Animint
Anime & manga
L'Animage de novembre 2009
Par Pazu le 29 novembre 2009 11:11 :: Découvertes :: 1 commentaire »
Après suivent les traditionnels rapports, qui concernent les séries en cours de diffusion : Inuyasha Kanketsu-hen, Darken than Black Ryûsei no Gemini, Fairy Tail, Tegami Bachi, Queens Blade, Natsu no Arashi Akinai-chû, Nyan Koi et Gintama. Ce mois-ci, les auteurs de chaque article donnent aussi des informations sur les doubleurs, voire les ont interviewés, alors que ce sont plutôt les réalisateurs ou les producteurs qui sont à l'honneur d'habitude.
Le magazine parvient toujours à insérer quelques mots sur Gundam 00 et Code Geass, avant d'aborder les prochains films qui doivent sortir au Japon : Gekijô-ban Macross Frontier - Itsuwari no Utahime, sorti depuis le 21 novembre, Higashi no Eden – The King of Eden, paru hier, le 28 novembre, Break Blade, prévu pour 2010, Fate/stay night Unlimited Blade Works, programmé pour le 23 janvier 2010 et enfin Uchû Senkan Yamato Fukkatsu-hen, prévu pour le 12 décembre.
Nous avons un melting pot de séries en cours, terminées ou bien pas encore commencées. Fullmetal Alchemist Brotherhood n'a que 6 pages, mais c'est toujours 2 de plus que Bakemonogatari. Le journal revient aussi sur Taishô Yakyû Musume, la petite série de baseball historique, avant de passer à Seiken no Blacksmith et Durarara, une série qui débutera en janvier 2010.
Un dossier présente la nouvelle ère de la Toei Animation, au travers des dernières réalisations en date du studio : Fresh Precure, Kûchû Buranko, Mari & Gali et Negibôzu no Asatarô. Dans la liste vous retrouvez aussi Tobidasu! 3D Toei Anime Matsuri, une production en 3D qui regroupe un ensemble de courts et moyens métrages. Les expériences précédentes étaient limitées à des diffusions ponctuelles. Là, il s'agit d'une sortie au niveau nationale. Le 6ème titre mis en avant est Kaidan Restaurant, une série qui a commencé le 13 octobre dernier. Le dernier anime est Strong World, le prochain long métrage de One Piece, qui paraîtra le 2 décembre.
L'interview du mois est un entretien avec Yoshinobu Nishizaki, un producteur qui a défrayé la chronique pour avoir fait plusieurs passages en prison, sans oublier la banqueroute de sa société de production. Il est surtout connu pour être l'auteur de la saga Space Battleship Yamato et il revient sur le devant de la scène car il est aux commandes du prochain long métrage déjà cité, qui sort en décembre, Uchû Senkan Yamato Fukkatsu-hen.
Dans la continuité du numéro d'octobre, l'équipe d'Animage rapporte encore de nouveaux témoignages de sympathie pour Yoshinori Kanada, l'animateur décédé en juillet dernier. Après le programme télé détaillé, la rubrique news donne des indications succinctes sur les séries qui commencent l'année prochaine. Citons parmi elles, Nodame no Candabile – Final, Ookami Kakushi et Kaichô wa Maid-sama.
Notez enfin, que la place de numéro 1 dans le classement mensuel des personnages préférés – masculins et féminins confondus – est accordée à Yui Hirasawa de K-On, pour le troisième mois d'affilée.

