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Le jeu Animint no Sekai

Par Pazu le Dimanche 05 octobre 2008 14:20 :: Webmastering

Un site web s'efforce d'augmenter sa fréquentation et notamment de fidéliser ses visiteurs, en privilégiant en quelque sorte la qualité à la quantité. Le b.a.-ba est de proposer du contenu, tout en respectant quelques règles pour optimiser sa visibilité. Une autre piste est de fournir plus généralement des services aux visiteurs mais aussi de faciliter leurs interactions avec le site, à l'heure des réseaux sociaux et des interfaces riches.

Forum et commentaires vont dans ce sens et de manière empirique, nous oeuvrons pour augmenter la participation des gens à l'enrichissement du site. Cela passe par des concours ou des idées de jeu plus ou moins évolués, tel qu'Animint no Sekai, un projet en cours depuis quelques temps.

Le thème de la place du visiteur au sein d'un site et des outils à mettre en place pour sociabiliser son comportement est un enjeu important. Il existe de nombreux articles sur les techniques web mais beaucoup moins sur ces sujets à mi chemin entre la technologie et le marketing, sur des notions extrêmement virtuelles.

L'approche effectuée par les équipes de Yahoo est intéressante, en proposant de catégoriser les comportements souhaités et en faisant correspondre des systèmes qu'ils jugent adéquats pour favoriser l'attitude recherchée. Ainsi, le simple titre que vous glanez dans un forum en postant de plus en plus de sujets est montré comme un élément clef, beaucoup plus performant que d'autres formules, plus difficiles à mettre en place. 

Leur étude insiste également sur l'effet inverse que peuvent avoir des systèmes par rapport à l'objectif escompté.  Vous ne pouvez pas instaurer une compétition acharnée entre les membres de votre communauté et espérer en même temps une coopération de tous les instants, qui nécessite l'harmonie.
 
Des modules pour bâtir des R.P.G. ont fait leur apparition sur les plates formes de forum et Animint no Sekai s'inscrit un peu dans cette continuité, avec un système complètement automatique. Les détails sont décrits sur la page de présentation du jeu, ainsi que dans les rubriques du forum mais pour résumer, il s'agit d'un jeu de collection de cartes, en rapport avec les anime - hentai pour certains - et les mangas, à l'aide d'un classeur qu'il faut compléter. Vous trouverez quelques similitudes avec le gameplay de Green Island, le pseudo jeu vidéo d'Hunter x Hunter.

Une version complète d'Animint no Sekai est en place depuis plus d'un mois mais elle a connu plusieurs évolutions depuis, et elle continuera à en avoir dans le futur. Les premières étapes consistaient à corriger les bogues et à améliorer l'ergonomie. Là, il faudrait maintenant augmenter le nombre de participants pour ajuter les paramètres du gameplay et notamment pour tester les fonctions avancées. Arrivés à un certain niveau, vous pourrez vous amuser à expérimenter les effets de la carte 76, la carte Apocalypse.


Animint no Sekai

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Animint sur Netvibes

Par Pazu le Dimanche 21 septembre 2008 16:20 :: Webmastering

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore, Netvibes est un portail dynamique qui offre à l'internaute une page personnelle qu'il peut personnaliser facilement aussi bien en apparence qu'en contenu. L'outil est notamment plébiscité pour son usage en tant que lecteur multiple de flux RSS. Son administration à coups d'onglet et de blocs permet de gérer de nombreuses sources d'information sans trop s'y perdre et sans se préoccuper des logiciels à utiliser.

Tout le monde peut donc créer son propre espace sur ce site mais également proposer une version publique pour partager ses favoris. Pour composer leur page, les utilisateurs prennent les modules qui leur sont proposés et le résultat est souvent une collection de flux agrémentée d'autres outils tels qu'une carte Google ou la météo.

Sur le principe, j'ai fait pareil que tout le monde, mais en allant un peu plus loin car j'utilise des modules spécifiques au site Animint. Le résultat obtenu permet d'avoir une vision plus large que la page d'accueil classique. C'est similaire à l'accueil My Animint mais avec les onglets en plus et de nouvelles rubriques que je n'avais pas encore passées en mode widget, tels que le moteur de recherche dans l'encyclopédie, la galerie d'images ou encore le portail de sites francophones. De plus, l'interface devrait être un peu plus universel, quelque soit le navigateur. Cela n'empêche pas de voir quelques défauts sous Internet Explorer 6. En revanche, les écrans devraient passer sous IE7 et Firefox 2.

Techniquement, pour programmer un module spécifique, le principe est relativement simple avec la construction d'une mini page du côté du serveur d'Animint, qui comporte le code qui va bien pour être interprété sur Netvibes. L'implémentation est cependant plus difficile que pour d'autres plateforme telles que Facebook où les interfaces sont certes plus propriétaires mais aussi plus simples à utiliser.

Etant donné que le développement est principalement orienté Javascript, le déboguage est également très laborieux si vous n'avez pas d'autres logiciels pour le faire. De base, vous constatez juste que quelque chose cloche sur la page quand votre bloc reste désespérément vide. C'est un peu maigre pour devinez d'où provient le problème, surtout quand vous enchaînez les appels entre serveurs et les captures d'événements liés à l'utilisateur, quand ce n'est pas un problème du à la nature du navigateur.

Vous pouvez découvrir cette nouvelle page sur http://www.netvibes.com/animint


Animint sur Netvibes

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Un moteur de recommandation pour vous conseiller des titres

Par Pazu le Dimanche 31 août 2008 11:24 :: Webmastering

Un thème récurrent vu dans le forum concerne les questions de visiteurs qui cherchent de nouveaux anime à regarder et qui ignorent quels titres choisir parmi la masse de la production japonaise. Des autres fans leur répondent en mettant en avant leurs propres préférences et en fonction aussi de ce qu'ils connaissent. Ces messages montrent qu'un outil automatique pour aider à choisir un titre a sa raison d'être. Reste à voir la forme qu'il doit prendre et comment le mettre en place.

La première solution, la plus traditionnelle, est de proposer un moteur de recherche multicritères. Dans un site de vente de vêtements, par exemple, l'acheteur potentiel indique des caractéristiques sur le produit qu'il cherche : Vêtement homme, femme ou enfant, type de vêtement, ou encore prix.  Le système filtre alors les données pour ne renvoyer que les produits qui correspondent aux souhaits du visiteur.

