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L'Epitanime 2009 sous le Soleil

Par Pazu le 31 mai 2009 22:05 :: Manifestations :: 6 commentaires »

Voici quelques impressions à chaud de la 17ème convention de l'Epita.

A chaud est le mot parce que l'édition de cette année s'est déroulée sous un soleil radieux, voir même trop pour certains visiteurs, étant donné le nombre de malaises qui se sont produits le dimanche. Le cocktail fatigue, manque de sommeil, déshydratation, chaleur et régime, donne rarement un bon résultat.


Epita 17 - Jeu


J'ai passé les deux jours à la convention, en sautant encore une fois les activités de nuit. J'ai eu l'impression qu'il y avait moins de monde que l'année dernière, en ce qui concerne la manifestation de jour. Peut-être est-ce une fausse impression parce que la fréquentation et la foule varient considérablement, suivant le lieu et l'heure mais c'est l'image qui m'est restée en effectuant un tour dans le parking, où sont les stands des boutiques et des fanzines.


Epita 17 - Cosplay groupe


Il est vrai que la convention n'arborait pas d'invité de marque cette année mais je doute que ce soit la principale motivation des visiteurs de l'Epita. On peut juste le regretter en se rappelant la participation des dessinateurs l'année dernière, qui s'étaient prêté au jeu du Pictionnary sur scène, bien loin des conférences solennelles de la Japan Expo.


Epita 17 - Cosplay


L'espace au sous-sol était plus conséquent que l'année dernière mais quelques stands amateurs étaient situés dans des couloirs reculés. Les autres activités étaient au rez-de-chaussée avec les initiations au Go ou au Mahjong, un atelier de dessin, un concours de Guitar Hero et l'amphithéâtre/salle de projection. Les salles ont le défaut d'être excentrées par rapport au reste et si certains animateurs ne sortaient pas de leur antre, on ne les rencontrerait pas de manière évidente.


Epita 17 - Leo


Une deuxième salle de projection était au sous sol, juste devant le dépôt vente, une des particularités de l'Epitanime. Plus que les coffrets de feu IDP à prix cassé, c'est surtout au dépôt vente, que je tombe sur les bonnes surprises même si c'est au petit bonheur la chance. Il y a rarement un problème sur les prix, qui sont bradés par les vendeurs en général, mais encore faut-il trouver quelque chose qui vous intéresse. Il faut juste penser à jeter un coup d'oeil aux derniers arrivages régulièrement.


Epita 17 - Cosplay


Les autres animations orientées jeu vidéo se trouvaient dans le premier bâtiment mais à part un tour rapide pour repérer les lieux, j'ai surtout partager mon temps entre l'espace devant la scène et le sous sol, au frais, où j'ai retrouvé des amis se dévouer pour tenir le stand de cette librairie. J'ai trouvé amusant de voir le gérant de la boutique prendre une pause afin de dévaliser ensuite Manga Distribution pour sa propre consommation de DVDs.


Epita 17 - Sous-sol


Dehors, j'ai pu assister au cosplay individuel du samedi midi, que je rate en général, en plus de celui du dimanche midi, qui est consacré au groupe. J'ai trouvé que le niveau moyen des participants était élevé cette année avec beaucoup de costumes, que je qualifierai de tape-à-l'oeil, tels que l'Eva, Scritch de l'Âge de glace ou le groupe Dai no Daiboken, alors que ce ne sont pas les gagnants des concours, à juste titre en plus.


Epita 17 - Gland


J'ai du assister à deux ou trois jeux sur scène dont un où l'auteur de ce blog s'est fait coiffé au poteau en finale la samedi. Le dimanche, j'ai prêté une oreille discrète au concours de karaoke, qui est loin d'être ma tasse de thé mais l'interprétation de Rise, l'un des génériques de Ghost in the Shell Stand Alone Complex a retenu mon attention et également celle du jury à ce que j'ai cru comprendre pendant l'annonce des résultats du concours.


Epita 17 - Foule


A l'origine, les nocturnes étaient axées sur les projections avec quelques activités annexes mineures. Visiblement, le contenu s'enrichit d'année en année avec le cosplay de nuit et des animations un peu plus conséquentes.

