Animint
Anime & manga
Manga
Critiques ou présentations de mangas.
L'infirmerie après les cours
Par Pazu le Samedi 20 septembre 2008 11:08 :: Manga
Mashiro Ichijo est un charmant garçon au lycée, très gentil mais aussi très solitaire. Il n'a pas de petite amie connue, contrairement à l'autre play boy de la classe, So Mizuhachi, un être sans coeur qui enchaîne les conquêtes sans s'attacher à aucune fille.
Le manga vous plonge rapidement dans un univers fantastique : Mashiro a un vague sentiment que plusieurs de ses camarades ont disparu mais sans réussir à se souvenir vraiment d'eux. Il constate juste une augmentation des places vides en classe et dans les casiers. Un jour, une infirmière inconnue le convie à se rendre dans une infirmerie au sous-sol, qui n'a rien à voir avec l'infirmerie habituelle du lycée. Là, il s'endort et arrive dans un vrai cauchemar. Plus surprenant, il s'y voit habillé en fille.
L'infirmière lui apprend alors que ce rêve est un rite initiatique pour finir les études au lycée et qu'il doit en sortir en ayant vaincu ses peurs. Le cas de Mashiro est pour le moins atypique : Il est hybride avec un haut sans poitrine mais en bas, il a le corps d'une fille, qui a eu ses première règles. Le rêve révèle toute l'ambiguïté sur son sexe.
Le lecteur est laissé dans l'inconnu sur la véritable nature de Mashiro qui oscille donc entre un genre masculin et féminin, et au gré se retrouve dans les ras d'une femme ou d'un homme. Le thème peut ravir les adeptes de shônen aï ou de yuri mais je comprends que la lecture d'un tel synopsis peut aussi vous faire fuir.
Le titre a de forte connotation shôjô avec des séquences suffisamment osées où Mashiro surprend So en train de faire l'amour avec fille, avec en parallèle des remarques banales qui font rougir toute la classe. Vous perdez aussi le compte des grandes scènes dramatiques de coeurs brisés et des grands moments de désespoir qui suivent. Peut-être est-ce aussi du à un décalage dans la traduction mais l'atmosphère parait complètement superficielle pendant ces instants là.
Pour en revenir à l'intrigue, le rêve est partagé par tous les élèves qui doivent franchir l'épreuve. Ils interagissent à l'intérieur mais sous une forme qui traduit leur véritable visage, et Mashiro est l'un des rares à apparaître sous une forme humaine, même s'il est en fille. Les autres peuvent être des objets, des animaux ou des corps mutilés. Leur simple représentation en dit long sur le caractère torturé des élèves.
L'organisation fait en sorte que les participants ignorent l'identité des autres dans la vie réelle, étant donné que la règle de base est d'agir dans le rêve et non pas à l'extérieur. Bien entendu, les événements dans le rêve ont des répercutions à l'extérieur et des pans entiers de l'histoire jouent sur cette interaction. Par exemple, Mashiro commence dès le début à savoir qui sont les autres participants et à scruter ses camarades de classe pour le savoir.
Le principal attrait du manga provient des personnages, plus que des relations amoureuses qui sont certes inhabituelles. Le passé et les souffrances des uns et des autres fournissent une ambiance très spéciale, qui reflète une vision très personnelle de l'auteur sur l'adolescence.

Commentaires(2) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent
Katsu! un manga de Mitsuru Adachi
Par Pazu le Jeudi 28 août 2008 19:42 :: Manga
Son personnage principal, Katsuki Satoyama est un lycéen de quinze ans, sans réelle motivation dans la vie, si ce n'est qu'il a eu le béguin pour une de ses camarades de classe, Katsuki Mizutani. Il n'est pas le seul d'ailleurs et son ami, Kyota Kawakami s'intéresse aussi à la jeune fille, dont le père tient un club de boxe.
Pour espérer de rapprocher d'elle, ils décident tour à tour de s'inscrire à grand frais au club. Malheureusement pour eux, ils découvrent que la situation ne joue pas en leur faveur : Les Mizutani sont divorcés et Katsuki vit avec sa mère et a donc peu de chance de débarquer au club.
