Animint
Anime & manga
L'Animage de février 2009
Par Pazu le 28 février 2009 10:02 :: Découvertes :: 4 commentaires »
Pour revenir à février, la couverture est encore dédiée à Gundam 00, la série qui fait vendre, avec en plus un booklet en supplément, si jamais vous n'avez pas encore votre dose. C'est un cahier grand format mais un peu squelettique, question contenu.
Le début du magazine comporte des doubles pages sur les séries télévisées qui débutent en avril, dont voici en vrac quelques noms : Fullmetal Alchemist (le retour), Sengoku Basara, Queen Blade, 7-Ghost, Pandora Hearts, Ristorante Paradiso, Basquash ! (avec la participation du réalisateur français d'Oban Star Racer), Bakemonogatari, Tears to Tiara, Phantom – Requiem for the phantom, Valkyria Chronicles et Taisho Yakyu Musume.
Les 20 autres séries abordées par la suite, n'ont droit qu'à des encarts plus petits et je retiens, dans le lot, les nouvelles séries d'Hayate no Gotoku et Spice and Wolf. Il est également question de Canaan, Kobato – encore une adaptation d'un manga de Clamp -, Konnichi wa Ann – qui serait la petite enfance de l'héroïne de la série mythique Akage no Ann – et K-on.
En revanche, je suis étonné de ne rien voir sur Cross Game, alors que j'ai du voir passer des news sur le web à une possible adaptation en anime de ce manga de Mitsuru Adachi, dès ce printemps.
Des OAVs apparaissent aussi dans les articles, parmi les nouveautés, avec en premier lieux les OAVs de Saint Seiya the Lost Canvas. Vous trouvez aussi des informations sur Kodomo ni Jikan 2, ToHeart2 adplus et sur un nouveau volet d'Utawarerumono, qui sort le 5 juin 2009.
En plein milieu des présentations des sorties futures, le magazine comporte une page pleine qui récapitule les séries qui ont commencé en janvier, avec les liens vers les sites officiels.
La rubrique qui suit, concerne les longs métrages, en étendant le scope à toute l'année 2009. Le 25 avril est la date de sortie d'un nouveau film de Gurren Lagan mais aucune date n'est marquée pour le 6ème film de Kara no Kyoukai, ni pour Summer Wars, ni le film d'Eureka Seven, ni Evangelion2.0: You can (not) advance, ni Musashi Souken. Il y a aussi un film annoncé sans date pour Nanoha.
En revanche, nous en savons un peu pour les films récurrents. Le sergent Keroro revient le 7 mars, en même temps que Doraemon. Pour Precure All Stars DX, ce sera le 20 mars et le 18 avril pour Détective Conan et Shinchan. Un nouveau film de Pokemon est annoncé pour le 18 juillet. Seul le 2ème film de Naruto Shinpuuden reste dans le flou mais a priori tout le monde table sur août, comme d'habitude.
Après la rubrique des nouveautés, le journal s'occupe des séries en cours et plus particulièrement Soul Eater, avec une visite des studios Bones, en compagnie de l'une des doubleuses de l'anime.
Je termine par l'interview du mois avec Yasuomi Umetsu, qui a alterné entre des postes de réalisateur, de directeur de l'animation et de character designer. Il a signé Présence, l'un des sketches de Robot Carnival mais les autres anime qu'il a dirigés sont moins connus. Ce sont, pour l'essentiel, les différents volets de Kite et de Mezzo.

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Des flux personnalisés sur Aggregator Sama
Par Pazu le 23 février 2009 18:02 :: Webmastering :: 2 commentaires »
Quand les catégories sont retranscrites dans le flux RSS, j'applique en général un filtre pour ne retenir que les billets en rapport avec les anime et les mangas. Le tri sert aussi à écarter les billets de petites news chez certains, pour ne retenir que les articles plus conséquents. Je filtre également beaucoup les présentations de figurines pour éviter les doublons et je ne retiens en fait qu'un blog, qui me semble le plus actif et le plus exhaustif.
Je pense que la volumétrie d'articles reste raisonnable, étant donné que les auteurs n'écrivent pas tous les jours. Cependant, certains lecteurs peuvent penser que c'est trop, ou regretter au contraire que des blogs soient brimés. Cela correspond à deux usages antinomiques de l'outil : D'un côté, ceux qui cherchent un best-of livré clef en main en maudissant le bruit et de l'autre, ceux qui piochent dans le plus large choix possible de billets.
