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Le manga Gunnm other stories

Par Pazu le 24 juin 2009 17:06 :: Manga :: 4 commentaires »

J'ai découvert Gunnm tardivement, ou tout au moins, j'ai attendu la sortie de l'ensemble des tomes en français avant de les lire. Cela m'a évité d'avoir eu à attendre quelques années, avant de connaître le premier dénouement conçu par Yukito Kishiro. De manière logique, j'ai enchaîné avec Gunnm Last Order, qui commence sur une fin alternative à l'histoire originale. Là, les volumes s'éternisent sur des combats à répétition au cours d'un tournoi, où la surenchère est de rigueur, même si l'esprit qui fait tout le charme de l'univers refait surface par moment.

La publication par Glénat d'Other Stories, un recueil d'histoires courtes qui se déroulent pendant le premier récit, a été une surprise agréable. Le manga est volumineux et comporte en fait quatre récits différents, en un ou plusieurs chapitres.

D'après la postface, ils ont la particularité d'avoir été dessinés par le Kishiro en personne, sans l'aide traditionnelle d'assistants qui s'occupent en général de compléter les scènes et les décors. C'est suffisamment rare pour être signalé.

Autre information, les dessins datent de périodes très différentes pendant la longue publication de Gunnm. Dix ans séparent ainsi la conception du premier récit de celle de la dernière histoire.

Kishiro a pris une approche similaire que celle employée par Kaoru Mori pour le 8ème tome d'Emma, à savoir introduire des histoires qui met en scène les personnages de Gunnm et qui s'immisce dans la chronologie officielle.

La première nouvelle, Douce nuit, entraîne le lecteur à une époque bien avant l'arrivée de Gally, avec les premiers pas d'Ido en tant que docteur pour Cyborg, alors qu'il a été formé pour soigner les humains. Vous retrouvez avec plaisir les ingrédients qui font le succès de cet univers, un mélange d'amour et d'émotion, sur fond dramatique.

Le second volet, Le doigt sonique, est plus axé sur l'action, avec l'apparition d'un nouvel adversaire qui vient défier Gally, à l'époque où elle règne en reine sur la population des chasseurs de prime.

La troisième histoire, Origines, est très courte et met en scène une des nombreuse borne, ces robots d'un seul bloc, à mi-chemin entre la machine et l'homme car une borne est dotée d'un cerveau humain.

Enfin, la dernière aventure, Barjack Rhapsody, s'intéresse à Kotomi, qui replonge dans l'univers du Barjack, l'armée de rebelles qui a défié la puissance de Zalem, la cité suspendue. Ce dernier chapitre colle moins bien à la chronologie générale, avec une raison plutôt futile pour motiver le retour de Kotomi dans le désert. En revanche, le récit arrive à avoir de la consistante, grâce à la leçon de vie que prend la jeune fille.

Bref, le contenu devrait plaire aux fans de Gunnm, qui seront moins dépaysés que les adeptes d'Akira devant le recueil Katsuhiro Otomo Anthology. Cerise sur le gâteau, le volume est suivi d'une postface de l'auteur, qui revient sur chacune de ses histoires, avec des anecdotes sur leur genèse. A l'instar du film American Graffiti, de George Lucas, qui s'achève sur un petit texte - devenu culte - qui présente le destin des personnages, cette petite postface apporte un plus indéniable à l'ensemble.


Gunnm Other Stories

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Aggregator Sama entame sa troisième année

Par Pazu le 21 juin 2009 11:06 :: Webmastering :: 18 commentaires »

Aggregator Sama, que tout le monde appelle Sama, a maintenant deux ans. Je profite de l'occasion pour effectuer un point sur ce site satellite d'Animint mais aussi pour apporter quelques précisions sur son fonctionnement technique, étant données les questions récurrentes qui reviennent sur le sujet.

Sama comporte à ce jour 56 blogs inscrits dans la table de sa base de données mais seuls 43 ont eu un article publié dans l'agrégateur ces 30 derniers jours. En fait, les sites peuvent avoir sorti des billets pendant cette période mais pas dans les catégories retenues par Sama.

Le trafic via le web a augmenté depuis l'année dernière, tout en restant modestement autour de 6 000 visites par mois. Je n'ai pas mis d'outil adéquat de statistiques sur le flux RSS généré par Sama – pour que l'ensemble reste le moins intrusif possible – mais les fichiers de log brutes indiquent une population équivalente  via les clients RSS.

