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Manga
Critiques ou présentations de mangas.
Samurai Deeper Kyo, le manga
Par Pazu le Mardi 13 mars 2007 20:45 :: Manga
Film, Série, 2002, 2006, 2007, Japon, Naruto, Bleach, Tsukasa Hôjô, Manga
Le début de l'histoire est semblable à Docteur Jeckyll et Mister Hide, avec Kyoshiro, gentil pharmacien de son état, qui se transforme, lorsqu'il y a danger, en un puissant samouraï aux yeux rouges, Kyo le démon aux mille victimes. Il accompagne la jolie Yûya, une aventurière qui souhaite à l'origine toucher la prime pour la capture de Kyo. Au fur et à mesure, le duo devient tout un groupe avec l'arrivée, entre autres, d'un jeune combattant à la lance, Tigre Rouge, et d'un puissant samouraï poète, Yukimura Sanada.
Le voyage est d'abord ponctué de combats mais l'histoire se complexifie avec les révélations sur le passé des personnages et sur la véritable identité de certains membres du groupe. Dans son manga, Akimine Kamijyo a inséré des personnages historiques mais en se donnant de très grandes libertés avec les événements. Il n'est pas seulement question de technique de sabre et de force de volonté mais carrément de magie : Les attaques surpuissantes mettent en action les éléments comme l'air, le feu ou l'eau, sans oublier des techniques de guérison. C'est de l'heroic fantasy version samouraï. L'anime rajoute même la notion de monstres, avec les adversaires qui se transforment systématiquement en bêtes. Le manga est plus réfléchi même s'il est question d'êtres artificiels.
Le trente huitième et dernier tome est paru au Japon en mai 2006. C'est quand même un nombre de volumes non négligeable, mais l'épopée a moins d'envergure que ne laisse croire la longueur de la série. L'histoire se résume surtout à une succession de duels avec une surenchère sur les techniques utilisées et un grand nombre de personnages, qui se succèdent. En lisant le dernier tome en date paru chez nous, l'intrigue s'apparente à une longue incursion au cœur du camp ennemi, avec des adversaires à abattre pour franchir les niveaux. Si les références historiques n'apportent rien, les diverses intrigues liées au passé donnent un peu de diversité et un bon fil conducteur à un récit extrêmement lent.
L'histoire met en exergue les valeurs d'amitié et de sacrifice qui caractérisent les membres du groupe, ainsi que les diverses évolutions que connaissent les personnages. Cependant, il n'y a rien de bien original à ce niveau là et c'est tout juste si cela ne fait pas partie des ingrédients marketing pour attiser l'intérêt du lecteur. Nous avons droit également à diverses scènes de fan service avec Yûya qui se fait malencontreusement déchirer tous ses vêtements ou de beaux plans sur la poitrine opulente d'Okuni, un autre personnage féminin du groupe. Sans oublier les moments sensés être comiques avec les nombreuses gamineries entre les compagnons.
Le manga vaut pourtant la peine d'être lu. Si ce n'est pas pour son histoire, écrite par Akimine Kamiyo, que ce soit au moins pour ses dessins à la fois légers et très soignés. A chaque attaque spéciale, la mangaka nous concocte un très joli feu d'artifice, avec son trait élancé et plein de mouvement. Les personnages sont le plus souvent très charismatiques et plein de majesté lorsqu'ils combattent. Nous sommes à cent lieux d'un style rigide que nous avions reproché à certains travaux de Jirô Taniguchi et de Tsukasa Hôjô.

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Quartier lointain de Jirô Taniguchi
Par Pazu le Mardi 06 mars 2007 18:52 :: Manga
Film, Tezuka, Rumiko Takahashi, 2003, 2007, Adachi, Tsukasa Hôjô, Manga
D'un autre côté, son style se démarque de la touche manga habituelle et des titres blockbusters japonais. A première vue, chacune des pages qu'il dessine reflète un souci de coller au mieux à la réalité, avec des images magnifiques mais il s'en dégage une certaine rigidité, qui n'existe pas chez d'autres auteurs. Ses travaux se situent bien loin des réalisations sur la vie quotidienne d'auteurs tels que Mitsuru Adachi ou encore Rumiko Takahashi. Pour faire un parallèle avec les anime, c'est comparer le très sérieux Omohide Poroporo avec le film léger de Mimi o Sumaseba.