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Le top 10 des scènes d'anthologie
Par Pazu le 18 novembre 2009 17:11 :: Découvertes :: 10 commentaires »
Préférer classer des extraits, plutôt que des titres complets diffère quelque peu et c'est encore plus subjectif et propre à chaque individu. Sur une seule scène, difficile de s'accrocher à quelques critères reconnus telle que la richesse de l'histoire. Il est parfois difficile d'expliquer pourquoi une scène vous émeut alors que votre voisin la trouvera quelconque, voire indigeste. Je me souviens d'être rester de marbre devant Mononoke Hime, alors que cela doit être le plus grand film d'Hayao Miyazaki, pour beaucoup.
De plus, avec le temps, vous avez tendance à oublier ce que vous avez visionné et vous pouvez omettre des scènes dans votre liste, alors que vous les avez vues et appréciées sur le moment. D'un autre côté, vous ne retenez vraiment que les images qui vous ont marqué. Si certains s'essayent à l'exercice sur leur blog, ils arriveront certainement à un choix de scènes et d'anime complètement différent.
10. Kamui no Ken – La formation de Jirô
Le film est une fresque épique des aventures du jeune Jirô à l'aube de l'ère Meiji. Dans l'ensemble, la longueur se fait sentir avec des excursions hors du Japon et des développements de l'histoire qui vous laissent perplexe. En revanche, de la réalisation de Rin Târo et des compositions musicales de Ryudo Uzaki, je conserve en mémoire du parcours endiablé du jeune homme, qui se forme au gré des saisons, au rythme des percussions et de chants guerriers.
9. Il était une fois l'homme – Le siècle de Périclès
Le jugement est sans doute faussé par l'intérêt porté à l'Histoire avec un grand H mais le talent d'Albert Barillé est d'avoir pu mettre en valeur la grandeur d'un moment en quelques mots. Son but était plutôt de raconter la vie au quotidien et du coup, les événements historiques se sont retrouvés condenser en une poignée de secondes.
Son sens de la formule était impressionnant, même si la voix de Roger Carel sert bien son texte. La période du 1er Empire est résumée en 30 secondes à la fin de l'épisode de la révolution française et une simple phrase vous donne l'essentiel "Bien avant le suicide collectif de 1914, dont vont émerger deux colosses, Napoléon dira : je laisse en mourant, deux vainqueurs, deux hercules au berceau, la Russie et les Etats-Unis d'Amérique."
Quasiment chaque épisode abonde de petites citations vives, qui marquent plus ou moins les téléspectateurs mais je retiendrai surtout la revue des hommes phares de la Grèce Antique, qui défilent à vitesse grand V, avant de s'attarder sur "Phidias le chef d'orchestre de tous ces chef d'oeuvre puis Périclès, le chef d'orchestre de tous ces hommes".
8. Gunbuster – Le retour
Je me souviens de la scène finale, pas tellement pour la chute proprement dite mais sans doute à cause de la transition musicale avec le générique de fin. A vrai dire, je n'y vois plus grande chose d'exceptionnel – d'autres anime ont des scènes similaires - mais la première fois que j'ai vu la scène, si, et l'impression est restée.
7. RahXephon – Le final de l'épisode 19
Ceux qui connaissent verront de quelle scène il peut s'agir mais là difficile de rentrer dans les détails sans donner un énorme spoiler. RahXephon est dénigré injustement pour avoir surfé sur la vague Evangelion mais j'apprécie le pseudo ersatz à cause de son intrigue, plus subtile finalement que le blockbuster de la Gainax. En revanche, c'est loin d'être un anime mémorable et je préfère revoir des épisodes d'Evangelion que de me retaper des rediffusions de RahXephon.
La fin de l'épisode Ami Bleu, beau et tragique, donne une autre dimension à la série, que je trouvais monotone jusqu'à alors. Cependant, dire d'une série qu'elle ne devient bien qu'à partir de l'épisode 19, ce n'est pas une série que vous aimez.
6. Tokyo Magnitude 8.0 – Le passé de la famille Onosawa
Le titre de la scène est volontairement mal choisi mais là, un titre plus précis vous spoilerait la série complète. Je n'aime pas franchement cet anime, où j'ai eu l'impression que les héros se donnaient un mal fou pour glisser consciencieusement sur toutes les peaux de banane qui s'offraient à eux. Cela me rappelle la fille de Jack Bauer dans 24 heures chrono.
Après, le passage qui revient sur le passé de la famille, le tout sur une excellente musique, m'a un peu réconcilié avec l'ensemble. Au moins, cela se termine en beauté. Cependant, c'est encore frais dans mon esprit et si j'avais fait ce classement un an plus tard, j'aurais peut être oublié cette scène.
