Animint
Anime & manga
Juillet 2008
Les billets parus en Juillet 2008 sur le blog anime manga Animint: Avis sur certains titres, rapport sur les nouveautés au Japon et retour sur les événements en France.
Deux figurines collector de Mononoke Hime
Par Ludwig le Jeudi 31 juillet 2008 20:51 :: Divers
Il s'agit de deux duos composés d'Ashitaka chevauchant Yakuru, une sorte de yak, pour le premier, et de San sur Moro, la divinité louve, pour le second. Chacune des figurines est fournie dans une boîte contenant un décor verdoyant pouvant servir aux aficionados de diorama.

Réalisées en résine, ces figurines disposent d'un énorme souci du détail, tant dans les personnages, avec les plis des vêtements, que dans les montures, si nous examinons les poils, par exemple.
Un soin tout particulier a été apporté aux couleurs qui font vraiment de ces figurines des objets de grande qualité : Moro a le poil entaché de sang tandis que Yakuru a de magnifiques reflets roux dans ses poils. Chaque figurine dispose aussi d'un socle rocailleux visuellement intéressant et réussi.
Ces résines sont assez légères et, chose agréable pour les collectionneurs, semblent largement moins cassantes que d'autres produits similaires ; je pense par exemple aux figurines de Final Fantasy VII sortis chez Kotobukiya.
Allez, deux petits mots tout de même sur les défauts de ces figurines : Quand nous y regardons de plus près, certaines jonctions dans la résine, surtout au niveau de la monture, sont apparentes et un tantinet disgracieuses mais rassurez-vous, avec un angle de vue habituel, vous ne vous en rendrez pas du tout compte.
Ces figurines sont relativement onéreuses : Comptez entre 60 et 120 euros environs, selon la provenance et votre capacité à flairer les bons coups ! Cependant, ce ne sont pas les modèles les plus chers de la gamme et les deux figurines restent deux produits très populaires et recherchés de la marque, étant donné le bon rapport qualité prix.
Attention car les deux exemplaires commencent à dater un peu et, comme le bon vin, leur côte et leur rareté vont en grandissant.

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L'Animage de juillet 2008
Par Pazu le Lundi 28 juillet 2008 18:41 :: Découvertes
L'essentiel de la revue revient sur les anime commencés au printemps avec des doubles pages sur l'avalanche de titres tels que Macross Frontier, Soul Eater, Kyo Kara Maoh, xxx Holic, To Love Ru, Crystal Blaze ou encore Vampire Night. Il est aussi question des nouveautés de l'été, avec Zero no Tsukaima - Princesses no Rondo et Sekirei, par exemple. C'est à peine si les nouvelles OAVs de Cobra sont mentionnées, même si le magazine lui consacre une deuxième couverture. Idem pour le dernier film en date des studios Ghibli, Gake no Ue no Ponyo et pour Highlander, la superproduction dirigée par Yoshiaki Kawajiri.
Une dizaine de pages offrent un panorama d'écoles diverses pour former des professionnels de l'animation ou des seiyû - doubleurs. Chaque page ressemblent plus à de la publi-information qu'autre chose.
Pour terminer, l'interview du mois est celle de Yutaka Izubuchi, un mecha designer très célèbre, qui a fait le déplacement à la Japan Expo 9 au début du mois et qui a travaillé récemment sur Tetsuwan Birdy Decode. Ses productions les plus connues sont dans Pat Labor, les premiers volets de Gundam et surtout Rahxephon, dont il est l'auteur.