Pire, Katsuki Satoyama s'aperçoit qu'ils ont carrément tout faux après une brève discussion avec la jeune fille : Elle lui déclare qu'elle déteste les boxeurs et elle lui indique que Kyota n'aura aucune chance car elle sent que c'est un boxeur. Satoyama réussit encore à donner le change en démontrant son ignorance de la boxe et son caractère non violent. D'un autre côté, au cours d'un incident avec des voyous de l'école, il est surpris de découvrir que Mizutani est une vraie championne de boxe.
Bien que leur principale motivation derrière leur inscription au club de boxe n'a plus lieu d'être, les deux garçons commencent leur entraînement, à moitié pour ne pas perdre sèchement leurs droits d'inscription mais aussi par curiosité vis-à-vis de ce sport. Alors qu'ils sont en séance, Mizutani débarque au club pour réclamer à son père la pension alimentaire de sa mère. Sataoyama a juste le temps de s'éclipser mais il est rappelé pour faire un match amical contre la jeune fille. Le voilà dans une situation embarrassante.
La boxe n'est qu'un support pour la romance qui se dessine entre les deux Katsuki et les matches prennent relativement peu d'importance, à l'exception de quelques combats au sommet. Nous échappons à des rencontres à rallonge alors que c'est toujours tentant à faire pour alimenter le scénario. La qualité de Katsu! est d'éviter l'écueil de la répétition.
L'accent est mis sur l'évolution des personnages principaux, notamment Satoyama qui entre dans le monde de la boxe par une porte dérobée mais qui s'y épanouit progressivement, alors qu'il n'a pas le physique pour l'emploi. L'autre thème, à savoir ses relations avec Mizutani, suit un cheminement traditionnel au travers de petites anecdotes comme sait si bien le faire Mitsuru Adachi.
Si Mizutani connaît peu Satoyama au début, elle s'intéresse rapidement à lui, encouragée par le fait qu'elle pense qu'il n'a rien d'un boxeur. Une partie de l'intrigue est portée par les artifices de Satoyama pour maintenir ce mensonge, avec l'attente par le lecteur, de l'inéluctable découverte et de ses conséquences.
Le mangaka introduit aussi un troisième personnage, Takamichi Kimoto , qui a plus de poids que Kyota comme rival : Il est l'ami d'enfance de Mizutani et il est très fort à la boxe. L'histoire s'articule un temps autour de ce triangle amoureux mais le récit joue ensuite les prolongations avec l'arrivée d'un quatrième acteur, qui élève encore le niveau à atteindre pour Satoyama.
Je trouve que le manga a tendance à s'essouffler vers la fin, avec des développements qui partent un peu dans tous les sens. Certes, le dénouement est correctement amené mais c'est un peu comme si l'auteur avait accolé sa fin parce qu'il n'avait plus rien d'intéressant à raconter sur le reste. D'un autre côté, nous conservons tout au long une narration agréable, où des scènes de la vie quotidienne jouxtent habillement des événements plus importants et allègent l'atmosphère.

Ajouter un commentaire - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent
Saint Seiya - The Lost Canvas
Par Ludwig le Mercredi 16 juillet 2008 19:15 :: Manga
La trame de l'histoire provient, elle aussi, du manga original, étant donné que c’est Kurumada qui l'a créée : La guerre sainte ayant eu lieu 243 ans avant celle que nous connaissons, nous y est narrée. Il s'agit de la bataille entre les chevaliers d'Athéna et les spectres d'Hadès au XVIIIème siècle.
L'histoire se focalise principalement sur le chevalier Pégase de l'époque, à savoir Tenma, ainsi que sur deux de ses amis : Alone et Sasha. Concernant les personnages connus, Shion (bélier) et Dohko (balance) devraient être bel et bien présents et feront partie des saints qui lutteront durant cette bataille.
Je ne vous en dirai pas plus concernant l'histoire mais sachez que, comme à l'accoutumée, nous aurons droit à des combats épiques, de l'amitié et des retournements de situation. Tout ce que nous attendons d'un Saint Seiya en bonne et due forme!
Passons un peu à l'aspect général de ce manga : La mangaka Teshirogi Shiori - eh oui, il s'agit bel et bien d'une lady - offre un trait très facile d'accès et plutôt agréable. Alliant la fluidité du shôjô avec quelques récurrences kurumadaïennes - notamment dans les armures et dans le découpage de certains plans - son dessin donne vraiment vie à ce prologue de Saint Seiya.