Dans le cas de la base de données encyclopédique, j'ai appliqué ce principe pour effectuer des filtres sur des critères objectifs : Le format du titre, le genre de l'histoire et même la durée en terme d'épisode si l'internaute recherche une série pas trop longue à regarder, par exemple.
Le moteur présente l'avantage d'être une solution éprouvée et simple d'utilisation. L'ajout de fonctionnalités Web 2.0, avec, entre autres, une recherche à la volée sans avoir à appuyer sur le bouton de validation, confère un côté très tendance au niveau de l'interface, alors que le concept est vieux comme Mathusalem.

L'outil présente cependant des limitations. Pour que les filtres soient efficaces, il faut renseigner les différents critères pour chaque entrée mais la tâche est relativement lourde à accomplir, surtout lorsque beaucoup de fiches sont encore incomplètes. L'autre soucis, plus gênant, est que le nombre de critères objectifs est restreint, sorti des paramètres que nous avons déjà dans le moteur de recherche, dans le cas de notre base.

Je pourrai mettre un filtre additionnel sur les studios ou les membres du staff, mais là, les listes seraient trop longues et nous basculons plus dans un système de navigation à facettes. C'est en partie la navigation classique au sein de la base en choisissant son critère de tri, soit par ordre alphabétique, soit par années, soit par studios ou soit par principales personnes. Le moteur de recherche global du site implémente un exemple complet de navigation multi facettes, où la simple visite de clic en clic permet de réduire le nombre d'items.

Ensuite, il est possible de retenir des critères subjectifs telles que les notes données par les visiteurs. Des sites vous propose ainsi leur top 10 des produits en suivant une méthode très simple : Ils font la moyenne des notes décernées sur un produit pour en déduire sa note globale, puis son classement. Sur Animint, j'aurai pu également rajouter un critère pour sélectionner les titres notés avec plus de n étoiles.

Cependant, le résultat n'est guère fiable pour de multiples raisons : La première est qu'une fiche notée 4,90 sur 5 par 200 visiteurs sera classée derrière un item jugé 5 sur 5 par une seule personne, alors que l'inverse serait plus logique étant donnés les volumes de votes. D'autre part, une personne peut très bien être très contente d'un titre et en dire des louanges dans son commentaire, tout en ne donnant que 4 sur 5 car elle ne met jamais 5 sur 5. Son vote est en quelque sorte tronqué, alors que son 4 sur 5 vaut un 5 sur 5. Idem pour quelqu'un qui met un 3 sur 5 alors qu'en lisant sa critique cela équivaut à un 0 pointé pour la moyennes des gens, mais lui, ne met jamais en dessous de 3.

La dernière raison que j'évoquerai est que les notes des autres ont plus ou moins d'affinité avec les vôtres. Imaginons le cas où tous les fans de Naruto ont donné un 5 sur à 5 à Evangelion. Vous, vous  cherchez une série de science fiction mais vous détestez Naruto et vous aimez énormément Fruits Basket. Supposons que les fans de Fruits Basket aient tous donné un 1 sur 5 à Evangelion, mais que leur volume de votes ne représente que 10% de ceux des fans de Naruto. En effectuant le calcul global, Evangelion est bien noté mais dans votre cas, si nous savons que vous êtes fan de Fruits Basket, la note est plutôt à 1 sur 5 et il faut mieux vous proposer un autre titre.

Nous touchons là l'essence fonctionnelle du moteur de recommandation collaboratif : A partir d'un critère subjectif, il doit réussir à vous rapprocher des gens qui ont les mêmes goûts que vous, et à partir de ce qu'ils ont aimé et que vous ne connaissez pas, vous proposer un nouveau titre.

Si vous réfléchissez à l'implémentation d'un point de vue informatique, vous pouvez rapidement attraper mal au crâne : Pour arriver à comparer les notes d'une personne avec celles de toutes les autres, vous pouvez partir sur de multiples boucles et des tonnes de requêtes vers la base de données. Vous risquez de prendre le problème par le mauvais bout, un peu comme si vous vous acharnez à calculer tous les coups possibles si vous deviez modéliser un jeu d'échec.

Heureusement, d'autres éminents chercheurs ont travaillé avant nous et ils ont sorti les algorithmes appropriés, les algorithmes Slop One. Je vous passe les détails mais l'approche simplifie les calculs de façon drastique et permet de mettre en place un moteur de recommandation, en brassant des milliers, voir des millions de notes.

En sous-produit, la recommandation peut s'effectuer suivant une autre logique : Le moteur déduit à partir des bonnes notes sur un titre, quel autre titre est aussi aimé en moyenne. Ainsi de manière globale, à ceux qui ont aimé Bleach, il recommande One Piece, par exemple.

Pour que le moteur fonctionne pour suivre vos goûts, vous devez ouvrir un profil, c'est-à-dire vous inscrire sur le forum si ce n'est pas déjà fait et notez quelques titres dans la base de données. Le test d'affinité , disponible dans votre profil, peut également servir à cet effet. Le moteur vous indiquera alors quelques titres. Si vous les connaissez déjà, marquez les comme tels, et le moteur remettra à jour votre liste des recommandations, dans la foulée.

Est-ce que le moteur fonctionne ? Techniquement, oui. Le système est en place depuis mars 2008. Après, cela dépend du contenu que nous lui donnons à digérer. Il faut tout d'abord que les titres soient dans la base de données pour qu'ils puissent vous être proposés. Il en manque énormément pour la partie manga mais cela est plus du ressort du côté d'Animint, avec le projet d'injecter la liste des parutions mensuelles dans la base.

Cependant, si des entrées existantes ne sont jamais proposées, c'est que trop peu de monde les ont notées et là, vous pouvez intervenir en donnant votre avis sur un titre que personne ne connaît mais que vous aimez beaucoup. Cela permettra à d'autres visiteurs de les découvrir. Même message, si vous voulez plomber une série à éviter.


Moteur de recommandation

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Optimisez les pages web de votre site manga

Par Pazu le Vendredi 11 juillet 2008 23:06 :: Webmastering

Lorsque vous lancez un nouveau site, vous pouvez estimer son potentiel via divers outils. Une fois construit, vous pouvez améliorer sa visibilité pour attirer de nouveaux visiteurs. Après, le succès réside dans le nombre de lecteurs fidèles et non pas dans les visites éphémères, où l'utilisateur repart aussi vite qu'il est arrivé. Beaucoup d'éléments rentrent en compte pour parvenir à cette fidélité et l'un d'entre eux est toujours d'actualité : Le temps de réponse de vos pages.

Bien entendu, nous pourrions traiter en premier lieu de la disponibilité d'un site car tomber sur un serveur qui ne répond plus est beaucoup perturbant que d'observer une légère impression de ralentissement. Cependant, nous tombons là dans des problématiques, qui se résolvent via des investissements dans des serveurs doublés ou des technologies musclées pour obtenir une haute disponibilité. Cela requiert des moyens que même une petite entreprise ne peut pas toujours se permettre.