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Les anime de l'été 2008 (2/2)
Par Pazu le Lundi 21 juillet 2008 22:57 :: Découvertes
Tout droit sorti d'un role playing game, dont la sortie est fixée au 25 septembre 2008 au Japon, sur la Nintendo DS, World Destruction - Sekai Bokumetsu no Rokunin nous plonge dans un monde d'heroic fantasy où les humaines côtoient les hommes bêtes qui dominent le pays. Kirie Irunisu vit tant bien que mal en se faisant justement passer pour un homme animal mais ses projets de carrière tombent à l'eau car une jeune femme l'implique dans un combat, où son masque tombe. Il se retrouve à écumer les chemins avec sa nouvelle compagne de route, Morte Ashera, qui fait partie d'un mystérieux comité de destruction du monde.
Sega lance la promotion de son jeu par un tir groupé, avec une adaptation en manga et la version animée. Production IG s'est chargé de la série télévisée mais l'histoire est pour l'instant bien banale et mixte avec difficultés les personnages animaux et humains. Kirie est l'archétype de l'anti-héros qui découvre qu'il a des pouvoirs tandis que Morte est la forte guerrière qui se fragilise. Retenez juste que la doubleuse de cette dernière est Mâya Sakamoto, une Seiyû célèbre au Japon.
Zero no Tsukaima - Princesses no Rondo est plus ce que j'appellerai du comico-fantasy, que de l'heroic fantasy. Il s'agit déjà de la troisième saison des aventures de Louise, la magicienne zéro et de son acolyte terrien, Saito. Au tout début de l'histoire, Louise a provoqué la venue de Saito, suite à une invocation ratée et a du l'accepter comme servant. Dans ce troisième opus, les relations sont devenues beaucoup plus étroites entre les deux tourtereaux mais le lien magique qui les unissait disparaît brusquement. C'est la même équipe du studio JC Staff qui est aux commandes donc pas de surprise à attendre de ce troisième volet qui s'inscrit dans la continuité des deux précédents.
Un autre retour beaucoup plus étonnant est celui de Slayers, qui ressuscite sous la forme d'une quatrième série, Slayers Revolution, alors que le dernier film, Slayers Premium remonte à 2001. Le premier épisode commence par un assaut de bateau pirate, où vous finissez par vous demander qui sont les gentils dans l'histoire. Lina se montre toujours aussi destructrice tandis que Gourry reste le même guerrier tête en l'air. Nous retrouvons également Amelia, suivie par Zelgadis. Ils sont suivis par Wizer, un inspecteur spécial du royaume du Luvinagard. Un autre personnage mascotte apparaît également, Pocotta, qui se distingue dès le deuxième épisode en produisant un Dragon Slave à faire pâlir de jalousie de Lina Inverse.
Plus de dix ans après la fin de la dernière série, Slayers Try, les producteurs ont réussi le tour de force de réunir la même équipe technique et les mêmes doubleurs pour les personnages principaux. Vous avez ainsi la célibrissime Megumi Hayashibara qui prête sa voix à Linna Inverse et qui interprète les génériques de fin et de début. L'anime a tout de suite un air de fin des années quatre vingt dix, plutôt que d'être une production actuelle. La nouvelle série devrait ravir les fans mais je ne suis pas sûr qu'elle plaise à ceux qui la découvrent.
Tetsuwan Birdy ne date pas d'hier non plus avec un premier manga qui a commencé en 1996 et une première adaptation en quatre OAVs la même année. L'histoire est de la science fiction, avec une inspectrice interstellaire qui vient poursuivre son enquête sur la Terre. Humaine le jour, elle devient un redoutable agent la nuit, une superwoman qui sillonne la ville. Suite à une mission qui s'est mal terminée, elle doit héberger dans son corps la conscience d'un jeune lycéen, Tsutomu Senkawa. La jeune femme et le jeune homme partagent à tour de rôle la même enveloppe corporelle et doivent apprendre à coexister. L'ambiance des deux premiers épisodes est très sympathique.
Dans Yakushiji Ryôko no Kaiki Jikenbo, Ryôko Yakushiji est également une brillante enquêtrice, ou plus exactement superintendante à la police métropolitaine de Tokyo. Elle est également un modèle de femme fatal et mène ses subordonnés à la baguette. Junichiro Izumida est l'un d'entre eux et doit supporter les caprices de sa supérieure. L'équipe est confrontée à des cas très mystérieux et dès la première affaire, Ryôko et Junichiro doivent enquêter sur des cas de momification spontanée. La série est techniquement de qualité et non sans humour, avec le comportement extravagant de Ryôko. Le thème autour polar fantastique reste cependant assez terne, après avoir vu les deux premiers épisodes.
J'ai plus de mal à cerner Nogizaka Haruka no Himitsu. L'intrigue est pour le moins extravagante avec Haruka Nogizaka, la coqueluche du lycée qui est première en tout mais qui cache un secret aux yeux de tous : C'est une otaku refoulée. Yûto Ayase est l'un de ses camarades de classe anonyme mais le hasard va lui faire découvrir et partager son secret. Yûto ne s'intéressait plus vraiment aux anime mais il est tenu au courant via son ami d'enfance Nobunaga, encore très fan. Contrairement à d'autres séries qui présentent le monde animefans de façon caricaturale ou complètement burlesque, le secret d'Haruka Nogizaka prend la forme d'un roman à l'eau de rose.
Takane no Jitensha est un one shot d'une vingtaine de minutes, qu'il convient de mentionner. Le scénario original a remporté les sixièmes Animax awards en 2007 et a été porté en animation cette année par le studio A1 Pictures. L'histoire met en scène Takane, un jeune garçon qui aspire à changer de bicyclette et qui étudie à fond pendant l'été pour réussir ses examens. Sa mère lui a promis un nouveau vélo s'il obtenait une bonne place. Pendant ce temps, un mystérieux personnage entre en ville.
L'anime associe en peu de temps une histoire tranche de vie avec des éléments fantastiques, qui rappellent quelque peu le Voyage de Chihiro, un instant. Je vous conseille le titre.
Je conclus les présentations avec Mahô Tsukai ni Taisetsu na Koto - Natsu no Sora. L'anime est l'adaptation du manga éponyme, qui est lui-même un spin-off de Mahô Tsukai ni Taisetsu na Koto, plus connu chez nous sous le nom de Someday's Dreamer. Cette fois-ci nous suivons l'apprentissage de Sora, qui habite Hokkaido et vient suivre sa formation à Tôkyô. La jeune magicienne alterne les études à l'école avec les sessions pratiques avec son superviseur, auprès de clients.
Someday's dreamer m'a laissé peu de souvenirs si ce n'est un dessin des personnages décevant dans l'anime. Là, avec le volet Sora, nous en prenons plein les yeux en ce qui concernent les paysages, qui sont magnifiques. Le character design est commun et les musiques aussi, je dirai, mais l'histoire débute de manière plus intéressante que l'opus original, même si nous retrouvons un sujet similaire avec l'apprentissage de la vie et le gain de maturité.
Sora est quasiment l'antithèse de Yume et se révèle une grande magicienne en herbe, tout en suivant un chemin semblable en essayant d'aider des clients plutôt que d'appliquer bêtement sa magie. L'intrigue s'enrichie aussi avec la présence d'un camarde pas du tout doué et qui renie quasiment sa nature de mage. Les premières minutes peuvent vous faire craindre un développement très lent, où vous pouvez contempler des scènes vraiment de qualité pour un produit télévisuel mais où il ne se passe pas grand-chose. Heureusement, le premier épisode finit en apothéose pour vous donner envie de visionner la série qui devrait, hélas, déjà s'achever d'ici la fin de l'été.

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Japan Expo 2008 - L'aventure continue (2/2)
Par Pazu le Vendredi 18 juillet 2008 20:37 :: Manifestations
J'en profite d'abord pour réagir à un des commentaires sur le premier article, qui sous-entendait que les chiffres étaient sortis d'un chapeau, sans doute à l'image des multiples manifestations dans la rue, où les organisateurs annoncent un nombre de participants, tandis que la police en compte deux fois moins.
Plus pour information qu'autre chose, souvenez-vous que les manifestations commerciales – oui la Japan Expo est commerciale ;o) – sont tenues à des règles régies par la loi. Les contraintes évoluent et vous avez du remarquer que vous n'allez plus dans des conventions avec un service de sécurité amateur. Vous avez toujours une société spécialisée dans le coup.
Depuis 2006, un événement commercial se doit de recourir à une certification par un organisme agréé. Dans le cas de Japan Expo, il doit encore s'agir cette année de l'institut Infora. Parmi les nombreuses obligations, les organisateurs doivent s'astreindre à ne communiquer que les chiffres validés par leur organisme agréé. Bien entendu, vous pouvez continuer à pousser des cris d'orfraie en dénonçant la conspiration extra-terrestre à la Mulder, sur la manipulation des chiffres mais vous aurez au moins l'information.
Pour ceux que cela intéresse, vous avez quelques indications sur la législation à respecter sur le site d'Infora, qui vous renvoie ensuite vers les sites gouvernementaux, pour les détails et les références.

