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L'Animage de janvier 2010

Par Pazu le 25 janvier 2010 19:01 :: Découvertes :: 1 commentaire »

Le premier numéro de l'année 2010 arbore Hetalia Axis Power en couverture, mais n'y consacre que 5 pages. Le premier dossier concerne le film de Macross Frontier, qui avait fait la une le mois dernier. Nous découvrons les jolis minois d'Aya Endo et Megumi Nakajima, qui prêtent respectivement leur voix à Sheryl Nome et Ranka Lee. Il est encore question du film dans une rubrique concernant les personnages féminins du moment, mais aussi dans les pages de goodies, avec les Valkyries, sans oublier que Sheryl Nome détrône Rui de K-ON dans le classement mensuel des meilleurs personnages.

Viennent ensuite quelques mots sur le film The King of Eden, avec une revue des différents selecao connus. Paradise Lost, le deuxième film d'Higashi no Eden, est toujours annoncé pour mars prochain. Le magazine revient également sur le dernier long métrage de Yamato. A voir les illustrations, vous auriez l'impression que le design reflète parfaitement la touche des années 70 mais le dessin est trompeur.

Ils arrivent à ressortir du K-ON, à l'occasion de la sortie du 7ème DVD de la série, le 20 janvier dernier. Le DVD doit contenir un épisodes inédits, à l'images des volumes précédents. Idem pour Sengoku Basara, dont la deuxième saison est annoncée. Quant au premier film d'Haruhi Suzumiya, la date est est toujours maintenue au 6 février.

Le magazine dresse ensuite un panorama des titres de l'hiver, à savoir Vampire Bund, Katanagatari, Durarara, Qwaser,   Baka to Test to Shôkanjû et enfin Ôkamikakushi. A chaque fois, les personnages féminins des nouveaux anime sont notés pour savoir si elles sont hot ou cool.

Les pages suivantes concernent les séries en cours telles qu'Inu Yasha ou Fairy Tail mais aussi des titres qui viennent de s'achever tel que le deuxième volet de Darker Than Black.

Ce mois-ci, le réalisateur interviewé est relativement célèbre. Il s'agit de  Sunao Katabuchi. Il est passé en France pour présenter son film Arete Hime pendant l'un des festivals des Nouvelles Images du Japon. Plus récemment, il est connu pour avoir dirigé les deux saisons de Black Lagoon, une série pour le mois dynamique, bien loin des histoires gentillettes, genre Lassie, qu'il avait réalisé jusqu'alors. En ce moment, il travaille d'ailleurs sur le 3ème volet de Black Lagoon, qui sera sous forme d'OAVs.

La rubrique des news signale avec retard la sortie du film de One Piece en décembre dernier. Bizarrement, la nouvelle série de Cobra qui vient de débuter n'a droit qu'un entrefilet, contrairement aux autres nouveautés déjà abordée. Le film de Trigun est annoncé pour le 24 avril 2010. De nouvelles saisons sont en production pour Ikkitôsen et Hidamari Sketch. Nous découvrons également des images d'Heroman, le dernier né des studios Bones (Eureka Seven, Xamdô no Bônen, Raxhephon, Fullmetal Alchemist)  coproduit avec Stan Lee, le maître du comics (Spider-man, X-men). Notez enfin la prochaine adaptation en anime de Gôyô, un manga de samouraï déjà disponible en France.


Animage Janavier 2010

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Sama puissance 3: Inscriptions, tags et personnalisation

Par Pazu le 17 janvier 2010 17:01 :: Webmastering :: 11 commentaires »

La 3ème version d'Aggregator Sama apporte des changements conséquents pour les visiteurs : La possibilité d'inscrire son blog via un formulaire, un nuage de tags pour une nouvelle classification des articles et enfin, un espace personnalisé.

La première fonction est la plus simple à présenter avec un formulaire à remplir pour le webmestre qui souhaite soumettre son site. Cela économise le passage via le forum d'Animint pour postuler. En pratique, les fiches d'inscriptions nécessitent d'être complétées mais les informations de base sont remplies et les notifications de validation sont automatisées.

Vous ne voyez qu'un formulaire mais derrière, c'est tout un nouvel espace d'administration qui a été monté pour remplacer l'interface web basique pour mettre les informations à jour dans la base de données.

Interface administration de Sama


Je m'attarde un peu plus sur la 2ème grosse nouveauté, les tags. Ceux-ci proviennent directement des tags et des catégories issues des blogs. Techniquement, dans les flux RSS, vous ne voyez pas la différence entre une catégorie et un tag. Tous sont marqués en tant que catégories.  Aggregator Sama récupèrent les tags des articles, les normalise et mémorise l'association entre un article et ses tags.

Je me suis donc placé dans un principe de folksnomie, car la liste des tags est ouverte et provient des autres webmestres et non pas d'une liste prédéfinie par Aggregator Sama. J'évite également un marquage fastidieux des articles après import, en récupérant le travail déjà fait par les webmestres sur leurs blogs.

La folksonomie présente quelques problèmes connus et j'en ai eu l'illustration rien qu'en testant la nouvelle version avec seulement quelques flux.

-    Un classique est d'avoir pour un même thème, plusieurs tags différents, avec par exemple le même mot soit au pluriel, soit au singulier. Parmi nos blogs, vous avez les adeptes du mots-clef anime versus animes.

-    Il y a aussi tout simplement des erreurs, tels que kimi_no_todoke au lieu de kimi_ni_todoke

Des palliatifs existent

-    Le premier est tout bêtement le constat que statistiquement dans une folksonomie, lorsqu'ils ont le choix entre plusieurs synonymes, les gens finissent par en adopter un plutôt que d'autres. 

Si le webmestre souhaite que le visiteur découvre son article sur Aggregator Sama, il a tout intérêt à choisir le tag le plus utilisé, en relation avec son sujet, plutôt que d'en inventer un nouveau, qui pèsera moins. En résumé, c'est l'argument idéal pour laisser faire.

