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Des colonies de vacances au pays du manga

Par Pazu le 23 janvier 2009 20:01 :: Divers :: 1 commentaire »

Partir au Japon devient souvent un objectif pour les jeunes animéfans, un voyage quasiment synonyme d'étape initiatique pour certains. Il y a ceux qui y sont déjà allés et les autres. Les plus jeunes doivent souvent patienter quelques années avant que le rêve ne devienne réalité.

Plusieurs organismes surfent cependant sur la vague manga et propose à nos petites têtes blondes des formules économiques, en suivant le vieille adage "si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi!".

Le périple classique qui existe encore, s'apparente à un voyage organisé au pays du soleil levant, avec juste ce qu'il faut comme teinte de manga, avec des excursions à Akihabara ou au musée Ghibli. Quelques économies sont faites en passant par les auberges de jeunesse mais le budget consacré va bien au-delà d'un simple séjour culturel en France.

Pour avoir les meilleurs prix, les dates doivent tomber en plein milieu de l'année scolaire et il est inconfortable de caracoler de visites en visites pendant toutes ses vacances de février, en se tapant le trajet et les décalages horaires, avec un séjour réduit à une semaine au maximum pour rester dans des coûts raisonnables.

Si vous souhaitez vous affranchir des contraintes des vacances scolaires pour préférer un séjour  en pleine été, en y mettant plus de moyens, les problèmes rencontrés prennent une autre tournure : La saison est mal choisie et si vous envoyez votre enfant à Tôkyô, vous pourrez vous faire du mouron en songeant à la pollution de l'air qu'il devra supporter sous le soleil. C'est moins mauvais qu'à Pékin mais cela peut être pire qu'à Paris.

A cela, vous pouvez rajouter les formalités à devoir remplir pour le passeport et compagnie, avec la barrière de la langue et le dépaysement total – même si cela reste toujours une excellente expérience.

De toute manière, c'est plutôt l'aspect économique qui freine le rêve en pratique. D'où l'idée des spécialistes pour monter des colonies de vacances autour d'un thème manga.

Les bambins partent prendre le bon air de la campagne française comme dans une colonie de vacances classique, sauf que les animations qu'on leur propose ont un rapport de près ou de loin avec leur passion du manga. Bien entendu, les activités sont politiquement correctes et il n'est guère question – en jetant un oeil aux programmes – de marathon de jeux vidéo ou de visionnage de vidéos hentai, affalé sur un canapé.

Les ateliers sont soit culturels avec le dessin style manga, le jeu de go ou encore l'origami, ou bien ils sont sportifs avec des initiations au judo et à d'autres arts martiaux.

Le clou du programme, pour les villégiatures qui se déroulent au début du mois de juillet, pas trop loin de Paris, est d'insérer une excursion à la Japan Expo, qui se tient à Villepinte.

Certes, la formule peut prêter à sourire quant à la pertinence des activités, avec des animateurs spécialistes ès-manga payés au lance-pierre quand ce n'est pas l'association bénévole d'aïkido du coin qui prend tout en charge, mais parents et enfants y trouveront certainement leurs comptes.

Les premiers peuvent commander un séjour économe, sans risques et avec un aspect éducatif pour leur progéniture. Les seconds peuvent s'adonner à leur passion avec d'autres enfants, en découvrant un avant goût de la culture nippone.

En furetant sur le net, j'ai déniché des propositions de séjour dans les catalogues de deux agences. 

Chez Oceane Voyages, vous êtes embarqués cet été entre Cahors et Agen, dans un château du XIIIème siècle, avec entre autres, un atelier de calligraphie et une initiation au kendo
   
http://www.oceane-voyages.com/index.php?page=sejete&sej=57

Telligo propose plusieurs sessions de son séjour thématique "mangaka" dans trois centres en France (Savoie, Yvelines et Vendée) avec le fameux détour par Japan Expo pour les dates qui tombent au début juillet 2009.

http://www.telligo.fr/content.cfm?id=740

Si vous en connaissez d'autres sessions en 2009, n'hésitez pas à le signaler.


Colonie de vacances

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L'Animage de janvier 2009

Par Pazu le 20 janvier 2009 20:01 :: Découvertes :: Aucun commentaire »

L'Animage numéro 367 entame l'année 2009 avec Lelouch Lamperouge et C.C. en couverture, alors que la deuxième saison de Code Geass est finie depuis le 28 septembre 2008. Cela n'empêche le magazine d'exploiter encore le filon et de consacrer quelques pages à la série à l'occasion de la sortie du 5ème DVD de la deuxième saison. Dans le même ordre idée, vous trouvez du Gundam 00 dès les premières pages, avec un énième poster.