Revenons à présent sur le festival en lui-même. Si j'ai omis de mentionner la déesse, c'est que je me réservais pour ce deuxième billet. La loge de la brigade SOS n'était pas le seul stand amateur payé par une société dans la Japan Expo mais au moins, il n'y avait pas de honte à s'en cacher et c'est bien que Kaze puisse redorer son blason par ce biais, alors qu'ils ont toujours été décriés pour le prix de leurs DVDs. Etant donné l'étendu du salon, le stand Haruhi m'a paru perdu dans la masse mais j'ai soigneusement évité le coin pendant les heures de pointe de tirage au sort de tombola ou autres événements, où l'allée devait être bien bloquée.
J'ai juste remarqué le phénomène pendant le cosplay, où, à défaut d'avoir une foule de participants revêtir les habits haruesques, j'ai perdu le fil en comptant le nombre d'entre eux qui ont mis un bout d'Hare Hare Yukai dans leur chorégraphie. Voir enfin quelqu'un préférer un Caramel Dansen a été un sacré rayon de soleil. Est-ce que la Mélancolie d'Haruhi Suzumiya me saoulerait ? Non et même si je suis loin d'en être un adulateur, la série a un côté sympathique en offrant un niveau de discussion pour les fans, qui s'élève au-dessus des considérations bas de gamme, style c'est de la balle, tout en évitant les digressions maladives, à l'image des inquisiteurs d'Evangelion. J'émettrai un petit bémol quant aux dissertations sur le tour de poitrine de Mikuru ;o)
Niveau costume, c'était plutôt Bleach qui avait le vent en poupe cette année, surtout dans les allées, plus que dans les concours officiels. Par comparaison, la surprise était de voir aussi peu de Naruto cette année. Il faudrait regarder les charts des ventes de manga pour vérifier mais je suppose pourtant que le ninja continue toujours à cartonner.

Autre point de réflexion que j'aborde: le mélange des genres avec le melting pot science fiction et jeux de plateaux avec la configuration traditionnelle de Japan Expo, à savoir japanimation, jeux vidéo et culture japonaise. Si la formule existait déjà la Chibi Expo de novembre dernier, je m'attendais à des zones plus compartimentées et non pas à une vaste foire, où finalement, je trouve que la partie culturelle a beaucoup perdu en étant éclatée, avec les stands agglomérés dans un coin et l'espace art martiaux confiné à l'autre bout. L'éclatement est aussi valable pour les salles d'activités mais ce n'est que l'évolution prévisible du système de l'année précédente, avec des cloisons montées en plein milieu d'un hall.
Les emplacements réservés aux nouveaux thèmes étaient quasiment mieux situés mais beaucoup plus clairsemés. Le passage d'un lieu à l'autre me rappelle l'époque de la BD Expo, avec un mur invisible entre deux types de stands, la BD franco belge d'un côté et le manga de l'autre. Dans l'absolu, la séparation était moins marquée avec l'effort de mélange mais au niveaux des visiteurs c'était flagrant, avec une foule monstre jusqu'aux plateaux de dédicaces et des scènes de conférence, puis un désert quand vous arrivez à la partie des jeux de plateau, avec une boutique qui vendait des cartes.

La partie culture avait droit jusqu'à présent à un espace village, qui a du laisser de très bons souvenirs aux amateurs jusqu'à l'année dernière. Là, il ne restaient que les stands officiels d'exposition et excepté la salle de conférence que je n'ai découvert que le dimanche, la présence noble de la culture japonaise était très réduite. Dommage pour un rendez-vous inscrit dans la commémoration des 150 ans de relations franco-japonaises.
Dans une certaine mesure, je ferai la même remarque pour les jeux vidéos, éclatés en au moins deux endroits. Du coup, les deux seules parties homogènes, où se concentraient d'ailleurs les visiteurs étaient les devantures des éditeurs et les boutiques de japanimation, avec un gros espace pour les stands de fringues, qui ont eu cette année une visibilité plus importante.
Le vent en poupe des vendeurs de vêtements spécialisés mode asiatique s'inscrit dans la continuité de ce que j'ai pu observer depuis deux/trois ans. A l'époque, j'ai été marqué notamment par une amie, profane dans la japanimation, qui était allée faire un tour à l'Epitanime. Elle y était ressortie avec moult articles proposés par les quelques stands ou même fanzines sur place, en y laissant quelques centaines d'euros en tout. Le mouvement est juste plus général maintenant.
Bref, il me parait logique que plusieurs visiteurs n'aient pas retrouvé l'ambiance de l'année précédente et se soient lamentés sur l'aspect commercial de la Japan Expo. D'un autre côté, c'est une vieille liturgie que de cracher sur le côté mercantile de la manifestation, qui tue l'esprit d'autrefois. Je ne m'attarderai pas sur l'esprit nostalgique qui peut envahir certains sur cette époque "bénie", où de fieffés pirates tenaient des réseaux de distributions de cassettes, copies de douzième génération sur un vieux magnétoscope, d'un anime en version originale – vous pouvez imaginer le massacre – le tout pour cent cinquante francs (~23 euros) les deux heures de bande.
A la vue des chiffres de fréquentation en hausse, je remarque uniquement que les visiteurs trouvent justement leur compte à traverser toute la France, voir plus, pour venir malgré les prix forts et les arnaques. Certains regrettent d'avoir fait le déplacement et ne reviendront pas. D'autres avaient déjà fait l'impasse sur la manifestation depuis longtemps mais pour beaucoup, cela reste un événement festif, qui va au-delà du supermarché géant.

