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Le dernier origami de l'année 2009

Par Pazu le 31 décembre 2009 11:12 :: Japon :: 2 commentaires »

Je ne déroge pas aux bons marronniers bonnes traditions  et je profite du dernier jour de 2009 pour vous guider dans la conception d'un lapin, l'année dernière ayant été sous le signe du pingouin.

Le pliage est d'un niveau moyen et plus facile pour ceux qui savent déjà faire la grue – l'oiseau, pas l'appareil de levage. Il est tiré du site japonais Origami Club, où vous pouvez retrouver les indications sous forme de dessin.

Vous devez partir d'une feuille parfaitement carrée et vous installez sur une surface plane et rigide pour faire vos plis dans de bonnes conditions. Enfin, si vous commettez des imprécisions dans les étapes simples du début, tels que des bords ou des coins qui ne coïncident pas tout à fait, vous le paierez plus ou moins à la fin des manipulations.

La première étape consiste à rabattre les bords de la feuille sur le milieu mais uniquement pour marquer le pli.


Origami lapin 01


Vous faîtes de même avec le bas.


Origami lapin 02


Là, vous devez déplier, puis replier pour obtenir les petites saillies au milieu. La manipulation ressemble beaucoup à la figure de base pour faire la grue.


Origami lapin 03


 Vous rabattez le haut vers l'arrière.


Origami lapin 04

Vous rabattez les bords du haut vers le centre et la partie basse arrière vers le haut. Il faut garder la partie avant en bas. Là, ce n'est pas très explicite dans les indications du site d'origine.


Origami lapin 05

Vous pliez maintenant suivant l'axe de symétrie vertical. En appuyant bien, vous obtenez un triangle isocèle. La partie haute va correspondre à la tête et le bas au corps.

Origami lapin 06

Vous pliez le corps en accordéons pour marquer les plis.


Origami lapin 07


Vous faites de même avec le haut.


Origami lapin 08


Comme pour la finition de la tête de la grue, vous sortez la tête du lapin et vous faites pareil avec le corps, à coup de plis intérieurs dans un sens ou dans l'autre.


Origami lapin 09


Il ne reste plus qu'à donner un peu de volume aux oreilles. Vous avez votre lapin bleu.


Origami lapin 10

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Le manga La force des humbles

Par Pazu le 30 décembre 2009 11:12 :: Manga :: Aucun commentaire »

La force des humbles est un manga d'Hiroshi Hirata paru en France chez Delcourt en 2008. L'ouvrage de 300 pages est un recueil de 10 nouvelles dessinées entre 1991 et 1993, avec en bonus la première version d'une des histoires, qui remonte à 1961. Vous remarquez tout de suite que le trait de l'auteur à cette époque est très différent et tout le progrès qu'il a pu réaliser depuis, pas tellement sur son style de dessin proprement dit mais au niveau de la vivacité de sa mise en scène et de sa narration.

Hirata est classé parmi les maîtres du Gekiga, le manga réaliste et historique en ce qui le concerne. La force des humbles se déroule pendant le shogounat des Tokugawa et l'auteur relate le destin de personnages oubliés par l‘histoire officielle. Il ne s'agit nullement d'un exercice de style avant de laisser libre recourt à son imagination mais bien d'un travail d'orfèvre pour retrouver la trace de ses disparus dans des archives locales.

Dans son recueil, Hirata consacre une page aux recherches qu'il a pu faire pour chaque nouvelle, en expliquant les difficultés qu'il a rencontrer avant d'avoir suffisamment de matière pour construire son récit. Il en profite aussi pour approfondir le thème en mettant en scène un dialogue anachronique entre lui et son personnage, avec quelques pointes d'humour.

Les meilleures histoires relatent des sacrifices de soi au sens propre pour le bien des autres, en reprenant le code du Bushidô. Le premier chapitre, Là où Dôkei a pris racine, nous met tout de suite dans la bain avec une rivalité ancestrale qui dégénère entre deux villages. Dans le même registre, Le molosse fou et Dix ans, cinq cents koku, mettent en lumière les problèmes sociaux de l'époque. Le premier récit dénonce le gaspillage consenti par un seigneur qui nourri mieux ses chiens que ses hommes et le deuxième reporte un problème qui s'accentuera à l'ère Meiji : En temps de paix, les samouraï se retrouvent sans emploi.