5. Hotaru no Haka – Setsuko
Enfin un Ghibli dans le classement. Contrairement aux titres précédents, je ne me retiens pas pour dévoiler la fin parce que je suppose que vous avez déjà vu ce film, le Tombeau des Lucioles. Si ce n'est pas le cas, dépêchez vous d'aller découvrir le film et ne lisez pas le paragraphe suivant.
Il ne s'agit pas de la scène finale avec les fantômes des enfants mais des moments poignants précédents, où Seita s'occupe des obsèques de sa soeur. La musique accompagne admirablement la douleur de la scène, avant d'aborder l'instant où il dit avoir placé les ossements dans la boite à bonbons, en nous renvoyant aux toutes premières scènes où un garçon s'amuse à envoyer cette même boite dans les champs. Le bouquin présente les choses de manière plus terre à terre et de manière chronologique. Le film, lui, nous apprend ce qu'il y avait dans cette boite, qu'à la fin. C'est ce pincement en coeur, en découvrant le côté sinistre de la situation après coup, que j'ai retenu.
4. Honneamise no Tsubasa – L'histoire du monde parallèle
L'étoffe des Héros de la Gainax me laisse toujours dubitatif. Je qualifie le film d'excellent, avec des superbes images, une animation incroyable, une histoire intéressante et des personnages attachants. En revanche, il manque un petit quelque chose mais sans trop savoir quoi. Difficile de dire que c'est trop réaliste quand tout se déroule dans un univers parallèle. Peut-être trop sérieux ou trop sage alors.
Ryuchi Sakamoto a composé une très jolie bande originale, qui se remarque quand vous êtes scotché devant le film, notamment pendant une scène assez longue, où les auteurs ont fait défiler toute l'histoire de l'humanité du monde parallèle. Les préceptes religieux m'avaient parus soporifiques, mais j'ai trouvé cette scène ingénieuse, en faisant sans doute inconsciemment l'analogie avec le générique de début d'Il était une fois l'homme.
3. Kimagure Orange Road – Episode 37
Nous abordons le trio de tête de ce top 10, avec en troisième position un autre moment, où vous revoyez le vécu des personnages, à savoir ici le passé commun entre Kyôsuke et Madoka, qui prend la forme de photos qui défilent. A l'époque, le plus frustrant a été d'attendre que le morceau de musique sorte en CD. Il n'était pas dans les 3 Sound Color mais uniquement dans Singing Heart2 Sweet Memories, l'intégrale sorti bien des années après.
2. Tenkû no Shirô Laputa – La découverte de Laputa
Evidemment, ce film, le Château dans le ciel, m'a plutôt marqué – Pazu c'est normalement plus facile à deviner d'où c'est tiré que Sakura – et par rapport à d'autres Ghibli, j'apprécie qu'il y ait une histoire conséquente. Le moment magique est la découverte du château, à la fois ruine envahie par la nature mais aussi vestige magnifique d'une gloire passée, le tout sur le thème principal du film, composé par Joe Hisaishi.
1. Seikai no Monshô – Episode 5
J'aime bien Crest of the Stars, avec sa dimension épique et ce côté noblesse chevaleresque dans un univers de science fiction. La réputation de la famille Abriel, ainsi que la rivalité ancestrale vis-à-vis du clan Spoor, sont succulentes. L'originalité provient également du soin apporté à la description des us et coutumes des Abh. Dans l'absolu, je préfère cependant l'histoire du deuxième volet, Seikai no Senki, qui se focalise sur une seule bataille.
Le premier opus introduit l'univers et a en sa faveur, le bénéfice de la nouveauté mais l'intrigue se disperse un peu trop et aboutit à faire le grand écart, entre des desseins stratégiques à l'échelle des puissances intergalactiques et des petites aventures sur une planète isolée, en passant par une séquestration dans un coin perdu. Le dessin des personnages est aussi inégal, suivant les épisodes. Vous pouvez aussi enfoncer le clou en disant que l'anime a assez mal vieilli.
Pourtant, ma scène coup de coeur du moment est issue de Crest of the Stars, alors que Jinto et Lafiel s'éloignent du vaisseau spatial Gosroth. Elle est amenée progressivement, sur un fond musical, signé Katsuhisa Hattori, qui dure près de dix minutes! La réalisation est habile et aboutit au sourire doux et angélique de Lafiel, qui donne le coup de grâce, à un instant à la fois très beau mais affreux.
La suite de l'anime n'arrive pas cependant à atteindre les mêmes sommets, même si l'histoire reste plaisante. En revanche, vous retrouver une atmosphère similaire dans quelques scènes de Banner of the Stars.