-    Le deuxième est d'inviter les webmestres à suivre quelques conventions. Il est courant de privilégier les formes plurielles par rapport à celles au singulier. Préférez les tags avec des mots séparés, plutôt qu'accolés et évitez les tags que seul vous au monde aller utiliser, du genre les_choix_de_moopy.

Aggregator Sama comporte aussi des fonctions d'administration pour réguler le cas échéant
 
-    Un tag peut être caché. Ce sera le cas pour le mot-clef sama car il ne doit avoir aucune pertinence sémantique et sert juste à être référencé dans l'agrégateur.
 
-    Un tag peut être lié à un tag maître. Ainsi tous les articles tagués initialement basculent vers le tag maître. mangasse et manga redirigent ainsi vers mangas.

-    Pendant l'import, les tags sont passés au crible pour être mis en minuscule et pour que les espaces blancs soient remplacés par des underscores.

Un premier nuage de tags est affiché sur la page d'accueil, avec les mots clefs issus des articles des 30 derniers jours. Un nuage plus épais est visible derrière en suivant le lien plus de tags. En cliquant sur un tag, vous obtenez la liste des articles correspondants. Tout un système de navigation permet de composer des requêtes en enlevant ou rajoutant des tags. Vous pouvez même exclure des tags pour filtrer les articles. 

Avec le top 10 des articles du mois et maintenant le nuage de tag, la page d'accueil est particulièrement chargée. J'ai d'abord opté pour une révision du look & feel, en proposant un template dit moderne. Après, l'idée a été de proposer un skin épuré pour ceux qui veulent juste voir les articles et rien d'autre. J'ai aussi un skin classique pour ceux qui préfèrent l'aspect d'avant.

Sama minimaliste


En  réutilisant le travail effectué sur Kelmanga, un espace de profilage a vu le jour. Une fois entrés votre login et votre mot de passe du forum du site Animint, vous êtes aussi authentifié sur Aggregator Sama – vive le Single Sign On entre serveurs physiques – et vous entrez dans votre profil.

Le premier onglet vous propose de choisir les flux que vous souhaitez suivre et de composer une sélection personnalisée. La fonction existait déjà mais uniquement pour générer le lien pour votre lecteur de flux RSS. Là, si vous restez authentifié, votre sélection se répercute sur les pages web.

Le deuxième volet vous indique l'adresse de votre flux personnalisé pour le mettre dans votre lecteur de flux RSS.  Il n'y a pas de mot de passe ni de login à fournir pour lire le flux.

Le 3ème onglet concerne votre choix de templates pour Aggregator Sama, à savoir moderne, minimaliste ou classique. Si quelqu'un se sent l'envie de bâtir un autre thème pour Aggregator Sama, il peut en rajouter autant qu'il veut.

Enfin, la dernière rubrique est un ensemble de raccourcis pour basculer sur les profils des autres sites de la sphère Animint.

Quand vous êtes authentifié, Aggregator Sama vous notifie un message sur la page d'accueil si des nouveaux sites ont été rajoutés depuis votre dernière visite.

Voilà pour les principales nouveautés. A cela s'ajoutent quelques améliorations techniques

-    Abandon total de la bibliothèque javascript scriptalous au profit de jquery

-    Séparation des rustines de mise à jour des flux de l'index d'affichage, qui n'est plus freiné. Vous sentirez juste un chargement pas terminé de temps à autre, car les procédures sont appelées dans une image maintenant.

-    Utilisation systématique de minify et déplacement des appels javascript pour améliorer le temps de chargement.

-    Une page de maintenance :o)

Visiter Aggregator Sama: http://sama.animint.fr/


Sama puissance 3

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Les 7 choses qui énervent dans un anime

Par Pazu le 13 janvier 2010 18:01 :: Divers :: 11 commentaires »

Le nombre de sorties de nouveautés au Japon reste conséquent mais le vieil adage qui dit que la quantité n'est pas synonyme de qualité est très vrai dans le domaine des anime : L'année 2009 a d'ailleurs été exemplaire en terme de titres qui ne passeront pas à la postérité.

Quand vous visionnez un anime, certains défauts vous font tiquer, surtout lorsqu'ils deviennent récurrents:

1. La montagne qui accouche d'une souris
 
Voilà, depuis des semaines, le marketing fait monter la mayonnaise en faisant miroiter un titre du tonnerre, avec le staff du siècle et une histoire palpitante. Mieux, les premières images sont alléchantes et l'épisode pilote vous en fait voir de toutes les couleurs.

Sauf qu'au final, le titre ne vous accroche pas tant que cela en fait et qu'il se révèle bien poussif. C'est d'autant plus rageant que tous les éléments étaient présents pour aboutir à un résultat de qualité, voir pire, il ne manquait pas grand-chose pour y arriver. Les exemples qui me viennet à l'esprit : Bônen no Xamdou et Macross  Frontier.

2. Le générique qui gâche tout

Dans ce cas là, vous suivez une série sympathique, avec des personnages, un scénario accrocheur et une qualité de réalisation au-dessous du lot. Tout va bien sauf que vous devenez allergique au générique de début, qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Ce n'est pas primordial mais cela biaise beaucoup le jugement que vous pouvez porter sur un titre, dans sa globalité. Je me souviens avoir sauté régulièrement le générique de Tokyo Magnitude 8.0.

3. Le résumé fleuve

Non, je ne pense pas aux épisodes résumés, qui sortent pour combler des périodes d'inactivité, style la semaine du Nouvel An, mais j'ai dans le collimateur les résumés récurrents entre deux épisodes, d'une semaine à l'autre. Pour faire dans l'économie d'échelle, certaines séries sont passées maître dans l'art de la répétition, en insérant jusqu'à cinq bonnes minutes de récapitulatif, avant d'abord l'histoire du jour. C'est flagrant dans Bleach alors que l'intrigue – en supposant que nous puissions en avoir une digne de ce nom - évolue très lentement. Bref, avance rapide obligatoire.