La déchéance sociale du samouraï est un thème récurrent, que vous retrouvez dans l'excellent Guerrier Forgeron ou encore Ni l'un ni l'autre. Si le guerrier est déchu dans la société, il ne perd pas son sens de l'honneur et du devoir, quitte à en souffrir davantage. Les codes sociaux sont d'ailleurs souvent mis à mal et mis en exergue. Dans Le samouraï au brin de fil, vous pouvez vous gausser de ce maniaque de l'économat et de la tournure heureuse que prend sa manie, mais j'ai surtout retenu le reproche de ses pairs : Ils n'avaient que faire de son soucis de récupérer le bois mort sur son chemin mais ils répugnaient à la voir se baisser lui-même pour effectuer cette tâche, souillant, à leurs yeux, son statut de guerrier.

Plus étonnant, deux de ces récits historiques concernent des femmes atypiques. Dans La mère Hercule, il est question d'une châtelaine, non seulement dotée d'une force surhumaine mais empreinte d'une sagesse que n'a pas son propre fils. Rui, la beauté travestie, est une situation incroyable où le maître d'un dôjô est une jeune femme, qui prendra pour époux un homme qui pourra la vaincre aux arts martiaux.

Les sujets abordés, bien qu'ils suivent une certaine constante, sont donc variés et originaux. En revanche, le manga se lit difficilement d'une seule traite. Le rythme est inégal avec quelques passages qui tombent à l'eau. Des moments sont aussi trop vite raccourcis pendant la narration, vous faisant basculer d'un endroit à l'autre, sans trop saisir les tenants et les aboutissants. Enfin, les pages bonus de l'auteur après chaque couple de nouvelles, tiennent hélas plus de la péroraison que de la postface captivante, si ce n'est qu'elles rendent justice à la qualité de ses recherches.

En conclusion, La force des humbles est une bande dessinée intéressante à lire, notamment si vous découvrez ainsi Hiroshi Hirata. En revanche, si vous avez déjà lu L'âme du Kyudô ou encore plus récemment L'incident de Sakai et autres récits guerriers, des recueils du même auteur, vous serez peut être déçus par ce titre, dont l'intensité du récit est moindre, dans son ensemble.


La force des humbles

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L'Animage de décembre 2009

Par Pazu le 28 décembre 2009 18:12 :: Découvertes :: 1 commentaire »

A l'image de sa couverture, l'Animage de décembre 2009 consacre un article conséquent sur le premier film de Macross Frontier, Itsuwari no Utahime, sorti le mois dernier. Il en vient à passer au crible la compilation de titres de Macross Frontier chantés par May Nakabayashi, qui double Sheryl Nome pendant les chansons. A la fin, vous pouvez voir un assortiment de modèles réduits de Valkyries.

La suite du magazine reprend son panorama traditionnel des séries encore en cours au mois de décembre: Hetalia Axis  Powers, Inuyasha Kanketsu-hen, To Aru Kagaku no Railgun, Darker Than Black - Ryûsei no Gemini, Seitokai no Ichizon, Fairy Tail, Fullmetal Alchemist – Brotherhood, Seiken no Blacksmith, Aoi Bungaku Series et Umineko no Naku Koro ni. La seule originalité est d'avoir des illustrations spéciales Noël pour certaines séries. Dans le lot, les rédacteurs arrivent encore à insérer des pages sur Gundam 00 et Code Geass.

Question nouveautés, le journal s'attarde un peu sur The King of Eden, le film qui fait suite à la série Higashi no Eden et qui était prévu le 28 novembre dernier. Le film de Fate/stay night, Unlimited Blade Works, a juste droit à une double page, avec une micro interview d'une des doubleuses. Le film sort le 23 janvier 2010. C'est autant que l'espace consacré à Durarara, la série adaptée d'un roman de l'auteur de Baccano! et dont le character design d'origine est signé Suzuhito Yasuda, mangaka de Yozakura Quartet. Quant à l‘article sur le long métrage qui marque le retour du croiseur spatial Yamato le 12 décembre, il tient sur une seule petite page.