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Kyôsuke Kasuga a 40 ans
Par Pazu le 15 novembre 2009 21:11 :: Découvertes :: 5 commentaires »
L'anniversaire d'aujourd'hui est l'occasion de reparler un peu de Kimagure Orange Road, que de moins en moins de monde devrait connaître. L'adaptation en série remonte à plus de 20 ans, une série dont la diffusion en France date de feu la chaîne la Cinq, sous le titre imaginatif de Max et Compagnie. Hasard des catalogues mais parmi toutes les productions de l'époque, le personnage de Madoka a.k.a. Sabrina, que vous rangeriez maintenant dans la catégorie tsundere, a marqué durablement les esprits dans le milieu de la japanimation.
Son statut dans les premiers Anime Grand Prix français me rappelle le parcourt de la Nausicaä de Miyazaki, à laquelle beaucoup de fans japonais sont restées attachées. Quelques années, les générations suivantes découvrent cependant Rei d'Evangelion et les fans d'aujourd'hui Haruhi – en supposant que la déesse Haruhi ne soit pas déjà has been au fait. Je me demande si quelqu'un qui découvrait Madoka aujourd'hui, la mettrait encore dans son panthéon.
Kyôsuke est le personnage typique indécis et tête à claques, qui énerve, sur le modèle similaire de Yusaku Godai de Maison Ikkoku. Dans les souvenirs, il laisse cependant une impression pas trop désagréable mais il faut dire qu'il ne sombre pas aussi profondément qu'un protagoniste tel que Shinji Ikari, le poids mort ultime dans Evangelion.
Le premier film, Ano Hi ni Kaeritai, en omettant la magie et en offrant un récit plus adulte, a donné une autre stature aux personnages, en les sortant de petite comédie romantique aux couleurs de magical girl, euh, boy dans ce cas. La série elle-même alterne les instants légers et les moments plus graves et si certaines histoires manquent de consistance, il y avait bien matière à faire les 48 épisodes.
En France, nous avons été relativement bien servis avec la parution de presque tout ce qui est sorti sur Kimagure Orange Road en anime, que ce soit la série, les films ou les OAVs. Certes la version de la série diffusée sur la Cinq, importée via l'Italie, a été bien charcutée par moment mais en passant en revue les différentes éditions, vous en avez même une avec doublage en français "rallongé". Les romans ont également été publiés et la version en 18 tankôbon a été adaptée intégralement en français. L'adaptation laisse énormément à désirer mais au moins la publication a eu lieu jusqu'au dernier volume.
Question publication en France, la dernière nouveauté remonte à plus de deux ans. Cela devait être une nouvelle édition remasterisée de la série. Après, il reste toujours l'espoir de voir un jour l'adaptation de la version de luxe du manga en 10 volumes, à l'instar de ce qui s'est fait pour Video Girl Aï ou I''s. Nous aurons surtout droit à une nouvelle traduction dans la foulée.
Depuis plusieurs années maintenant, c'est devenu le serpent de mer concernant Kimagure Orange Road chez nous. Pour certains, la publication future ou pas prend la tournure d'un pari boursier, avec la valeur incroyable que peuvent prendre certains volumes introuvables de l'édition J'ai Lu, style dois-je me séparer de ma collection à prix d'or maintenant, avant qu'elle ne vaille plus rien, lorsque la nouvelle édition arrivera.
Pour conclure, je rappelle l'existence du site web francophone, Kimagure Orange Road Music Hall, sur la toile depuis 1996, un vieux de la vieille comme Animint. Vu l'actualité l'année dernière, les mises à jour étaient moribondes mais en 2009, avec les activités et les voyages d'Akemi Takada – la célèbre character designer de la série -, les nouvelles fusent plus fréquemment. Vous y découvrirez aussi des dessins de Isumi Matsumoto, l'auteur du manga, hélas malade, au gré des publications sur son blog.