Bien sûr, les qualités mais aussi les défauts de l'oeuvre originale sont dans ce manga et si vous cherchez quelque chose qui sort de l'ordinaire, allez voir ailleurs! Cela se lit bien et donne rapidement de bons points de repères. Bref, je pense que le fan de Saint Seiya y trouvera son compte.
Evidemment, nous n’avons encore que des deux premiers tomes, qui ne font que poser les bases de l'histoire et nul doute que beaucoup de fans attendront la suite pour se prononcer de manière plus poussée. Cependant, voici une valeur sûre pour tous les aficionados de Myth Cloth qui s'approprieront bien plus facilement cette oeuvre que Saint Seiya Episode G, autre manga dans l’univers Saint Seiya.
Kurokawa nous gratifie de cette édition en sortant les deux premiers volumes d'un coup. Mine de rien, cet éditeur entre petit à petit dans la cour des grosses maisons avec ce que nous pourrions appeler une licence importante.

Post Scriptum:
Pour vous faire votre propre idée du manga, un extrait des premières pages de Saint Seiya - The Lost Canvas est accessible depuis le site de Kurokawa
http://www.kurokawa.fr/shonen/fiche/271/saint-seiya
Commentaires(2) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent
Le volume 17 du manga Nana
Par Pazu le Mercredi 30 janvier 2008 20:30 :: Manga
Il s'agit d'un titre phare mais que je n'ai découvert que récemment, étant donné que le graphisme m'avait rebuté au premier abord en feuilletant le manga et ne m'avait découragé d'aller plus en avant. La diffusion de la série télévisée sur la TNT m'a refait découvrir le titre et l'occasion de récupérer l'ensemble des volumes sortis, pour une bouchée de pain – contre quelques brochettes pour être exact et maintenant un lien en bonus – m'a permis de combler mon retard de lecture et un vide dans ma mangathèque.
En simplifiant à l'extrême, l'histoire repose sur la vie de deux jeunes femmes, qui s'appellent Nana toutes les deux et qui deviennent co-locataires par hasard dans la région de Tôkyô, après avoir quitté leur province natale. La première, Nana Komatsu, est montée à Tôkyô pour rejoindre son petit copain mais elle se force à être indépendante et se lance dans la recherche d'un travail. La seconde, Nana Ozaki, désire devenir chanteuse professionnelle et subvient également à ses besoins quotidiens en collectionnant les petits boulots. Leurs caractères sont très différents mais elles parviennent à s'entendre et à se comprendre.
Le récit met du temps à se mettre en place jusqu'à la rencontre des deux filles mais une fois lancée, le manga prend un rythme plus effréné avec les histoires de coeur des deux Nana. Le titre est classé shôjô mais nous sommes loin des carcans habituels et notamment à cent mille lieux des amours de lycée, où les personnages mettent dix tomes à s'embrasser avant de rompre. A l'instar de Kare Kano, Nana va plus vite au coeur du sujet et aborde des facettes plus intéressantes des histoires d'amour, où la passion n'est pas forcément la règle d'or.
Outre un scénario mature, l'auteur manie avec délice les petites blagues qui donnent un ton plus léger à l'atmosphère, malgré la trame dramatique de l'ensemble. Le surnom d'animal de compagnie pour Nana Komatsu et les quiproquos qui s'en suivent, est une trouvaille géniale. Le décalage ne choque pas contrairement à d'autres titres comme Kenshin le vagabond ou Samurai Deeper Kyo, où cela devient franchement pénible. Malgré la plongée dans le monde impitoyable du show business, Nana reste une histoire style "tranche de vie" et l'alternance de moments joyeux et tristes est tout ce qu'il y a de plus normal. Certains éléments découlent de ficelle un peu grosse ou de situations ubuesques mais tout passe, sans forcer.
Les personnages imaginés sont parfois frapadingues mais ils apportent tous quelque chose, avec plus ou moins de bonheur. N'ayant généralement que peu de sympathie pour les personnages têtes à claques, j'ai presque une préférence pour les acteurs secondaires, dont le portrait est très finement retranscrits, même s'il sont souvent extrêmes. Dans les attitudes des uns et des uns se dégage un charisme certains, sans que cela ne tourne au ridicule qui caractérise et parodie le shôjô.