Ce mois-ci, il est surtout questions des séries encore en cours de diffusion et qui ont commencé à l'automne 2008 pour la plupart : Kuroshitsuji, où officient un jeune garçon et son étrange serviteur, est particulièrement à l'honneur, suivi par des articles sur Linebarrels, Gintama, Clannad after Story, Soul Eater, Tales of the Abyss ou encore Kannagi.

Le numéro revient brièvement sur le 3ème long métrage de Bleach, Fade to Black, sorti au Japon le 13 décembre 2008. Dans le film, un mal étrange touche des membres de la Soul Society et notamment Rukia, l'amie Shinigami d'Ichigo, le héro : Elle est devenu amnésique et s'attaque à lui.

Une double page est également réservé au groupe Ali Project, qui signent régulièrement des génériques d'anime. En 2008, ils ont chanté un générique de fin de Code Geass R2, et ceux de début de Shigofumi et Linebarrels. En 2009, ils sont dans les crédits de Sora Kake Girl.

L'interview du mois concerne Takayuki Hirao, un jeune réalisateur qui a pour l'instant comme seul titre de gloire d'avoir dirigé le 5ème film de Kara no Kyoukai (the Garden of sinners).

Comme sur les blogs francophones, les rédacteurs d'Animage reviennent sur les anime qui les ont marqué en 2008, avec Macross Frontier, Gundam 00 et Code Geass R2 en première ligne – si ce n'est pas du bon marketing … - avec quand même quelques mots sur les longs métrages style Ponyo sur la falaise et Sky Crawlers.

Question nouveautés, le numéro de janvier est assez avare avec un survol de Zoku Natsume Yuujinchô, quelques mots sur Genji Monogatari Sennenki et une page sur The Tower of Druaga - the Sword of Uruk. Il est presque plus loquace sur Bashquash, le projet de Shoji Kawamori (Macross) et Thomas Romain (Oban Star Racer - cocorico…), ou encore sur Tear to Tiara dont les dates de sorties sont encore floues.

D'autres nouvelles sont concentrées dans la dernière rubrique, avec des petits encarts sur une myriade de titres, dont certains commencent dès cet hiver ou bien un peu plus tard comme l'adaptation en anime de Saint Seiya the Lost Canvas, le prochain film de Keroro en mars 2009 ou encore la sortie d'une OAV d'Utawarerumono le 5 juin 2009.


Animage janvier 2009

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Les anime de l'hiver 2009 (2/3)

Par Pazu le 18 janvier 2009 20:01 :: Découvertes :: 3 commentaires »

Je reprends mon tableau des nouvelles séries de l'hiver avec la présentation d'une dizaine de nouveaux titres : Zoku Natsume Yûjin-Chô, Birdy the Mighty Decode:02, Druaga no Tô - The Sword of Uruk, Minami-ke – Okaeri, Maria Holic, Maria-Sama ga Miteru – Saison 4, Sora o Miageru Shôjo no Hitomi ni Utsuru Sekai, Ride Back, Kurokami et White Album.

Parmi les nouveauté, vous avez des suites d'anime passés l'année dernière. Les épisodes de Zoku Natsume Yûjin-Chô s'enchaînent directement avec ceux de Natsume Yûjin-Chô, mieux connu chez nous sous le nom de Pacte des Yokaï. La première série n'a que treize volumes, sans une fin marquée et elle a suivi le rythme classique d'une aventure par épisodes. La deuxième reprend les aventures de Natsume, qui s'attache à redonner leur nom aux monstres.

Si vous êtes passé à côté de ce titre, je vous le recommande. Il porte brillement le thème du fantastique, bien loin des surenchères de combats. Là, il est question de romance et d'amitié, avec parfois des histoires un peu tristes.

Dans Birdy the Mighty Decode, les scénaristes ont pondu une fin en apothéose pour les deux héros, Birdy Cephon et Tsutomu Senkawa, qui partagent le même corps. Le second volet, intitulé sobrement  Birdy the Mighty Decode:02, se déroule un mois après les événements précédents, alors que la ville de Tôkyô continue de panser ses plaies.

Des criminels ont réussi à échapper à leurs geôliers pendant un transfert et ils se sont réfugiés sur la Terre, en se métamorphosant en humains pour rester cachés. Les autorités demandent à Birdy de retrouver leurs traces. Grâce à son réseau d'information locale, elle tient une piste pour coincer un des évadés dans sa chambre d'hôtel mais elle tombe juste sur son cadavre : Quelqu'un d'autre est visiblement en chasse. Pendant l'enquête, elle rencontre par hasard Nataru, son ami d'enfance.