Epita 17 - Cosplay individuel

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Les résultats du 31ème Anime Grand Prix

Par Pazu le 26 mai 2009 13:05 :: Découvertes :: 4 commentaires »

Comme chaque année, les résultats de l'Anime Grand Prix sont apparus dans le numéro de juin du magazine Animage, un numéro disponible dès début mai.

J'ai mis à jour la rubrique du site avec les principaux classements, issus des votes des lecteurs du mensuel japonais.

Vous pouvez toujours ressortir que le résultat est du grand n'importe quoi, mais cela reflète les tendances d'une certaine population au Japon.

De mon côté, voici quelques constatations

-    Le nombre de votes est de plus en plus faible, avec seulement 1184 voix pour désigner le vainqueur cette année.

- En parcourant les différentes catégories, quatre séries se taillent la part du lion : Code Geass R2, Gundam 00, Macross F et Kuroshitsuji.

-    Les règles font qu'un électeur choisit un unique titre, séries, OAVs et films mélangés. En revanche, il y a une distinction entre les séries même si ce ne sont que des saisons différentes. Du coup, il y avait deux séries de Gundam 00, la première et la deuxième saison, qui ont fait dans les 400 voix chacune. Ce n'était pas suffisant pour passer devant Code Geass mais suffisant pour reléguer Kuroshitsuji derrière.

- Par rapport à l'année dernière, nous retrouvons le duo Code Geass & Gundam 00, avec un net avantage pour le premier. Il est amusant de constater que les héros de Gundam 00 ne sont plus classés dans le même ordre pour le classement de meilleurs personnages masculins.

-    Je ne m'étonne même plus de trouver Ponyo en 12ème position seulement. En revanche, je suis agréablement surpris de découvrir Natsume Yûjinchô à la 8ème place. Cela laisserait-il un espoir d'avoir une population conséquente qui regarde autre chose que du shônen pur et dur ?

- Pour avoir le détails des rangs au-delà de la 20ème place, il faut se plonger dans les annexes centrales du magazine, alors qu'avant, c'était dans la marge des pages, au niveau des résultats de l'Anime Grand Prix. Toradora est 21ème, Bleach 23ème , True tears 25ème et Naruto 29ème. Dans les profondeurs du classement, Sazae San passe devant le film de Naruto, qui est lui-même mieux placé que the Sky Crawlers.


Anime Grand prix 31

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L'Animage de mai 2009

Par Pazu le 22 mai 2009 17:05 :: Découvertes :: 3 commentaires »

Etonnemant, le premier article traite des modèles réduits de Macross Zero, alors que la série est terminée depuis quelques mois. Après il est question du retour de Fullmetal Alchemist, qui occupe un gros pavé au début de magazine, en plus de la couverture. Même la rubrique de croquis de personnages est en partie consacrée à ce titre. L'autre partie est réservée aux dessins des personnages de Toradora.

Kuroshitsuji a toujours le vent en poupe, en accaparant  le deuxième article le plus long, sur une dizaine de pages. La suite concerne les principales séries du printemps, qui sont passées en revue une par une, sans surprise, après un petit mot sur Clannad After Story : Hayate 2, Basara, Queen's Blade, Lost of Eden, Valkyria Chronicles, Phantom, 07-Ghost, Basquash et Saki.

Apprenez aussi qu'Evangelion passe gratuitement sur le site de streaming de Yahoo Japan.

L'interviewé du mois est un scénariste et pas un réalisateur pour une fois : Katsuhiko Takayama. Son nom apparaît aux génériques de Ef - a tale of melodies, Ef- a tale of memories, Ga-Rei-Zero et Natsu no Arashi.

Les encarts d'actualités commencent à présenter les titres qui arrivent l'été prochain, dont la nouvelle série télévisée de Cobra, réalisée par Osamu Dezaki, ainsi que Tokyo Magnitude 8.0, une fiction du studio Bones sur le Big One, le tremblement de terre apocalyptique pressenti sur Tokyo, dans les trente prochaines années. La diffusion de la série était une des annonces faites pendant le Tokyo Anime Fair de mars 2009.

Le magazine revient un peu sur l'événement qui réunit le gratin de l'animation japonaise mais cela fait bizarre de voir un article beaucoup plus conséquent dans Animeland que dans Animage.