D'autre part, nous sommes régulièrement transposés à une époque présente, plusieurs années après les principaux événements relatés dans le récit principal. Ces retours au présent, en sous entendant un drame qui a bouleversé la vie des principaux protagonistes, alimentent le suspense, tout en noircissant le tableau. C'est particulièrement habile pour captiver notre attention pendant la narration et cela donne une forte ligne directrice. Pour une fois, nous n'avons pas l'impression que l'auteur a fait évoluer son scénario au fil de l'eau, de façon décousue alors que c'est une tentation très forte chez d'autres mangaka.
Plusieurs fans de la première heure m'ont déclaré avoir été déçu par Nana, à partir du douzième tome. L'histoire prend peut être une autre dimension mais pour ma part, je ne vois pas trop quelle coupure, il peut y avoir à partir de ce volume, qui reste dans la lignée des autres, et cela même jusqu'au tome dix sept. Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre le tome dix huit, en mars prochain.

Commentaires(3) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent
Le paysage du manga en France, à l'aube de 2008
Par Pazu le Dimanche 06 janvier 2008 20:59 :: Manga
Ceci permet notamment de cerner la part des parutions asiatiques dans l'édition et dans les tirages. Les nouveautés manga, manwha ou équivalents ont représenté plus de quatre nouvelles sorties sur dix en 2007. C'est légèrement plus que les parutions franco-belges, qui ont compté une centaine de titres de moins, en chiffres absolus – Les quinze pourcents restants étant pour les comics et les romans graphiques.
Pour ceux qui suivent de loin la valse des éditeurs, les informations vous rappellent qui est qui, avec le rachat de Pika par Hachette et le passage d'Asuka sous la houlette de Kaze. Delcourt, qui regroupe Akata et Tonkam est l'éditeur numéro un, tout type de bandes dessinées confondu avec plus de onze pourcents de la production, mais point de vue manga, la palme des plus fortes ventes pour une série, reviennent à deux autres maisons: Kana pour Naruto - avec un million d'exemplaires ! - mais aussi Death Note, Samurai Deeper Kyo et Détective Conan. La seconde est Glénat avec le sempiternel Dragon Ball puis One Piece et Bleach.
Je vous invite à lire le rapport du bilan 2007, unique par son travail de compilation de données, mais également à consulter la version 2006 pour comparer et voir l'évolution. L'auteur reprend des remarques similaires d'une année sur l'autre, tout en remettant d'actualités. Il a d'ailleurs renouvelé la liste des adresses web en évacuant les sites en sommeil.

Les données sont © Gilles Ratier, secrétaire général de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée).
Commentaires(2) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent
Le chef du tchou-tchou dans votre mangathèque
Par Pazu le Mercredi 02 janvier 2008 12:02 :: Manga
Le Cheminot met en scène un vieux chef de gare, Otomatsu, à l'aube de la retraite, isolé dans une petite ville d'Hokkaido, qui se vide de ses habitants. La neige tombe en abondance sur la voie dont la fin de service coïncidera avec la date du départ définitive de notre cheminot. Même le matériel roulant est une antiquité et sera retiré de la circulation. L'homme âgé inspire un véritable respect, voire une admiration de ses collègue devant son dévouement pour tenir son poste, quelque soit le temps et les circonstances, et ce depuis trente ans.
La vie a cependant laissé des blessures profondes à Otomatsu, qui passe le jour de l'an tout seul, dans sa gare, avec pour seul divertissement l'arrivée du train du jour et du chasse-neige. Des jeunes filles viennent alors perturber sa tranquilité en surgissant dans le hall désert de la petite gare. Les événements amènent Otomatsu à se souvenir du passé.
L'histoire débute avec des images d'Epinal, avec le chef de gare fidèle à son poste, en pleine nuit, alors qu'il n'y a personne dans les trains, pendant la période des fêtes. Comme Taniguchi, le dessin de Takumi Nagayasu est de nature réaliste, avec quelques nuances subtiles pour différentier un souvenir vis-à-vis d'une scène du présent.