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Le manga Mes voisins les Yamada
Par Ludwig le 09 novembre 2009 17:11 :: Manga :: 3 commentaires »
Quelle est la thématique de ce manga me direz-vous? Il s'agit tout bonnement de scénettes de la vie quotidienne d'une famille japonaise classique: Les Yamada! Cette famille est composée des deux parents, Takashi et Matsuko, avec leurs enfants Noboru, le fils, et Nonoko, la petite dernière, mais aussi Shige, grand-mère et belle-mère, sans oublier Pochi, le chien. Nous pouvons suivre la vie de cette famille mais aussi l'actualité japonaise de manière humoristique, au travers de ces sketches en quatre cases.
Esthétiquement parlant, le trait d'Ishii Hisaichi n'a rien d'exceptionnel tant au niveau des personnages qu'au niveau des décors mais c'est très souvent le cas pour les mangas humoristiques car l'intérêt est ailleurs. Le découpage et le rythme narratif sont eux aussi assez limités de par la nature des Yonkoma.
En revanche, la composition en 4 cases est une véritable épreuve scénaristique où Hisaichi fait merveille. Toujours bien pensé, original, drôle et piquant, ces Yonkoma sont un plaisir à lire les uns à la suite des autres.
Cependant, méfiez-vous car, au début, vous allez vite fait de passer de droite à gauche au lieu de lire de haut en bas mais, passées quelques pages, vous prendrez vite l’habitude.
Certains Yonkoma sont tout de même difficile d'accès pour nous, pauvres occidentaux, car ils traitent de l'actualité japonaise des années 90, du sumo, du championnat de base-ball nippon ou bien de la nourriture traditionnelle. Autant de sujets qui peuvent nous paraître éloignés.
Heureusement, la majorité des histoires gardent une dimension universelle, grâce à la thématique familiale.
Terminons cette critique en vous conseillant fortement d’acquérir cette version des Simpsons japonais qui, en cette période où les éditeurs nous inondent de titres pas toujours à propos, demeure un choix judicieux!