Animage mai 2009

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Trois minutes trente de bonheur

Par Pazu le 19 mai 2009 18:05 :: Découvertes :: 1 commentaire »

Il existe certaines injustices concernant les films et la perception du public qui va les voir. L'un des cas les plus extrêmes a été le score qu'ont fait certains navets aux Etats-Unis, uniquement parce que les gens venaient regarder la bande annonce de Star Wars, avant de sortir de la salle. Dans une moindre mesure Mimi ô Sumaseba passait avec On Your Mark en introduction et le clip a beaucoup plus marqué les esprits que le film, qui est pourtant excellent.

Little Nemo est victime d'un phénomène similaire, avec un long métrage qui est arrivé à son terme, après moult péripéties mais ce que les amateurs retiennent ce sont surtout les pilotes de quelques minutes, réalisé en avant projet, notamment celui de Yoshifumi Kondo, le réalisateur de Mimi ô Sumaseba.

Petit rappel historique : Little Nemo est une bande dessinée anthologie signée Winsor Mac Key, célèbre pour avoir donné lieu à l'un des premiers dessins animés en 1911, que l'auteur a composé image par image, pour produire 12 minutes d'animation.

A la fin des années 1970, Yutaka Fujioka caresse le rêve d'une super production nippo-américaine pour adopter les aventures du petit garçon au pays des rêves, dans un long métrage distribué de part et d'autre du Pacifique.

Du côté japonais, c'est la Tokyo Movie Shinsha qui est impliquée, avec la participation au projet de grands noms de l'animation. Les plus connus restent Isao Takahata et Hayao Miyazaki mais d'autres professionnels de renom participent, tels que Yoshifumi Kondo et Yasuo Otsuka ou encore Nizô Yamomoto, futur directeur artistique sur la plupart des films du studio Ghibli.

Les participants du côté occidental sont également connus. Moebius / Jean Giraud, le dessinateur de Blueberry, participe à l'aventure, avec des apports au scénario de Chris Columbus, l'homme qui sera derrière les films d'Harry Potter. Parmi le staff, citons aussi Ray Bradbury, auteur de Fahrenheit 451 ou encore Lee Mishkin, le character designer de Docteur Magoo, sans oublier un certain nombre de pointures qui ont officié chez Disney : Franck Thomas, Ollie Johnson et Ken Anderson. Si vous trouvez liste encore trop légère, vous pouvez y rajouter le nom de Gary Kurtz, le producteur de Star Wars mais aussi de Dark Crystal.

Néanmoins, l'abondance de talents n'est pas synonyme de réussite et d'entente entre les membres. Rapidement, plusieurs participants, dont Miyazaki et Takahata, quittent le projet qui traîne en longueur. Lancé officiellement en 1982, la production n'aboutit qu'en 1989, en donnant l'impression d'avoir accouché d'une souris par rapport aux espoirs suscités au départ.

Le produit final est surtout différent des avant-goûts donnés par les pilotes concoctés au fil des ans. Le dernier pilote a été réalisé par Osamu Dezaki en 1987 mais le plus connu est celui sorti par Yoshifumi Kondô en 1984. Kondô a quitté le projet en 1985 et il a fallu attendre 1988 pour avoir l'équipe définitive du film, un film qui est plus empreint de la patte américaine que du style japonais.

J'ai pu voir le pilote de Kondô sur grand écran, lors du festival des images du Japon de 1999. L'essai ne dure que 3 minutes 30 mais vous en prenez plein la vue et la pâle copie qui circule sur le net reflète à peine la richesse des couleurs qui frappent à l'écran. Il s'agit d'une véritable envolée lyrique avec une vision très "ghiblesque" de l'envol d'un lit dans le ciel de Londres, avant de s'immerger dans un univers mi-urbain, mi-marin.

Il est habituel d'y voir de futures références à l'envol de l'hydravion de Porco Rosso mais j'y retrouve aussi les trajets de Kiki, la petite sorcière de Miyazaki sur son balai, au dessus de la mer.

Les détracteurs reprochent à ce pilote une vision trop personnelle des réalisateurs japonais, qui s'éloignent de la touche originale de la bande dessinée, et d'un certain côté la version finale respecte peut être mieux l'esprit d'origine. En revanche, les fans de travaux qui semblent sortis du studio Ghibli sans en être, tels que  Kumo no yô ni Kaze no yô ni ou Tsuru ni Notte - Tomoko no Bôken, restent sur leur faim.