Non, le sujet abordé reste le simple chargement des pages. La remarque peut prêter à sourire dans l'internet actuel où l'ADSL et les fibres optiques ont relayé la quasi-totalité des  modems 56K au placard. Là, où vous faisiez attention à éviter une image de fond, vous vous lâchez maintenant en proposant de la vidéo et des flux audio, quand ce n'est pas une animation Flash, maintenant que le support est largement diffusé et lisible chez les utilisateurs.

Et pourtant, vous devriez encore vous méfiez du comportement des utilisateurs. Alors qu'avec un 56k, il était admis qu'une page commence à être longue à charger au bout de cinq secondes, les codes se sont durcis considérablement dans l'univers des autoroutes de l'information. Dès que vous dépassez la seconde pour charger une page, vous avez l'impression d'attendre et même si le chargement ne dure qu'un dixième de seconde, vous le sentirez encore. Obtenir un résultat en dessous de ces cent millisecondes est une gageuse quand vous savez que le réseau à un temps de latence normal de quelques dizaines de millisecondes pour atteindre des serveurs distants.

Ceux qui se sont mis à concevoir des sites dynamiques à coups de PHP ou de système de gestion de contenu clef en main, ont pu constater que les performances sont difficiles à tenir à terme, quand le contenu et le nombre de lecteurs augmente. La faute à la génération à la volée des pages avec moult interrogations d'une base de données. A moins d'avoir une bête de course,  le serveur met quelques temps à mouliner et sert la page moins vite qu'un moteur web qui ne crache que des pages statiques.

Là, la parade consiste à optimiser son code et à jouer habillement des options de cache disponibles suivant les systèmes. Une fois vos solutions élégantes mises en place pour écourter la génération, vous pensez sans doute avoir fait le maximum. Erreur et même pire : Les spécialistes de chez Yahoo, très portés sur ce sujet, nous avancent que le temps de construction des pages ne contribuent qu'à 20% du temps d'attente et que les 80% restant résultent de l'affichage de la page créée, donc du transfert du résultat vers le navigateur.

La remarque surprend car vous avez plutôt tendance à remarquer que votre site rame quand la base est surchargée et que le serveur n'arrive pas à suivre. Pourtant lorsque tout va bien et que les temps de réponse sont en dessous de la seconde, vos performances sont peut être deux fois moindre qu'elles ne devraient l'être, si vous vous en étiez souciés.

La littérature sur le web vous présente de nombreuses règles, qui sont plus ou moins empiriques, à l'image des recettes pour bien référencer son site. Non seulement, certaines écoles s'affrontent quant à certains points mais en plus, les situations diffèrent suivant les sites. Une règle peut être intelligente à suivre dans 90% des cas mais votre page peut se trouver dans les 10% restant, où il ne faut surtout pas l'appliquer.

Une partie des recommandations concerne le paramétrage de serveur avec des caches ou des modules de compression à activer, pour ne citer que les items les plus simples à manipuler au niveau du serveur. D'autres conseils insistent sur l'envoi de l'en-tête des pages avant d'avoir fini de les générer complètement. Tout ceci peut vous dépassez mais retenez que la plupart des conseils sont beaucoup plus simples à mettre en oeuvre et ne concernent que le code de la page web elle-même.

Sachez en plus que des outils existent pour analyser le temps de chargement d'une page, en distinguant le cas d'un fichier qui est chargé la première fois du cas où les images sont déjà en cache par exemple. Citons parmi eux, Yslow, toujours porté par la fameuse équipe de spécialistes chez Yahoo. Yslow a la forme d'un prolongement d'extension sur le navigateur Firefox. Il donne une note quant aux principales règles énumérées et il déduit quelques statistiques dont un graphique des temps de chargement des différents éléments de la page.

Prenons le cas de la page d'accueil d'Animint, avec l'apparence actuelle mais sans optimisation particulière. Première alerte, les appels aux javascripts sont en haut de la page. Normal, étant donnés qu'ils étaient dans l'ent-tête et que point de vue codage, cela me parait toujours plus propre de les placer ici sans avoir à rajouter des codes d'exclusion pour ruser avec le format XHTML strict.

Cependant, pour éviter des conflits potentiels au moment de l'interprétation, un navigateur se concentre pour télécharger séquentiellement les scripts, voir pire, il peut bloquer le chargement en parallèle des autres éléments.  Ainsi pendant que le long appel à Google Analytic se fait, les images ne se chargent pas et l'utilisateur attend.

Placer les scripts à la fin du code, les font se charger en dernier et toute la page a le temps d'apparaître avant qu'ils ne s'exécutent. Le bémol est qu'il n'est pas toujours possible de déplacer tous ses scripts en bas et dans le cas d'un outil de statistiques, si nous tombons sur un visiteur qui clique plus vite que son ombre, sa visite peut ne pas être comptée car le script n'a pas le temps d'enregistrer la visite avant que l'utilisateur s'en aille.

Autre point à mentionner : Les images. N'étant pas un ayatollah de la page ultra light, je considère comme acceptable la taille des images de la page d‘accueil d'Animint, surtout dans notre monde moderne fait d'ADSL et de fibres optiques. Elles représentent un peu plus de cent kilos octets en comptant les images de fond utilisées dans les feuilles de style, qui permettent d'avoir les cadres arrondis jaune, vert ou bleu, ou encore la barre de navigation avec les visages de personnages d'anime.

Là, où le bat blesse, c'est le nombre total d'images en lui-même, des images dont la plupart sont justement appelés par les fichiers CSS. A chaque chargement, il faut plus d'une quarantaine d'aller retours avec le serveur pour appeler ci et là, une image ou un autre type de fichier et ceux, rien que pour la page d'accueil.

Le fait que les images soient mises en cache par défaut dans le navigateur ne change rien car faute d'indication sur le temps d'expiration des éléments, le navigateur demande quand même au serveur si elles ont bougé. Une grosse partie de ces requêtes s'effectue en parallèle mais il y a une limitation au nombre de requêtes possibles en même temps, qui fait qu'elles se suivent par lot, et forcément cela allonge le temps de chargement.

Le moyen pour optimiser ce point est ultra classique et consiste à regrouper les diverses icônes dans une seule image – appelée sprite dans ce cas -, qui est chargée une seule fois puis montrée par portion suivant l'icône que nous souhaitons faire apparaître. Ainsi, les divers bords des cadres sont concentrés dans une seule image et au gré des éléments de la feuille de style, je fais apparaître une portion limitée de l'image générale.