4. Le plan fixe discount

Là, il s'agit plus de la bonne vieille recette où le studio fait l'économie de scènes d'animation en proposant une panacée de long travellings et même de plans fixes. C'était très courant dans les très vieilles séries des années 70 mais la méthode ressurgit plus ou moins dans des anime. Je l'ai retenu pour Kemono no Sôja Erin.

5. La 3D qui ne s'incruste pas

Certains réalisateurs sont des ayatollahs de l'animation traditionnelle en rejetant l'emploi de l'ordinateur, tout au moins pour la partie conception. Ils mettent souvent de l'eau dans leur vin en ce qui concerne les étapes de post production – coloriage, photographie. D'autres, au contraire, utilisent les images de synthèse avec plus ou moins de bonheur.

La plus grande qualité est de le faire sans que cela se voit, mais dans des anime, le rendu est tout le contraire, avec des images en 3D qui contrastent complètement avec les dessins 2D. Dans le lot, je mettrai Tytania.

6. Le harem réglementaire

Saint Seiya a fait le bonheur des parodies avec un format de scénario digne d'un jeu vidéo : Les héros passent les différentes étapes à coup de combats contre le boss du niveau. Un tel schéma est passé de mode mais un autre format est bien plus répandu, celui du harem.

Le protagoniste principal, généralement coincé, se retrouve au milieu de jeunes filles qui n'ont plus d'yeux que pour lui. Le harem est composé de personnages récurrents, avec en générale, une tsundere, une lolita, une ménagère modèle et enfin la fille dont le héros est sensé être amoureux.

Avec un tel schéma, vous êtes sûr d'avoir un épisode réservé à l'arrivée de chaque fille, avant d'espérer un brin de scénario original. Avec des séries en 12 épisodes, l'affaire est donc vite bouclée. Derniers exemples en date : Nogizaka Haruka no himitsu et Nyan Koi. Heureusement, quelques titres, tel que White Album, cassent ce schéma tout tracé, alors qu'ils font dans le harem.

7. On avait oublié de vous dire

Cela arrive généralement dans les séries fleuves ou pour les suites en manque d'inspiration. Alors que le scénario avance bon gré mal gré, il faut introduire un nouveau personnage ou un événement passé, sorti de nulle part.

Les scénaristes inventent souvent un nouveau passé obscure pour leurs personnages, histoire qu'ils renvoient leurs amis de 30 ans qui les ont trahis et dont la rupture a laissé un grave traumatisme. Tout au moins, c'est ce qu'ils racontent au cours une histoire dérivée de la série, où dans cette même série, vous n'entendez jamais parler des personnages en question, ni d'un quelconque problème traumatisant. Pas top pour avoir un minimum de cohérence mais bon, ce n'est pas ce que vous attendez d'un film d'Inu Yasha ou de Naruto.

Certes, ce n'est pas l'exclusivité des anime et les séries américaines, genre Heroes, abusent aussi du concept d'une saison à l'autre : Le même événement passé a de plus en plus de témoins en accumulant les voyages dans le temps sur la même scène.

Les mangas peuvent avoir aussi le même travers : L'histoire de Maison Ikkoku dure déjà chronologiquement depuis plusieurs années, quand Kyoko rencontre enfin Monsieur Ichinose pour la première fois, alors qu'il n'y a que sept chambres et qu'il habite là avec les autres membres de sa famille, que vous voyez tout le temps.

C'est d'un commun que des auteurs comme Mitsuru Adachi s'en amusent dans leur manga. Dans Rough, il intervient dans sa bande dessinée pour changer le statut familial d'Hiroki Nakanishi qui perd sa situation de fils unique pour les besoins du récit. Il se retrouve avoir des frères. Pareil pour régler le cas bancal d'Ami Ninomiya, qui indiquait au début qu'elle ne savait pas skier, alors qu'elle donne des cours de ski à ses camarades quelques tomes plus loin.


les choses qui énervent

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Le double DVD Joe Hisaishi au Budokan - 25 ans avec les anime de Miyazaki

Par Pazu le 05 janvier 2010 18:01 :: Musique :: 3 commentaires »

2008 a été l'année de la sortie de Ponyo sur la falaise au Japon mais elle marque aussi les 25 ans de collaboration de Joe Hisaishi avec Hayao Miyazaki. A cette occasion, le compositeur japonais s'est lancé dans un grand événement musical, un concert géant à l'américaine au Budokan de Tôkyô: Un orchestre de deux cents musiciens, le New Japan Philharmonic World Dream Orchestra, pas moins de 800 choristes au total, sans oublier 160 lycéens, membres de fanfares, et une poignée de chanteurs et de solistes.

L'orchestre est positionné au pied d'un écran géant avec les choeurs répartis plus en hauteur. La disposition rappelle l'organisation mentionnée pendant le Cinema Symphony de Kenji Kawai, avec des extraits de films projetés pendant les interprétations. Cependant, le concert de Kenji Kawai supporte difficilement la comparaison avec la prestation de Joe Hisaishi, peut -être portée dans la folie des grandeurs mais aussi dans le sublime.

Même en ayant que la version double DVD, l'image, le son et la réalisation sont d'un tout autre niveau, et rendent à leur juste mesure l'excellente prestation des musiciens et des chanteurs, le tout servi par un très bon éclairage.

Il faut dire qu'Hisaishi est plus habitué à donner des concerts face à un public et il a le sens du spectacle, alternant entre sa place de chef d'orchestre et de pianiste, n'hésitant pas à aller de l'une à l'autre au cours du même morceau. Bien qu'il intervienne plus rarement au micro que Kenji Kawai, il dégage une présence beaucoup plus forte.