L'interview du mois concerne Takashi Ikehata, dont les premiers pas dans l'industrie de l'animation remontent à 1985. Son ascension au poste de réalisateur à part entière est cependant relativement récente car les premiers anime qu'il a dirigé seul, datent d'après l'an 2000. Il est le réalisateur de Hikari to Mizu no Daphne et plus récemment de Genshiken. Il est aussi derrière Taishô Yakyû Musume, l'histoire d'une équipe féminine de baseball, en 1925.

La rubrique news du magazine comporte quelques productions de 2010 mais quasiment plus rien sur les nouveautés de janvier. Le premier encart concerne le film Loups-Garous, qui réunit plusieurs membres de l'équipe de Blood+ de chez I.G. production. Les suivants traitent rapidement du prochain film de Trigun – sans encore de date annoncée - et du long métrage La disparition d'Haruhi Suzumiya, prévu pour le 6 février 2010.

A l'occasion des 10 ans de Yu-Gi-Oh!, un film est programmé le 23 janvier 2010: Chô-Yûgô! Jikû o Koeta Kizuna est un cross over entre 3 séries télévisées de Yu-Gi-Oh! dont les héros apparaissent dans le film anniversaire. Le 6 mars 2010, devrait sortir une version en film des 6 OAVs de The time of Eve et le premier volet des OAVs de Gundam UC est annoncé pour le 12 mars 2010.

Enfin, à l'avant dernière page, dans le classement mensuel des meilleurs personnages, tout genre confondu, Yui Hirasawa de K-On s'accroche à sa première place mais elle est talonnée de près par des protagonistes de... Hetalia Axis Powers.


Animage décembre 2009

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Le double DVD Cinema Symphony, concert de Kenji Kawai

Par Pazu le 23 décembre 2009 23:12 :: Musique :: 2 commentaires »

Kenji Kawai est l'un des compositeurs japonais de musique de film les plus connus – avec Ryûichi Sakamoto et Joe Hisaishi – et traditionnellement lié avec le réalisateur Mamoru Oshii. C'est d'ailleurs pour Akai Megane, le premier long métrage live d'Oshii, que Kenji Kawai se lance dans la musique de film en 1987, avec des expériences derrière lui sur des bandes originales pour anime (Dream Hunter Rem, Maison Ikkoku, Devilman, Twilight Q).

En 2007, il fête donc ses 20 ans de carrière dans la musique de cinéma et pour l'occasion, il a donné un de ses très rares concerts et le premier avec un orchestre d'une centaine de musiciens, auquel vous rajoutez des choristes et une chorale de chant traditionnel. Kenji Kawai a mis quelque temps à monter le projet mais au bout de plus d'un an de labeur,  l'événement a lieu le 4 novembre 2007 sur la scène majestueuse du Pacifico Yokohama.

La prestation de près de 2h30 a été filmée et est disponible au Japon dans une édition double DVD, chez Pony Canyon, avec un prix neuf plutôt élevé : 8 190 yens (~63 EUR). Le DVD est DTS avec tout ce qu'il faut, mais le début laisse un peu à désirer avec plusieurs prises de vue floues, des effets visuels pas forcément intentionnels de la part du réalisateur.

Dans la première interprétation de Hyakkin, une chanson tirée de Mezame no Hakobune, le niveau des voix est visiblement trop en deçà de celui des instruments. Heureusement, le morceau est repris en guise de final et l'écoute est plus agréable dans la deuxième version.

Voilà pour les quelques points négatifs. Question contenu, Kenji Kawai avait l'embarras du choix, avec la collection prolifique de films qu'il a pu illustrer musicalement. Le nombre  de bandes originales d'anime à son actif est également remarquable et il est toujours étonnant de découvrir qu'il est derrière un bon nombre de titres.

Autant, pour Ghost in the Shell, Pat Labor et d'ailleurs tous les films de Mamoru Oshii, c'est archi connu mais pour d'autres c'est moins évident : J'avais zappé qu'il avait signé les musiques de Fate/stay night – il récidive d'ailleurs avec le prochain film qui sort en janvier -, de Gundam 00 ou encore de Higurashi no naku koro ni kai.

Dans un autre domaine, le voir apparaître dans les crédits d'Apocalypse, la 2ème Guerre mondiale, le documentaire passé sur France 2 en septembre dernier, surprend aussi. En film live, si vous excluez les productions d'Oshii, je retiendrai les 2 opus de Ring, Seven Swords et le deuxième film de Death Note.