A défaut de le voir au cinéma, vous pouvez visionner le film pilote de Kondô sur une édition japonaise du DVD de Little Nemo, qui comporte aussi le court-métrage d'Osamu Dezaki. A ma connaissance, les éditions françaises ou américaines ne les contiennent pas.


Little Nemo

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Le chiffre du jour : 485

Par Pazu le 13 mai 2009 21:05 :: Divers :: 1 commentaire »

C'est le nombre retenu de titres éligibles au 31ème Anime Grand Prix du magazine Animage, séries, films et OAVs confondus.

Pour être dans la liste, le dessin animé doit être sorti au Japon entre le 1er décembre 2007 et le 30 novembre 2008 et s'il s'agit d'une série, avoir eu un épisode diffusé entre ces deux dates.

Plus en détail, nous comptons 340 séries, 38 films et 107 OAVs. Les nombres paraissent énormes mais le total est sensiblement le même que l'année précédente, où 489 anime avaient été référencés.


Chiffres Anime Grand Prix

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Le petit otaku illustré

Par Pazu le 09 mai 2009 10:05 :: Webmastering :: 3 commentaires »

Quand je tombe sur un blog de japanimation qui retire mon attention, mon réflexe est d'abord de le rajouter sur Aggregator-sama, plutôt que d'en faire un bookmark delicious. Cependant, l'opération perd son sens quand le blog en question est en hibernation et lorsque plus aucun article ne sort donc dans les flux RSS. D'où un billet ici.

Avant que les sujets abordés ne prennent trop de rides, je vous invite à jeter un coup d'oeil au blog de Din, Splendeur et Misères d'une Otaku, dans le genre comic strip amusant mais tellement vrai. Je communique un lien filtré en ne retenant que la partie otake. Libre à vous de parcourir le site, plus en profondeur.

http://www.diiin.com/dotclear/index.php?category/le-petit-otaku-illustre


Petit otaku illustré

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Les 7 raisons qui font qu'Animint continue

Par Pazu le 06 mai 2009 17:05 :: Webmastering :: 11 commentaires »

J'aborde la question en réaction d'un billet de Gemini qui s'attriste de la disparition progressive de sites de sa  jeunesse et aussi parce que j'ai abordé rapidement le sujet un peu plus tôt cette semaine avec quelqu'un d'autre.

1. Parce que l'intérêt porté aux anime manga est toujours là

Selon les périodes, je m'y intéresse plus ou moins mais j'ai toujours plaisir à suivre des séries ou lire des bandes dessinées japonaise. Si j'avais changé de centres d'intérêts, j'aurai fait évoluer Animint dans une autre direction, voir l'aurai abandonné pour un autre projet.

2. Parce qu'Animint est un site qui roxx (mode e-p*n*s on)

Il est sûr que les statistiques de fréquentation sont bien en deçà du niveau d'il y a quelques années mais c'est satisfaisant de toujours dépasser les 100 000 visiteurs uniques par mois.

Pour Animint, la fierté concerne aussi la longévité et c'est une motivation pour alimenter régulièrement certaines rubriques qui existent depuis Mathusalem – à l'échelle du temps sur internet.

3. Parce que le site suit un rythme de mise à jour

Un site sans mise à jour devient plus ou moins rapidement abandonné par ses lecteurs et présente les prémices à une mort annoncée.

J'essai de me fixer une fréquence d'une mise à jour par mois. Ce serait largement insuffisant pour un site professionnel et j'ai tendance à publier beaucoup plus souvent que cela, mais c'est mon horloge officielle qui assure un minimum d'activité.

4. Parce que les ambitions sont modestes

Il est courant de voir des sites commencer à cent à l'heure, avec des nouveaux articles quasiment toutes les heures, puis au bout de quelques jours, plus rien et l'adresse du site est bonne à effacer de vos bookmarks.

Une mise à jour par mois, ce n'est pas folichon mais je suis en mesure de trouver le temps de le faire sur la durée.  C'est également une raison qui me pousse à limiter les rubriques.

5. Parce que l'hébergement actuel roxx pas mal aussi

Financièrement cela a un coût mais l'association qui le gère se révèle pérenne et il présente moins de contraintes que beaucoup de formules similaires au même prix. J'ai fait un essai en prenant un espace payant d'appoint – bon marché - chez un provider, où j'ai mis aggreator sama, et j'ai beaucoup plus de contraintes que sur le serveur principal.