Le programme commence par là, où tout à commencer avec des extraits de Nausicaä, porté par un orchestre et la chorale des petits chanteurs de Tôkyô, qui ont entamé la célèbre ritournelle, Tooi hibi.

Les premiers moments d'émotion arrivent rapidement avec l'interprétation de Mononoke Hime, chanté par la soprano, Masako Hayashi, l'interprète originale de Mother of the Sea l'une des chansons de Ponyo sur la falaise.

Hisaishi a été prolifique et il a du être difficile d'effectuer un choix pour isoler de quoi faire un programme de moins de 2 heures, mais l'ensemble est bien dosé, en piochant dans 9 films distincts et dans des styles différents. Vous passez des morceaux de musiques classiques à des génériques chantés, avec entre temps des solistes, qui montrent tout leur art, notamment pendant une interprétation magistrale de Kaasan no Hôki au violon, extrait de Kiki la petite sorcière.

C'était l'occasion d'une collaboration improbable, avec la présence d'Ayaka Hirahara, une chanteuse de J-pop en vogue, venue donner une jolie interprétation d'Inochi no Namae, la meilleure chanson du Voyage de Chihiro, ainsi que de Futatabi, un autre thème du même film.

Etant donné la date, Ponyo a été à l'honneur pendant ce concert, avec l'intégralité des chansons interprétées, même la plus infantile, qui dégage une ambiance beaucoup moins solennelle que les autres chansons. Même les morceaux autour de Totoro ont de la prestance, tellement ils sont devenus ancrés dans les classiques, avec des adaptations adéquates pour les instruments de musique. La fameuse Sanpôpromenade - chantée en coeur, conserve heureusement de sa spontanéité et de sa fraicheur.

Après Totoro, un extrait documentaire a été projeté avec l'écran, où nous voyons Hayao Miyazaki entamer le refrain de la promenade, de sa belle voix. L'extrait est tiré de Lasseter-San, Arigato, un documentaire témoignage du périple de Miyazaki et d'autres membres du studio Ghibli, venus en Amérique du Nord en 2002, pour promouvoir la sortie du Voyage de Chihiro, accueilli par John Lasseter, encore chez Pixar à cette époque – il est maintenant responsable de la section animation chez Walt Disney. Ces mini interventions apportent un plus indéniable au concert.

Une autre bonne idée est l'adaptation surprise de titres de Laputa, le château dans le ciel, pour être joués par une fanfare. Celle-ci se déploie au milieu des spectateurs et vous vous retrouvez avec un orchestre et des choristes à l'unisson sur scène, tandis que d'autres musiciens se tiennent le long du mur du fond, à l'opposé, et que des membres de la fanfare circulent en rang et au pas. Le son ne devait pas être parfait dans la salle et dans le DVD, vous n'entendez pas les coups de sifflet qui viennent amorcer le dernier morceau de Laputa, mais la prestation a vraiment belle allure.

Après ce déferlement de moyens, Hisaishi enchaîne sur un morceau de Porco Rosso, qu'il joue au piano, accompagné par seulement quelques musiciens, transformant le décor en atmosphère presque intime. Le changement est saisissant, même si le DVD raccourcis les moments et nous épargne en fait les temps morts qui se produisent lorsque les musiciens de l'orchestre doivent se déplacer ou que la scène doit être réarrangée. 

A l'origine, il ne devait se produire que deux concerts mais devant le flux de demandes une troisième date a été accordée et d'après les témoignages, c'est à occasion que le DVD a été filmé. Nous y voyons en effet Hayao Miyazaki, visiblement ému, qui fait cette fois une intervention en chair et en os, à la fin du concert, une intervention rapide mais très remarquée. Il n'était pas là pendant les deux premiers jours.

Le spectacle continue encore deux morceaux en guise de bonus, avec à nouveau du Porco Rosso et le magistral Ashitaka to San, de Princesse Mononoke,  qu'Hisaishi entame en solo, au piano.

Dans le double DVD, je m'attendais à avoir le concert réparti sur les deux galettes, toujours en référence à la prestation de Kenji Kawai, mais en fait le concert tient sur un seul DVD et le deuxième  DVD contient bien un bonus, qui dure à peine trois quarts d'heure.

La première partie est un reportage du genre making-off, qui revient sur les différentes répétitions, entrecoupées par des interviews de Joe Hisaishi mais aussi des autres protagonistes, chanteurs ou simples musiciens. Nous y voyons le compositeur s'inquiéter de savoir si le xylophone transporté par une des filles de la fanfare n'est pas trop lourd. Il passe aussi son temps à serrer les mains de lycéens, ravis de pouvoir côtoyer le maître au moins une fois dans leur vie.

Je n'ai guère besoin de réfléchir pour vous recommander chaudement l'achat de ce double DVD. Il existe aussi une version blu-ray. Elle est marquée region-free sur des sites marchands japonais mais il faudrait mieux vous renseigner ou voir si quelqu'un se l'est déjà procurée en France et n'a pas eu de soucis de lecture avec. Contrairement au DVD, le Japon est dans la même zone blu-ray que les Etats-Unis mais pas dans la même que celle de la France. 


Hisaishi Budokan

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Du nouveau pour les webmestres sur Aggregator Sama

Par Pazu le 01 janvier 2010 10:01 :: Webmastering :: 11 commentaires »

Aggregator Sama poursuit son bonhomme de chemin, avec en moyenne 200 visiteurs par jour, rien que pour l'interface web. A ce jour, 61 blogs sont inscrits dont 45 sont actifs, dans le sens où au moins un de leurs articles a été sélectionné pendant les 30 derniers jours. Le mois écoulé représente 219 articles, isolés de la masse des 444 billets pondus en tout, par ces mêmes blogs, pendant cette même période.

J'ai profité de la trêve des confiseurs pour apporter quelques modifications à Aggregator Sama, plus à l'intention des webmestres qui y enregistré leur blog que pour les lecteurs.