Là encore, il existe quelques petits bémols : Il faut savoir assembler ses icônes intelligemment pour ne pas aboutir à un énorme fichier dont le chargement serait plus long que des appels séparés aux images. L'utilisation d'un sprite complexifie ensuite la gestion des styles et j'ai d'ailleurs un problème pour faire afficher correctement les bords de cadres sous Internet Explorer, en faisant appel à cette méthode au sein de la feuille de style d'origine de la page d'accueil. Le recours au sprite a cependant l'avantage d'être compatible avec tous les navigateurs récents, en pratique.

Pour Animint, le nombre d'appels au serveur au niveau de la page d'accueil a été divisé par deux, rien qu'en regroupant quelques icônes et les bords de cadre, si nous considérons le cas d'un visiteur qui n'est jamais venu avant.  La méthode d'optimisation est triviale si vous faites souvent appel aux images de background dans vos feuilles de style.



Performance web

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Aggregator Sama a un an

Par Pazu le Vendredi 20 juin 2008 20:56 :: Webmastering

2008, Webmaster

L'annonce officielle du lancement de Sama remonte effectivement au 20 juin dernier et c'est l'occasion de refaire un point sur cet site mais aussi d'exprimer quelques réflexions sur la blogosphère anime manga francophone.

Revenons d'abord à l'outil lui-même. Toujours estampillé site expérimental, sa formule est resté identique depuis le début. L'image d'accueil est même partie pour rester quelques temps, vue que la déesse a toujours le vent en poupe. Pour mémoire, Sama est un agrégateurs de flux RSS, couplé à un système de notation des articles, qui donne lieu à un classement des sources.

Des systèmes d'agrégation, il y en a des centaines et sans aborder de solution client, installée sur l'ordinateur de l'utilisateur, les offres web à la Netvibes sont aussi légion et de bien meilleure facture avec les options de recherche et autres. Finalement, Sama ne se positionne guère sur cet aspect mais plus sur le partage de flux, que je résumerai ainsi : "Voyez là une sélection de sources d'articles que je juge susceptibles d'être intéressants".

Des affaires judiciaires de publications litigieuses sur des informations retranscrites automatiquement sur des sites via des flux RSS ont soulevé ce point mais à mon avis, il existe un minimum de choix éditorialiste et parfaitement subjectif. Je sucre ainsi les trois quarts des articles de Raton, tandis que vous êtes quasiment spammés  par Dreamjap et Animefr. Suivant leur fréquence de publication et l'évolution de leur rédaction, il m'arrive d'ailleurs de filtrer les deux derniers sites cités de façon plus ou moins forte.

Sama permet également une démarche naturelle pour vous faire des découvrir de nouveaux blogs sans pour autant passer du temps à les décrire. Si le choix ne plait pas, vous pouvez toujours effectuer votre propre sélection via d'autres outils mais pour l'utilisateur final, je vois par là, la valeur ajoutée apportée par Sama : un flux vivant dont la sélection de sources est remise à jour au gré des créations et des disparitions de blogs.

Séparer le bon grain de l'ivraie permet d'évacuer les articles annexes au profit des billets intéressants. C'était le but sur Sama, en proposant un système à la Digg like, dont la note est à mi-chemin entre l'évaluation pure et l'enregistrement de la popularité, via les liens directs depuis les sites référencés. Le peu d'utilisateurs et l'effet des liens directs empêchent cependant d'isoler réellement les billets les plus pertinents. A croire aussi que certains votent pour un titre ou un blog sans en lire le contenu.

Dans ce sens, l'agrégateur apporterait plus à l'auteur de blog qu'au lecteur lambda. Il offre une information précieuse sur les sujets déjà abordés, voir déjà usés jusqu'à la corde. C'est notamment le cas, lorsque vous sortez une nouvelle, que vos voisins ont publié avec bien plus de détails que vous. A ce rythme, votre flux s'apparentera rapidement à un bruit de fond parasite.

D'un autre côté, les articles publiés peuvent servir de sources d'inspiration au bloggeur, charge à lui de rajouter sa propre touche. Faire originale nécessite en revanche quelques efforts et il est plus facile de suivre un phénomène moutonnier – et même d'en profiter pour attirer le chaland - voir de sortir ses marronniers. Les paris sont ouverts pour donner le nombre de billets qui seront écrits au final sur les anime de l'été ou la Japan Expo, qui approche à grand pas.

Avoir une approche plus détachée de l'actualités permet d'aborder des sujets moins en vue, à moins que vous vous soyez spécialisés dans une niche d'information. En oeuvrant dans l'originalité, vous pouvez hélas manquer votre cible en abordant un thème qui ne branche pas votre lectorat. Le côté mouton offre un meilleur ratio entre les efforts fournis et le nombre de lecteurs.

J'ignore si la blogosphère anime manga francophone – à distinguer des blogs persos gagabalien ou narutard à deux sous - se limite à si peu, mais force est de constater que je n'ai pas vu d'autres sites tant soit peu connus ouvrir des plateformes spécialisées dans l'agrégat de sites manga, alors que Skav avait initié le mouvement pour la France. Ensuite, les deux listes de blogs référencés par Blogchan et Sama demeurent très similaires et grossissent peu, notamment le volume de billets publiés.

Vous pourriez regretter le manque d'évolution exponentielle ou bien vous réjouir de rester en tant qu'auteur de blog dans un microcosme, à l'image de la population d'acteurs professionnels spécialisés dans le manga, qu'ils soient éditeurs, organisateurs de festival ou journalistes. Cela facilite les rencontres ou tout au moins, vous situez plus facilement votre interlocuteur, alors que vous seriez perdus dans la jungle des sites qui suivent les nouvelles technologies.

Nous échappons à une structure formelle de réseau social, qui regrouperait les membres de la blogosphère anime manga mais vous avez sans doute remarqué l'existence d'une pseudo communauté, lorsque vous voyez que les blogeurs postent régulièrement leurs commentaires sur les blogs des uns et des autres, en cercle fermé.

Je regretterai presque le peu d'utilisation des trackbacks, qui mettrait sans doute ce phénomène plus en exergue. Notons aussi quelques initiatives de rencontres IRL – plutôt façon sashimi à la bonne franquette que soirée cocktail autour du web 2.0.

Strikers

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Réflexions de webmestre (3/4): Faire du single sign on à partir de phpBB3

Par Pazu le Dimanche 13 avril 2008 20:39 :: Webmastering

Il est habituel de trouver des ponts avec phpBB pour différentes applications open source en PHP, qui utilisent ainsi la base utilisateurs des forumeurs comme unique référence pour les noms d'utilisateurs et les mots de passe. Cela évite de dupliquer les comptes mais ne règle pas le problème de devoir s'authentifier deux fois, une fois sur l'application et une deuxième fois sur l'application, la session n'étant pas conservée entre les pages des deux produits.