Là encore, vous trouvez dans cette suite, à peu près les mêmes ingrédients que pour la première série et le même niveau de qualité – pas terrible mais pas catastrophique non plus.

Les productions de Gonzo ont tendance à faire fuir beaucoup d'animefans, étant donné le nombre d'entre elles qui se révèlent décevantes depuis plusieurs années, malgré un bon départ. Dans le lot, le chapitre The Aegis of Uruk a suscité moins d'attente et il a été un titre presque honnête d'heroic fantasy. Le chapitre suivant, The Sword of Uruk, se situe quelques temps après le combat au sommet contre le gros monstre en images de synthèse.

L'ambiance est morose parmi les héros d'un jour, qui ont été renvoyés à leurs chères études, sans une once de remerciement. Le roi du coin a eu la bonne idée de s'adjuger le succès de la victoire. Le premier épisode s'attarde à examiner l'étendu des dégâts, entre ceux qui sont séparés de leurs proches, expédiés dans une autre dimension pendant l'aventure et ceux qui gâchent leur talent pour survivre en travaillant.

La situation évolue rapidement avec l'arrivée d'une magicienne en herbes qui est poursuivie par la méchante garde rapproché du royaume et qui vient se réfugier chez les héros, qui reprennent du service. L'histoire sent l'intrigue archi classique mais contrairement aux récentes adaptations des Final Fantasy, je n'ai pas été pris d'un ennui profond dès le premier épisode.

Minami-ke connaît déjà sa troisième saison, Minami-ke Okaeri, qui débute au début de l'an aussi bien dans l'histoire que dans sa diffusion. Je n'avais pas accroché au tout premier épisode de la première saison, n'étant pas un fan des titres burlesques. Bizarrement, c'est mieux passé le début de cette troisième série, alors que la formule est restée identique, avec certes un peu plus de personnages maintenant.

L'épisode est scindé en trois histoires indépendantes, qui mettent en scène les trois soeurs qui vivent seules ensemble, avec moult énergumènes dans leur entourage, jonglant entre les discours philosophiques sans queue ni tête et des situations plus classiques de rapports familiaux ou de relations amoureuses.

Maria Holic est un titre encore plus déjanté qui reprend la formule éprouvée dans Tout sauf un ange. L'héroïne, Kanako Miyamae, intègre Ame no Kisaki, un lycée réputé pour jeunes filles, où sa mère et son père – alors un des professeurs - se sont connus. Elle s'y rend pleine d'entrain mais elle tombe sur Mariya Shidô, qui apparaît comme la parfaite fille modèle, dont la famille possède en fait les lieux. Le premier contact se passe bien mais elle découvre rapidement qu'il s'agit d'un garçon travesti en fille.

Pour être sûr qu'elle garde son secret, il va même jusqu'à se faire inscrire dans la même chambre qu'elle au dortoir. Non seulement, ses méthodes feraient rougir les meilleurs maîtres chanteurs mais Kanako a un problème physique avec les garçons. Elle ne les supporte pas et est fait des poussées d'eczéma quand l'un d'entre eux la touche.

Le début est complètement soporifique puis cela s'améliore avec la découverte du vrai visage de  Mariya et surtout de son véritable caractère qui en fait voir de toutes les couleurs à Kanako, qui est une bonne poire et très portée sur le yuri. Je doute que cela puisse voler plus haut par la suite.

Vous avez aussi une quatrième saison de Maria-Sama ga Miteru, à ne pas confondre avec le titre précédent, même s'il est aussi question de lycée de jeunes filles, dans un cadre strict. La troisième saison était sous la forme de 5 OAVs qui remontent à 2006-2007. Les producteurs ont estimé que le filon n'était pas encore tari.

Sora o Miageru Shôjo no Hitomi ni Utsuru Sekai est un titre à rallonge que je traduis littéralement par le monde reflété dans les yeux d'une jeune fille qui observe le ciel. Je suppose que tout le monde va plutôt appeler cela, Munto TV, étant donné qu'il s'agit de la version télévisée de l'histoire relatée dans les OAVs de Munto, qui remonte à 2003.