Par rapport à Villepinte, j'habite à l'autre bout de l'Ile de France. Je n'aurai jamais imaginé un jour que je verrai une cosplayeuse en tenue sur le quai de ma gare. La plus choquée devait être l'amie que j'accompagnais, cosplayeuse de longue date, qui a toujours l'habitude de transporter ses affaires et de se changer une fois entrée dans le cadre de la convention, jamais dehors. Excepté les nunchakus géants, son costume était d'ailleurs beaucoup moins voyant que la Card Captor Sakura ambulante.
Vous n'imaginez pas prendre le métro avec un Dark Vador et vous pouvez vous lamenter sur l'image donnée ainsi à la japanimation quand les hordes de shinigami et autres gothic lolita se sont déployés sur la ligne B du RER. Là encore, je voudrai relativiser les choses, justement par analogie avec le monde des fans de science fiction.
Les deux univers se ressemblent avec le système de conventions, des auteurs renommés, des déguisements et un parterre furieux de fans. De chaque côté, il existe des titres locomotifs tels que Stargate ou Star War, d'une part, et Naruto ou encore Death Note de l'autre. Néanmoins, la population fan de science fiction conserve un caractère plus élitiste que celle accro au manga.
Une connaissance qui a les pieds dans les deux domaines d'un point de vue professionnel, ne pouvait s'empêcher de fustiger la frilosité de la nomenklatura SF en France, comparé au plein d'énergie dégagé par la japanimation et son explosion commerciale. Entendre de tels propos surprend un peu mais nuance beaucoup la sempiternelle impression du "c'était mieux avant" dans notre passion.

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Saint Seiya - The Lost Canvas
Par Ludwig le Mercredi 16 juillet 2008 19:15 :: Manga
La trame de l'histoire provient, elle aussi, du manga original, étant donné que c’est Kurumada qui l'a créée : La guerre sainte ayant eu lieu 243 ans avant celle que nous connaissons, nous y est narrée. Il s'agit de la bataille entre les chevaliers d'Athéna et les spectres d'Hadès au XVIIIème siècle.
L'histoire se focalise principalement sur le chevalier Pégase de l'époque, à savoir Tenma, ainsi que sur deux de ses amis : Alone et Sasha. Concernant les personnages connus, Shion (bélier) et Dohko (balance) devraient être bel et bien présents et feront partie des saints qui lutteront durant cette bataille.
Je ne vous en dirai pas plus concernant l'histoire mais sachez que, comme à l'accoutumée, nous aurons droit à des combats épiques, de l'amitié et des retournements de situation. Tout ce que nous attendons d'un Saint Seiya en bonne et due forme!
Passons un peu à l'aspect général de ce manga : La mangaka Teshirogi Shiori - eh oui, il s'agit bel et bien d'une lady - offre un trait très facile d'accès et plutôt agréable. Alliant la fluidité du shôjô avec quelques récurrences kurumadaïennes - notamment dans les armures et dans le découpage de certains plans - son dessin donne vraiment vie à ce prologue de Saint Seiya.
Bien sûr, les qualités mais aussi les défauts de l'oeuvre originale sont dans ce manga et si vous cherchez quelque chose qui sort de l'ordinaire, allez voir ailleurs! Cela se lit bien et donne rapidement de bons points de repères. Bref, je pense que le fan de Saint Seiya y trouvera son compte.
Evidemment, nous n’avons encore que des deux premiers tomes, qui ne font que poser les bases de l'histoire et nul doute que beaucoup de fans attendront la suite pour se prononcer de manière plus poussée. Cependant, voici une valeur sûre pour tous les aficionados de Myth Cloth qui s'approprieront bien plus facilement cette oeuvre que Saint Seiya Episode G, autre manga dans l’univers Saint Seiya.
Kurokawa nous gratifie de cette édition en sortant les deux premiers volumes d'un coup. Mine de rien, cet éditeur entre petit à petit dans la cour des grosses maisons avec ce que nous pourrions appeler une licence importante.