S'il attire des personnes à découvrir les bandes dessinées japonaises – l'auteur est publié chez Casterman - il n'est pas forcément l'auteur de prédilection que vous lirez en premier si vous connaissez déjà les mangas. En ce qui me concerne, j'ai mis beaucoup de temps avant de me décider à me plonger dans un de ses bottins et le premier d'entre eux a été Quartier Lointain, qui n'est pas son premier titre paru en France, mais sans doute le plus connu grâce au prix qu'il a obtenu à Angoulême. Taniguchi a reçu le prix Alph Art du scénario à l'édition 2003.
Les premières pages de Quartier lointain sont conformes à l'idée attendue d'une bande dessinée réaliste. Nous suivons le parcours d'un homme de quarante huit ans, Hiroshi Nakahara, père de famille et cadre dans une entreprise. Alors qu'il est en déplacement, après une fête trop arrosée, il se retrouve dans le train qui le conduit vers sa ville natale au lieu de rentrer chez lui. Pour tuer le temps, il se rend au cimetière sur la tombe de sa mère et se met à penser à elle et à l'étrange tournure qu'a prise la vie de sa famille et la sienne. A peine est-il sorti de ses pensées, qu'il s'aperçoit que son corps a changé. Le voici projeté trente ans en arrière et à revivre son année scolaire quand il avait quatorze ans.
Le thème du voyage dans le passé n'est pas révolutionnaire mais Taniguchi a un réel talent pour mener le récit et les quatre cents pages de la version intégrale se lisent d'une traite. L'auteur introduit d'abord un savant dosage de poésie et de romantisme autour d'un profond sentiment de nostalgie. Devenu adolescent, Hiroshi retrouve le cocon familial et la joie d'un corps jeune, tout en ayant son esprit d'adulte. Lui, si moyen lorsqu'il était jeune, se met à briller à l'école et à épater les autres par sa maturité, notamment la plus belle fille de la classe.
Il se remémore telle ou telle personne qu'il rencontre et qu'il avait oublié jusqu'à là. S'il s'amuse à comparer leur image de jeunes adolescents avec ce qu'ils sont devenus plus tard, l'exercice est plus dur lorsqu'il s'agit d'un camarade qui devrait décéder quelques années après. Vient ensuite la réflexion de savoir s'il n'est pas en train de changer complètement le cours des choses. Si son caractère et sa condition change rien qu'en étudiant mieux, ne peut-il pas faire plus? Une intervention divine lui accorderait-il donc une seconde chance?
Le nouveau monde uniquement merveilleux où le héros se laisse dorloter laisse la place à une course contre la montre, où se doit de sauver l'avenir de sa famille et de comprendre tous les événements qui lui ont échappé et sur lesquels il n'est revenu que bien plus tard. Ses yeux d'adulte le pousse à se lancer dans des investigations et le voici plongé dans le passé de ses parents. Si l'histoire prend place dans les années soixante, la rétrospective sur les parents nous rejette jusqu'à la deuxième guerre mondiale avec bien d'autres difficultés pour les populations civiles.
Sans chercher des événements extraordinaires, Taniguchi réussit à tenir son lecteur en haleine, avec un bon nombre de réflexions en filigrane. Hiroshi se redécouvre et se surprend à goûter les joies d'un amour au collège, lui qui est un homme mûr. L'auteur n'est guère tendre avec lui et met en lumière ses vices qui ressurgissent même quand il n'est qu'adolescent. Est-il réellement en train de changer sa vie ou est-il en train de perpétrer un cycle sans espoir, accablé par un destin qui ne veut pas le lâcher ? Le bel optimisme de départ laisse la place à un gros doute et nous ne nous demandons si le récit prend la tournure d'un drame fantastique, à l'image des aventures racontées par Osamu Tezuka dans son Phénix. Cependant, une nouvelle fois, Taniguchi trouve une issue et une jolie fin à son récit.
En conclusion, même s'il n'y a rien de transcendant, l'ensemble est très agréable à lire et très intelligemment menée. Cela change d'auteurs comme Tsukasa Hôjô dont les dessins de Family Compo sont fort jolis mais dont le manga est plombé par l'histoire.