Le concert comporte 23 morceaux, finalement très variés, même si la touche du compositeur se fait sentir partout. Vous avez des chansons, avec le générique d'Innocence par exemple ou encore celui de Gosenzo-sama Banbanzai, ou bien des morceaux uniquement joués. Les styles de musique se succèdent aussi : Les thèmes de Pat Labor, très modernes, contrastent avec l'interprétation de la soprano polonaise, Elzbieta Towarnicka, qui reprend son rôle dans le film pour interpréter un somptueux Voyage to Avalon.

Vous retrouvez bien sûr les titres phares de Kenji Kawai et notamment une nouvelle version du fameux Reincarnation de Ghost in the Shell. Le chant presque guerrier laisse la place à une mélodie plus douce, même si l'essentiel est conservé. L'auteur a réussi un beau travail en réarrangeant plusieurs de ses compositions tout synthé pour être joué avec orchestre.

Un écran surplombe la scène et  pendant les interprétations, des images du film dont il est question sont projetées dessus. Vous pouvez remarquer que pendant le générique de début du premier film de Pat Labor, le générique image est également projeté, l'orchestre respectant le rythme et la durée du morceau original.

Sinon, sorti des Ghost in the Shell, Pat Labor et Avalon, j'ai découvert de jolis titres et notamment un thème principal du film live de Death Note, que je n'ai jamais vu, faute de motivation.

Pendant tout le concert, Kenji Kawai reste sur scène et joue divers instruments, le plus souvent de la guitare mais aussi du piano et même des percussions. Il dit aussi quelques mots au micro pour introduire les morceaux qui sont joués mais aussi pour présenter et accueillir les chanteuses ou des musiciens solos comme le maître de wadaiko – tambours japonais.

J'ai cru percevoir une once de nostalgie lorsqu'il a amorcé shôjô no theme, issu du film Akai Megane, qui marque la date de son entrée dans les musiques du film.

Kenji Kawai n'a pas changé physiquement depuis que je l'avais vu pendant le festival des Nouvelles Images du Japon de 2001. Aussi humble sur scène qu'il avait pu l'être pendant les projections en France. Je garde aussi le souvenir qu'il avait fait le voyage à Paris avec une bobine de film dans ses bagages, qui a été diffusée pendant le festival. C'était la pré bande annonce de Pat Labor WXIII, alors que le film était encore loin d'être sorti au Japon. Des invités comme cela, vous en redemandez.


Kenji Kawai Cinema Symphony

Pour en savoir plus:

http://www.cinema-symphony.jp/ (JP)
http://www.kenjikawai.com/ (JP)

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Le retour des mots croisés sur Animint

Par Pazu le 19 décembre 2009 21:12 :: Webmastering :: 1 commentaire »

La lecture de ce billet du blog de Jevanni, glané via Aggregator Sama, m'a rappelé qu'Animint comporte une rubrique mots croisés anime manga depuis maintenant 6 ans et qu'elle est restée quasiment en l'état depuis sa création.

J'ai constaté également que l'applet d'origine – enfin, "appliquette", en bon québécois –  avait tendance à ramer à l'affichage avec les versions à jour de java installé sur les PCs. J'ai dépoussiéré ces pages du site, en appliquant le dernier design, au passage.

L'interface de jeu

Quelques recherches sur le web permettent de voir que l'offre d'interfaces dynamiques s'est étoffée pour les mots croisés. Plusieurs logiciels peuvent générer une version en javascript, plus sympathique à utiliser par le visiteur qui veut résoudre ses grilles en ligne. En revanche, un rapide coup d'oeil montre que les réponses sont en clair dans le code source de la page. Cela reste vraiment très basique.

Le plus étonnant est de voir que les applets sont toujours d'actualités dans ce secteur. Il existe plusieurs variantes commerciales ou gratuites, avec même maintenant des versions de mots fléchés.

Sinon, les défauts techniques sont toujours les mêmes :
  1. C'est long à charger et l'applet donne de l'inertie au navigateur.
  2. Un saut de page suffit généralement à tout réinitialiser et le joueur perd ce qu'il avait rempli dans la grille.  
  3. La page ne s'imprime pas.