En naviguant en profondeur dans la liste des sources, vous aboutissez aux fiches techniques des blogs, c'est-à-dire en passant par l'entrée Sources du menu, puis tout en bas via la liste des sites inscrits, avant enfin de cliquer sur les icônes en forme de yeux pour voir les détails.

La fiche donne un aperçu des filtres d'inclusion et d'exclusion des articles selon les catégories et les tags. Si votre blog n'a pas de filtre, vous n'êtes pas concernés. En revanche, pour ceux où seules certaines catégories sont sélectionnées, j'ai rajouté la valeur Sama par défaut. Ainsi, si vous souhaitez qu'un de vos articles soit retenu par l'agrégateur, il suffit de le tagger ou de le ranger dans une catégorie sama – avec un S majuscule ou minuscule, qu'importe.

Cela vous épargnera la gymnastique d'entasser tous vos articles dans une catégorie déjà référencée pour les voir sur Aggregator Sama, alors que le tag d'origine n'a pas grand-chose à voir avec leur thème.

Cependant, deux petites remarques:

-    Si vous avez réorganisé vos catégories, autant me demander de modifier les filtres de façon adéquate en demandant via le forum d'Animint. C'est juste un champ texte à modifier dans l'entrée de votre site.

-    Le tag Sama passe après les tags exclus donc si votre article est dans une catégorie explicitement exclues, il n'apparaîtra jamais dans la sélection, même s'il est taggé Sama.

Dans la fiche technique du blog, les observateurs auront remarqué la présence d'un nouveau bouton magique, Lancer la mise à jour.

-    Pour les impatients qui scrutent Sama pour voir si leur article est bien enregistré, le bouton permet la mise à jour immédiate, au lieu d'attendre le rafraîchissement automatique.

-    Le bouton permet de prendre en compte les corrections, notamment si votre article a été exclu de la sélection car il lui manquait un tag. Le rafraîchissement manuel vérifie à nouveau les catégories, ce qui n'est pas le cas avec la mise à jour automatique, qui ne touche plus à cette partie quand l'article a été inséré une première fois.

Techniquement, j'ai aussi corrigé quelques comportements, notamment pour pallier au format incomplet de certains flux, mais les impacts étaient mineurs, vus de l'extérieur.

En revanche, je ne peux pas faire grand-chose quand le flux du blog distant est corrompu, genre une belle erreur PHP interrompt sa génération. Ceci explique pourquoi certains sites sont régulièrement marqués comme étant inaccessibles. J'ai cru comprendre que des professionnels pallient à ces problèmes de RSS en pompant directement le contenu sur les pages web des blogs, en faisant fi du flux.

Pour ma part, je ne me le permets pas mais du coup, j'ai vu passer quelques propositions de sites intéressants donc éligibles à être sur Aggregator Sama, mais que j'ai écartés à cause de flux RSS ou Atom complètement déficients. C'est dommage.

Se rendre sur Aggregator Sama: http://sama.animint.fr/


Sama refresh

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Le dernier origami de l'année 2009

Par Pazu le 31 décembre 2009 11:12 :: Japon :: 2 commentaires »

Je ne déroge pas aux bons marronniers bonnes traditions  et je profite du dernier jour de 2009 pour vous guider dans la conception d'un lapin, l'année dernière ayant été sous le signe du pingouin.

Le pliage est d'un niveau moyen et plus facile pour ceux qui savent déjà faire la grue – l'oiseau, pas l'appareil de levage. Il est tiré du site japonais Origami Club, où vous pouvez retrouver les indications sous forme de dessin.

Vous devez partir d'une feuille parfaitement carrée et vous installez sur une surface plane et rigide pour faire vos plis dans de bonnes conditions. Enfin, si vous commettez des imprécisions dans les étapes simples du début, tels que des bords ou des coins qui ne coïncident pas tout à fait, vous le paierez plus ou moins à la fin des manipulations.

La première étape consiste à rabattre les bords de la feuille sur le milieu mais uniquement pour marquer le pli.


Origami lapin 01


Vous faîtes de même avec le bas.


Origami lapin 02


Là, vous devez déplier, puis replier pour obtenir les petites saillies au milieu. La manipulation ressemble beaucoup à la figure de base pour faire la grue.


Origami lapin 03


 Vous rabattez le haut vers l'arrière.


Origami lapin 04

Vous rabattez les bords du haut vers le centre et la partie basse arrière vers le haut. Il faut garder la partie avant en bas. Là, ce n'est pas très explicite dans les indications du site d'origine.


Origami lapin 05

Vous pliez maintenant suivant l'axe de symétrie vertical. En appuyant bien, vous obtenez un triangle isocèle. La partie haute va correspondre à la tête et le bas au corps.

Origami lapin 06

Vous pliez le corps en accordéons pour marquer les plis.


Origami lapin 07


Vous faites de même avec le haut.


Origami lapin 08


Comme pour la finition de la tête de la grue, vous sortez la tête du lapin et vous faites pareil avec le corps, à coup de plis intérieurs dans un sens ou dans l'autre.


Origami lapin 09


Il ne reste plus qu'à donner un peu de volume aux oreilles. Vous avez votre lapin bleu.


Origami lapin 10

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Le manga La force des humbles

Par Pazu le 30 décembre 2009 11:12 :: Manga :: Aucun commentaire »

La force des humbles est un manga d'Hiroshi Hirata paru en France chez Delcourt en 2008. L'ouvrage de 300 pages est un recueil de 10 nouvelles dessinées entre 1991 et 1993, avec en bonus la première version d'une des histoires, qui remonte à 1961. Vous remarquez tout de suite que le trait de l'auteur à cette époque est très différent et tout le progrès qu'il a pu réaliser depuis, pas tellement sur son style de dessin proprement dit mais au niveau de la vivacité de sa mise en scène et de sa narration.