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Le passage, un manga qui devrait attirer votre attention
Par Pazu le Mercredi 28 février 2007 18:51 :: Manga
Tezuka, 2007, Naruto, Adachi, Manga
En revanche, les autres titres sont souvent condamnés à trouver leur public plus difficilement, quand ils ne passent pas complètement inaperçus. Je pense notamment aux one shots et autres recueils d'histoires courtes, non sérialisés. Les éditeurs ont sorti de telles réalisations mais signées par des auteurs maintenant à peu près connus chez nous : Tezuka, Taniguchi ou encore Adachi. L'affaire se corse quand l'auteur est un parfait inconnu pour le grand public.
Le manga Le passage de Kita Konno est dans cette situation défavorable et il aura fallu le hasard pour que ce manga atterrisse entre mes mains, un heureux hasard.
Le dessin est sobre avec un trait très léger et un arrière plan très épuré. Le style de l'auteur ne nécessite pas une période d'adaptation comme pour les productions de Mitsuru Adachi, par exemple, où il faut s'habituer aux oreilles en anses d'amphore.
Kita Konno nous entraîne dans sept petites histoires fantastiques. Dans les trois premières, Mao peut communiquer avec les esprits errants et se voit engagée par un esprit céleste pour faire office de guide. Dans les autres, il est question d'anges ou bien d'animaux qui se métamorphosent en humains mais aussi de thèmes plus tristes comme la mort. Il est souvent question de la mort dans les nouvelles mais le titre n'est pas morbide pour autant. Au contraire, il s'en dégage une délicate atmosphère de conte avec des passages très touchants.
Les premières pages des aventures de Mao sont assez déroutantes et donnent du fil à retordre pour se situer dans l'histoire. Cette impression disparaît heureusement rapidement. J'avais beaucoup aimé les deux premiers tomes de Yûyû Hakusho, avec les épreuves et les missions qu'accomplissait Yûsuke en tant qu'esprit, accompagné par Botan. Yûyû Hakusho a ensuite évolué pour devenir un manga classique empli de combats et beaucoup moins captivant. Dans Le passage, l'ensemble paraît certes plus fade que dans Yûyû Hakusho – pas de romance ni de grosse blagues amusantes – mais vous avez une ambiance très plaisante dans cette histoire d'apprentie guide des âmes et dans tous ces récits joliment contés.

Post scriptum qui n'a rien à voir:
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La fresque manga Hi no Tori
Par Pazu le Dimanche 25 février 2007 14:49 :: Manga
Série, Tezuka, 2007, Japon, Dessin, Adachi, Manga
Les fans de manga peuvent découvrir une partie du travail de Tezuka grâce aux nombreuses publications des éditeurs français mais cela ne représente qu’une infime partie de l’iceberg. En un peu plus de quarante ans de carrière, Tezuka a été l’auteur de plus de sept cents mangas, ce qui représente cent soixante dix mille pages environs. Des chiffres qui donnent le tournis.
Parmi tous ses travaux, Hi no Tori aka le Phoenix, a une place particulière. C’est d’abord l’oeuvre d’une carrière entière. Si la publication a officiellement débuté en 1967 avec la sérialisation des histoires qui composent le premier volume, l’Aube, les travaux préparatoires datent des années cinquante. Ces esquisses, dessinées entre 1954 et 1957 ont été reprises dans un volume supplémentaires de la saga, intitulé Hi no Tori, le chapitre de la Grèce et de Rome. Même s’il l’a interrompue à plusieurs reprise, pendant plusieurs années de suite, Tezuka a poursuivi sa fresque tout au long de sa vie et il la laisse inachevée à sa mort, qui est survenue en 1989.
L’édition japonaise comporte en tout douze volumes de tailles inégales, chaque volume correspondant à une époque du Phoenix. L’édition française propose un redécoupage plus équilibré entre les volumes avec onze tomes au total. Les tomes sont d’ailleurs en cours de réédition en ce moment.