Abordons maintenant la partie technique de l'article. J'ai opté pour développer ma propre application pour coller aux fonctionnalités ce que je souhaitais, tout en m'appuyant sur des bibliothèques de code, notamment pour analyser les flux RSS des blogs et en extraire les articles. Au début, j'ai utilisé Magpierss avant de basculer vers SimplePie, qui est quand même plus récent et complet.

Chaque blog a son entrée dans une base de données avec quelques éléments clefs: L'url de son flux RSS, le filtre sur les catégories, la date de dernière interrogation du flux et le délai d'attente entre deux mises à jour.

Quand un blog commence visiblement à se tarir et à avoir du plomb dans l'aile, j'espace la fréquence des mises à jour. Il est inutile d'aller interroger un flux RSS toutes les heures, quand son auteur publie seulement un article par mois.

C'est le visiteur lambda qui lance un cycle de mise à jour, en navigant sur Sama via le web. Pas à chaque fois mais suffisamment souvent pour  que le système fonctionne. Quand il est déclenché, le programme regarde les flux dont les heures de mise à jour sont les plus anciennes puis vérifie si le délai d'attente est dépassé. Si le temps est expiré, il lit le flux et rajoute les articles, s'il en trouve des nouveaux. Sinon, il passe au traitement du blog suivant.

Techniquement, le filtre associé au blog est une chaîne de caractères que je positionne manuellement au moment de l'inscription du site. Il faut que la catégorie d'un article corresponde à une partie de la chaîne pour être inclus dans le flux principal, sinon l'article est inséré mais marqué comme étant filtré. Il reste accessible via les flux personnalisés.

Le filtre procède d'un choix "éditoriale" pour écarter les articles sur le hentai et les jeux vidéo en général. En fait, la frontière n'est pas si nette et ce n'est pas uniquement une question de thèmes. Il m'arrive ainsi de ne retenir qu'un blog sur un sujet et de blacklister les catégories équivalentes chez les autres, pour éviter les billets multiples sur la même actualité, de manière récurrente. Sont particulièrement dans ce cas les actualités des éditeurs en France et les sorties de figurines.

Un petit mot aussi sur les votes et les points accordés aux articles et accumulés par les blogs. L'idée était d'avoir aussi un digg-like avec un système de notation auquel je n'ai pas touché depuis le début. Par défaut, chaque article importé dans le flux principal a un point. Le sous-produit du vote donne ainsi une idée de l'activité des blogs sur le mois et de repérer facilement les mort-vivants mais également ceux qui spamment plus qu'ils n'écrivent vraiment. Un e-penis quotidien ou des critiques bateau de six lignes sont rapidement synonymes de rajout de filtre, voir de dés inscription.
 
Sama continuera d'évoluer doucement. La première évolution est à destination des webmestres pour qu'ils sachent le contenu du filtre et qu'ils ne s'étonnent pas de voir un article absent de la liste. D'autre part, il est inutile de prévenir du changement de nom d'une catégorie si le filtre vérifie la présence d'un seul mot, du genre "manga" et que le mot est toujours dans le nouveau nom choisi. En revanche, sans connaître le contenu du filtre c'est difficile de deviner l'impact d'un changement de catégorie.

Une autre évolution devrait être le moteur de recherche pour retrouver des articles. Je pense également à une version web des flux personnalisés mais cela viendra plus tard par rapport à mes autres projets en cours et la maintenance d'Animint, qui reste le site principal à tenir à flot.


Sama deux ans

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Un couteau japonais

Par Pazu le 13 juin 2009 20:06 :: Japon :: 3 commentaires »

Les aléas des rangements fait que vous tombez parfois sur des reliques de famille, au détour d'un carton déballé pour chercher un objet sur lequel vous ne parvenez pas à remettre à la main dessus. De ce processus bien connu de tous, est ressorti des tréfonds un couteau japonais de cuisine, qui doit être là depuis les années 60.

Son apparence ne joue pas en sa faveur avec une pointe plus ronde que vraiment pointue, une lame éméchée, une mitre branlante et un manche ébréché qui laisse voir une partie de la soie. Les platines tiennent bon cependant. Par acquis de conscience, il ne file pas direct à la poubelle – tout le monde n'a pas de couteau japonais chez soi hein ? – et il atterrit même dans le sacré saint tiroir, toujours trop plein, des couverts rangés à la cuisine.

Un jour, vous vous posez quand même la question de savoir si c'est encore un instrument utile qui ne vous encombre pas inutilement – un peu du genre les gens qui se vantent d'avoir une belle cheminée mais qui s'aperçoivent le jour J où ils font la démo à leurs invités que la trappe est condamnée ou qu'il n'ont pas de conduit.