Sans dévoiler les tenants et les aboutissements de l'histoire, sachez que vous retrouvez dans cette nouvelle, l'atmosphère étrange qui a fait le succès des recueils d'histoires courtes de Tsukasa Hôjô. Déjà publié une première fois en France en 2001, l'ouvrage a connu une deuxième édition en octobre 2007, sous un format plus luxueux. Les planches sont de taille plus grande et plusieurs sont en couleurs – de vraies couleurs, pas en version dichrome style City Hunter.
Pour ma part, si le conte est touchant et très bien raconté, j'ai du mal à accrocher au personnage inflexible de cheminot obnubilé par son devoir, tel un soldat vaillant à son poste. Il y a un tel décalage entre l'importance de sa tâche et les sacrifices consentis, que cela parait caricatural. Je dirai que nous touchons là peut être une différence de culture ou tout au moins, je n'accorde absolument pas – et je ne suis pas le seul – la même image d'Epinal à un employé de la S.N.C.F.
Pourquoi vous suggérez de lire ce manga alors? D'abord, vous pouvez faire fi de mes remarques et vous laissez emporter par le récit. Ensuite, je tiens à vous signaler que l'ouvrage comporte une deuxième histoire courte, intitulée La lettre d'amour. Elle est indiquée sur la couverture mais pas de façon évidente. Le récit est beaucoup moins tranche de vie que la précédente mais finalement, je trouve cette histoire d'amour plus intense et plus belle, malgré toute l'horreur décrite par moment.

Post scriptum:
Le titre original de la première nouvelle est Poppoya, qui signifie littéralement le chef du tcou-tchou. Le cheminot est un titre un peu plus vendeur.
Commentaires(3) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent
Hunter x Hunter, un manga au compte goutte
Par Pazu le Mardi 18 décembre 2007 21:30 :: Manga
2007, Toshihiro Togashi, Manga
Le héros, Gon, commence son aventure en se lancer dans un examen excessivement dur, l'examen pour devenir hunter. Un tel titre offre beaucoup d'avantages à son propriétaire mais c'est plus une épreuve pour lui-même, que Gon s'est imposé. Son père qu'il n'a jamais connu était également un hunter et Gon marche sur ses traces. Au cours des différents tests, le garçon se lie d'amitié avec d'autres concurrents, Léolio et Kurapika, ainsi que Kirua, qui le même âge que lui.
Le titre était promis pour être le futur Naruto, avant l'heure, avec les recettes de cuisine pour en faire un manga qui plait : Un jeune garçon, qui suit des quêtes initiatiques pour améliorer ses pouvoirs, des amis plus ou moins charismatiques qui l'accompagnent et un concept de la mort qui tue, le nen. Il ne manque à la rigueur qu'une héroïne féminine plus présente pour avoir la panoplie complète.
Le nen est à Hunter x Hunter ce que le chakra est à Naruto, c'est-à-dire la petite originalité qui permet de broder à perte de vue et à dépasser toutes les limites physique. La notion arrive tardivement dans le récit, plus exactement, à partir du sixième volume mais c'est véritablement la potion magique qui fait basculer le lecteur dans un univers fantastique le plus total, même si les personnages sont déjà surhumains jusqu'alors.
L'intérêt apparu pendant l'examen s'estompe lorsque le mangaka aborde une trame plus conformiste à grand renfort de combats et de surenchères de pouvoirs. Les derniers tomes sont tout à fait sur ce créneau avec un affrontement programmé contre un super méchant, qui se renforce au fil de l'eau. A cela vous pouvez rajouter des morts de plus en plus nombreux, avec des scènes de moins en moins ragoûtantes.
Certes quelques quêtes demeurent en filigrane, que soit Gon qui recherche son père ou bien Kurapika qui poursuit sa vengeance, mais les épisodes précédents avaient meilleurs allures, que ce soit la rencontre avec la brigade fantôme ou l'excursion à Green Island. Le schéma est toujours axé à une suite d'entraînements et de combats mais il était entre coupé de bizarreries du monde imaginaire, que ce soit le marché au puce ou des règles de jeu expliquées en long et en large.
Pas très en forme, Yoshihiro Togashi a suspendu longtemps son travail en 2006 et n'a rendu que quelques chapitres depuis, mais suffisamment en tout cas pour aboutir à un vingt quatrième tankobon, plus épais que les précédents, en octobre 2007. L'édition française devrait suivre, étant donné qu'elle a rattrapé son décalage avec la parution nipponne depuis longtemps. Jump annonce en revanche que la série est à nouveau interrompue à partir de décembre.