Les dessins de Tezuka reflètent bien le style des anciens mangas des années soixante. Qui connaît Sazae san ne sera pas surpris par ce trait simplifié mais notamment ultra soigné lorsque vous examinez certains paysages. En revanche, cela n’a rien à voir avec le style plus moderne et plus conformiste des blockbusters actuels. Les pages abondent en petites cases. Le format n’a rien d’extraordinaire quand nous voyons Urusei Yatsura, qui a été publié sous un format original similaire, alors que le titre date des années quatre vingt. D’un aspect purement matériel, l’édition française de poche est un peu malaisée à lire mais l’édition originale style bottin téléphonique aurait présenté d’autres inconvénients.
Intéressons nous maintenant au manga proprement dit. Le phoenix est cet oiseau mythique capable de renaître de ses cendres mais Tezuka lui rajoute la vertu de donner l’immortalité à celui qui boit de son sang. Il peut être un objet de convoitise et des hommes partent à sa poursuite pour obtenir le sésame de la vie éternelle. Une partie des aventures contées présente cet aspect mais leur portée va beaucoup plus loin.
Tezuka nous narre des histoires qui se déroulent, suivant les chapitres, soit à l’aube de la civilisation ou bien très loin dans le futur, quitte même à faire évoluer en parallèle des intrigues à des époques différentes. Le Phoenix est un symbole qui reste présent en filigrane, symbole intemporel avec plus ou moins d’impact sur les personnages principaux. En plongeant dans le passé, nous revivons les légendes des empereurs qui ont façonné le Japon. Pour nous occidentaux, c’est une découverte quasi pédagogique de ces époques et de ces mythes.
Cependant, sous le trait rageur de Tezuka, les auras de ces dieux empereurs sont complètement désacralisées. La reine Himiko du Yamatai est présentée comme une affreuse commère par exemple et met en scène les pires des atrocités, de façon fatidique : Les femmes sont violées, quand elles ne font pas partie de la populace qui est massacrée ou réduite en cendre par le vainqueur, enfants y compris.
La souffrance est omniprésence quelque soit les époques. Pire, en nous projetant dans le futur avec le même désespoir, Tezuka ne donne aucun crédit à l’amélioration de la condition humaine. Les progrès technique et la science n’apportent rien de nouveau, si ce n’est de nouvelles armes et de nouveaux fléaux, la nature profonde de l’homme ne changeant pas.
La lumière provient de l’oiseau Phoenix, véritable dieu de la compassion et vecteur spirituel des pensées bouddhistes, avec ses cycles de vie et de réincarnations. Des personnages récurrents apparaissent. Il ne s’agit pas forcément de l’exploitation à outrance des traits d’un personnage, tel que Mitsuru Adachi le fait pour ses héros et ses héroïnes, mais bien de descendants ou d’ancêtres d’une même personne. Nous retrouvons ainsi régulièrement Saruta, remarquable par son nez boursouflé. Tezuka nous dit que l’histoire est un éternel recommencement et n’hésite pas à se projeter sur des milliards d’années pour explorer à fond ses thèmes humanistes.
Outre l’intérêt de découvrir certaines légendes du Japon ou le simple plaisir de lecteur, Hi no Tori est une oeuvre fondamentale de la production de la bande dessinée, en étant un exemple flagrant de mythopoeia, la création d’une certaine forme de mythe, avec ces nombreux univers, en abordant des thèmes comme le merveilleux, la satire ou la religion.

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Death Note le manga
Par Pazu le Vendredi 23 février 2007 21:07 :: Manga
Le public devrait être a priori légèrement différent car s’ils sont aussi sanglants l’un que l’autre, le premier, Naruto, s’adresse à un large public en quête d’actions, tandis que Death Note attirera des spécialistes des intrigues réfléchies et d’ambiance glauque. Obata, qui est aussi le dessinateur d’un autre manga à succès, Hikaru no Go, change fortement de registre même si son style est reconnaissable d’un titre à l’autre.
Dans Death Note, l’histoire est celle de Light Yagami, un brillant lycéen qui découvre par hasard un cahier très spécial : Il s’agit d’un cahier qui appartient à un shinigami, un être fantastique, un dieu de la mort. Ecrire dedans le nom d’une personne tout en se remémorant son visage provoque la mort de cette personne. Light décide d’utiliser cette arme pour s’ériger en dieu de la justice et condamne à mort tous les criminels que peut compter son pays au fil des jours qu’il les inscrit dans ses pages. Il communique anonymement avec les médias en se faisant appeler Kira mais n’obtient pas la reconnaissance de la police.