Donc vous troquez votre super couteau de la mort qui tue, en acier suédois, pour l'antiquité branlante, en espérant qu'elle ne va rester en un seul morceau en subissant l'épreuve de la découpe de rôti de boeuf. Et là, c'est le choc. Pas un choc physique où l'objet vos explose à la figure mais  un coup psychologique quand la viande se découpe comme dans du beurre. Certes il y a peut être eu un millième de seconde où j'ai pu croire que le boucher avait fourni un morceau particulièrement tendre mais non, c'était à mettre au crédit de l'ustensile de cuisine.

Du coup, le couteau est sans doute à mettre dans la catégorie objet dangereux de la pièce même si ce n'est pas le sabre japonais qui coupe les feuilles en les effleurant. Sa forme est finalement proche du hachoir classique chez nous mais sinon chapeau pour son efficacité. Une investigation est en cours pour en récupérer un neuf via la famille au Japon.

Qu'est-ce qu'il ne fait pas écrire comme bêtise pour alimenter son blog.


Couteaux

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De la pratique des rencontres IRL d'animéfans

Par Pazu le 07 juin 2009 13:06 :: Divers :: 2 commentaires »

Les autoroutes de l'information aidant, beaucoup d'animéfans se connaissent uniquement par le biais des forums, les chats, MSN ou autres. Fatalement, notamment avec les conventions, il arrive un moment où nous débouchons sur des possibilités de rencontres in real life, dans la vraie vie. Les gens finissent quand même par apprécier de mettre des visages sur des pseudos, avec qui ils discutent régulièrement par écran interposé.

Le sentiment d'appartenance à une communauté est aussi un besoin classique et internet réunit très facilement les personnes qui se passionnent pour les mêmes sujets. Côté webmestre ou responsable de forum, c'est peut être flatteur d'avoir sa propre population en quelque sorte, mais cela permet de rencontrer un ensemble de gens qui s'intéressent un peu à ce que vous faites.

La caractéristique des sorties de ce genre est d'avoir des personnes qui peuvent venir de très loin et que vous n'avez jamais rencontrées. A un simple repas Animint sur Paris, je me suis trouvé devant des personnes qui avaient fait le chemin depuis Marseilles, de Chartres, de la Haute Normandie et même de Guyane.

Après, chacun organise sa réunion comme il le souhaite, mais je ne peux m'empêcher de penser aux réflexions formulées après coup, qui revèlent des moments de prise de tête qui auraient pu être évités.

Le premier conseil est d'organiser les choses un minimum et donc d'avoir un organisateur ou une organisatrice qui recense les participants en offrant un kit de survie, du style son numéro de portable, histoire que la fête ne soit pas gâchée pour une poignée de minutes de retard à un rendez-vous et aucun moyen de prévenir.

Après, il est bienvenu d'annoncer le programme des réjouissances. Les inscrits savent ainsi s'ils vont se ruiner dans un restaurant chic ou s'ils peuvent s'éclipser naturellement à un moment, ou au contraire rejoindre le groupe plus tard.

S'il s'agit juste d'un repas, pas la peine d'aller se creuser la tête pour les activités mais prévenez vos comparses si vous avez prévu de prendre le dessert ailleurs ou de prolonger la rencontre autour d'un verre. Si vous tablez sur un après midi, voire une journée entière, pensez à une occupation commune, quitte à laisser les gens discuter ensemble pendant. Il n'y a rien de plus triste que de pondre un rendez-vous, où tout le monde s'ennuie ferme, en attendant que l'heure tourne.

Après, c'est plus ou moins facile à organiser suivant le nombre de convives. Là, c'est à l'organisateur de voir ce qu'il souhaite faire. Pour ma part, je ne suis pas chaud pour les réunions à 50,  où de toute manière il est impossible de faire connaissance avec tout le monde. Point de vue organisation, le nombre impose des contraintes et rend la gestion plus dure. Cependant, il existe toujours des restaurants avec de grandes salles, qui permettent d'absorber la foule, du moment que le repas a lieu tôt. 

Le rendez-vous habituel est le dîner initié à l'occasion d'une convention, où les internautes font le déplacement depuis les quatre coins de la France. En revanche, proposer un restaurant japonais dans la rue Sainte Anne, en pleine période de Japan Expo est une tentation à laquelle il ne faut pas succomber, étant donné que tout le monde a la même idée et que les meilleurs enseignes font salle comble.

Pour ma part, j'ai plutôt tendance à proposer des sorties, à la sauce rencontres IRL, dans le cadre de sorties de film d'animation. Cela fait une activité tranquille à programmer, sans se soucier du nombre de places.