Il existe un monde parallèle qui flotte dans le ciel et qui utilise une matière magique pour se maintenir dans l'air. Celle-ci s'épuise, ce qui se traduit pas la chute de terrains entiers vers le sol, qui coïncide avec notre monde. Les habitants du ciel se battent en plus entre eux, notamment pour accélérer la destruction du royaume de la magie, accusé par les autres nations de consommer trop de ressources.

Munto, le roi du pays de la magie, a mis tous ses espoirs dans une jeune fille ordinaire, Yumemi, qui vit dans le monde des humains. Elle est le lien entre les deux mondes et elle peut voir les îles flottantes dans le ciel, même si elle ignore de quoi il s'agit et qu'elle n'aspire qu'à rester tranquille dans son coin.

Le premier épisode de la série reprend en fait les scènes animées dans l'OAV, qui subit ainsi une cure de jouvence au niveau du format de l'image et des couleurs. Difficile de dire si les ajouts suffiront à rendre l'intrigue suffisamment consistante et rythmée pour tenir 13 épisodes.

Madhouse nous gratifie d'une nouvelle production sur un créneau plutôt réservé à Sunrise et Bandaï d'habitue, les méchas. Dans Ride Back, une junte militaire gouverne le Japon mais la vie suit maintenant son court. Rin Ogata a abandonné la danse, après une vilaine blessure et se concentre désormais sur ses études. En cherchant à s'abriter de la pluie, elle se réfugie dans un hangar, où le responsable l'invite à essayer un ride back, une machine hybride à mi-chemin du robot et de la moto. Elle se prête au jeu et même si la démonstration tourne au vinaigre, elle se découvre une nouvelle passion.

N'attendez pas grand-chose d'un tel titre, servi par une bonne maîtrise des images des synthèses,  mais il présente quelques originalités: Pour une fois, le personnage principal est une fille et elle est complètement étrangère au monde de la mécanique.

Kurokami présente un peu plus de potentiel. Le schéma est habituel avec une fille, qui ne sort de nulle part mais qui a des super pouvoirs, et elle se lie avec le garçon lambda du coin, qui devient un héro malgré lui. Le récit essaie de faire gober au spectateur une règle farfelue où chaque personne existe en trois exemplaires mais que dès que l'un d'entre eux se rencontrent avec l'autre, il disparaît par accident ou par tout autre cause naturelle de décès.

L'attrait de ce genre de série réside dans la façon dont elle raconte l'histoire, plutôt que sur l'imagination des scénaristes, qui a toujours un goût de déjà vu. C'est aussi le cas pour Kurokami, où le premier épisode y va franco, un peu à la Ga-Rei Zero et devrait vous étonner. L'épisode suivant suit une trame classique, sans surprise, en revanche. Difficile de savoir si l'intrigue générale sera intéressante mais le décor est planté avec des personnages sympathiques.

Le titre qui me parait le plus prometteur jusqu'à présent est  White Album, une romance entre jeune gens, avec la fille qui perce dans le monde du show business et le garçon qui traîne sans éclats pour poursuivre ses études. J'avais beaucoup apprécié REC et vous avez là le même type d'anime, en beaucoup plus subtil.

Chaque personnage se révèle plus complexe qu'il ne le parait. Par exemple, Tôja Fuji est l'archétype du pauvre brave type avec très peu de culture et vous pensez qu'il n'arrivera jamais à conserver sa petite amie, qui vit dans un autre monde. En deux épisodes, le scénario remet les pendules à l'heure: Il attire en fait toutes les filles dans son entourage alors que son copain, qui est une tête bien pensante, joue de malchance pour séduire celle qu'il l'intéresse.

Autre particularité, le récit se déroule  dans le passé, en 1986. Cela peut sembler un détail mais cela rappelle les limites des communications et les contraintes qu'elles avaient sur les relations entre les gens : Pas de mobiles, obligation d'attendre que l'opérateur national installe une ligne fixe et utilisation intensive des cabines publiques, qui avalent les crédits des cartes téléphoniques.

Bien entendu si vous détestez les histoire à l'eau de rose, passez votre chemin, mais si vous aimez le genre, jetez un coup d'oeil à White Album.


White Album

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Une exposition sur le manga au Danemark

Par Pazu le 16 janvier 2009 19:01 :: Divers :: Aucun commentaire »

Je suis tombé par hasard sur un article relatant la tenue d'une exposition manga au musée d'art moderne de Louisana, l'un des plus dynamiques au Danemark, situé à quelques kilomètres au nord de Copenhague.