Post Scriptum:
Pour vous faire votre propre idée du manga, un extrait des premières pages de Saint Seiya - The Lost Canvas est accessible depuis le site de Kurokawa
http://www.kurokawa.fr/shonen/fiche/271/saint-seiya
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Les anime de l'été 2008 (1/2)
Par Pazu le Dimanche 13 juillet 2008 20:40 :: Découvertes
Chocolate Underground a un format pour le moins spécial car chaque épisode dure moins de cinq minutes, ce qui ne pose guère de problème à être diffusé en streaming sur Yahoo Japan. Takayuki Hamana, déjà réalisateur de Prince of Tennis, entre autres, dirige là une histoire qui se déroule dans un Japon, qui instauré la prohibition…sur le chocolat. Accusé de tous les maux, les tablettes de cacao sont interdites de consommation et remplacées par d'immondes biscuits, dont les mérites sont vantés par le gouvernement. Dans ce contexte, deux adolescents fréquente une boutique spécialisée dans les friandises, plus par intérêt pour la vendeuse que par les produits qu'elle peut encore vendre. Cependant, une rumeur circule sur une usine secrète qui fabriquerait encore du chocolat.
Le premier épisode annonce la couleur avec une véritable opération aéroportée rocambolesque des forces spéciales, pour s'attaquer à un malheureux couple en possession d'une plaque du malheureux sésame. Le scénario s'amuse à pousser le bouchon plus loin en présentant la propagande télévisée, qu'il est impossible techniquement de zapper, ni même possible de couper le son sur les postes de télévision. A la vue des premières scènes, Chocolate Underground ne restera pas dans les annales, bien que le concept se veuille original à défaut d'être novateur,
L'histoire de Koihime Musô s'appuie sur un thème éculé : Les aventures d'un groupe de guerrières qui combattent pour la justice, dans un monde du moyen âge, en extrême orient. Kanu est une guerrière redoutable à la lance, qui voyage de ville en ville et terrasse les bandits qui se dressent sur son chemin. Pendant une escale de son périple, elle croise Rin Rin, une toute jeune fille orpheline qui s'est proclamée chef de bande à la tête de quelques gamins du village et qui fait les quatre cents coups. Le chef du lieu veut dépêcher ses soldats pour arrêter la jeune rebelle mais Kanu le convainc de lui laisser la tâche, qui s'avère moins facile que prévu car Rin Rin est aussi une experte à la lance, malgré son jeune âge.
L'anime commence doucement en introduisant un à un tous les protagonistes et leurs spécialités et le premier épisode ne mentionne même pas l'intrigue générale. J'ai l'impression de me retrouver devant un spin off de Sailor moon, tout au moins en ce qui concerne l'ambiance. Vous avez aussi un zeste de fan service avec quelques remarques bien senties sur le tour de poitrine de Kanu mais ce n'est pas trop prononcé.
Ce qui n'est pas le cas de Sekirei, où une scène sur deux est l'occasion de voir l'héroïne exhiber ses formes généreuses, soit parce qu'elle est dans une position compromettante ou qu'elle a été victime de dommages vestimentaires aux endroits stratégiques. Je vous dit quelques mots concernant le scénario quand même : En 2020, dans la capitale, rebaptisée capitale impériale de Shintô, Minato Sahashi s'interroge quelque peu sur son avenir car il a échoué pour la deuxième fois à ses examens d'entrée à l'université. Cependant, il n'a guère le temps de s'en inquiéter car une superbe créature, Musubi, tombe du ciel et vient le percuter. Elle est pourchassée par deux jumelles qui l'attaquent à l'aide d'éclairs.
La jeune fille s'échappe en emmenant Minato avec elle et elle finit par loger chez lui. Le jeune homme s'aperçoit finalement qu'il s'est fourgué dans une lutte étrange où 108 combattantes de la même espèce que Minato, doivent s'affronter entre elles. Les toutes premières scènes de l'introduction peuvent faire croire que l'anime est peut être plus dramatique que le ton burlesque le laisse penser en ce moment, mais j'ai quelques doutes.
Jusqu'à présent, vous constatez que vous n'avez pas grand-chose à vous mettre sous la dent mais la situation n'est pas désespérée. Voici d'abord Telepathy Shôjo Ran, a.k.a Ran la fille télépathe, qui présente un peu plus d'intérêt. Cette fois-ci, il est question de Ran Isozaki, une collégienne en première année qui possède des pouvoirs surnaturels. Elle les utilisent inconsciemment, en mettant les résultats sur e compte de l'instinct ou de son sicième sens, et elle vit une existence paisible entourée par ses amis, notamment Rui, son ami d'enfance.
Ran est cependant repoussée dans ses retranchements, lorsque Midori Naha intègre sa classe, suite à un transfert. Midori a également des pouvoirs et contrairement à Ran, elle en abuse abondamment et sciemment, quitte à en faire un mauvais usage. Les épisodes initiaux ne devraient pas préfigurer le schéma de la suite de la série car les flyers vantant le titre, présentent les deux filles antagonistes comme des associées devant mener des enquêtes ensemble.
Natsume Yûjin Chô est un titre prometteur, bien que son concept ne soit pas très original. Takashi Natsumi est capable de voir les monstres surnaturels qui peuplent les contrées. Considéré comme étant perturbé pendant son enfance à cause de ce qu'il voyait, il ne s'épanche plus sur ses capacités et vit au quotidien sans s'occuper particulièrement des esprits. Un jour, il délivre par erreur un démon chat qui lui apprend l'existence du livre des amis, tenu par sa grand-mère, Reiko, qui voyait, elle aussi, les esprits. A son époque, elle s'amusait à défier les esprits qu'elle rencontrait et une fois vainqueur, elle inscrivait leurs noms dans son calepin. Ils devenaient ainsi ses servants. Le détenteur du livre a ainsi une armée potentielle à son service.
Takashi redécouvre l'objet dans les affaires de la famille et entame une quête pour rendre les noms à leurs propriétaires. Il s'associe avec le démon chat qui peut se transformer en un monstre beaucoup plus puissant à l'occasion. L'association est classique mais le ton décalé, l'humour léger et le côté tranches de vie rappellent beaucoup plus l'excellent Kamichu! que l'increvable Inu Yasha, par exemple. Via les rencontres avec les anciens amis de sa grand-mère, Takashi en apprend un peu plus sur le passé de celle qui lui ressemble le plus.