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L'exposition le manga dans tous ses états
Par Pazu le 07 novembre 2009 16:11 :: Manifestations :: Aucun commentaire »
Parmi ces expositions, certaines sont en fait des événements itinérants et c'est le cas de l'exposition Le manga dans ses états qui sillonne la France depuis plus de deux ans. Composées de 40 panneaux, elle retrace succinctement l'histoire du manga au Japon et en France. Le matériel est disponible à la location auprès de Japanim Planet, l'association à l'origine de l'exposition. Des centres départementaux ont même acheté des exemplaires, qui circulent alors plus facilement de communes à communes.
Dans l'Essonne, l'exposition est passée à plusieurs reprises, notamment à Sainte Geneviève des Bois et à Viry-Châtillon. Ce mois-ci, elle fait escale à quelques centaines de mètres de chez moi donc je suis allé jeter un coup d'oeil à la médiathèque municipale pour voir à quoi cela ressemblait en vrai.

Sur place, vous pouvez difficilement rater l'événement, avec deux affiches placardées sur les portes d'entrées et des livres mises en évidence sur le Japon, au rez-de-chaussée, qui est le niveau pour adulte.
Les premiers kakemonos, de 60 centimètres de haut, sont suspendus dans l'escalier qui permet d'accéder à l'espace jeunesse, mis aux couleurs du manga, avec des affichettes publicitaires pour des titres édités chez Tonkam, Glénat et consort. L'exposition elle-même continue dans un coin de l'étage, et le reste des panneaux sont cantonnés dans une salle habituellement utilisée pour les lectures des contes.
Un bon nombre de mangas, issus de la collection de la médiathèque, étaient également posés là, avec en plus des livres de référence spécialisés sur le sujet, tels que le Guide des mangas chez Bordas, ou Manga : Soixante ans de bande dessinée japonaise, publié aux éditions du Rocher, sans oublier une bibliographie proposée par la bibliothèque.
L'exposition commence par l'histoire du manga au Japon, en partant des estampes, avant d'aborder Tezuka, les Gekika et les publications fleuves des derniers shônen, puis les adaptations en anime. Lire que Naruto est toujours en cours de publication donnera un coup de vieux aux panneaux, lorsque le titre sera enfin fini.
Vous passez ensuite au parcours en France, plus axés sur les séries animées que les mangas pour arriver à l'époque actuelle. Des kakemonos s'attardent sur la classification shônen/shôjô, avec un lexique, tandis que d'autres présentent des titres particuliers, tels qu'Akira, City Hunter, Dragon Ball, Evangelion ou encore des acteurs connus tels qu'Hayao Miyazaki, Leiji Matsumoto ou bien Clamp.
La disposition dans l'ordre des panneaux montrés sur le site de Japanim Planet suit une logique d'espace et de temps. Là, comme certains ont été isolés pour être montrés en dehors de la salle principale, vous vous retrouvez avec quelques trous, en passant en France directement de 1991 à l'an 2000. Sur le coup, je me demandais s'il s'agissait de la version partielle mais a priori, c'est bien la collection complète.
A l'ouverture, le samedi matin, la bibliothèque est encore déserte et le mauvais temps n'incite pas non plus à se déplacer. J'y ai croisé un photographe de la presse locale, envoyé par sa rédaction pour couvrir la manifestation. Avec l'aide de la bibliothécaire, il a quand même réussi à réquisitionner les trois gamins qui étaient dans le bâtiment pour les faire poser devant le parterre de mangas et les panneaux. Il aurait eu plus de chance la semaine prochaine, avec l'atelier de dessin. Outre cet atelier et la projection sur grand écran de Piano Forest, l'autre activité est le jeu concours, où les questions portent en partie sur l'exposition mais également sur des mangas.

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Veni Vidi Chibi! Compte rendu de l'édition 2009
Par Pazu le 02 novembre 2009 21:11 :: Manifestations :: 2 commentaires »
L'année dernière, la presse passait par une entrée spécifique, qui obligeait à tout traverser et donnait la mesure de l'espace occupé. Cette année, le passage était via la sortie des visiteurs et c'était d'ailleurs plus pratique pour joindre l'amphithéâtre principal mais le cheminement donnait la fausse impression que la convention était plus petite.

La disposition générale était relativement simple, avec les boutiques au rez-de-chaussée, la salle principale de spectacle au sous-sol et le reste à l'étage, avec un entre sol pour la restauration.
Contrairement à Japan Expo, les éditeurs ont été très peu nombreux à s'être payer un stand et même si un pôle jeunes créateurs existent, la place a pris une touche assez caricaturale, à l'image de l'album Obélix et Compagnie : Vous aviez les magasins de japanimation couvert de posters, les vendeurs de katanas et les pourvoyeurs de vêtements branchés gothic lolita. J'hésite à rajouter les vendeurs de bonbons dans le lot. Cela ne m'étonne guère que certains aient fait leur tour de la convention en deux heures. Notez aussi la présence d'un stand hentai assez bien situé mais relativement discret.

A l'étage, vous aviez un petit espace pour les jeux vidéo, avec quelques bornes d'arcade. Beaucoup de stands étaient occupés aux alentours par des associations, qui s'occupent d'apporter de l'animation, avec divers jeux et concours. Les fanzines étaient situés au centre de l'étage, devant les espaces de conférence et de dédicaces.
Une première salle de projection vidéo était située sur le côté, tandis qu'une autre, plus grande, était au second étage. J'y ai vu la fin du film K20, l'homme au vingt visages. Il faut vraiment chercher pour trouver les salles mais au moins, elles sont relativement au calme et non pas en plein milieu du brouhaha. Je fais le même constat pour la pièce Karaoke et l'espace d'activités de Tengumi, sans doute mieux installé là, qu'à Japan Expo.