Faute de mieux, je me suis rabattu sur une version de l'applet que j'utilisais déjà, mais avec un temps d'affichage bien meilleure que l'ancienne. Les boutons qui permettent de voir les réponses sont désactivés, afin de conserver le challenge. Il y a toujours une version image, pour pouvoir imprimer.

En revanche, il manque encore une fonction pour montrer quelles sont les erreurs dans la grille dynamique, quand vous soumettez vos entrées pour vérification globale. C'est énervant de ne pas savoir où vous avez pu vous trompez quand vous pensez avoir tout terminé.

L'interface de conception

Pour la conception de la grille, plusieurs logiciels existent aussi. J'ai vu sur le Blog de Jevanni des remarques qui regrettent une grille trop aérée et du coup, plus difficile à remplir. D'un autre côté, je comprends qu'il est délicat de trouver les bonnes combinaisons pour faire croiser des mots qui aient un sens et échapper aux pièges des syllabes polonaises, du style vous vous retrouvez soudain à devoir trouver un mot d'au moins 7 lettres, qui commence par "sclp" pour que cela "rentre".

A la main et de tête, il faut avoir l'habitude. Heureusement, la puissance de l'informatique est là et des applications digèrent  des dictionnaires entiers de 30 000 mots pour pondre automatiquement une grille. Mieux, dans notre cas où vous voulez faire des mots croisés orientés anime et manga, vous pouvez concevoir votre propre dictionnaire thématique avec des termes particuliers. L'ordinateur avale votre thème maison et calcule le contenu de la grille en piochant en priorité dedans, avant de remplir avec des mots issus du dictionnaire général.

Cela semble merveilleux sur le papier mais en pratique, le résultat n'est pas satisfaisant. Théoriquement, la grille est optimisée pour limiter le nombre de cases noires et avoir un maximum de mots issus du thème. Là n'est pas le problème. Le souci vient des mots bouche-trous, sur lesquels vous n'avez pas la main.

Vous vous retrouvez avec des termes que vous devez vous-même chercher dans un dictionnaire encyclopédique pour savoir de quoi il s'agit. Autant dire que cela irait à la rigueur pour un lectorat érudit, mais pas forcément à de simples lecteurs de mangas. Une solution serait de choisir un dictionnaire général, moins de haut de gamme, mais forcément, cela fait ensuite moins de possibilités pour optimiser la grille.

Là encore, je suis revenu à un outils basique, qui permet de concevoir la grille manuellement,  tout en ayant un dictionnaire intégré, qui propose une liste de mots qui conviennent au cas par cas. Je suis libre après de choisir un mot  "simple".

La conception

Plus que la grille, la qualité des mots croisés provient des définitions. Certes une partie des termes sont directement issus du vocabulaire anime manga, tels que les titres, les personnages ou les auteurs japonais, mais le gros du travail consiste à orienter des définitions de mots usuels à leur usage dans les anime manga. Votre grand-père trouvera la réponse très facilement si nous lui demandons un mot en 3 lettres qui veut dire copain. En revanche, il aura tout de suite plus de mal si nous lui indiquons Sailor Mercury, alors que vous aurez sans doute la réponse.

Après, il est délicat de trouver le bon équilibre entre définitions astucieuses et basiques. Il faut prendre en compte la disposition de la grille et vérifier que les mots difficiles à trouver ne sont pas bloquants, sinon votre lecteur va vite jeter l'éponge. Il faut également laisser le plaisir au joueur d'avoir déjoué votre piège.

Sur Animint, le niveau de difficulté dépend sans doute beaucoup de ce que vous avez pu lire comme manga ou regarder comme anime. Vous pouvez aller tester les nouvelles grilles.


Mots croisés anime manga

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Le guide d'achat manga pour Noël 2009

Par Pazu le 05 décembre 2009 13:12 :: Manga :: 1 commentaire »

Comme l'année dernière, je vous fais quelques suggestions si vous souhaitez offrir un manga.

Je mentionnerai d'abord quelques lieux communs, si jamais vous tombez sur cet article et que vous n'y connaissez vraiment rien, puis je donnerai quelques indications sur la méthode de sélection et enfin, j'aborderai la liste proprement dite.