Pire, il est considéré comme le pire serial killer qu’il soit et attire sur ses traces le plus fin limier du monde, le mystérieux L. L’intrigue prend une autre tournure lorsque Light s’en prend finalement à tous ceux qui se dressent sur son chemin : Il s’attaque désormais à des policiers et des innocents.
Outre une situation originale, par Tsugumi Ôba nous plonge dans l’esprit d’un personnage brillant et machiavélique. Tout l’intérêt est porté par le duel qui oppose Kira aux différents enquêteurs qui le pourchassent. Sachant qu’avec le pouvoir surnaturel de cet assassin, les rôles de chasseur et de proie peuvent s’inverser à tout moment.
Le succès du manga était un peu pressenti par rapport aux discussions abondantes entre fans, qui ont entouré l’adaptation en anime, l’année dernière. Dans nos contrées, la série télévisée diffusée sur Nihon TV a fait plus de bruit en tout cas que les transpositions en films live, plus anciennes pourtant. Il est à prévoir que ces adaptations sortent un jour en France.

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Le manga de Naruto
Par Pazu le Dimanche 18 février 2007 11:37 :: Manga
Film, Série, Studio Ghibli, Dragon Ball, 2007, Japon, Naruto, Manga
Depuis quelques mois, un anime suit la parcours de Dragon Ball Z en France, à savoir Naruto. Les ingrédients de l’histoire en font un shônen classique avec des cycles de combats, d’entraînement et la mise en exergue des sentiments de loyauté, de courage et de sacrifice. Les éléments sont en place pour des histoires de coeur avec divers triangles amoureux mais cela reste très en retrait par rapport aux valeurs d’amitié qui prévalent.
Naruto Uzumaki est au départ un jeune apprenti ninja du village de Konoha dans un monde impitoyable ou les différentes tribus de guerriers s’affrontent régulièrement. Le garçon n’est guère doué pour assimiler les techniques de l’art ninja et se fait régulièrement recaler aux examens de passage. Orphelin, il a en plus mauvaise presse auprès des gens du village qui l’évitent à quelques exceptions près, dont fait partie son professeur Iruka. Naruto est devenu un garnement et pour se faire remarquer, il enchaîne les quatre cents coups : Son dernier exploit est d’aller barbouiller les sculptures imposantes des visages des Hokage du village, c’est-à-dire des grands chefs ninja qui se sont succédés à la tête de Konoha.
L’auteur du manga, Masashi Kishimoto, nous invite à suivre le parcours de Naruto dans sa formation d’apprenti et dans ses premières missions. Au-delà des combats, Kishimoto a introduit toute une logique de l’art ninja avec la notion de chakra, qui revient à introduire une dose de magie et à repousser les frontières de l’imagination pour concevoir de nouvelles techniques : Illusions, invocations d’animaux géants, clones, pour n’en citer que quelques unes. En plus, certains personnages possèdent des attributs génétiques particuliers qui en font des « monstres » doués de capacités exceptionnelles : L’un peut hypertrophier son corps pour devenir géant, tel autre à des yeux qui voient au travers de tout, etc.
Nous seulement l’auteur nous sert des aventures avec moult duels mais il crée un monde particulier avec des intrigues politiques et de multiples personnages qui ont à régler leurs comptes. Ceux qui sont fatigués des péripéties d’apprentissage de Naruto, apprécieront de voir s’affronter des ninjas de niveau supérieur, sans pour autant tomber dans les délires à la Dragon Ball Z, où la planète entière vient en aide au héro. Les rixes restent à une échelle humaine.
Dans ce récit, des détails nous ont plu : Dans les premiers tomes, le nom d’Akatsuki est mentionné alors qu’il ne sera présenté que plus tard. Idem pour Obuto. L’inconvénient des sagas à rallonge est le manque de cohérence de l’ensemble au fur et à mesure que le nombre de volumes augmente. Un bel exemple est Hokuto no Ken, Ken le survivant, où le scénariste ressuscite une morte tué quinze volumes plus tôt ou lorsqu’il trouve un fils caché à un guerrier célibataire qui n’a jamais aimé personne. Naruto ne devrait pas échapper à cette loi mais nous reconnaissons que c’est très bien construit jusqu’à présent.