Il s'agit d'une grande exhibition, déjà présentée en Allemagne au printemps 2008, où elle comportait différentes sections, allant des titres pour enfants jusqu'aux mangas érotiques, en passant par les visions futuristes. Elle avait un espace réservé à trente oeuvres inédites de Yoshiko Amano, qui a fait le déplacement au Danemark en novembre dernier, pour visiter la "version" danoise, qui se termine le 9 février 2009.

L'exposition au musée Louisana revient sur l'historique du manga, avec les travaux de Tezuka, tout en mettant en avant des artistes contemporains peu connus. Les organisateurs ont également programmé des projections de quelques classiques tels que Paprika, Akira, Amer Beton ou encore Memories.

Le phénomène manga est moins avancé là bas qu'en France mais des salles sont réservées à la lecture de titres traduits et à des animations autour de jeux vidéo inspirés des séries japonaises. En parcourant le catalogue de Carlsen Comics, l'un des éditeurs danois qui s'est lancé sur le créneau, vous voyez qu'ils en sont encore aux tous premiers tomes de Fruits Basket, avec un sempiternel engouement pour Dragon Ball Z.

C'est aux Etats-Unis que l'exposition fera ensuite escale, plus précisément à Los Angeles, de mai à octobre 2009, au sein de la prestigieuse académie des arts et des sciences du cinéma.


Salle d'exposition au musée de Louisana

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Les anime de l'hiver 2009 (1/3)

Par Pazu le 14 janvier 2009 23:01 :: Découvertes :: 1 commentaire »

L'hiver est une période moins prolifique que l'automne ou le printemps en guise de nouveautés mais nous comptabilisons quand même plus d'une bonne vingtaine de séries qui débutent en janvier. Je débute le petit tour d'horizon hivernal avec Chrome Shelled Regios, Asu no Yoichi, Shikabane Hime Kuro et Sora o Kakeru Shôjo.

Le premier épisode de Chrome Shelled Regios fait office de pilote en nous plongeant immédiatement dans un monde futuriste aride avec des insectes géants qui s'en prennent aux habitations humaines. Des guerriers dotés d'épée et de pouvoirs surnaturels surgissent pour affronter la bestiole, qui la capacité de se régénérer. Le combat occupe un bon tiers de l'épisode avant que l'histoire revienne à un cours plus classique, avec une rentrée des classes au sein d'une université un peu spéciale.

Les étudiants suivent des cursus dans différentes branches et le nec le plus ultra a l'air d'être admis parmi les militaires, qui ont la faculté de matérialiser des armes, entre autres. Leyfon Alseif débarque de sa campagne pour suivre un enseignement général mais il se fait remarquer pour ses capacités et la jeune Nina Antalk l'enrôle dans son équipe, la 17ème section où il manquait une personne. Une compétition met en concurrence les différentes unités.

Nous retrouvons le schéma d'un grand imbroglio dans le cadre d'une école, entre les romances et les complots. Cela fait penser à du Mai Hime, sans préjuger de la suite en terme d'intrigue générale.

Dans Asu no Yoichi, le héro débarque aussi de sa campagne. Yoichi Karasuma est un expert au sabre, entraîné par son père dans une région reculée en montagne. Estimant que son fils a toutes les connaissances mais qu'il doit acquérir de l'expérience, Karasuma père envoie Yoichi en ville, au sein de la famille Ikagura.

La famille Ikagura a aussi une grande tradition des arts martiaux, avec des racines communes avec les Karasuma, notamment au niveau des techniques de sabre. Le dépaysement de Yoichi ne devrait pas être total mais son arrivée en ville s'apparente à celle de Tarzan à New York. Le jeune homme use de ses arcanes pour se débarrasser de voyous qu'ils croisent et se fait remarquer de la police locale, tout en semant la pagaille sur son passage.

Il termine la journée en rejoignant enfin sa destination, en ayant rencontré ses hôtes par hasard sur son chemin, qui sont en fait quatre soeurs qui vivent seules. Là, vous avez droit à un énième harem en puissance, avec la dose syndicale de fan service, à coups de gros plan sur la poitrine de l'héroïne et  de scènes spécial contact. Bref, c'est visiblement une comédie classique dans la lignée des Love Hina et autres anime romantico-burlesques, même si quelques trouvailles font sourire.

Shikabane Hime Kuro est la suite directe de Shikabane Hime Aka, qui s'est terminé en décembre dernier, au bout de 13 épisodes. Il faudrait plutôt dire deuxième partie que suite, tellement les épisodes s'enchaînent. Le générique de début est inchangé, à l'exception du titre qui diffère.