Avant de commencer, je rappelle l'existence de l'outil Kelmanga.com, qui peut vous fournir une liste plus personnalisée à votre goût.

Ici, nous désignons par manga une bande dessinée japonaise, et non pas un dessin animés nippon, contrairement à ce qui se pratique dans les magasins en France. Comme n'importe quelle livre, chaque manga correspond à un public plus ou moins large. Vous trouverez donc des titres pour adulte, pour adolescent et même quelques uns pour jeunes enfants.

Au Japon, la production d'un manga est plus industrialisée qu'en France – même si les éditeurs français poussent à prendre le même chemin – et les auteurs peuvent sortir plusieurs tomes par an. Ils sont généralement tenus de fournir un chapitre entier par semaine, plus d'une quinzaine de pages, à leur magazine de prépublication. Une histoire peut facilement s'étaler sur plus d'une vingtaine de tomes, non pas avec des aventures indépendantes mais avec un récit complett en continu.

Concrètement, lorsque vous achetez un manga, vous devez prendre garde à quel tome vous prenez. Offrir le tome 15 à quelqu'un qui n'a pas les premiers volumes, n'aura pas de sens car il lui manquera le début de l'histoire. Pour bien faire, vous serez obligé de prendre les 14 tomes précédents, ce qui risque de faire mal à votre portefeuille.

Autre chose à savoir, les éditeurs français adaptent un bon nombre de mangas qui sont terminés au Japon. Quand une série est déjà terminée là-bas, vous avez une idée de ce que vous allez devoir dépenser pour arriver au bout. L'éditeur va aussi assez vite pour publier les titres. Sortir une adaptation est plus rapide que produire un manga original.

Cependant, il arrive souvent que le titre soit toujours en cours au Japon et là, vous ne savez pas jusqu'où vous vous embarquez. L'éditeur français finit généralement par rattraper la publication au Japon et vous devez attendre que l'auteur japonais ait fini de publier son tome avant qu'il ne puisse sortir en France. Nous passons généralement d'une publication mensuelle à une sortie tous les quatre mois, dans les meilleurs des cas.

Il reste aussi divers aléas, genre la publication s'interrompt au Japon. Elle peut également s'interrompre du fait de l'éditeur français, qui estime ne pas faire assez de chiffre d'affaire avec telle ou telle titre. Cela se traduit par des arrêts de commercialisation de séries en cours.

Voilà pour le b.a.-ba. Pour le choix des mangas, la sélection est très empirique. Outre un minimum de critère de qualité, j'ai pris des titres plutôt d'actualité et dont la série n'est pas trop avancée, si jamais il existe plusieurs tomes. En revanche, le critère de savoir si le titre continue toujours ou pas au Japon, n'est pas entré en considération.

J'aboutis à une liste de mangas assez hétéroclites, notamment au niveau des éditeurs.

Emma

Edité chez Kurokawa – Tomes parus : 10 (sur 10)

En fait, la série n'est pas encore complète à l'heure actuelle car le tome 10 doit encore sortir le 10 décembre. L'histoire principale s'étale des tomes 1 à 7. Les deux tomes suivants sont en fait des one shots, avec des personnages en liaison avec la trame principale, mais les histoires n'ont plus de rapport direct. Le tome 10 fait office d'épilogue en racontant le destin des personnages plus centraux.

L'histoire se déroule à l'époque victorienne en Angleterre, avec une romance entre une soubrette et un jeune homme de bonne famille. L'atmosphère est rafraîchissante, avec une association d'ambiance tranche de vie et de mélo drame amoureux. J'ai une préférence pour les petites histoires relatées dans les one shots.


Emma 10

Doubt

Edité chez Ki-oon – Tomes parus : 2 (sur 4)

Ambiance diamétralement opposée avec un titre noir, où des adolescents sont entraînés dans un jeu grandeur nature, dans lequel les perdants y laissent la vie. Chez nous, les règles rappellent le jeu de cartes les Loups-Garous de Thiercelieux, avec un prédateur caché parmi les victimes, qui se s'éliminent  les unes les autres.