Pour avoir une phase unique d'authentification et être reconnu sur toutes les pages, il faut un peu plus d'éléments. Quand vous utilisez des outils clef en main, il est difficile de faire cohabiter des systèmes différents de gestion de sessions. Certes vous pouvez installer un produit tiers qui s'en charge mais ce n'est pas sans incidence sur les autres applications. En revanche, si vous avez plus de liberté et que vous pouvez adopter pleinement le système de gestion de sessions de phpBB, l'affaire est plus aisée.

La solution bateau consiste à insérer, dans toutes les entêtes de vos pages PHP personnelles, un  certains nombre d'appels et d'inclusions de fichiers PHP du forum. Vous gérez ainsi la session au format particulier phpBB avec le même niveau de complexité, les mêmes fonctionnalités et les mêmes exigences de sécurité.

La méthode a aussi comme avantage de suivre les modifications de phpBB, de façon transparente, à moins que les auteurs de phpBB révolutionnent leur code. Votre code à vous hérite automatiquement des modifications apportées dans celui du forum et vous n'avez pas à connaître comment cela fonctionne en détails à l'intérieur des fichiers phpBB. Vous utilisez juste quelques méthodes pour vérifier si un utilisateur est authentifié ou pas, et pour voir qui il est.

La contrainte est quand même de devoir utiliser le pseudo framework lié avec phpBB, si vous voulez en tirer tous les bénéfices, tels que les écrans de login et les redirections automatiques. Si vous voulez lancer des fonctions séparément, vous restez prisonnier de l'enchaînement choisi par phpBB, qui ne vous convient pas forcément. De plus, les fichiers insérés comportent beaucoup de code inutile, si vous voulez seulement gérer les sessions utilisateurs.

L'autre grand inconvénient est que le code de phpBB est linéaire et qu'il se situe au même niveau que celui de vos pages, avec en plus des appels abusifs à des variables globales. Ainsi, si vous avez des références à une base de données via une variable $db, elle a de forte chance d'entrer en conflit avec la variable éponyme avec laquelle travaillent les fichiers phpBB.

Cela peut rapidement devenir un sac de noeuds, à moins que vous choisissiez de transformer votre code en tant que véritable module de phpBB. Là, les instructions devraient être plus cohérentes mais vous devenez liés très fortement au forum, qui devient l'armature de votre site et non plus un élément parmi d'autres.

Pour Animint et la mise en place des profils du site, la solution choisie a été de construire une bibliothèque objet pour gérer les sessions, en extrayant et en adoptant un minimum de code depuis les fichiers phpBB. Si la façon de faire de phpBB change, seul cet objet est à corriger.

Par rapport à la version phpBB 2, un forum en phpBB3 passe par des fonctions plus sécurisées pour gérer les authentifications des personnes. Le mot de passe est non seulement chiffré dans la base mais il est relié à une information temporelle pour empêcher son hackage. Cela se traduit par un code plus complexe et l'essentiel de la reprise du code original dans notre bibliothèque, concerne cette partie.

La gestion des sessions est plus classique même si phpBB ne fait pas  appel à la variable $_SESSION et a son propre système de bas niveau à coup d'identifiant passé dans l'url ou dans les cookies. Après une authentification réussie d'un utilisateur, il créée une session et enregistre son entrée dans la table phpbb_sessions de la base forum et il vérifie régulièrement dans le temps, la cohérence entre cette entrée stockée et l'identifiant de session qui est véhiculé de page en page.

Au niveau des cookies, cela se traduit par une trace de l'identifiant de session ainsi que de l'identifiant utilisateur.  Si vous avez choisi d'être reconnu par le forum à chaque visite, sans avoir à vous reconnecter, vos cookies comportent également une clef qui sert à vous revalider automatiquement. Cette clef correspond également à une entrée dans la base du forum, dans la table phpbb_sessions_keys, cette fois-ci.

Dans notre cas, il a donc fallu reprendre la mécanique d'authentification, la méthode de création de session, puis de gérer la transmission de l'identifiant entre les pages, le tout devant fonctionner que l'on se connecte sur le forum ou à partir d'une page du site.


S.S.O. phpbb3

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Réflexions de webmestre (2/4): Smarty

Par Pazu le Vendredi 04 avril 2008 22:22 :: Webmastering

Il est maintenant habituel de voir les développeurs PHP concevoir leurs applications en suivant l'architecture Modèle Vue Contrôleur (ou M.V.C.), qui est la règle dans le monde Java. Vous faîtes abstraction de vos données et des traitements de fond dans la partie modèle, tandis que les affichages sont gérés par les vues et que le contrôleur joue le chef d'orchestre.

Un framework relativement mûr comme CakePHP impose l'utilisation de ce modèle et même sans cela, c'est une façon de programmer qui devient relativement naturelle. Bien entendu, si vous une malheureuse page à afficher, avec un simple message du style Hello World, se préoccuper du code n'est pas votre priorité.

Pour l'informaticien en herbe, la réflexion survient lorsque sa page de code devient un imbroglio où se mélangent code HTML et appels PHP, sans oublier quelques lignes de Javascript. Il en vient à voir s'il ne pourrait pas séparer la partie présentation, statique, du code de programmation, qui rend sa page dynamique. Cela permet de faciliter la maintenance, notamment de changer le look and feel de ses pages, plus facilement sans toucher à la partie logique.

Le cas extrême mais classique est de passer par la génération de code de données pures comme le XML puis une transformation XSLT pour aboutir à un résultat XHTML et notamment un rendu pour de multiple plateformes : le même flux XML servant de source pour une version imprimable, une version web classique ou une version optimisée pour les i-Phone.

Le processus est cependant coûteux en terme de ressources et il est un peu en porte à faux avec le choix d'une solution PHP, souvent synonyme d'application à moindre coût sur une plateforme de faible puissance. L'option au dessus est certainement le développement d'une solution Java/JSP répartie sur des fermes de machines multicores, en fail over, à coups de serveurs applicatifs dont les prix des licences dépassent les dix mille euros par processeur.

Un choix moins élégant pour l'esprit est d'utiliser un système de templates où se situe tout le code statique d'affichage et de gérer l'insertion des résultats dynamiques via des variables. Dans PHP, les bibliothèques d'outils sont apparues très tôt, avant même le recourt systématique au modèle M.V.C.