Au niveau de l'histoire, nous avons un léger ralentissement de l'intrigue avec tout le 13ème épisode de la série précédente qui épiloguait longuement la première partie, tandis que le 14ème met un peu de temps à relancer le rythme C'est l'occasion de voir apparaître de nouveaux protagonistes et de voir les autres Shikabane Hime un peu plus à l'oeuvre.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le récit se déroule dans un monde avec des filles mort vivantes surpuissantes, qui ont gardé leur humanité mais qui sont employées par une organisation cléricale  pour affronter des démons. C'est bien mené, avec le studio Gainax en partie aux commandes, mais les motivations des méchants dans l'histoire, sont pour le moins flous.

J'ai été plutôt surpris par Sora o Kakero Shôjo – à ne pas confondre avec le film Toki o Kakeru Shôjo. Là, le titre se traduit par la fille qui traverse l'espace et non pas le temps. Dans le futur lointain, un semblant d'humanité vit dans l'espace, où s'amoncellent des myriades de déchets de la Terre depuis des lustres, des déchets devenus dignes de trésors archéologiques, avec des carcasses de vieilles voitures, par exemple.

Akiha Shishido s'évade de son monde austère en s'offrant une petite excursion dans l'immensité de l'univers, avec vue sur la Terre, en passant à côté d'une longue traînée de débris antiques. Un immense vaisseau surgit d'un trou noir et la happe au passage.

L'histoire n'a pas l'air captivante, en supposant que nous puissions voir les tenants et les aboutissants parce qu'au bout du premier épisode, ce n'est pas encore le cas. La surprise vient des efforts pour retranscrire l'univers du futur, avec un genre tranche de vie dans le style de Planètes, alors que vous pouvez vous attendre à un produit beaucoup plus bas de gamme pour ce genre de récit.


Sora Kake Girl

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Le nouveau look d'Animint

Par Pazu le 09 janvier 2009 19:01 :: Webmastering :: 3 commentaires »

Si vous connaissez Animint, vous avez du remarquer un changement de design, qui se fait progressivement et les principales rubriques – dont ce blog - ont déjà adopté le nouveau look. Le chantier se poursuit mais je souhaitais marquer le changement et provoquer quelques retours de votre part.

Je ne suis pas un adepte effréné des montées des versions de sites et Animint doit en être seulement à son quatrième design en douze ans, en incluant celui qui est en train d'être mis en place. Etant donnée la structure du site et les multiples outils incorporés au fil des années, tout remettre à jour demande un effort non négligeable. Je me lance à reculons dans ce type de projet car c'est toujours autant de temps en moins à consacrer à l'administration des contributions et à l'écriture d'articles, qui font la richesse du site.

Cependant, le changement dépasse la simple modification des couleurs et des images, et aborde des questions de fond, qui justifient le temps à s'y consacrer.

Le projet de refonte est d'abord parti d'une réflexion sur la page d'accueil précédente, avec un constat sur ses lacunes.

Ma tendance et celles d'autres sites mastodontes, est de bâtir une page fourre-tout avec un accès à quasiment toutes les rubriques, voir même un maximum de liens vers les dernières publications en date. C'est pratique pour les habitués mais certainement indigeste pour les nouveaux venus, même si un encart présentait un peu le site.

Dans la nouvelle mise en page, j'ai préféré insister sur quelques rubriques en particulier, quitte à en gommer d'autres. Les parties les moins en lumière étaient le plus souvent atteintes via une recherche directe que par une navigation, via le long menu de gauche.

J'ai ensuite conservé pour le bas de la page, la structure avec les derniers dossiers en date et l'historique des principales modifications. L'illustration permet d'aérer la page, avec la possibilité de boucler sur des images différentes. C'est ce que je regrettais dans le design des premières années 2000, où une page de garde illustrée se situait avant la page d'accueil proprement dit – certains visiteurs s'en souviennent peut être.

Le travail consiste également à revoir les textes de navigation, en essayant de rester concis et clair, et favoriser l'ergonomie à défaut d'être un pro des illustrations graphiques. Il s'agit aussi de tuer à regret certains écrits qui datent de trop d'années et dont le contenu est en décalage complet avec l'époque actuelle. Une critique reste à peu près pertinente dans la durée mais certains guides se périment et il devient absurde de les laisser en ligne tels quels. 

Le résultat final offre une présentation de meilleure facture pour l'encyclopédie et les guides, mais d'un autre côté, l'aspect des rubriques diffèrent quelque peu les unes des autres. Le design précédent était sans doute beaucoup plus homogène, mais j'essaie plusieurs variantes pour l'instant.