L'amphithéâtre était le lieu pour les différents concerts, certains jeux et les sempiternels défilés de cosplay. Le vendredi, j'ai assisté à un concert des Jelly Beans et au défilé cosplay. Samedi n'avait pas de concours de cosplay au programme mais de nombreux visiteurs étaient déguisés, des vestiaires étant visiblement à leur disposition. Etonnemant, nous pouvions presque circuler dans les allées du rez-de-chaussée, avec parfois des queues importantes devant l'amphithéâtre, notamment pour le concert d'Hangry & Angry.

Question invités, j'ai surtout retenu la présence de Yôsuke Kozaki et Kyô Hatsuki, qui ont d'ailleurs tenue une conférence commune le samedi. En fait, le vendredi, Yôsuke Kozaki a déjà fait son apparition dans une master class publique. En gros, la formule est une séance de questions réponses habituelle mais en plus, le mangaka a croqué plusieurs personnages en direct, à la demande, au lieu de faire un seul dessin.
Yôsuke Kozaki est l'auteur de Kyôko Karasuma, détective à Asakusa, mais il est aussi le character designer de Speed Grapher et des opus du jeu vidéo No More Heroes. Pendant ses interventions, il est revenu un peu sur son parcours : Il a voulu devenir mangaka dès l'école primaire et a commencé par devenir assistant, avant de remporter des prix d'éditeurs de manga au Japon. Bien que ce ne soit pas les plus prestigieux, cela l'a mis en confiance et l'a conforté dans sa profession.

En parallèle, ses travaux montrés sur internet lui ont permis de nouer des contacts, notamment avec l'équipe Gonzo de Speed Grapher qui lui a confié le dessin des personnages de la série. Ses contacts dans l'animation l'ont ensuite introduit dans le milieu du jeu vidéo.
Yôsuke Kozaki a prodigué quelques conseils à ceux qui souhaiterait percer dans cette voie : Il faut, selon lui, prendre plaisir dans son travail de création, être un bon communicant et surtout saisir toutes les opportunités offertes.
Il est revenu plusieurs fois sur ses rapports avec les autres membres d'une équipe, lorsqu'il doit travailler un character design. Le réalisateur lui dresse une liste de contraintes et lui impose en particulier le caractère des personnages. A partir de là, Yôsuke Kozaki est libre dans ses choix et soumet ensuite le résultat pour approbation.
Yôsuke Kozaki a beaucoup apprécié de pouvoir travailler sur No More Heroes, où il a eu une grande liberté pour peaufiner les dessins des protagonistes. L'état d'esprit et le monde du jeu sont en parfaite adéquation avec les goûts du dessinateur, qui aime le côté cool. Son personnage préféré est d'ailleurs Shinobu, une fille noire blonde platine, où Yôsuke Kozaki est fier d'avoir pu réunir plusieurs caractéristiques originales. Pour l'anecdote, la traductrice a mentionné que le jeu avait moyennement marché au Japon et doit son succès aux marchés européen et surtout américain.
Le personnage le plus dur que Yôsuke Kozaki ait eu à faire est Akizuki, de l'anime Bakumatsu kikansetsu irohaniho e to. Il a du composer avec les contraintes liées à l'aspect historique – l'histoire se déroule à la fin de l'époque Edo – et la volonté d'avoir un personnage qui plait au public féminin. Yôsuke Kozaki a compté qu'il avait fait 200 croquis et passé 2 ans avant de trouver la forme définitive. La touche lolita-gothique qu'il revendique dans ce personnage se dégagerait de la silhouette.