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Optimisez les pages web de votre site manga
Par Pazu le Vendredi 11 juillet 2008 23:06 :: Webmastering
Bien entendu, nous pourrions traiter en premier lieu de la disponibilité d'un site car tomber sur un serveur qui ne répond plus est beaucoup perturbant que d'observer une légère impression de ralentissement. Cependant, nous tombons là dans des problématiques, qui se résolvent via des investissements dans des serveurs doublés ou des technologies musclées pour obtenir une haute disponibilité. Cela requiert des moyens que même une petite entreprise ne peut pas toujours se permettre.
Non, le sujet abordé reste le simple chargement des pages. La remarque peut prêter à sourire dans l'internet actuel où l'ADSL et les fibres optiques ont relayé la quasi-totalité des modems 56K au placard. Là, où vous faisiez attention à éviter une image de fond, vous vous lâchez maintenant en proposant de la vidéo et des flux audio, quand ce n'est pas une animation Flash, maintenant que le support est largement diffusé et lisible chez les utilisateurs.
Et pourtant, vous devriez encore vous méfiez du comportement des utilisateurs. Alors qu'avec un 56k, il était admis qu'une page commence à être longue à charger au bout de cinq secondes, les codes se sont durcis considérablement dans l'univers des autoroutes de l'information. Dès que vous dépassez la seconde pour charger une page, vous avez l'impression d'attendre et même si le chargement ne dure qu'un dixième de seconde, vous le sentirez encore. Obtenir un résultat en dessous de ces cent millisecondes est une gageuse quand vous savez que le réseau à un temps de latence normal de quelques dizaines de millisecondes pour atteindre des serveurs distants.
Ceux qui se sont mis à concevoir des sites dynamiques à coups de PHP ou de système de gestion de contenu clef en main, ont pu constater que les performances sont difficiles à tenir à terme, quand le contenu et le nombre de lecteurs augmente. La faute à la génération à la volée des pages avec moult interrogations d'une base de données. A moins d'avoir une bête de course, le serveur met quelques temps à mouliner et sert la page moins vite qu'un moteur web qui ne crache que des pages statiques.
Là, la parade consiste à optimiser son code et à jouer habillement des options de cache disponibles suivant les systèmes. Une fois vos solutions élégantes mises en place pour écourter la génération, vous pensez sans doute avoir fait le maximum. Erreur et même pire : Les spécialistes de chez Yahoo, très portés sur ce sujet, nous avancent que le temps de construction des pages ne contribuent qu'à 20% du temps d'attente et que les 80% restant résultent de l'affichage de la page créée, donc du transfert du résultat vers le navigateur.
La remarque surprend car vous avez plutôt tendance à remarquer que votre site rame quand la base est surchargée et que le serveur n'arrive pas à suivre. Pourtant lorsque tout va bien et que les temps de réponse sont en dessous de la seconde, vos performances sont peut être deux fois moindre qu'elles ne devraient l'être, si vous vous en étiez souciés.
La littérature sur le web vous présente de nombreuses règles, qui sont plus ou moins empiriques, à l'image des recettes pour bien référencer son site. Non seulement, certaines écoles s'affrontent quant à certains points mais en plus, les situations diffèrent suivant les sites. Une règle peut être intelligente à suivre dans 90% des cas mais votre page peut se trouver dans les 10% restant, où il ne faut surtout pas l'appliquer.
Une partie des recommandations concerne le paramétrage de serveur avec des caches ou des modules de compression à activer, pour ne citer que les items les plus simples à manipuler au niveau du serveur. D'autres conseils insistent sur l'envoi de l'en-tête des pages avant d'avoir fini de les générer complètement. Tout ceci peut vous dépassez mais retenez que la plupart des conseils sont beaucoup plus simples à mettre en oeuvre et ne concernent que le code de la page web elle-même.
Sachez en plus que des outils existent pour analyser le temps de chargement d'une page, en distinguant le cas d'un fichier qui est chargé la première fois du cas où les images sont déjà en cache par exemple. Citons parmi eux, Yslow, toujours porté par la fameuse équipe de spécialistes chez Yahoo. Yslow a la forme d'un prolongement d'extension sur le navigateur Firefox. Il donne une note quant aux principales règles énumérées et il déduit quelques statistiques dont un graphique des temps de chargement des différents éléments de la page.
Prenons le cas de la page d'accueil d'Animint, avec l'apparence actuelle mais sans optimisation particulière. Première alerte, les appels aux javascripts sont en haut de la page. Normal, étant donnés qu'ils étaient dans l'ent-tête et que point de vue codage, cela me parait toujours plus propre de les placer ici sans avoir à rajouter des codes d'exclusion pour ruser avec le format XHTML strict.
Cependant, pour éviter des conflits potentiels au moment de l'interprétation, un navigateur se concentre pour télécharger séquentiellement les scripts, voir pire, il peut bloquer le chargement en parallèle des autres éléments. Ainsi pendant que le long appel à Google Analytic se fait, les images ne se chargent pas et l'utilisateur attend.
Placer les scripts à la fin du code, les font se charger en dernier et toute la page a le temps d'apparaître avant qu'ils ne s'exécutent. Le bémol est qu'il n'est pas toujours possible de déplacer tous ses scripts en bas et dans le cas d'un outil de statistiques, si nous tombons sur un visiteur qui clique plus vite que son ombre, sa visite peut ne pas être comptée car le script n'a pas le temps d'enregistrer la visite avant que l'utilisateur s'en aille.
Autre point à mentionner : Les images. N'étant pas un ayatollah de la page ultra light, je considère comme acceptable la taille des images de la page d‘accueil d'Animint, surtout dans notre monde moderne fait d'ADSL et de fibres optiques. Elles représentent un peu plus de cent kilos octets en comptant les images de fond utilisées dans les feuilles de style, qui permettent d'avoir les cadres arrondis jaune, vert ou bleu, ou encore la barre de navigation avec les visages de personnages d'anime.
Là, où le bat blesse, c'est le nombre total d'images en lui-même, des images dont la plupart sont justement appelés par les fichiers CSS. A chaque chargement, il faut plus d'une quarantaine d'aller retours avec le serveur pour appeler ci et là, une image ou un autre type de fichier et ceux, rien que pour la page d'accueil.
Le fait que les images soient mises en cache par défaut dans le navigateur ne change rien car faute d'indication sur le temps d'expiration des éléments, le navigateur demande quand même au serveur si elles ont bougé. Une grosse partie de ces requêtes s'effectue en parallèle mais il y a une limitation au nombre de requêtes possibles en même temps, qui fait qu'elles se suivent par lot, et forcément cela allonge le temps de chargement.
Le moyen pour optimiser ce point est ultra classique et consiste à regrouper les diverses icônes dans une seule image – appelée sprite dans ce cas -, qui est chargée une seule fois puis montrée par portion suivant l'icône que nous souhaitons faire apparaître. Ainsi, les divers bords des cadres sont concentrés dans une seule image et au gré des éléments de la feuille de style, je fais apparaître une portion limitée de l'image générale.
Là encore, il existe quelques petits bémols : Il faut savoir assembler ses icônes intelligemment pour ne pas aboutir à un énorme fichier dont le chargement serait plus long que des appels séparés aux images. L'utilisation d'un sprite complexifie ensuite la gestion des styles et j'ai d'ailleurs un problème pour faire afficher correctement les bords de cadres sous Internet Explorer, en faisant appel à cette méthode au sein de la feuille de style d'origine de la page d'accueil. Le recours au sprite a cependant l'avantage d'être compatible avec tous les navigateurs récents, en pratique.
Pour Animint, le nombre d'appels au serveur au niveau de la page d'accueil a été divisé par deux, rien qu'en regroupant quelques icônes et les bords de cadre, si nous considérons le cas d'un visiteur qui n'est jamais venu avant. La méthode d'optimisation est triviale si vous faites souvent appel aux images de background dans vos feuilles de style.

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Japan Expo 2008 - L'aventure continue (1/2)
Par Pazu le Mardi 08 juillet 2008 01:33 :: Manifestations
Je me rends à Japan Expo en général le samedi après midi, une fois que les queues se sont écoulées et je n'y passe vraiment une journée pleine que le dimanche. Cette année, les annonces et les quelques invités prestigieux m'ont incité à faire un tour du côté de Villepinte, dès le vendredi après midi.