Rapidement, les gestionnaires de templates ont dérivé avec l'apparition de pseudo code pour avoir plus de fonctionnalités telle que la gestion de boucles pour afficher toutes les lignes d'un tableau, à partir d'une seule variable, sans que ce soit à gérer dans le code classique PHP. Là, les détracteurs ont été nombreux, en mettant en avant que les systèmes de templates entraîne un coût supplémentaire en calcul et qu'il est complètement absurde d'en utiliser au dessus de PHP, car PHP est déjà un système de templates.

La consommation de ressources est amortie avec le recours aux bibliothèques de cache qui conservent les pages générées et servent rapidement les sauvegardes. La gymnastique du programmeur est de trouver un juste milieu entre une fréquence de rafraîchissement raisonnable, si le contenu évolue au cours du temps, et une minimisation des calculs à faire lorsqu'un visiteur arrive.

C'est jouable quand vous avez des pages communes à tout le monde dont l'information est relativement statique. Cela l'est moins si votre page est personnalisée pour chaque visiteur, avec un contenu qui évolue vite au cours du temps. La page en cache est toujours obsolète et vous devez la régénérer à chaque visite et en plus vous consommez de l'espace disque et vous traitez du code supplémentaire pour des prunes.

CakePHP ne donne aucune contrainte quant à l'utilisation de templates pour la vue et vous pouvez tout à fait coder cette partie en PHP, tout en vous focalisant sur de la gestion d'affichage. En pratique, ce n'est pas aisé. D'une part à cause du mélange code de présentation, style CSS, Javascript et XHTML avec votre code PHP au milieu, un problème que j'ai déjà mentionné. L'autre travers est la tendance de mettre trop d'intelligence dans le contrôleur et de restreindre la vue à une simple impression, du coup votre contrôleur devient massif.

L'utilisation d'un système de templates comme Smarty introduit un meta langage particulièrement riche, qui vous permet à la fois de séparer la présentation du code et d'insérer juste ce qu'il faut comme intelligence dans votre couche d'affichage. La valeur ajoutée de Smarty est de retranscrire son langage propre sous forme PHP et ces fichiers sont physiquement générés. Vous avez une pseudo compilation. Votre code fait appel aux fichiers PHP sans passer par une interprétation systématique des fichiers templates. Même si le code généré peut comporter quelques lacunes en terme d'optimisation, le gain est appréciable et rejoint les performances d'un codage direct en PHP, avec la clarté et le bon dosage d'intelligence en plus.

A mes yeux, l'autre grande valeur ajoutée de Smarty est sa gestion avancée du cache. La gestion de cache proposée par Smarty est un peu lourdingue pour les cas simples. Des bibliothèques plus pauvres se contentent de photographier les pages et se basent sur leur adresse web pour les retrouver dans leurs indexes. C'est peut être simpliste mais c'est efficace et c'est d'ailleurs ce que je préfère utiliser sur certaines parties du site.

Smarty dévoile surtout sa puissance dans des situations plus élaborées, où vous avez besoin d'avoir une partie dynamique sur votre page tandis que le reste ne bouge pas. C'est le cas par exemple sur notre page d'accueil, où les utilisateurs sont différenciés par l'affichage de leur nom. L'accueil passe par de nombreuses requêtes à la base de données pour être fabriqué et le générer complètement, à chaque visite, met à mal le serveur. D'un autre côté, la page du visiteur A ne peut pas être servie au visiteur B car elle affiche le nom d'utilisateur de A.

Smarty propose une alternative très simple avec l'insertion de tags spécifiques dans les templates pour signaler qu'une partie doit être systématiquement calculée, alors que le reste peut être stocké en mémoire et resservi. Il s'agit cependant d'une fonction avancée et il faut que le module tokenizer soit activé sur votre moteur PHP. Il l'est normalement par défaut.


Système de templates Smarty

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Réflexions de webmestre (1/4): Coder ou ne pas coder

Par Pazu le Lundi 31 mars 2008 23:42 :: Webmastering

Il est très loin le temps où les sites se faisaient uniquement avec de la simple page HTML de statique de chez statique, où le seul élément dynamique est l'affreux blink qui provoquait des crises d'épilepsie chez vos visiteurs.

Au jour d'aujourd'hui, il est difficile d'imaginer une page sans son lot de javascript et ses effets de style pour les puristes. Sans oublier la possibilité maintenant d'avoir son site dynamique avec son moteur php et sa base MySQL, qui repoussent les limites des possibilités à ce que vous offre votre hébergement en terme de puissance de traitement et de place.

De nombreuses questions doivent vous venir à l'esprit quand vous vous lancer dans un site et l'une d'entre elles concerne la partie technique, à savoir si vous vous en charger ou si vous vous reposez sur des solutions clefs en main.

Le problème ne se pose pas si vous êtes une burne en informatique et que vous n'avez pas le choix de toute manière.

Cela dépend aussi de ce que vous souhaitez concevoir comme site web. S'il s'agit d'un simple blog et que vous n'avez pas de contraintes techniques bizarroïdes, il est quasi certain que vous trouvez votre bonheur parmi les multiples plateforme qui existent et qui vous laisse une très grande liberté pour fabriquer votre template personnalisé, pour vous démarquer des autres auteurs qui auraient pris le style par défaut.

Le template n'est pas forcément simple à construire mais vous vous affranchissez de la conception et de la maintenance de votre moteur de blog. Il existe d'autres produits style Joomla ou Drupal qui vous procure carrément un site complet clef en main et qui vous permettent de vous focaliser sur la partie look and feel, au lieu de vous battre pour pouvoir enregistrer et afficher votre texte suivant qu'il est en brouillon ou publié.

Le principal service rendu par ces outils est de vous fournir un tas de fonctionnalités sympathiques qui enrichissent les services rendus par votre site et qui vous permettent surtout de vous concentrer sur votre valeur ajoutée, à savoir le contenu que vous souhaitez communiquer à vos lecteurs, au lieu de perdre votre temps à réinventer la roue.

La maîtrise des outils est parfois délicate, même en se limitant à un aspect fonctionnel, mais le temps passé l'est à bon escient. Les concepteurs ont essayé en général d'allier une simplicité relative avec une liberté de construction de site, même s'il reste certaines contraintes. En revanche plus vous souhaitez avoir une application simple à l'usage, plus elle semble limitée dans ses possibilités et plus elle est contraignante. C'est un peu aussi le succès des blogs dont le système de publication est quand même très léger par rapport à un système de gestion de contenu complet. Pas besoin de penser navigation de pages, les billets s'enchaînent les uns après les autres, avec des tags pour faciliter la recherche.

Les outils sont suffisamment riches pour répondre à divers besoins, avec souvent des modules et des extensions si vous avez  besoin d'une galerie d'images ou d'un forum. En revanche, l'association des différents modules n'est pas forcément possible. Si vous mettez un système de gestion de photos et un forum, vous vous retrouvez assez souvent avec deux bases d'utilisateurs qui n'ont rien à voir.