Commentaires(3) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent
Le tome 23 d'un panier de fruits
Par Pazu le Dimanche 25 novembre 2007 21:03 :: Manga
Sans surprise, le dernier tome de la série est un méga épilogue dont l'intensité est moindre par rapport au volume précédent, où la majorité du dénouement de l'intrigue s'est produite.
D'un autre côté, l'abondance de personnages permet de détailler un peu mieux le destin des uns et des autres. A ce sujet, c'est un côté pénible de Fruits Basket avec moult acteurs et une parution qui a pris son temps, qui fait que la mémoire joue des tours, du style "qui est-ce donc celui-là déjà ? Je ne le reconnais pas", ce qui oblige à relire plus ou moins les mangas précédents à chaque sortie d'un nouveau volume. Contrairement à d'autres titres qui durent cinquante tomes, les personnages de Fruits Basket ont logiquement changé d'âge et d'aspect.
Natsuki Takaya utilise son système de narration avec des pensées qui s'étalent parfois sur deux pages pleines, à travers beaucoup de bulles et de nombreux plans découpés. Le procédé avait sa place dans les épisodes précédents. Là, j'ai l'impression qu'il ne sied pas à toutes les situations et qu'il ralentit plus la lecture qu'autre chose et il n'importe pas grand-chose, si ce n'est une touche shôjô prononcée.
Les fans ont du apprécier d'avoir une fin qui prend son temps, alors qu'elle aurait été peut être un peu abrupte si tout s'était arrêté au tome précédent. Les détracteurs regretteront l'aspect "remplissage" de ces derniers chapitres pour faire durer l'histoire et il est vrai que nous aurions pu nous passer de détails et de scènes d'embrassades mièvres à souhait – mais encore une fois ne s'agit-il pas là de la nature même d'un shôjô manga ?
En revanche, Takaya est revenue sur un personnage en particulier, qui a un rôle important et qui a été un peu oublié. Il aurait été vraiment dommage de passer à côté de cette conclusion et cela justifie amplement l'existence de ce volume épilogue.

Commentaires(5) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent
Haisha, un manga de Yukito Kishiro
Par Pazu le Lundi 29 octobre 2007 17:23 :: Manga
L’accent est donné sur la vie misérable de Serv, piteux concurrent, qui est incapable de finir une course et qui se crashe en beauté à chaque épreuve. Il a le soutient de Holmegolud, le vieux mécanicien mais il est dans le collimateur de Ben, le chef de l’équipe, qui n’a pas envie de s’encombrer d’un poids mort et qui préfère de loin supporter son champion, Dolagunov.
Serv se change les idées en fréquentant Beretta, une prostituée mais aussi une véritable amie pour lui. Le monde de Serv s’écroule quand Ben lui annonce son renvoi de l’équipe et que Beretta se fait sauvagement assassinée.
Dans ce one-shot de 1997, il est fait abstraction de Zalem et des courses en elles-mêmes, pour suivre le cheminement de Serv, qui se laisse porter par les événements, dans un univers très sombre. L’atmosphère dénote moins de caractère fantastique que dans Gunnm et nous sommes plus dans un triller d'anticipation qu’autre chose.
Le parti pris de l’auteur à s’essayer au noir et blanc intégral – au lieu des habituelles trames et autres touches de gris – rappelle les bandes dessinées de polars imaginée par certains auteurs américains. Les scènes gore, où le sang et les boyaux ne se distinguent pas des zones d’ombre, s’en trouvent atténuées, même si Kishiro ne fait pas dans la dentelle en faisant percuter un homme de chair avec un robot massif, lancé à plus de 300 km/h.
L’intrigue est conventionnelle, avec quelques personnages plus esquissés que véritablement décrits. L’ensemble reste néanmoins agréable et rapide à lire.