Doubt 02

Black Butler

Edité chez Kana – Tome paru : 1 (série toujours en cours au Japon)

Son titre original est Kuroshitsuji – pas simple à prononcer – et son adaptation en dessin animé a connu un bon succès au Japon. Le shônen, i.e. "manga estampillé pour garçon", relate une situation incongrue avec un jeune maître richissime, secondé par un majordome démoniaque, le tout dans une maisonnée pleine de domestiques incapables.

Le manga joue habillement avec le mélange d'ambiance glauque et d'humour plus ou moins fin.


Black Butler 01


Fate Stay Night

Edité chez Pika – Tome paru : 1 (série toujours en cours au Japon)

Ce manga est loin d'être un chef d'œuvre, avec des dessins qui font sourciller parfois, mais cela reste une adaptation honnête de l'histoire originale du visual novel de Type Moon. Il y est question de compétition entre magiciens, secondés par des combattants d'outre tombe. Le schéma sent le vu et revu mais le développement arrive à casser la linéarité de départ, avec une belle romance à la clef.


Fate Stay Night 01

Switch Girl

Edité chez Delcourt – Tomes parus : 5 (série toujours en cours au Japon)

Attention manga shôjô à l'horizon, mettant en scène un couple d'élèves, qui cachent aux autres leur seconde personnalité. Switch Girl se démarque par un humour décapant, en menant sa barque tambour battant, sans une page de répit. Impressionnant.


Switch Girl 05

Otaku Girls

Edité chez Doki Doki – Tomes parus : 2 (série toujours en cours au Japon)

L'humour est au menu de chacun des tomes parus, sur fond de quiproquos entre des garçons amoureux et des filles uniquement accrocs d'histoires d'amours entre boys.  Connaître un peu la culture manga facilite la compréhension et permet surtout d'en apprécier la satire poussée à son paroxysme.


Otaku Girl 02


Dr Slump – Perfect Edition

Edité chez Glénat – Tome paru : 1 (sur 15)

Maintenant classique de chez les classiques, Dr Slump est le premier grand manga à succès d'Akira Toriyama, l'auteur de Dragon Ball. Les amateurs de l'univers bon enfant de Son Goku à ses début devraient apprécier l'univers d'Aralé et du professeur Sembei. Glénat a repris son adaptation avec un format de luxe, une nouvelle traduction et les pages couleurs d'origine.


Dr Slump 01

Honey Hunt

Edité chez Panini  – Tomes parus : 3 (série toujours en cours au Japon)

Le shôjô s'intéresse à l'ascension fulgurante de Yura dans le monde du show-business. La jeune fille s'est lancée dans ce projet ambitieux, par pure vengeance envers sa mère, qu'elle rêve de détrôner.  L'auteur s'ingénie cependant à dresser de nombreux obstacles sur la route de son héroïne, victime de brimades et d'autres joyeusetés. Les histoires à la Candy Candy persistent et signent.

Honey Hunt 03


The Legend of Zelda - Majora's Mask

Edité chez Soleil – One Shot

A défaut d'avoir un vrai titre senior dans cette sélection, voici un manga pour les plus jeunes. Soleil s'est lancé dans la publication de toutes les adaptations en manga des célèbres personnages de Nintendo et l'opus du masque de Majora  est réputée être le meilleur. Après, il faut espérer que sa sortie ne soit pas encore repoussée. Elle est prévue pour le 16 décembre.


Zelda


Code Geass - Nightmare of Nunnally

Edité chez Tonkam – Tome paru : 1 (série toujours en cours au Japon)

Le dessin animé Code Geass a fait un tabac avec un character design original signé par Clamp et un habile mélange de pouvoirs fantastiques, de folies, de jeux politiques et de science fiction. Je finis par perdre le fil des adaptations en manga et la dernière en date en France, donne une place prépondérante à Nunnally, la petite soeur de Lelouch, le protagoniste principal. Les premières pages fournissent une intrigue bien différente de l'histoire d'origine. Les fans devraient vraiment apprécier cette version alternative.


Code Geass Nunnally 01

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Edition 2009 du calendrier coquin de l'avent

Par Pazu le 02 décembre 2009 23:12 :: Divers :: 1 commentaire »

Je rappelle l'existence du site ics-base.net qui nous propose ses pin-ups de Noël, à découvrir – sans jeu de mot – jusqu'au 24 décembre, à raison d'une case par jour.

http://www.ics-base.net/xmas2009/

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