Des systèmes permettent d'avoir des ponts de l'un à l'autre pour partager les mots de passe mais cela présente plusieurs limitations. D'abord il est rare que le branchement fasse intégralement partie du package de base. Il vous faut entrer dans le code et des fichiers de configuration pour changer certaines valeurs et certains branchements. Votre code devient ainsi personnalisé et vous ne pouvez plus effectuer vos mises à jour de code à l'aveuglette.

D'autre part, plus souvent qu'on ne le croit, le produit A évolue mais pas forcément le pont qui relie le produit B au produit A. Pour continuer à faire fonctionner les deux, vous devez attendre que le pont devienne compatible avec la nouvelle version de A et pendant ce temps là, vous êtes bloqué.

Enfin, qui dit base commune d'utilisateur et de mot de passe, ne veut pas dire que vos visiteurs ne soient pas obligés de s'authentifier deux fois, une fois sur chaque outil.

Un autre danger, si vous vous placez dans le long terme, est de choisir la mauvaise application et que celui-ci disparaisse relativement rapidement de la circulation. Vous vous retrouvez à devoir migrer vos textes et autres données dans un autre produit. Dans le meilleur des cas, c'est possible de façon native et c'est relativement fréquent en ce qui concerne les différents forums.  Assez souvent, vous devez vous débrouillez autrement et si les structures sont trop complexes, vous devez vous palucher beaucoup de travail à la main.

La richesse des produits clefs en main est à la fois attractif tout en étant source de défaut. Si vous avez quelque chose qui fait papa maman, vous avez quelque chose de relativement complexe derrière et forcément quelques soucis à me maîtriser dès que vous souhaiter personnaliser quelque chose au niveau du code ou que vous avez une migration à faire. Sans oublier que des traitements complexes entraînent forcément une consommation plus grande des ressources.

Un produit comme PunBB joue d'ailleurs très bien sur ce registre en affichant une simplicité exemplaire avec un minimum de fonctions vitales. Après les performances se gâtent sérieusement lorsque vous commencez à ajouter des modules pour mettre une fonction que vous considérez vitale mais pas PunBB.

La côté modulaire à la carte est également très présent dans certains système de gestion de contenu comme Drupal mais vous êtes toujours prisonnier du comportement standard des modules.

Etant donnée la panoplie d'outils et d'intégration possible entre eux, la question du codage maison se pose surtout si vous avez des fonctions vraiment spécifiques et qu'aucun produit ne réponde à votre attente. Là, vous pouvez aussi faire dans la demi mesure, en sortant un module à votre sauce qui s'adapte à un programme père que vous utilisez un peu comme framework. Pour prendre un mauvais exemple, vous pouvez inclure des fichiers de code de phpbb dans toutes vos pages pour gérer des sessions utilisateurs. Pour ma part, si je me base sur les sessions phpbb3 pour Animint, j'ai procédé un peu différemment mais je reviendrai dessus dans un autre billet, ultérieurement.

Les puristes peuvent toujours se lancer dans le codage complet. Cela se justifie amplement si c'est pour proposer des services originaux et pour assurer une osmose entre les différentes rubriques de votre site. C'est plus un boulet à traîner qu'autre chose s'il n'y a rien de plus. Certes, vous avez toujours le gain de n'avoir que les fonctionnalités vitales, sans surplus inutiles mais vous vous privez des apports d'un outil conçu par une communauté sans omettre le temps que vous pouvez passer dessus, au détriment du contenu.

Après, cela dépend aussi de la philosophie que vous suivez quant à votre site, à l'image du bricoleur qui passe son temps à s'occuper de sa maison et à apprendre sur le tas, au lieu de régler tout ça en faisant appel à un professionnel.  C'est sûr qu'en baver un peu pour coder vous permet certainement d'avoir un oeil critique sur les différents produits par la suite.


Coder ou ne pas coder

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La killer application manga sur Facebook

Par Pazu le Samedi 23 février 2008 11:07 :: Webmastering

Facebook est un site web de réseau social, où vous pouvez ouvrir votre profile et constituer un cercle d’amis et de connaissances. Le site a défrayé la chronique suite à ses légèretés prises avec les informations privées laissées par ses utilisateurs et même maintenant, il faut penser à imposer une vue limitée entre les informations personnelles et publiques, si vous ne souhaitez pas qu’un inconnu, ami d’un ami, arrivé par le biais d’un de vos réseaux, ne découvrent vos penchants olé-olé.

Le deal est d’accepter de livrer des informations plus personnelles afin d’obtenir des fonctionnalités plus fines, mais l’échange ne se fait pas forcément en votre faveur. Certes, mon sujet n’est pas d’entrer dans ce débat autour du big brother business, mais soyez en un minimum conscient, quand même. Vous trouverez suffisamment d’articles dessus, en fouinant par ailleurs.

Le concept américain a fait des émules dans le monde entier mais Facebook revendique plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs en tout, alors que plusieurs freins subsistent dont la langue de l’interface, qu’en anglais à l’origine. L’espagnol vient tout juste d’arriver et le français et l’allemand devraient bientôt suivre. Pour ma part, je vois affluer de plus en plus de mes contacts dessus et la francisation de l’interface devrait logiquement attirer plus de francophones.

Cependant, même si des buzz font augmenter la fréquentation du site, cela ne signifie pas que tous les gens restent forcément dessus. Ils peuvent tout à fait s’en lasser s’ils n’ont finalement rien à y faire. La controverse intellectuelle se résumera ensuite à savoir s’il s’agit d’un feu de paille ou d’une traînée de poudre.

Je m’intéresse à Facebook pour la partie technique qui permet d’intégrer des applications dans le site. C’est un exemple d’utilisation de REST à grande échelle, sachant que les briques de base des logiciels client sont disponibles dans leur section pour les développeurs. Là encore, vous avez une question philosophique parce que si Facebook fait en sorte de pouvoir intégrer votre programme à ses couleurs et dans ses pages, l’inverse est impossible – toujours ce concept de l’échange mono sens.

Pourquoi procéder à une telle intégration? S’il s’agit de reprendre l’application et d’auréoler le tout dans le style Facebook, l’intérêt est minime. En revanche, nous passons un cran au-dessus en intégrant les fonctions natives de gestion des utilisateurs du site, telles que le travail sur les profiles, la recherche d’amis et les notifications.