Ajouter un commentaire - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent
Le manga pour débutant
Par Pazu le Samedi 22 septembre 2007 14:09 :: Manga
La première réflexion qui me vient à l'esprit est que le manga pour débutant n'existe pas. Cela me parait aussi absurde que de poser une question pour trouver une BD pour débutant ou encore une série télévisée pour débutant. Le format enferme les mangas dans un genre à part et occulte leur diversité, toute aussi large que peuvent l'être des histoires. D'ailleurs les premières réponses à ce genre de question commencent toujours par "cela dépend de ce que tu aimes comme genre, romance, comique, science fiction ?". A croire que la première tâche est de faire découvrir au nouvel entrant qu'il existe plusieurs types de mangas, de même que la France n'a pas le fromage de chèvre mais des fromages de chèvre.
D'un autre côté, il est indéniable que le manga a un format particulier et suit des signalétiques qui lui sont propre et un style "moyen", qui le différencient du style "moyen" de la bande dessinée franco-belge. Est-ce que cela justifie cette sorte de mur qui fait que vous vous mettiez aux mangas, qu'il y ait un avant et un après ?
Revenons au format. Les ayatollahs du milieu ont poussé des cris d'orfraie – à juste titre – en voyant les premiers mangas traduits imprimés dans le sens européens avec les planches inversées. Avoir la cartographie de la Terre inversée dans les volumes Appleseed fait toujours bizarre. Finalement, la plupart des publications adoptent le sens japonais de lecture. Le problème ne se pose pas pour les manhwa dont le sens original est le même que le nôtre. Lecteur de manga depuis des lustres, nous y sommes habitués et n'y faisons guère attention. Les seules choses qui me choquent toujours sont les erreurs des maquettistes qui se plantent dans l'attribution des textes dans les bulles, en inversant les dialogues entre deux personnages par exemple. En revanche, le sens de lecture à la japonaise est un vrai frein "technique" pour certains et j'ai déjà vu tels ou tels titres conseillés, non pas pour sa qualité intrinsèque, mais pour la clarté des explications quant à sa lecture "j'ai mis un petit bout de temps a comprendre comment se lisait un manga" "dans trucmuche, ils ont mis ce petit manuel, c'est utile".
Un autre "preuve" de la particularité du manga est tout le vocabulaire dédié qui est utilisé parmi les fans. Je passerai sur les termes empruntés au japonais pour faire plus "in" tels que "mangaka" au lieu d'"auteur" ou encore "hentai" au lieu de "porno". En revanche, il n'est pas sûr que parler de genre "heroic fantasy", "mecha" ou "cyberpunk" signifie quelque chose à votre inerlocuteur, en supposant qu'il puisse imaginer que cela puisse être un genre à part. Sans oublier les termes encore plus spécifiques tels que les inévitables "shôjô", "shônen", "seinen" et compagnie. Je ne connais pas autant de vocabulaire dédié pour de la BD à l'européenne.
Un autre frein potentiel à la lecture des mangas est le nombre de références particulières à la culture japonaise ou à l'univers manga. Dans Great Teach Onizuka, les scènes sont nombreuses où l'auteur s'amuse à rappeler des titres phares de ces illustres confrères. Ce sont autant de références qui doivent passer au dessus d'un novice, qui n'en connaît aucun. De même, un manga comme Urusei Yatsura est souvent cité en exemple pour sa particularité avec ses nombreuses allusions ou pastiches des contes et légendes traditionnelles nipponnes. Autant d'éléments inconnus pour une personne qui n'y connaît rien à la culture japonaise. D'un autre côté, ce n'est pas forcément un critère et le succès de ce même manga d'Urusei Yatsura à l'étranger le démontre. Pire, il n'est pas forcément conseillé de se tourner vers des titres avec des références occidentales. J'ai en tête l'exemple de l'adaptation animée de Versailles no Bara, toute une histoire qui s'achève à la révolution française, tout en montrant des plans de Paris avec la tour Eiffel. De quoi faire fuir un public qui suit un récit sensé être sur le registre dramatique et non pas burlesque.
Sinon, je n'ai toujours pas répondu à la sacro sainte question "Quel manga pour un débutant ?" Si vous êtes une fille, la mode actuelle est de vous fourguer du Nana, voir du Fruits Basket pour les plus jeunes. Si vous êtes un garçon, ce sera du Naruto, "parce ke c d'la balle" et si on vous gratifie d'avoir quelques neurones, on vous dirigera plutôt vers du Monster ou même du Gunnm dans le cas extrême où vous aviez indiqué que vous aimiez la science fiction. Enfin, si vous êtes un vieux croûton – qui de toute façon, trouvera toujours ça nul mais qui a des sous – on vous dirigera gentiment vers les gros pavés dessinés par Taniguchi.