Sinon, la modulation du nombre de participants peut se faire de diverses manières. La première est sur la date d'annonce. Plus vous vous y prenez tôt, plus il y a de chance que les gens n'aient encore rien prévu. A contrario, si vous faites votre plan à la dernière minute, cela limite les personnes mises au courant à temps et qui sont libres.

Si votre but est de ratisser large, vous vous lancez dans les annonces publiques, en acceptant le premier vulgum pecus venu. C'est une manière de voir de nouvelles têtes et de convaincre les gens timides à venir, avec cette formule assez impersonnelle. Ils vont à votre bouffe X, comme ils iraient voir le spectacle Y, en se cantonnant à respecter les règles de réservation "Alors moi, c'est Z, j'avais dit que je viendrai avec deux personnes".

Ami organisateur, prends garde aussi à vérifier que tes participants ne sortent pas du berceau. Bigre, il faut même se comporter en adulte responsable.

La méthode a quelques inconvénients. Je m'en suis aperçu lorsque j'ai entendu une organisatrice se plaindre, en repensant à sa sortie "flûte, le boulet de service du forum était encore de la partie".

Cela fait partie des aléas mais le danger le plus flagrant avec les grands nombres, est d'avoir des gens qui viennent en clan et qui s'y cantonnent.  C'est absurde, autant qu'ils fassent leur propre sortie dans leur coin, mais c'est logique, s'ils ont été traînés par l'un des leurs pour participer et qu'ils ne connaissent personne, ni même quel est le lien qui peut réunir les protagonistes "Ah bon, t'es fan de manga toi ?". Cela devient pire qu'un repas de mariage, où vous auriez été invité pour le vin d'honneur à l'origine.

Plus discrètement, vous pouvez opter pour les invitations personnelles, pour sélectionner des habitués, tout en restant ouvert "oui, tu peux venir accompagné" mais vigilant "nan, ramène pas tout naruto.com avec toi".

Dernier truc, pour échapper aux déconvenues avec les réservations de restaurant "Ah bon, vous aviez réservé ?" "Ben finalement,  nous ne sommes pas trente mais six", pensez à l'option pique nique. Hormis les caprices de la météo et trouver un endroit adéquat pour se poser, c'est facile à mettre en œuvre et très souple pour tout le monde, question horaire et budget. Cela règle également la question de l'addition, où il manque 50 centimes sur une note de 200 et quelques euros, avec le restaurateur qui vous court derrière dans la rue, pour réclamer son dû. 

La pluie peut vous obliger à trouver une situation de repli de dernière minute, voir même à tout annuler pour éviter de sombrer dans la syndrome de la sortie galère, du style – comme j'ai pu l'entendre dans le passé - "Après avoir fini au Mac Do, on a passé trois heures à marcher sous une pluie battante, pour faire les boutiques fermées le dimanche – C'était nul". Personnellement, j'aurai plutôt dirigé les troupes vers d'autres lieux couverts, sympas pour discuter ou se divertir en petits comités. Ce n'est pas ça qui manque sur la capitale ou ailleurs, mais bon, peut être qu'ils tenaient absolument à rester tous ensemble à leur sortie.


Sortie In Real Life

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Les anime du printemps 2009 (3/3)

Par Pazu le 05 juin 2009 22:06 :: Découvertes :: 2 commentaires »

Je conclus rapidement la suite de billet au sujet des titres du printemps, avant que l'été ne débarque, avec quelques anime tirés du reliquat : Isshoni Training, Kiss x Sis, Isekai no Seikishi Monogatari, Cross Game, Konnicha wa Anne, Valkyria Chronicles et Sengoku Basara.

Je commence rapidement par quelques OAVs, qui ne resteront pas dans les annales des  animefans, mais qui rappellent à quel point il y a de tout dans les productions japonaises.

Isshoni Training
Entrainons nous ensemble – est une grosse plaisanterie un simulacre de vidéo de cours de gym pour rester en forme. C'est surtout l'occasion de d'admirer les rondeurs de la jeune fille qui effectue les exercices en petite tenue, avec moult gros plans. Les animateurs n'ont pas du trop se fouler pour passer les images en boucle. Juste un message, ne vous amusez pas à suivre les mouvements directement, faut s'échauffer avant de s'étirer... Bref passons.