C'est un peu dur à saisir mais il faut surtout retenir qu'il a eu du temps devant lui pour créer le character design de cette série et bien que le réalisateur ait validé ses dessins, lui-même n'était pas satisfait du résultat et il a continué ses recherches jusqu'à obtenir satisfaction.
Il tire une partie de son inspiration du cinéma et il a cité des films d'Akira Kurosawa mais aussi des longs métrages de Jean-Pierre Jeunet (La cité des enfants perdus, Alien 4), même s'il aime moins ses dernières réalisations.
Répondant de travers à une question – les avatars d'une mauvaise sonorisation depuis l'estrade, où la traductrice doit parvenir à lire sur les lèvres pour déchiffrer la question posée par quelqu'un dans le public – Yôsuke Kozaki a brièvement abordé ses relations avec un mecha designer, où il a juste mentionné que le character designer donnait le la et que le mecha designer se réglait ensuite sur le dessin des personnages.
Yôsuke Kozaki a également expliqué l'agenda d'une semaine de travail de mangaka pour produire un chapitre de 24 pages. Seul, il passe 2 à 3 jours à travailler le scénario, le storyboard et le découpage qu'il fait valider par son responsable éditorial. Il passe ensuite entre 1 journée et 1 journée et demi, à préciser un peu ses dessins au crayon, toujours tout seul. Après, pendant 2 jours, il produit les planches avec l'aide de ses 3 assistants. Il se réserve ensuite moins d'une demi journée pour finaliser ses dessins via Photoshop.

Pendant la conférence du lendemain, nous apprendrons qu'il livre ses planches à son éditeur via internet. Kyô Hatsuki, qui devait aussi répondre à la question de l'utilisation professionnelle d'internet ne va pas encore jusque là, mais comme Yôsuke Kozaki, elle surfe sur la toile pour effectuer des recherches, notamment sur les costumes.
Kyô Hatsuki a été l'une des invitées japonaises annoncée en premier à Chibi Japan Expo. Elle est connue pour dessiner des mangas érotiques. Une question demandait d'ailleurs pourquoi elle avait choisi ce créneau, plutôt réservé aux hommes. Kyô Hatsuki a expliqué qu'en dehors du fait qu'on lui assène souvent qu'elle est un homme déguisé en femme, elle aime beaucoup dessiner les corps féminins d'une part et que, d'autre part, le secteur assure une charge de travail assurée.

Avant de lancer la conférence commune, Pierre Giner, qui faisait office de traducteur pour Kyô Hatsuki, a résumé le parcours de la mangaka, dont les premiers pas dans la vie professionnelle étaient bien loin du monde du dessin. Kyô Hatsuki a même conduit des camions! Elle s'est lancé finalement dans le manga, via d'abord le fanzinat avant d'être édité par Akita Shôten, où elle a travaillé pendant dix ans sur Love Junkies, un titre édité en France.
Il était question de projets d'adaptation de ce titre phare en OAV et en drama mais ni l'un ni l'autre n'a vu finalement le jour. Seul Inuneko, un autre manga érotique publié chez Akita Shoten, a eu une adaptation en drama mais Kyô Hatsuki n'a pas été du tout associée à l'adaptation.

En dehors de ses activités de mangaka, Kyô Hatsuki milite pour son association Be Smile, qui s'occupe des enfants maltraités et elle organise des journées où enfants et mangaka se rencontrent. Un reportage japonais diffusé pendant que les deux auteurs effectuaient leur dédicace publique, a présenté Be Smile et montré quelques visages connus, dont Tôru Fujisawa l'auteur de Great Teacher Tezuka.
Les mangaka font aussi des dédicaces, qui sont mises en vente et les sommes récoltées vont à l'association. Il serait question d'en préparer un lot, qui serait mis en vente pendant la prochaine Japan Expo. Nul doute qu'il devrait y avoir des personnes intéressées.
Kyô Hatsuki est venue à la conférence avec une dizaine d'ébauches originales, qui ont été distribuées au public via un Jan Ken Pon géant. Akemi Takada avait initié le mouvement l'été dernier, avec son dessin public de Madoka. Voilà décidément une très bonne idée, moins compliqué que la tombola organisée par les gens du studio A1 Pictures, pendant Japan Expo 2008.

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