Le côté incrédule de Naruto ne concerne pas les techniques ninja qui se surenchérissent les unes les autres mais plutôt de la cruauté vis-à-vis des apprentis : Les premières épreuves qu’ils doivent franchir pour obtenir leur grade sont non seulement dangereuses mais en plus, elles permettent à certains concurrents d’en massacrer d’autres, en toute impunité. Le côté planifié et attendu de la chose fera sourciller plus d’un lecteur. Une véritable sélection naturelle…
Pour en revenir au phénomène Naruto, disons que c’est un grand succès depuis plusieurs années au Japon, avec non seulement le manga, la série télévisée et les films mais également les divers jeux vidéo qui nous replongent dans l’ambiance de ce monde ninja. Le manga en France est un titre phare de Kana avec plus de cent mille exemplaires vendus pour certains tomes. La série télévisée est également mise en avant sur la chaîne Game One, plus habituée à diffuser des anime moins prometteurs. Signalons enfin un petit article sur ce sujet, dans le journal gratuit Métro.

- Le site de Kana l'éditeur du manga et des DVDs de Naruto
http://www.mangakana.com
- Les programmes de Game One
http://www.gameone.net
- L'article Phénoménal Naruto dans Métro
http://www.metrofrance.com/fr/article/2007/02/09/11/4055-39/
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Un manga nommé Black Cat
Par Pazu le Jeudi 01 février 2007 20:47 :: Manga
La situation de Black Cat fait irrémédiablement penser à Ruronin Kenshin, l'assassin au service de l'empereur Meiji, qui prend, lui, la route des vagabonds, après avoir renoncer à tuer. Le contexte est très différent d'un titre à l'autre. Ruronin Kenshin s'appuie sur une époque historique avec des personnages ayant effectivement existé, même si l'auteur prend beaucoup de liberté. Black Cat se déroule dans un monde parallèle, à une époque incertaine, dans un univers ou les pouvoirs paranormaux abondent. Kenshin a le dont de nous exaspérer rapidement en mélangeant trop les pointes d'humour en pleine situation dramatique. Black Cat est plus réussi pour cet aspect là.
D'un autre côté, les deux oeuvres se ressemblent. Nous commençons par des petites histoires, qui prennent la tournure d'enquêtes qui nous font découvrir les principaux personnages au fûr et à mesure. Après cette mise en appétit, les auteurs s'enferment dans un schéma ultra classique d'adversaires à abattre, à la manière d'un jeu vidéo où vous devez passer tous les niveaux avant d'abattre le boss. Certes, Black Cat n'entre pas immédiatement dans ce schéma. Nous avons droit avant à l'apparition de l'ancienne employeur du chat noir et de ses anciens confrères de Chronos. Les capacités des uns et des autres sont un point de curiosité, de la même manière que l'auteur met en avant l'équipe des apôtres et de leurs pouvoirs secrets.
Arrivée à ce stade, l'histoire perd énormément de son intérêt, perdue à mi chemin entre une intrigue appauvrie et des combats sans éclats. Dans Kenshin, à défaut de scénario, les affrontements ont plus d'envergure, en ce qui concerne tout au moins la première partie.

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Le dernier tome de Rough
Par Pazu le Jeudi 30 novembre 2006 20:10 :: Manga
Série, 2006, 2007, Japon, Manga
La trame de l’histoire ne surprend guère pour ceux qui connaissent d’autres mangas d’Adachi mais le fait de placer l’intrigue dans l’univers de la natation présente une originalité. La rivalité entre les familles prête plus à sourire qu’autre chose : Nous sommes loin d’un drame à la Roméo et Juliette et les conflits entre les pères sont de véritables moments de détente.
Le drame se joue entre Hiroki et Keisuke, entre le maître et l’élève, Hiroki étant de quelques années l’aîné de Keisuke et Ami. Là, où nous ne voyions au départ qu’une rivalité sportive, tout cela se transforme en joute amoureuse. Douze tomes, c’est loin des autres séries fleuves du même auteur, sur le baseball, telles que H2 ou Touch, mais c’est tout aussi bien. Le côté shônen est bien présent, avec les compétitions qui s’enchaînent à différents niveaux, mais cela reste marginal par rapport au trio amoureux qui s'est formé. Si vous lisez la série, vous vous en apercevrez à la fin.