Kiss x Sis est aussi très porté sur la chose mais de qualité moins affligeante. Rien d'étonnant car il s'agit de l'adaptation du manga éponyme de Bow Ditama, l'auteur original de Mahoromatic. La situation est très chaude dès le départ avec le jeune Keita Suminoe qui devient l'objet de convoitise de ses deux charmantes demi-soeurs, Ako et Riko, qui n'ont pas de lien par le sang avec lui. Chacune rivalise en audace pour devenir sa petite amie officielle. Il a droit à un baiser langoureux au réveil quand ce n'est pas une bouillotte humaine pendant la nuit.

Hormis quelques traits d'humour, le scénario et la mise en scène font vraiment penser à du hentai, même si l'anime se cantonne dans le suggestif, tout en étant plus explicite pendant certaines scènes dans la salle de bain. Difficile d'y trouver un véritable intérêt en survolant le premier épisode.

Isekai no Seikishi Monogatari a un peu plus de consistance et devrait comporter au moins 13 volet, à raison de 50 minutes par épisode. C'est en fait un nouvel avatar de la grande saga des Tenchi Muyo, un peu éloigné de l'histoire principale avec comme héros, Kenji Masaki, le demi-frère de Tenchi Masaki. Ce serait d'ailleurs une bonne question de quizz que de compter le nombre de séries télévisées ou d'OAVs liées à l'univers de Tenchi Muyo. Cela commence à être conséquent.

Le récit se déroule dans un monde parallèle, Geminar, où des royaumes sont rivaux et nouent puis dénouent des alliances. Les armes les plus puissantes sont les seikishi, des créatures robots à la Evangelion, qui ont la particularité d'être pilotés par des femmes mais il existe des exceptions. Une nuit, un seikishi s'attaque au vaisseau de la princesse Lashara et son pilote, un jeune garçon, arrive à parvenir jusqu'à elle.

Excepté le concept des robots, nous retrouvons les recettes de Tenchi Muyo avec le harem réglementaire, avec juste ce qu'il faut comme fan service : des tenues sexy pour les pilotes mais pas encore de poses osées. A croire, que nous devant un anime d'il y a dix ans.

J'étais plus motivé par la sortie de Cross Game en série télévisée, avec tout le bien que je pense encore du manga. L'adaptation est fidèle au manga et sans surprise, le premier épisode correspond au premier tome en entier. J'ai trouvé les couleurs un peu ternes et le character  design avec des oreilles en anses d'amphore passe toujours mal, surtout lorsque les personnages sont très jeunes. Après, la qualité est correcte et l'histoire toujours sympathique si vous supportez le baseball et les triangles amoureux lycéens.

Autre titre attendu, Konnicha wa Anne, un World Masterpiece Theater officiel de la Nippon Animation sur la chaîne Fuji Terebi. La série est le prologue d'Anne la maison aux pignons dont l'adaptation Akagae no Ann, réalisée par Isao Takahata est devenue mythique. Là, j'ai été déçu par la qualité des dessins et de l'animation de cette série de 2009, même si cela reste rafraîchissant au milieu de la masse des productions de shônen.

Valkyria Chronicles m'a d'abord fait diablement pensé à un anime inintéressant du genre Wellber no Monogatari, avec des personnages qui n'ont pas l'air d'être à leur place. Dans un univers difficile à situer temporellement, les forces impériales envahissent une petite bourgade protégée par une milice locale. Alicia, un membre de la milice, aide à organiser l'évacuation de la population en lieu sûr et tombe sur Welkin Gunther, un naturaliste inéducable qui dessine des croquis pendant que d'autres font la guerre.

Finalement, Valkyria Chronicles est plus prenant qu'attendu, avec une focalisation sur des manoeuvres tactiques et stratégiques, qui font le charme de Ginga Eiyu Densetsu et de Tytania, bien que certaines situations manquent de crédibilité, avec une petite compagnie qui affronte un corps d'armée mené par un général.

Sengoku Basara laisse également le même sentiment. Les anachronismes sont bien beaux et la palme revient sans doute aux guidons d'Harley-Davidson placés sur le cheval de Date Masamune. Néanmoins, le studio IG, derrière cette série, ne lésine pas sur la qualité et vous le sentez dès les premières scènes qui vous plongent dans l'action des batailles.

Le thème revisite la fin de la période Sengoku, à l'aube de l'unification du Japon, en confrontant divers grands noms tels que Date Masamune, Sanada Yukimura, Ieyasu Tokugawa ou encore Oda Nobunaga, en en faisant des guerriers suprêmes capables de terrasser des dizaines de soldats par leurs techniques mortelles. Il est difficile d'adhérer complètement au concept, mais nous nous prenons au jeu et ce n'est pas pire que Samurai Deeper Kyo qui a pris la même époque pour cadre.


Sengoku Basara

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