La gestion évoluée de profiles des personnes est tout à fait possible de faire sur son propre site en ayant un système adéquat mais c’est plus rapide à implémenter via un site tiers quand vous n’avez rien. Puis, cela permet de toucher potentiellement beaucoup plus de monde mais pour cela, il faut trouver la killer application qui attirera les foules.

Vous pouvez jeter un coup d’oeil sur l’essai d’intégration de la base encyclopédique d’Animint, à l’adresse

http://apps.facebook.com/anime-manga/

Facebook manga

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Voilà pourquoi vous allez ouvrir un blog pourri sur Naruto

Par Pazu le Dimanche 10 février 2008 16:45 :: Webmastering

Nous pouvons dénoncer l'hégémonie de Google, qui accapare plus de quatre vingt dix pourcents des recherches sur la France – chiffres de janvier 2008 sortis par Xiti – mais l'avantage est de pouvoir cerner les comportements de l'ensemble des internautes français, en consultant les outils de prospection fournis par la société californienne.

L'un d'entre eux, Google Trends,  fournit une vision relative du volume des recherches pour un mot clé, par zone géographique et sur une période donnée. Vous pouvez remonter que jusqu'en 2004 et ajuster votre zoom au niveau d'une région française, si vous ne voulez pas être parasité dans votre analyse par les requêtes émises par d'autres pays. L'outil sert à affiner le choix des mots clés sur lesquels vous voulez positionner votre site, à supposer que vous ayez une cible de population particulière et que vous  ayez une marge de manoeuvre.

Les graphiques dans le temps reflètent parfaitement les buzz internet, avec des pics de recherche sur certains mots, suivant l'actualité en cours. Pour la Wii, vous avez ainsi une courbe à zéro tant qu'elle était inconnue, puis une grosse poussée de fièvre le mois de sa sortie en 2006, puis une période de calme avant un nouveau pic à la fin de l'année dernière, juste avant les fêtes.

Comparatif Naruto Wii

Nous n'avons pas les volumes absolus mais il est possible de choisir plusieurs mots à la fois, afin d'effectuer des comparaisons. Dans l'exemple précédent, j'ai pris wii et naruto. Résultats, en rythme de croisière – hors période de fêtes de fin d‘année - vous avez deux fois plus de requêtes sur le ninja de Konoha que sur la console de salon…

Dans le match suivant, vous avez naruto avec dragon ball – les gens font rarement des requêtes complètes dragon ball z – avec en courbe témoin manga. Dès début 2005, vous voyez une inversion des deux courbes rouge et bleu, tandis que le nombre de requêtes manga a tendance à baisser malgré l'explosion du phénomène. Là encore, il n'y a pas photo.

Comparatif Naruto Dragon Ball

Si vous voulez booster votre nombre de visites, faire un site sur Dragon Ball, c'est has been et si vous ciblez le manga en général, vous tapez potentiellement deux fois moins haut, dès le départ, que si vous ouvrez le nième blog pourri sur Naruto. CQFD.

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22-07-08 23:25 nana : coucou

20-07-08 14:53 nour : slt les manga je vous addors et je cherche à des nouvelles tofs ou vedeo de votre dessins annimées

15-07-08 15:39 Magda : Woaa vrément trop cool

31-05-08 22:37 bb king : c qd que vous nous filer les résultats de lanime rgand prix numéro 30?

31-03-08 22:13 Axou : mmmh du hentai ??? mdr

02-02-08 20:35 connexion12 : merci a tous laisser moi des commentaire

08-12-07 12:10 malick : je voudrai recevoir ce jeu hokuto

08-10-07 15:19 yaya : ta note" L'anime pour fan blasé" mdr
t'arrêtes de me décrire hein :p


29-08-07 18:34 Pazu : Ai no melody - la mélodie de l'amour, d'après le CD de la B.O. sorti en France.

29-08-07 14:26 jessica : J'aurai voulu savoir si vous saviez quel était le titre de la musique de fin du film Origine.

17-06-07 11:45 Pazu : Dans les librairies de BDs d'occasion (boulier, etc...) mais il y a peu de choix. Les depots ventes des conv sont mieux.

11-06-07 21:39 Amélie : Est-ce que qqun sait ou on peut trouver des mangas d'occasion à Paris?

09-06-07 14:31 Freddie : Y a plein de manga ici!

07-06-07 21:02 Pazu : Je vais essayer de décorreler la shoutbox des commentaires billet mais faur arrêter d'être bavare comme ça :)

06-06-07 21:08 Diyo : Impossible de laisser des commentaires sur le blog. Soit ils sont trop longs (et pourtant...), soit ils font référence à un site web (et pourtant)... C'est un peu strict... Bref, j'abandonne...

05-06-07 18:56 Pazu : Tous les liens sont désactivés dans les commentaires à cause des méchants robots spammeurs.

03-06-07 14:40 sed : bouh on ne peut pas mettre de trailers dans les commentaires ?? ben en tout cas skull man àl'air d'etre bien niveau graphisme ambiance rien qu'en visionnant les trailers :p quelqu'un à zyeuté les episodes ??

15-05-07 20:43 Pazu : J'ignore s'il y a site plus mondial à ce sujet là - Nous ne faisons déjà pas la Belgique ni la Suisse...

15-05-07 14:43 sanaa : salut a tous je veus savoir des infos s'il y a moyen de penser a vos fanes au MAROC et s'il aura une manifestation de japanimation.

12-04-07 17:25 Pazu : Vous avez la rubrique actualités du site pour voir les prochaines dates des conventions des mois à venir.

12-04-07 10:39 aymeric : je souhaites connaitre la prochaine exposition qui se tiendras dans le nord a vous lire merci

08-04-07 21:17 yoh : yeah le retour de la shout

02-04-07 15:32 0410yuna : Bonjour a tous! Je cherche des infos pour savoir quand aura lieu la prochaine manisfestation de japanimation sur lyon. Si quelqu'un a des renseignements merci de m'avertir.

17-03-07 16:31 Eichina : moi suis trop fan de shonen ai (ah ah ah) genre Kyo kara maou Gravitation, Loveless

01-03-07 00:09 Le+Mamelouk : Mon budget mangas a encore augmenté T_T
Faut que j'arrête de m'informer :p


28-02-07 23:34 Pazu : Chouette des lecteurs. Merci pour les compliments. Taifu a bien fait de nous envoyer ses nouveautés :P

28-02-07 21:19 Dromar : Merveilleuse idée en effet ^^
C'est un plaisir de lire tes critiques, particulièrement ces derniers temps.


28-02-07 20:41 Le Mamelouk : Merveilleuse idée que de nous faire découvrir des mangas peu connus ! :)

24-02-07 22:35 Marie-Pier Brien : Des Animes Manga

23-02-07 21:14 Makimimi : Vive le manga

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