Hirata est classé parmi les maîtres du Gekiga, le manga réaliste et historique en ce qui le concerne. La force des humbles se déroule pendant le shogounat des Tokugawa et l'auteur relate le destin de personnages oubliés par l‘histoire officielle. Il ne s'agit nullement d'un exercice de style avant de laisser libre recourt à son imagination mais bien d'un travail d'orfèvre pour retrouver la trace de ses disparus dans des archives locales.

Dans son recueil, Hirata consacre une page aux recherches qu'il a pu faire pour chaque nouvelle, en expliquant les difficultés qu'il a rencontrer avant d'avoir suffisamment de matière pour construire son récit. Il en profite aussi pour approfondir le thème en mettant en scène un dialogue anachronique entre lui et son personnage, avec quelques pointes d'humour.

Les meilleures histoires relatent des sacrifices de soi au sens propre pour le bien des autres, en reprenant le code du Bushidô. Le premier chapitre, Là où Dôkei a pris racine, nous met tout de suite dans la bain avec une rivalité ancestrale qui dégénère entre deux villages. Dans le même registre, Le molosse fou et Dix ans, cinq cents koku, mettent en lumière les problèmes sociaux de l'époque. Le premier récit dénonce le gaspillage consenti par un seigneur qui nourri mieux ses chiens que ses hommes et le deuxième reporte un problème qui s'accentuera à l'ère Meiji : En temps de paix, les samouraï se retrouvent sans emploi.

La déchéance sociale du samouraï est un thème récurrent, que vous retrouvez dans l'excellent Guerrier Forgeron ou encore Ni l'un ni l'autre. Si le guerrier est déchu dans la société, il ne perd pas son sens de l'honneur et du devoir, quitte à en souffrir davantage. Les codes sociaux sont d'ailleurs souvent mis à mal et mis en exergue. Dans Le samouraï au brin de fil, vous pouvez vous gausser de ce maniaque de l'économat et de la tournure heureuse que prend sa manie, mais j'ai surtout retenu le reproche de ses pairs : Ils n'avaient que faire de son soucis de récupérer le bois mort sur son chemin mais ils répugnaient à la voir se baisser lui-même pour effectuer cette tâche, souillant, à leurs yeux, son statut de guerrier.

Plus étonnant, deux de ces récits historiques concernent des femmes atypiques. Dans La mère Hercule, il est question d'une châtelaine, non seulement dotée d'une force surhumaine mais empreinte d'une sagesse que n'a pas son propre fils. Rui, la beauté travestie, est une situation incroyable où le maître d'un dôjô est une jeune femme, qui prendra pour époux un homme qui pourra la vaincre aux arts martiaux.

Les sujets abordés, bien qu'ils suivent une certaine constante, sont donc variés et originaux. En revanche, le manga se lit difficilement d'une seule traite. Le rythme est inégal avec quelques passages qui tombent à l'eau. Des moments sont aussi trop vite raccourcis pendant la narration, vous faisant basculer d'un endroit à l'autre, sans trop saisir les tenants et les aboutissants. Enfin, les pages bonus de l'auteur après chaque couple de nouvelles, tiennent hélas plus de la péroraison que de la postface captivante, si ce n'est qu'elles rendent justice à la qualité de ses recherches.

En conclusion, La force des humbles est une bande dessinée intéressante à lire, notamment si vous découvrez ainsi Hiroshi Hirata. En revanche, si vous avez déjà lu L'âme du Kyudô ou encore plus récemment L'incident de Sakai et autres récits guerriers, des recueils du même auteur, vous serez peut être déçus par ce titre, dont l'intensité du récit est moindre, dans son ensemble.


La force des humbles

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L'Animage de décembre 2009

Par Pazu le 28 décembre 2009 18:12 :: Découvertes :: 1 commentaire »

A l'image de sa couverture, l'Animage de décembre 2009 consacre un article conséquent sur le premier film de Macross Frontier, Itsuwari no Utahime, sorti le mois dernier. Il en vient à passer au crible la compilation de titres de Macross Frontier chantés par May Nakabayashi, qui double Sheryl Nome pendant les chansons. A la fin, vous pouvez voir un assortiment de modèles réduits de Valkyries.

La suite du magazine reprend son panorama traditionnel des séries encore en cours au mois de décembre: Hetalia Axis  Powers, Inuyasha Kanketsu-hen, To Aru Kagaku no Railgun, Darker Than Black - Ryûsei no Gemini, Seitokai no Ichizon, Fairy Tail, Fullmetal Alchemist – Brotherhood, Seiken no Blacksmith, Aoi Bungaku Series et Umineko no Naku Koro ni. La seule originalité est d'avoir des illustrations spéciales Noël pour certaines séries. Dans le lot, les rédacteurs arrivent encore à insérer des pages sur Gundam 00 et Code Geass.

Question nouveautés, le journal s'attarde un peu sur The King of Eden, le film qui fait suite à la série Higashi no Eden et qui était prévu le 28 novembre dernier. Le film de Fate/stay night, Unlimited Blade Works, a juste droit à une double page, avec une micro interview d'une des doubleuses. Le film sort le 23 janvier 2010. C'est autant que l'espace consacré à Durarara, la série adaptée d'un roman de l'auteur de Baccano! et dont le character design d'origine est signé Suzuhito Yasuda, mangaka de Yozakura Quartet. Quant à l‘article sur le long métrage qui marque le retour du croiseur spatial Yamato le 12 décembre, il tient sur une seule petite page.

L'interview du mois concerne Takashi Ikehata, dont les premiers pas dans l'industrie de l'animation remontent à 1985. Son ascension au poste de réalisateur à part entière est cependant relativement récente car les premiers anime qu'il a dirigé seul, datent d'après l'an 2000. Il est le réalisateur de Hikari to Mizu no Daphne et plus récemment de Genshiken. Il est aussi derrière Taishô Yakyû Musume, l'histoire d'une équipe féminine de baseball, en 1925.