L'hébergement d'Animint associe une bonne liberté accordée aux installations d'application sur le serveur, avec une assistance des administrateurs qui s'occupent bénévolement des tâches ingrates, et ça, ça n'a pas de prix.

6. Parce qu'il n'y a pas de prise de tête ou de bec

J'ai découvert ça en discutant avec d'autres webmestres, qui faisaient des pieds et des mains pour raisonner des membres turbulents sur le forum de leur communauté, ou bien qui jouaient gracieusement les mulets de service pour tel ou tel éditeur. Quelque part ils en ont tiré quelques bénéfices mais à la longue, je ne supporterai pas.

7. Parce que le paysage du net bouge

Certains rappellent la belle époque de fr.rec.anime, le monde de usenet qui est partie en déclin face aux forums phpbb des sites web, eux-même en perdition devant l'explosion des blogs. Pour ma part, je trouve l'évolution captivante avec un modèle qu'il faut repenser régulièrement.

Il y a deux ans, je voyais les sites foncer vers les contenus multimédia en ligne ou se transformer en blog. Maintenant voilà que les discussions concernent la gestion des communautés d'utilisateurs, réunis dans ces fameux réseaux sociaux. Faut-il transformer son site en plateforme sociale ? Le plugger sur les ténors du secteur ? En faire un mille-feuille au risque de ne plus savoir le gérer ? Faut-il y aller tout de suite ou est-il urgent d'attendre ? Autant de challenges amusants à relever pour celui qui aime bidouiller son site.



Idolmaster

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Les anime du printemps 2009 (2/3)

Par Pazu le 05 mai 2009 19:05 :: Découvertes :: 1 commentaire »

Je poursuis le panorama du printemps avec neuf titres : Basquash, Asura Cryin', 07-Ghost, Polyphonica Crimson, Guin Saga, Tears to Tiara, Hatsukoi Limited, Phantom et enfin Higashi no Eden.

Basquash a l'originalité d'être un projet initié par Shoji Kawamori (Macross, Escaflowne, Aquarion) avec la collaboration de Thomas Romain, le français qui a signé Oban Star-Racers. La série repose sur un concept de robots géants qui jouent au basket dans la rue, avec un personnage principal, Dan JD, qui devient la star montante de la discipline.

Les couleurs chaudes, le dessin des personnages et le concept sportif reflètent bien la patte du réalisateur français. Le titre se rapproche en revanche des classiques de la science fiction avec la notion d'une Lune, où la vie serait meilleure que sur la Terre, à l'image de Gunnm entre Zalem et la décharge. Dan poursuit le rêve de pouvoir déménager sur cette Lune pour y faire sa jeune sœur Coco, clouée dans un fauteuil roulant.

Graphiquement, certaines scènes impressionnent mais le style retenu est plutôt épuré et détonant à la Gurren Lagann, avec des visages qui se déforment facilement et dans les premiers épisodes, il est plutôt question de foncer dans le tas que d'autre chose. Difficile d'y voir autre chose qu'un anime à caractère sportif et si l'ambiance basket n'est pas votre tasse de thé,  passez votre chemin.

Asura Cryin' officie également dans les robots géants mais avec un concept original, qui mélange la magie, les fantômes et les grosses mécaniques. Depuis son enfance, Natsume Tomoharu est accompagnée par Misao, une amie atypique car il s'agit d'un fantôme que lui seul peut voir et avec qui il peut discuter. Sa mère devant se remarier, il quitte le foyer familial pour aller vivre dans une grande maison louée et intégrer une école prestigieuse, en suivant les traces de son grand frère qui voyage dans le monde entier.

A peine est-il arrivé dans la maison, qu'une étrange fille lui rend visite en lui laissant une mallette blindée et elle est capable de voir Misao! La nuit même, une autre visiteuse s'introduit par effraction chez lui et le menace. Le lendemain matin, il a la surprise de retrouver tout ce petit monde en cours.

L'anime comporte de bonnes idées, avec un caractère design plaisant et des situations pas forcément triviales. Cependant, en ramenant tout au niveau scolaire, où les factions rivales s'entretuent tout en étant un club très officiel ou le bureau des élèves, l'auteur original a plutôt ruiné le concept qui tend à la mascarade sans queue ni tête. Dommage.