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Le manga de Nausicaä
Par Pazu le Vendredi 18 août 2006 20:05 :: Manga
Film, Miyazaki, 2006, Nausicaä, Manga
Au niveau de l’histoire elle-même, l’anime reste sensiblement éloigné du récit original. Sans faire perdre espoir en l’avenir des hommes, le manga est beaucoup plus sombre et si l’émotion imprègne le film, avec la présence de Nausicaä, il vient s’ajouter dans le manga des scènes d’horreur où des myriades d’enfants meurent, victimes de la guerre ou des toxines. Rien ne nous est épargné. Miyazaki a procédé aussi à quelques raccourcis dans son film et il n’a pas repris toute la richesse de l’intrigue géopolitique qui gouverne sa vision de la terre du futur. Dans le film, Nausicaa essaie de concilier les hommes avec la nature, un terme toujours très cher à Miyazaki. Dans le manga, au-delà de ce premier combat, nous avons l’impression qu’elle défie des dieux, en flirtant avec le surnaturel et le mysticisme.
En vous plongeant dans l’excellent dossier sur le manga de Nausicaä, disponible sur le site oomu.org, vous pourrez vous arrêter sur la liste des retouches faites entre la version en prépublication dans le magazine Animage, et la version définitive, en édition reliée. Elles sont nombreuses et dénotent un véritable souci de finition de la part de l’auteur, que ce soit dans la mise en scène ou dans le dessin. Cependant, pour vous ménager le plus de surprises, je vous conseillerai la lecture de ce dossier, qu’après avoir lu les sept tomes de la bande dessinée.

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Gunnm Last Order
Par Pazu le Dimanche 05 mars 2006 10:43 :: Manga
Série, 1995, 2000, 2006, Manga
Yukito Kishiro est sans doute l’un des tous meilleurs mangaka qui a été publié en France. Il doit son succès mondial à Gunnm, son titre phare qui narre les aventures de Gally, une cyborg combattante, dans un monde futuriste en pleine décadence. Kishiro a commencé la série en 1991 et lui a donné une première fin en 1995. Il s’agit d’une première fin, parce qu’elle lui a été plus imposée qu’autre chose, alors qu’il pensait poursuivre les aventures de Gally bien au-delà. La fin de Gunnm se précipite dans le neuvième et dernier tome, en une cinquantaine de pages. Elle reste cohérente et donne une touche finale appropriée mais aux yeux de Kishiro, elle reste bâclée et ce neuvième tome est à oublier au plus tôt.
En 2000, l’auteur décide de se consacrer à la suite de Gunnm, intitulée Gunnm Last Order, qui reprend de façon alternative, toute l’histoire à partir de l’arrivée de son héroïne sur Zalem, la cité suspendue dans le ciel. Gally y retrouve le professeur Nova, ainsi qu’une de ses doubles en la personne de Sechs. Kishiro fait brièvement un lien avec les histoires et le monde précédent, mais celui-ci est rapidement rompu. Zalem plonge dans le chaos avec ses habitants, Nova disparaît, ainsi que Lou, l’amie opératrice de Gally sur Zalem. La disparition de Lou entraîne le départ de Gally pour l’Echelle, porte ouverte vers d’autres univers encore plus noirs et décadents, avec des sauts effectués dans l’espace et le temps. La cyborg est accompagnée d’une nouvelle équipe pour poursuivre ses aventures dans un monde dominé par des hommes vénérés comme des dieux.
La narration de Last Order est difficile à suivre et rappelle par moment celle de Masamune Shirow dans Appleseed, aussi bien au niveau de la construction que sur le plan de la symbolique. La trame y est moins rectiligne, avec ses multiples flash-back sur la vie antérieure de Gally en tant que Yohko sur la planète mars, ou encore les délires de plusieurs personnages. Il est également mal aisé de saisir les différents enjeux géopolitiques qui parsèment le récit et viennent tempérer la succession de tableaux de violence et de combats. Le côté compétition de tournoi et duels à répétition a ses adeptes mais je ne peux m’empêcher de penser que cela appauvrit à force ce manga, par rapport à ce qu’il y avait dans les premières histoires.