Quelques nouvelles fonctionnalités sont apparues ci et là, mais elles sont restées dans le domaine de la cosmétique, que ce soit l'affichage des dates dans les listes des parutions ou la prise en compte des gravatars dans les commentaires du blog.

Notez enfin qu'une enquête en ligne est en cours sur le site, avec quelques questions rapides pour prendre la température auprès de vous, suite aux dernières évolutions.


La page d'accueil new look


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Des formations manga pour bibliothécaires

Par Pazu le 06 janvier 2009 18:01 :: Divers :: 2 commentaires »

Avec une part importante des ventes de bandes dessinées en France – qui est ainsi le deuxième marché mondial du manga après le Japon -, il est normal que le manga se fasse remarquer des différentes institutions. Impensable il y a encore dix ans, vous trouvez désormais des cours de dessins dans les écoles d'art pour adopter le style asiatique, en plus des cursus classiques pour se familiariser avec les recettes de la BD franco belge.

Le cheval de bataille des bibliothèques est d'amener les jeunes à la lecture, en dehors des carcans scolaires, où lire s'apparente à une obligation. Le manga a l'avantage d'amener des populations au plaisir de lecture, même si beaucoup trouveront malheureux d'être bien peu d'ambitieux pour proposer des bandes dessinées plutôt que des livres plus évolués.

L'idée sous jacente est sans doute de cultiver cette envie pour guider les mômes vers d'autres domaines de lecture, plus traditionnels et plus riches. La stratégie n'est pas évidente ni forcément couronnée de succès. C'est une chose de remarquer un vivier de lecteurs, c'en est une autre de rentrer dans leur monde et encore une autre de pouvoir les conseiller dans leurs choix.

Dans ce contexte, des initiatives se font pour former les bibliothécaires, qui constatent le succès du manga auprès des adolescents, mais qui ne possèdent pas forcément les clefs pour l'exploiter.

La transmission du savoir peut d'abord se faire sous forme de conférence, estampillée séminaire ou colloque suivant les différentes formules. Un expert ès-manga intervient avec sa vision personnelle, riche de son expérience de plusieurs années en tant que rédacteur en chef d'une revue spécialisée ou d'auteur d'un ouvrage sur le sujet, quand ce n'est pas plutôt un adepte de la bande dessinée, qui diversifie ses interventions, comme il aurait pu aborder l'histoire des comics. La conférence peut prendre une forme assez libre, mélange d'exposé et de débats, suivant la population présente.

A l'opposé, vous avez la formation, qui tient prestement dans une fiche de catalogue, construite point par point et presque heure par heure. Le contenu est théorisé à l'excès en se sentant obligé de vous présenter la culture japonaise en long et en large avant d'aborder un historique qui débute au XIXème siècle. Sans renier la qualité du contenu, je suis plus circonspect sur la pertinence de présenter tous ces éléments dans un tel contexte.

Le programme donne l'impression d'avoir des plages de remplissage pour justifier la longueur de la formation, qui s'étale ainsi sur plusieurs jours facturés à quatre cents et quelques euros. D'autre part, avec autant de concepts abstraits, il est vraisemblable que le participant ne garde en mémoire que 10% de ce qu'il a pu voir.

L'approche de certains centres régionaux de bibliothèques est plus attrayante en se focalisant d'abord sur l'essentiel et en abordant des aspects purement pratiques par rapport aux objectifs des bibliothécaires. Il y a un passage obligé pour découvrir quelques auteurs renommés mais la formation insiste par exemple sur la segmentation du lectorat et les thèmes courants, ce qui n'est pas évident pour le néophyte.

Le cours présente ensuite le paysage des éditeurs en France, avec un mode d'emploi pour constituer une mangathèque, sans tomber dans le piège des séries interrompues ou interminables, qui consomment tout le budget. Le bagage de départ consiste aussi à avoir un panel de titres ultra connus pour se lancer. Le métier s'intéresse également à toutes les animations possibles autour la bande dessinée japonaise, qui se démarquent un peu des autres manifestations plus classiques. Je vois régulièrement passer des mails concernant des ateliers dessins et autres, couplées avec des expositions qui se prêtent de villes en villes.

Nous connaissons surtout les conventions et les festivals dans les grandes agglomérations mais vous entendez beaucoup moins parler des travaux plus confidentiels dans les bibliothèques et autres médiathèques des villes plus petites.