De mon point de vue, Japan Expo 9 a commencé dès mardi soir avec une réception plus formelle que la conférence de presse annuelle, qui rassemblait quasiment plus de japonais que d'européens, la plupart des staffs des éditeurs étant très occupés à préparer les stands. Il s'agissait juste de quelques discours sans informations extraordinaires mais c'était l'occasion de côtoyer le principal invité, Kazuo Koike, que je n'ai pas revu sur le site du festival. L'autre invité - surprise celui-ci, dans le cadre de cette invitation – était Go Nagai.
C'est d'ailleurs lui qui a marqué l'après midi du vendredi, avec une conférence publique, qui était relativement intéressante, avec un public de connaisseurs qui posaient des questions pertinentes sans tomber dans les méandres d'un trip d'otaku. Certes, le staff a éludé la première question dérangeante à propos de l'affaire des droits inhérents à Goldorak mais j'ai trouvé Go Nagai plutôt loquace quant aux autres sujets abordés. Il a par exemple expliqué comment est née Kekko Kamen, la super justicière friponne, qui était pour lui une blague parodiant Gekko Kamen. Le concept a cependant enthousiasmé son éditeur qui l'a poussé à en faire un vrai manga.

Une autre invitée a fait sensation mais celle-ci est plus franco française avec une Dorothée qui a enchaîné trois heures de dédicaces, embrassades et photos avec ses fans. Ambiance assez surréaliste, où la séance commence dans le local surélevé avant d'atterrir sur une petite table en plein milieu de l'allée.

Mon vendredi était plutôt axé sur la découverte des stands et il est vrai que c'était encore plus spacieux que l'année précédente. L'inconvénient que j'ai trouvé, c'est qu'il était plus difficile de se repérer malgré les quelques cartes disséminées ça et là. Outre l'amphithéâtre principal de dix mille places, toute une partie de la convention était regroupée dans une aile, coupée du reste.
La partie centrale comportait sur l'entrée principale les boutiques de japanimation ainsi que les éditeurs manga et vidéos. Quelques rayons de stands spécialisés dans les vêtements les séparaient de l'ensemble des fanzines, avant d'atteindre le Manga Café puis un espace Nintendo qui mettait en avant des nouveautés Pokemon. Outre le Pikachu qui s'est baladé pendant tout le festival, il y a eu un déploiement massif d'oreilles en carton de l'animal jaune et noir parmi les visiteurs du festival.

Une partie des développeurs du dernier opus sur DS a d'ailleurs fait le déplacement et effectué une présentation dans l'espace de conférence le samedi midi. C'était une belle présentation marketing à laquelle vous prêteriez peu d'attention si vous ne vous y intéressez pas du tout. En revanche, le fan devait être content car ils ont distillé pas mal d'information et ils n'ont pas hésité à improviser une séance de dédicaces à la fin de la conférence, sur les guides gratuits qu'ils distribuaient.
La conférence des gens d'Aniplex / A1. Picture était également très sympathique dans l'esprit car les invités japonais étaient venus avec quelques cadeaux, qu'ils ont fait gagner aux spectateurs en organisant une tombola. Parmi les lots, vous aviez des posters dédicacés de Ookiku Furikabutte par exemple. A cette occasion, ils nous ont rappelé qu'un autre grand événement avait lieu en ce moment, à savoir l'Anime Expo à Los Angeles et qu'ils avaient préféré venir à Japan Expo. D'un autre côté, c'est logique d'un point de vue business car AX ne fait que quarante mille entrées et c'est de bon augure pour de futurs invités de marque.
L'autre élément marquant du salon était le stand Ankama, qui a aussi fait les chose en grand en proposant un espace de projection d'avant première de Wakfu en plus d'un espace boutique et de terminaux pour découvrir Dofus, sans oublier un espace concours de dessins (coucou Kosal) et un présentoir pour les dédicaces (coucou Rafchan), avec un minimum de couverture par Nolife. Le phénomène n'était pas tellement de voir des personnes s'agglutiner car vous n'en êtes pas à une file près de cent personnes entre les cosplays, les projections, les concerts ou les dédicaces, mais cette queue là, était pour la partie uniquement boutique. Tant mieux pour eux.

Plus loin se tenait un espace réservé au cosplay avec non seulement les vestiaires mais une scène pour permettre à n'importe quel cosplayer de défiler sur scène, avec un minimum d'organisation sans la lourdeur et les contraintes des créneaux des concours. C'était l'endroit privilégié pour prendre les photos et bizarrement la scène a aussi accueilli des concours plus officiels tels que le premier passage des candidats du World Cosplay Summit (W.C.S.) ou le cosplay Tonkam, sans qu'il n'y ait la foule immense de l'amphithéâtre.

J'ai commencé mon samedi par quelques conférences publiques, notamment celle de Takeshi Obata, l'auteur d‘Hikatu no Go et de Death Note. J'avais un peu peur de la foule car l'espace conférence est plutôt succinct et devaient se succéder Obata, Yoshiyuki Sadamoto (Evangelion, Nadia) et Munehisa Sakai (One Piece) alors que le seul événement important à pareille heure était le cosplay hors asie, beaucoup moins prisé que les concours sur les thèmes japanimation, visual et jeux vidéo.

Yoshiyuki Sadamoto s'est également montré plus abordable pendant sa conférence, tout comme Munehisa Sakai qui est apparu quelques heures après, avec des personnages de One Piece. Notez également quelques espaces d'exposition sur le salon, notamment pour mettre en avant les quarante ans du Shonen Jump.

Ailleurs, l'après midi était particulièrement bondé avec du monde vraiment partout selon les dires d'un membres du staff du festival, qui devait connaître là une poussée d'adrénaline à suppléer ses collègues en difficultés. Le festival devrait annoncer fièrement un objectif de nombre de visiteurs très largement dépassé.


J'ai clos la journée en passant par l'espace jeu vidéos dans l'aile un peu à part de la Japan Expo où prône le stand Beez / Bandai, où se formait deux ou trois fois par jour une queue de visiteurs avides des distributions gratuites de maquettes. Les autres aires partagées entre Wii, PS2 et autres XBox 360 proposaient plusieurs nouveautés mais je suppose que cela était moins riche qu'un festival spécifique aux jeux vidéo. C'était l'occasion de faire tester le jeu sur Wii de pom pom girl par une animintienne, après un petit tour sur divers jeu autour d'un tapis Wii pour duo.