07-Ghost débute également dans un établissement scolaire prestigieux mais cette fois-ci il s'agit de former l'élite militaire du puissant empire Barsburg. Les jeunes élèves officiers possèdent des pouvoirs surnaturels et doivent subir une sélection sévère pour obtenir leur diplôme. Teito Klein débute brillamment l'examen avec son camarade Mikage. Un événement transforme cependant Teito en hors la loi et il soit s'enfuir de l'académie. Il trouve refuge dans un lieu saint, placé sous la protection des sept fantômes mythiques.

Là encore, le schéma est du déjà vu avec une panoplie de personnages classiques et une situation qui évolue vers une confrontation entre les deux meilleurs amis du monde. La narration suit un bon rythme, avec une tonne de mystères et de découvertes à faire, qui sont distillés au fur et à mesure. Je doute que le titre puisse se démarquer de ses multiples prédécesseurs du même genre.

L'intrigue principale me gonfle déjà dès le troisième épisode, et l'ambiance bon enfant – à coups de blagues à deux sous ou de remarques légères - sied mal à la complexité de l'ensemble, sans oublier quelques énormités: A l'église, les bonnes soeurs chouchoutent Teito mais personne ne parle de lui enlever les fers qu'il porte aux mains ou aux pieds. Il reste cependant les zones d'ombre qui entourent les sept fantômes qui peuvent susciter encore quelques intérêts.

Bref passons et abordons Shinkyoku Sôkai Polyphonica Crimson S, une histoire inspirée d'un visual novel. Il y a déjà eu une première adaptation en série en 2007 mais la nouvelle mouture est différente : Phoron Tatara suit une formation dans une école prestigieuse pour devenir un musicien spécial,  un artiste capable de diriger des esprits grâce à sa musique.  Il est peu doué et échoue aux examens pratiques, qu'il doit repasser.

Il continue à s'exercer aux instruments pour préparer un rattrapage et pour faire une pause, il se met à pousser la chansonnette, un chant qu'il a chanté enfant et qui avait séduit un esprit, une très belle femme. A sa grande surprise, douze ans après, le même esprit, Corticate Apa Lagrangres, resurgit devant lui sous une forme plus jeune et scelle un pacte avec lui. Le voilà du coup admis en classe supérieure, car la prouesse de passer un pacte est une épreuve bien supérieure à ce qui est demandé à son niveau.

Là aussi, je doute que l'anime laisse une trace mémorable dans le paysage et pour ma part, je ne suis pas allé plus loin que le premier épisode.

Question heroic fantasy, nous sommes bien servis ce printemps, avec déjà Guin Saga. Le début est abrupt avec un royaume qui se fait réduire en cendre et deux jumeaux, une sœur et son frère, la mauviette de service, qui prennent la fuite. Manque de pot, ils se sont fait téléporter en plein territoire ennemi, au lieu d'arriver chez leur tante. Néanmoins, ils rencontrent un homme amnésique, doté d'une tête de léopard et d'une force surhumaine qui massacre une patrouille qui les avait repérés.

Je ne suis pas fan du character design mais les dessins et les couleurs respirent la qualité. L'histoire a l'air très convenu mais vous pouvez regarder les premiers épisodes.

Tears to Tiara se détache un tout petit peu des sentiers battus mais plutôt par la situation de départ : Le premier méchant de service enlève une jeune fille à offrir en sacrifice à un démon qu'il veut ressusciter. L'esprit maléfique se matérialise mais il n'en rien à battre du pacte qu'il est sensé respecter avec son invocateur et il s'en débarrasse. Voilà ce qui arrive quand on comprend mal le mode d'emploi.

Beaucoup d'entre vous feront une analogie avec Bastard mais si Tears to Tiara joue un peu sur ce registre de l'irrévérence, cela reste beaucoup plus soft que Bastard. Le récit offre un peu de piment à l'aventure, qui vient de vraiment commencer mais nous risquons de nous nous ennuyer assez vite.

Je change de genre avec Hatsukoi Limited qui relate les émois de jeunesse de toute un groupe, partagé entre le collège et le lycée. Chaque épisode s'intéresse de plus près à des personnages en particulier et donne un aperçu de leur situation amoureuse et de leurs développements.