Ajouter un commentaire - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent
22-07-08 23:25 nana : coucou
20-07-08 14:53 nour : slt les manga je vous addors et je cherche à des nouvelles tofs ou vedeo de votre dessins annimées
15-07-08 15:39 Magda : Woaa vrément trop cool
31-05-08 22:37 bb king : c qd que vous nous filer les résultats de lanime rgand prix numéro 30?
31-03-08 22:13 Axou : mmmh du hentai ??? mdr
02-02-08 20:35 connexion12 : merci a tous laisser moi des commentaire
08-12-07 12:10 malick : je voudrai recevoir ce jeu hokuto
08-10-07 15:19 yaya : ta note" L'anime pour fan blasé" mdr
t'arrêtes de me décrire hein :p
29-08-07 18:34 Pazu : Ai no melody - la mélodie de l'amour, d'après le CD de la B.O. sorti en France.
29-08-07 14:26 jessica : J'aurai voulu savoir si vous saviez quel était le titre de la musique de fin du film Origine.
17-06-07 11:45 Pazu : Dans les librairies de BDs d'occasion (boulier, etc...) mais il y a peu de choix. Les depots ventes des conv sont mieux.
11-06-07 21:39 Amélie : Est-ce que qqun sait ou on peut trouver des mangas d'occasion à Paris?
09-06-07 14:31 Freddie : Y a plein de manga ici!
07-06-07 21:02 Pazu : Je vais essayer de décorreler la shoutbox des commentaires billet mais faur arrêter d'être bavare comme ça :)
06-06-07 21:08 Diyo : Impossible de laisser des commentaires sur le blog. Soit ils sont trop longs (et pourtant...), soit ils font référence à un site web (et pourtant)... C'est un peu strict... Bref, j'abandonne...
05-06-07 18:56 Pazu : Tous les liens sont désactivés dans les commentaires à cause des méchants robots spammeurs.
03-06-07 14:40 sed : bouh on ne peut pas mettre de trailers dans les commentaires ?? ben en tout cas skull man àl'air d'etre bien niveau graphisme ambiance rien qu'en visionnant les trailers :p quelqu'un à zyeuté les episodes ??
15-05-07 20:43 Pazu : J'ignore s'il y a site plus mondial à ce sujet là - Nous ne faisons déjà pas la Belgique ni la Suisse...
15-05-07 14:43 sanaa : salut a tous je veus savoir des infos s'il y a moyen de penser a vos fanes au MAROC et s'il aura une manifestation de japanimation.
12-04-07 17:25 Pazu : Vous avez la rubrique actualités du site pour voir les prochaines dates des conventions des mois à venir.
12-04-07 10:39 aymeric : je souhaites connaitre la prochaine exposition qui se tiendras dans le nord a vous lire merci
08-04-07 21:17 yoh : yeah le retour de la shout
02-04-07 15:32 0410yuna : Bonjour a tous! Je cherche des infos pour savoir quand aura lieu la prochaine manisfestation de japanimation sur lyon. Si quelqu'un a des renseignements merci de m'avertir.
17-03-07 16:31 Eichina : moi suis trop fan de shonen ai (ah ah ah) genre Kyo kara maou Gravitation, Loveless
01-03-07 00:09 Le+Mamelouk : Mon budget mangas a encore augmenté T_T
Faut que j'arrête de m'informer :p
28-02-07 23:34 Pazu : Chouette des lecteurs. Merci pour les compliments. Taifu a bien fait de nous envoyer ses nouveautés :P
28-02-07 21:19 Dromar : Merveilleuse idée en effet ^^
C'est un plaisir de lire tes critiques, particulièrement ces derniers temps.
28-02-07 20:41 Le Mamelouk : Merveilleuse idée que de nous faire découvrir des mangas peu connus ! :)
24-02-07 22:35 Marie-Pier Brien : Des Animes Manga
23-02-07 21:14 Makimimi : Vive le manga
Tags
1995 1996 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Série Film OAV Manga Paris Japon Strasbourg Orléans Novice Expert Culture Webmaster Dessin Fullmetal Alchemist Nausicaä Dragon Ball Naruto Miyazaki Toei Studio Pierrot