Les queues du matin le dimanche impressionnent toujours autant mais cette année, je n'ai eu que des échos positifs pour la facilité avec laquelle les visiteurs pénétraient le matin, malgré l'affluence. Peut-être avez-vous eu un autre son de cloche ou une toute autre impression. Voir certaines allées vides à l'ouverture fait bizarre quand nous comparons au samedi après midi.

Cependant, les artères se remplissent très vite et même les allées autour des stands orientés culture Japon pure, mais proches des boutiques ont saturé. En passant devant la salle de conférence du lieu, je me suis arrêté pour écouter un cours rapide mais très instructif sur le port du kimono. Les autres groupes d'art martiaux ont été refoulés cette année dans l'autre halle, derrière les jeux vidéo.

Ainsi, quelqu'un intéressé par la branche culture devait presque traverser l'intégralité du festival pour assister à une conférence sur le Japon, puis à une démonstration ou un atelier d'art martiaux. Dommage quand même. Se forcer à vous y rendre vos fait découvrir qu'il y a d'autres endroits pour se restaurer avec mille fois moins de queue que dans le hall central, même si les prix de la victuaille vous font toujours bondir.

A treize heures commençait le cosplay groupe dans l'amphithéâtre, le clou du spectacle dans le domaine, avec en plus en guise de prolongation, les prestations des concurrents du W.C.S. Les détenteurs de billets privilèges pouvaient court-circuiter la longue file d'attente en serpent organisée à l'intérieur de la salle et avaient plusieurs rangs de sièges qui leur étaient réservés devant,...derrière la presse.
Les groupes les plus impressionnants ont été hélas les premiers à passer, ce qui a éclipsé quelque peu la prestation des autres. Le costume des groupes libres qui se promenaient dans la salon étaient parfois meilleurs que ceux qui ont défilé. Le niveau est cependant remonté d'un coup avec les défilés des candidats du W.C.S., même si certains numéros était au deçà de la beauté des costumes. A priori, la France sera représentée par un groupe Clover cette année.

Commentaires(6) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent
22-07-08 23:25 nana : coucou
20-07-08 14:53 nour : slt les manga je vous addors et je cherche à des nouvelles tofs ou vedeo de votre dessins annimées
15-07-08 15:39 Magda : Woaa vrément trop cool
31-05-08 22:37 bb king : c qd que vous nous filer les résultats de lanime rgand prix numéro 30?
31-03-08 22:13 Axou : mmmh du hentai ??? mdr
02-02-08 20:35 connexion12 : merci a tous laisser moi des commentaire
08-12-07 12:10 malick : je voudrai recevoir ce jeu hokuto
08-10-07 15:19 yaya : ta note" L'anime pour fan blasé" mdr
t'arrêtes de me décrire hein :p
29-08-07 18:34 Pazu : Ai no melody - la mélodie de l'amour, d'après le CD de la B.O. sorti en France.
29-08-07 14:26 jessica : J'aurai voulu savoir si vous saviez quel était le titre de la musique de fin du film Origine.
17-06-07 11:45 Pazu : Dans les librairies de BDs d'occasion (boulier, etc...) mais il y a peu de choix. Les depots ventes des conv sont mieux.
11-06-07 21:39 Amélie : Est-ce que qqun sait ou on peut trouver des mangas d'occasion à Paris?
09-06-07 14:31 Freddie : Y a plein de manga ici!
07-06-07 21:02 Pazu : Je vais essayer de décorreler la shoutbox des commentaires billet mais faur arrêter d'être bavare comme ça :)
06-06-07 21:08 Diyo : Impossible de laisser des commentaires sur le blog. Soit ils sont trop longs (et pourtant...), soit ils font référence à un site web (et pourtant)... C'est un peu strict... Bref, j'abandonne...
05-06-07 18:56 Pazu : Tous les liens sont désactivés dans les commentaires à cause des méchants robots spammeurs.
03-06-07 14:40 sed : bouh on ne peut pas mettre de trailers dans les commentaires ?? ben en tout cas skull man àl'air d'etre bien niveau graphisme ambiance rien qu'en visionnant les trailers :p quelqu'un à zyeuté les episodes ??
15-05-07 20:43 Pazu : J'ignore s'il y a site plus mondial à ce sujet là - Nous ne faisons déjà pas la Belgique ni la Suisse...
15-05-07 14:43 sanaa : salut a tous je veus savoir des infos s'il y a moyen de penser a vos fanes au MAROC et s'il aura une manifestation de japanimation.
12-04-07 17:25 Pazu : Vous avez la rubrique actualités du site pour voir les prochaines dates des conventions des mois à venir.
12-04-07 10:39 aymeric : je souhaites connaitre la prochaine exposition qui se tiendras dans le nord a vous lire merci
08-04-07 21:17 yoh : yeah le retour de la shout
02-04-07 15:32 0410yuna : Bonjour a tous! Je cherche des infos pour savoir quand aura lieu la prochaine manisfestation de japanimation sur lyon. Si quelqu'un a des renseignements merci de m'avertir.
17-03-07 16:31 Eichina : moi suis trop fan de shonen ai (ah ah ah) genre Kyo kara maou Gravitation, Loveless
01-03-07 00:09 Le+Mamelouk : Mon budget mangas a encore augmenté T_T
Faut que j'arrête de m'informer :p
28-02-07 23:34 Pazu : Chouette des lecteurs. Merci pour les compliments. Taifu a bien fait de nous envoyer ses nouveautés :P
28-02-07 21:19 Dromar : Merveilleuse idée en effet ^^
C'est un plaisir de lire tes critiques, particulièrement ces derniers temps.
28-02-07 20:41 Le Mamelouk : Merveilleuse idée que de nous faire découvrir des mangas peu connus ! :)
24-02-07 22:35 Marie-Pier Brien : Des Animes Manga
23-02-07 21:14 Makimimi : Vive le manga
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