C'est dans la lignée de ce que nous avons eu cette année, style Toradora ou White Album, mais à la puissance dix : Le scénario met en place un imbroglio terrible en un minimum de temps. En voici d'ailleurs un extrait : A fait sa déclaration à B qui est amoureuse de C, qui est le petit frère de A mais qui aime en fait sa voisine D, qui elle-même tombe sous le charme de E, le grand frère de B, qu'il aime un peu trop. Bien entendu les amours sont à sens unique, car B a peur de A et déteste son frère E, qui n'a pas tout remarqué qu'il plait à D, qui, elle, considère C comme  son petit frère.

C'est mignon au premier abord mais l'accumulation devient franchement lourde. Après quelques épisodes, c'est plus à voir pour le côté comique que l'aspect belle histoire romantique.

J'en arrive à Phantom – requiem for the Phantom, une série qui vous plonge dans l'univers noir de la mafia en zoomant sur une paire d'assassins. L'introduction met en exergue l'efficacité de ces tueurs capables d'enfoncer des manoirs défendus par des hommes de main pour atteindre leur cible finale. La suite revient sur le parcours initiatique de l'homme, qui subit d'abord un lavage de cerveau avant d'être formé par sa future partenaire impitoyable, qui lui laisse le choix entre soit mourir ou soit apprendre le métier.

L'ambiance rappelle beaucoup la série Noire, où les protagonistes étaient plus jeunes mais du même acabit en matière de technique d'assassinat. Nous retrouvons d'ailleurs des character designers de Noir parmi l'équipe de Phantom d'où la ressemblance sans surprise de Ein, la fille, avec Kirika. Phantom est à suivre si vous avez aimé Noir où des séries comme Gunslinger Girls. L'histoire est sinistre.

Je terminerai par Higashi no Eden, l'Eden de l'Est, suivi par IG production avec notamment la participation Kenji Kamiyama, le réalisateur des différents opus de Ghost in the Shell Stand Alone Complex et Seirei no Moribito. Rien qu'avec les premières images du générique, j'ai accroché au titre, toujours aussi soigné et recherché chez IG.

Après avoir obtenu son diplôme et avant d'entrer sur le marché du travail et, Saki Morimi s'offre un moment de répit avec un voyage, comme beaucoup de jeunes japonais. Arrivée devant la Maison Blanche, elle rencontre un étrange garçon qui l'entraîne avec elle. Celui-ci a perdu la mémoire mais il est armé et il dispose d'un téléphone spécial, qui lui fournit des brides d'information et qui indique un solde positif de 8 milliards de yens sur son compte.

Saki suit le jeune homme qui revient au Japon sur les traces de son passé. Le pays est la cible de mystérieuses attaques par des missiles qui dévastes des zones entières et qui déstabilisent les autorités. En suivant le jeune amnésique, la jeune fille vit une sorte de fugue amoureuse en échappant à ses obligations immédiates mais elle ignore tout de la situation.

Quand des anime sont annoncés, vous vous demandez si l'histoire ne va pas être trop bateau ou si la qualité va suivre. Avec IG production, c'est presque l'inverse et avec eux, la qualité des images est superbe mais il se dégage une froideur qui rend réticent à regarder. Quant au récit, les scénaristes ont tendance à les transformer en roman, au détriment de l'action – ce qui ne me gêne pas dans l'absolu – mais aussi au détriment du rythme. La fin de Seirei no Moribito est franchement ennuyeuse et je ne crache pas d'avoir eu les versions résumées des volets de Stand Alone Complex.

Avec Higashi no Eden, les personnages n'ont pas du tout cette impression de froideur, notamment Seiki, avec son visage rond et parsemé de tâches de rousseur. Jusqu'à présent l'intrigue arrive à être complexe, avec les mystérieux attentats et le passé du garçon amnésique, tout en suivant une direction facile à suivre avec la recherche des autres possesseurs de téléphone. L'anime se démarque vraiment du lot.



Higashi no Eden

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City Hunter - Raconte moi un manga #1

Par Ludwig le 01 mai 2009 11:05 :: Manga :: 3 commentaires »

Voilà une présentation du manga de City Hunter sous forme de  vidéo et de manière originale, qui devrait rappeler des souvenirs aux nostalgiques du Père Castor!


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