La rubrique news du magazine comporte quelques productions de 2010 mais quasiment plus rien sur les nouveautés de janvier. Le premier encart concerne le film Loups-Garous, qui réunit plusieurs membres de l'équipe de Blood+ de chez I.G. production. Les suivants traitent rapidement du prochain film de Trigun – sans encore de date annoncée - et du long métrage La disparition d'Haruhi Suzumiya, prévu pour le 6 février 2010.

A l'occasion des 10 ans de Yu-Gi-Oh!, un film est programmé le 23 janvier 2010: Chô-Yûgô! Jikû o Koeta Kizuna est un cross over entre 3 séries télévisées de Yu-Gi-Oh! dont les héros apparaissent dans le film anniversaire. Le 6 mars 2010, devrait sortir une version en film des 6 OAVs de The time of Eve et le premier volet des OAVs de Gundam UC est annoncé pour le 12 mars 2010.

Enfin, à l'avant dernière page, dans le classement mensuel des meilleurs personnages, tout genre confondu, Yui Hirasawa de K-On s'accroche à sa première place mais elle est talonnée de près par des protagonistes de... Hetalia Axis Powers.


Animage décembre 2009

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Le double DVD Cinema Symphony, concert de Kenji Kawai

Par Pazu le 23 décembre 2009 23:12 :: Musique :: 2 commentaires »

Kenji Kawai est l'un des compositeurs japonais de musique de film les plus connus – avec Ryûichi Sakamoto et Joe Hisaishi – et traditionnellement lié avec le réalisateur Mamoru Oshii. C'est d'ailleurs pour Akai Megane, le premier long métrage live d'Oshii, que Kenji Kawai se lance dans la musique de film en 1987, avec des expériences derrière lui sur des bandes originales pour anime (Dream Hunter Rem, Maison Ikkoku, Devilman, Twilight Q).

En 2007, il fête donc ses 20 ans de carrière dans la musique de cinéma et pour l'occasion, il a donné un de ses très rares concerts et le premier avec un orchestre d'une centaine de musiciens, auquel vous rajoutez des choristes et une chorale de chant traditionnel. Kenji Kawai a mis quelque temps à monter le projet mais au bout de plus d'un an de labeur,  l'événement a lieu le 4 novembre 2007 sur la scène majestueuse du Pacifico Yokohama.

La prestation de près de 2h30 a été filmée et est disponible au Japon dans une édition double DVD, chez Pony Canyon, avec un prix neuf plutôt élevé : 8 190 yens (~63 EUR). Le DVD est DTS avec tout ce qu'il faut, mais le début laisse un peu à désirer avec plusieurs prises de vue floues, des effets visuels pas forcément intentionnels de la part du réalisateur.

Dans la première interprétation de Hyakkin, une chanson tirée de Mezame no Hakobune, le niveau des voix est visiblement trop en deçà de celui des instruments. Heureusement, le morceau est repris en guise de final et l'écoute est plus agréable dans la deuxième version.

Voilà pour les quelques points négatifs. Question contenu, Kenji Kawai avait l'embarras du choix, avec la collection prolifique de films qu'il a pu illustrer musicalement. Le nombre  de bandes originales d'anime à son actif est également remarquable et il est toujours étonnant de découvrir qu'il est derrière un bon nombre de titres.

Autant, pour Ghost in the Shell, Pat Labor et d'ailleurs tous les films de Mamoru Oshii, c'est archi connu mais pour d'autres c'est moins évident : J'avais zappé qu'il avait signé les musiques de Fate/stay night – il récidive d'ailleurs avec le prochain film qui sort en janvier -, de Gundam 00 ou encore de Higurashi no naku koro ni kai.

Dans un autre domaine, le voir apparaître dans les crédits d'Apocalypse, la 2ème Guerre mondiale, le documentaire passé sur France 2 en septembre dernier, surprend aussi. En film live, si vous excluez les productions d'Oshii, je retiendrai les 2 opus de Ring, Seven Swords et le deuxième film de Death Note.

Le concert comporte 23 morceaux, finalement très variés, même si la touche du compositeur se fait sentir partout. Vous avez des chansons, avec le générique d'Innocence par exemple ou encore celui de Gosenzo-sama Banbanzai, ou bien des morceaux uniquement joués. Les styles de musique se succèdent aussi : Les thèmes de Pat Labor, très modernes, contrastent avec l'interprétation de la soprano polonaise, Elzbieta Towarnicka, qui reprend son rôle dans le film pour interpréter un somptueux Voyage to Avalon.

Vous retrouvez bien sûr les titres phares de Kenji Kawai et notamment une nouvelle version du fameux Reincarnation de Ghost in the Shell. Le chant presque guerrier laisse la place à une mélodie plus douce, même si l'essentiel est conservé. L'auteur a réussi un beau travail en réarrangeant plusieurs de ses compositions tout synthé pour être joué avec orchestre.

Un écran surplombe la scène et  pendant les interprétations, des images du film dont il est question sont projetées dessus. Vous pouvez remarquer que pendant le générique de début du premier film de Pat Labor, le générique image est également projeté, l'orchestre respectant le rythme et la durée du morceau original.

Sinon, sorti des Ghost in the Shell, Pat Labor et Avalon, j'ai découvert de jolis titres et notamment un thème principal du film live de Death Note, que je n'ai jamais vu, faute de motivation.

Pendant tout le concert, Kenji Kawai reste sur scène et joue divers instruments, le plus souvent de la guitare mais aussi du piano et même des percussions. Il dit aussi quelques mots au micro pour introduire les morceaux qui sont joués mais aussi pour présenter et accueillir les chanteuses ou des musiciens solos comme le maître de wadaiko – tambours japonais.

J'ai cru percevoir une once de nostalgie lorsqu'il a amorcé shôjô no theme, issu du film Akai Megane, qui marque la date de son entrée dans les musiques du film.