Un simple one-shot comme Ashman, l’histoire d’un coureur de rolleur ball, le sport star dans monde de Gunnm, a finalement plus d’aura que Last Order, qui foisonne d’idées et d’images, mais ne nous marque pas beaucoup.
J'en profie pour rappeler que Yukito Kishiro a un site officiel, avec une version anglaise, visiblement mis à jour régulièrement.

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31-05-08 22:37 bb king : c qd que vous nous filer les résultats de lanime rgand prix numéro 30?
31-03-08 22:13 Axou : mmmh du hentai ??? mdr
02-02-08 20:35 connexion12 : merci a tous laisser moi des commentaire
08-12-07 12:10 malick : je voudrai recevoir ce jeu hokuto
08-10-07 15:19 yaya : ta note" L'anime pour fan blasé" mdr
t'arrêtes de me décrire hein :p
29-08-07 18:34 Pazu : Ai no melody - la mélodie de l'amour, d'après le CD de la B.O. sorti en France.
29-08-07 14:26 jessica : J'aurai voulu savoir si vous saviez quel était le titre de la musique de fin du film Origine.
17-06-07 11:45 Pazu : Dans les librairies de BDs d'occasion (boulier, etc...) mais il y a peu de choix. Les depots ventes des conv sont mieux.
11-06-07 21:39 Amélie : Est-ce que qqun sait ou on peut trouver des mangas d'occasion à Paris?
09-06-07 14:31 Freddie : Y a plein de manga ici!
07-06-07 21:02 Pazu : Je vais essayer de décorreler la shoutbox des commentaires billet mais faur arrêter d'être bavare comme ça :)
06-06-07 21:08 Diyo : Impossible de laisser des commentaires sur le blog. Soit ils sont trop longs (et pourtant...), soit ils font référence à un site web (et pourtant)... C'est un peu strict... Bref, j'abandonne...
05-06-07 18:56 Pazu : Tous les liens sont désactivés dans les commentaires à cause des méchants robots spammeurs.
03-06-07 14:40 sed : bouh on ne peut pas mettre de trailers dans les commentaires ?? ben en tout cas skull man àl'air d'etre bien niveau graphisme ambiance rien qu'en visionnant les trailers :p quelqu'un à zyeuté les episodes ??
15-05-07 20:43 Pazu : J'ignore s'il y a site plus mondial à ce sujet là - Nous ne faisons déjà pas la Belgique ni la Suisse...
15-05-07 14:43 sanaa : salut a tous je veus savoir des infos s'il y a moyen de penser a vos fanes au MAROC et s'il aura une manifestation de japanimation.
12-04-07 17:25 Pazu : Vous avez la rubrique actualités du site pour voir les prochaines dates des conventions des mois à venir.
12-04-07 10:39 aymeric : je souhaites connaitre la prochaine exposition qui se tiendras dans le nord a vous lire merci
08-04-07 21:17 yoh : yeah le retour de la shout
02-04-07 15:32 0410yuna : Bonjour a tous! Je cherche des infos pour savoir quand aura lieu la prochaine manisfestation de japanimation sur lyon. Si quelqu'un a des renseignements merci de m'avertir.
17-03-07 16:31 Eichina : moi suis trop fan de shonen ai (ah ah ah) genre Kyo kara maou Gravitation, Loveless
01-03-07 00:09 Le+Mamelouk : Mon budget mangas a encore augmenté T_T
Faut que j'arrête de m'informer :p
28-02-07 23:34 Pazu : Chouette des lecteurs. Merci pour les compliments. Taifu a bien fait de nous envoyer ses nouveautés :P
28-02-07 21:19 Dromar : Merveilleuse idée en effet ^^
C'est un plaisir de lire tes critiques, particulièrement ces derniers temps.
28-02-07 20:41 Le Mamelouk : Merveilleuse idée que de nous faire découvrir des mangas peu connus ! :)
24-02-07 22:35 Marie-Pier Brien : Des Animes Manga
23-02-07 21:14 Makimimi : Vive le manga
10-02-07 10:41 Geoman : Sympa le blog manga
26-12-06 23:28 yoh : yojeux noel !
10-12-06 14:06 Pazu : La BO est sortie au Japon le 23/11 - c'est disponible sur des sites de vpc japonais comme www.cdjapan.co.jp
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