A ce sujet, il serait intéressant d'avoir des retours de ces bibliothécaires et des difficultés pratiques qu'ils rencontrent. A ce que j'ai pu voir, c'était surtout des problèmes pour avoir des intervenants experts pour leurs conférences ou les seconder dans leurs choix. Quelques associations actives sont heureusement sur le créneau et proposent leurs services, quand elles n'ont pas carrément un matériel d'exposition itinérante à proposer.

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Gros plan sur le recueil Katsuhiro Otomo Anthology

Par Pazu le 04 janvier 2009 12:01 :: Manga :: 1 commentaire »

Bizarrement, la sortie de ce recueil d’histoires courtes par l’auteur d’Akira et de Dômu a l’air d’avoir été plus remarqué par les sites de critiques BDs généralistes que les sites orientés manga. Paru dans la collection Seinen de Dargaud/Kana, l’ouvrage est cher mais l’édition est de très bonne qualité avec un papier épais – sans être plastifié – avec la reprise des pages en couleurs, et dans le sens de lecture original.

Les nouvelles réunies ici sont essentiellement des récits de science fiction ou d’anticipation, parus entre 1977 et 1981, c’est-à-dire avant le cultisme Akira, commencé en 1982. Les sketches de That’s Amazing World sont des apartés dans ce lot futuriste et le mangaka  y détourne des contes de l’occident, qui auraient été digne de figurer parmi les séries adultes du magazine (à suivre), tellement son humour noir est féroce.

L’humour, c’est ce qu’il ressort de l’ensemble des titres choisis, ou tout au moins un décalage certains avec les valeurs traditionnelles. Otomo reprend à plusieurs reprises le thème de la société futuriste, complètement aseptisée, où il affuble les rebelles d’un look baba cool des années 70. La chute finale dans Hair – sans jeu de mot – surprend même si elle tombe à plat mais celle de Farewell to Weapons est excellente, à l’image de ce que nous a montré Otomo dans Koji chushi Meirei, l’un des trois sketches de Manie Manie Meikyu Monogatari.

Pour les fans, le livre devient indispensable avec la publication exclusive de Memories, qui a inspiré le film éponyme. Je l’avais déjà mentionné dans les idées cadeaux de Noël 2008 mais cette édition est présentée comme une première mondiale, en dehors du Japon. 

Avec une carrière commencée en 1973, il ne s’agit pas d’œuvres de toute première jeunesse et le style de l’auteur est mâture, contrairement à ce que nous trouvons dans les publications de Tsukasa Hôjô, où un dessin de Cat’s Eyes est à cent mille lieux d’une esquisse d’Angel Heart. Vous trouvez dans cette anthologie les paysages des univers des blockbusters qui ont fait après le succès d’Otomo : déserts post-apocalyptiques, paysages de mégalopole ou encore les visages des représentants de l’autorité.

L’ouvrage se termine sur une courte postface de Katsuhiro Otomo, qui a écrit quelques mots sur chacun des récits. De la même manière que Miyazaki qui a commenté ses travaux d’aquarelles pour Nausicäa, il en ressort souvent une certaine insatisfaction mais le maître explique par le trop peu de temps qu’il avait pour dessiner par rapport au niveau de perfection qu’il recherchait et qui était en conflit avec les impératifs économiques et ses engagements envers  les éditeurs.

Otomo dit peu de mots sur Memories mais il s’attarde plus longuement sur Fire ball, le seul vrai récit du recueil, sérialisé en plusieurs chapitres. L’histoire mêle le thème de la science-fiction et du fantastique, en présentant l’action dans une société du futur, avec des personnages dotés de pouvoirs surnaturels.

Le titre marque un tournant dans la carrière d’Otomo, car c’est son premier essai de science fiction pour un éditeur, alors que ce n’était pas du tout le créneau porteur à l’époque. Embarqué dans un projet trop ambitieux par rapport à ce qu’il pouvait vraiment produire, il explique qu’il a conclu l’histoire de façon brouillonne, avec un sentiment d’inachevé. Il lui manquait vingt pages pour clore le tout correctement mais à la réflexion, s’il devait reprendre son travail, il aurait également retouché le début. Autant tout recommencer avec un nouveau challenge et ce nouveau projet a été Akira.

Dans un tout autre domaine, Otomo attribut aussi la genèse de Dômu à Fire ball. Il pensait en fait que son aventure avec la science fiction allait faire un flop et qu’il devait se tourner vers un autre genre, les histoires d’horreur. Il a commencé à penser à ce projet en parallèle.

Bref, pour conclure, il serait dommage que vous passiez à côté de la lecture de ces morceaux choisis.


Katsuhiro Otomo Anthology

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