Kenji Kawai n'a pas changé physiquement depuis que je l'avais vu pendant le festival des Nouvelles Images du Japon de 2001. Aussi humble sur scène qu'il avait pu l'être pendant les projections en France. Je garde aussi le souvenir qu'il avait fait le voyage à Paris avec une bobine de film dans ses bagages, qui a été diffusée pendant le festival. C'était la pré bande annonce de Pat Labor WXIII, alors que le film était encore loin d'être sorti au Japon. Des invités comme cela, vous en redemandez.


Kenji Kawai Cinema Symphony

Pour en savoir plus:

http://www.cinema-symphony.jp/ (JP)
http://www.kenjikawai.com/ (JP)

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Le retour des mots croisés sur Animint

Par Pazu le 19 décembre 2009 21:12 :: Webmastering :: 1 commentaire »

La lecture de ce billet du blog de Jevanni, glané via Aggregator Sama, m'a rappelé qu'Animint comporte une rubrique mots croisés anime manga depuis maintenant 6 ans et qu'elle est restée quasiment en l'état depuis sa création.

J'ai constaté également que l'applet d'origine – enfin, "appliquette", en bon québécois –  avait tendance à ramer à l'affichage avec les versions à jour de java installé sur les PCs. J'ai dépoussiéré ces pages du site, en appliquant le dernier design, au passage.

L'interface de jeu

Quelques recherches sur le web permettent de voir que l'offre d'interfaces dynamiques s'est étoffée pour les mots croisés. Plusieurs logiciels peuvent générer une version en javascript, plus sympathique à utiliser par le visiteur qui veut résoudre ses grilles en ligne. En revanche, un rapide coup d'oeil montre que les réponses sont en clair dans le code source de la page. Cela reste vraiment très basique.

Le plus étonnant est de voir que les applets sont toujours d'actualités dans ce secteur. Il existe plusieurs variantes commerciales ou gratuites, avec même maintenant des versions de mots fléchés.

Sinon, les défauts techniques sont toujours les mêmes :
  1. C'est long à charger et l'applet donne de l'inertie au navigateur.
  2. Un saut de page suffit généralement à tout réinitialiser et le joueur perd ce qu'il avait rempli dans la grille.  
  3. La page ne s'imprime pas.

Faute de mieux, je me suis rabattu sur une version de l'applet que j'utilisais déjà, mais avec un temps d'affichage bien meilleure que l'ancienne. Les boutons qui permettent de voir les réponses sont désactivés, afin de conserver le challenge. Il y a toujours une version image, pour pouvoir imprimer.

En revanche, il manque encore une fonction pour montrer quelles sont les erreurs dans la grille dynamique, quand vous soumettez vos entrées pour vérification globale. C'est énervant de ne pas savoir où vous avez pu vous trompez quand vous pensez avoir tout terminé.

L'interface de conception

Pour la conception de la grille, plusieurs logiciels existent aussi. J'ai vu sur le Blog de Jevanni des remarques qui regrettent une grille trop aérée et du coup, plus difficile à remplir. D'un autre côté, je comprends qu'il est délicat de trouver les bonnes combinaisons pour faire croiser des mots qui aient un sens et échapper aux pièges des syllabes polonaises, du style vous vous retrouvez soudain à devoir trouver un mot d'au moins 7 lettres, qui commence par "sclp" pour que cela "rentre".

A la main et de tête, il faut avoir l'habitude. Heureusement, la puissance de l'informatique est là et des applications digèrent  des dictionnaires entiers de 30 000 mots pour pondre automatiquement une grille. Mieux, dans notre cas où vous voulez faire des mots croisés orientés anime et manga, vous pouvez concevoir votre propre dictionnaire thématique avec des termes particuliers. L'ordinateur avale votre thème maison et calcule le contenu de la grille en piochant en priorité dedans, avant de remplir avec des mots issus du dictionnaire général.

Cela semble merveilleux sur le papier mais en pratique, le résultat n'est pas satisfaisant. Théoriquement, la grille est optimisée pour limiter le nombre de cases noires et avoir un maximum de mots issus du thème. Là n'est pas le problème. Le souci vient des mots bouche-trous, sur lesquels vous n'avez pas la main.

Vous vous retrouvez avec des termes que vous devez vous-même chercher dans un dictionnaire encyclopédique pour savoir de quoi il s'agit. Autant dire que cela irait à la rigueur pour un lectorat érudit, mais pas forcément à de simples lecteurs de mangas. Une solution serait de choisir un dictionnaire général, moins de haut de gamme, mais forcément, cela fait ensuite moins de possibilités pour optimiser la grille.

Là encore, je suis revenu à un outils basique, qui permet de concevoir la grille manuellement,  tout en ayant un dictionnaire intégré, qui propose une liste de mots qui conviennent au cas par cas. Je suis libre après de choisir un mot  "simple".

La conception

Plus que la grille, la qualité des mots croisés provient des définitions. Certes une partie des termes sont directement issus du vocabulaire anime manga, tels que les titres, les personnages ou les auteurs japonais, mais le gros du travail consiste à orienter des définitions de mots usuels à leur usage dans les anime manga. Votre grand-père trouvera la réponse très facilement si nous lui demandons un mot en 3 lettres qui veut dire copain. En revanche, il aura tout de suite plus de mal si nous lui indiquons Sailor Mercury, alors que vous aurez sans doute la réponse.

Après, il est délicat de trouver le bon équilibre entre définitions astucieuses et basiques. Il faut prendre en compte la disposition de la grille et vérifier que les mots difficiles à trouver ne sont pas bloquants, sinon votre lecteur va vite jeter l'éponge. Il faut également laisser le plaisir au joueur d'avoir déjoué votre piège.

Sur Animint, le niveau de difficulté dépend sans doute beaucoup de ce que vous avez pu lire comme manga ou regarder comme anime. Vous pouvez aller tester les nouvelles grilles.


Mots croisés anime manga

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