BO est sortie au Japon le 23/11 - c'est disponible sur des sites de vpc japonais comme www.cdjapan.co.jp

10-12-06 06:07 goliath : slt all je voulais savoir si il etait possible de trouve la bo du film paprika car franchement je l a trouve aussi terrible que celle de perfect blue que jai deja eu du mal a trouve merci

Votre nom:

Votre email:


Tags
1995 1996 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Série Film OAV Manga Paris Japon Strasbourg Orléans Novice Expert Culture Webmaster Dessin Fullmetal Alchemist Nausicaä Dragon Ball Naruto Miyazaki Toei Studio Pierrot

anime manga Aggregator Sama
anime manga Animint
rss
Valid XHTML 1.0 Strict
Blogchan

Ajouter un Site - Moteur de Recherche - Nous Contacter - Accessibilité - Confidentialité - A propos du site