D'où l'idée de permettre d'avoir des flux personnalisés pour répondre aux attentes d'un maximum d'entre vous. Comment faire ?
Le pré requis est déjà d'utiliser un lecteur de flux RSS pour suivre les billets repris sur Sama. Ensuite, il faut se rendre sur l'onglet Flux Personnalisé du site Aggregator Sama, puis sélectionner les blogs qui vous plaisent.
Le choix par défaut correspond à la configuration de Sama donc inutile de générer un flux avec les mêmes options. Pour un blog donné, vous pouvez choisir de le rajouter avec ou sans filtre, si seuls les articles publiés sur Sama vous intéressent ou si au contraire, vous voulez tous les textes sortis, quelque soit leur catégorie.
Quand vous avez terminé, vous appuyez sur le bouton pour générer votre flux RSS personnalisé et cela l'enregistre dans la base de Sama, avec une url particulière que vous utiliserez dans votre lecteur de flux.
L'approche est d'éviter à avoir à vous inscrire explicitement, avec identifiant et tout le tralala, donc notez bien l'url car après, elle sera perdue, même s'il vous suffit de refaire une sélection pour en obtenir une nouvelle.
J'ai opté pour un développement rapide pour voir ce que cela donne. Il manque peut être quelques fonctions pratiques telles que l'affichage des détails d'un filtre pour un blog, ou bien le rappel des options choisies dans son flux personnalisé. A vous de dire si vous vous en servez et si c'est un plus.
Pour l'occasion, j'ai enlevé l'ancienne bannière avec Haruhi Suzumiya, pour la remplacer par une nouvelle...avec Haruhi.

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Et la lumière fut
Par Pazu le 21 février 2009 19:02 :: Divers :: 1 commentaire »
Je suis arrivé sur la toile vers la fin de l'année 1994, via l'INT – Telecom SudParis aujourd'hui – et le réseau Renater. En intégrant l'école, j'ignorai complètement l'existence d'internet et j'ai mis quelques semaines avant de découvrir quelqu'un lancer Mosaic, le navigateur alors en vogue pour surfer sur les sites, qui pouvait afficher des images .gif – mais pas les .jpeg - à l'écrans
Pour clore ce chapitre sur l'état préhistorique des technologies de l'époque, je rappelle qu'il n'y avait pas de fournisseur français d'accès à internet pour les particuliers et que les acteurs du marché étaient Compuserve, voir encore Microsoft Network. En juillet 1995, la France comptait un peu plus de 100 000 machines connectées, à comparer aux 7 millions de Minitels en circulation.
Un connexion rapide chez soi était de 14k et la bête de course devait être un 386 avec 16 Mega de RAM, sans oublier la facture téléphonique qui explosait, faute de forfait spécifique. Autant dire que les accès gratuits via le réseau universitaire, déjà à 2Mb/s constituaient un autre monde et contribuait à la vulgarisation d'internet chez les étudiants.
Le terme à la mode n'était pas "Web 2.0" mais "Multimédia" avec les images, les sons et les vidéos. Finalement, j'ai découvert les anime sur le net en me branchant sur les sites FTP de l'époque, notamment un serveur suédois, plus ou moins miroir de la banque ultime de données, Venice, aux Etats-Unis, avec de très précieux scripts de traduction des anime populaires.
Par banque ultime, n'imaginez pas plusieurs centaines de giga de données. A la mort du serveur américain, qui devait consommer beaucoup de bande passante, les administrateurs ont proposé le contenu du serveur, épuré des vidéos, en version off-line, sur des CDs gravés qu'ils envoyaient par la poste. Cela tenait sur trois CDs…
En plus des serveurs Gopher ou FTP, un camarade m'a initié à la discussion en ligne en me branchant sur l'Internet Relay Chat. La flopée de serveurs était réduite et surtout, les réseaux américains et européens n'étaient pas coupés d'office, tout au moins en théorie, car en pratique, les connexions tombaient entre les deux et les participants d'un même channel étaient régulièrement séparés à cause de ces splits.
Je me souviens d'avoir du faire plusieurs essais pour trouver un pseudo qui puisse se connecter sans entrer en conflit avec quelqu'un déjà connecté. Nous n'avions pas le réflexe de rajouter des chiffres ou des caractères spéciaux. Du coup, j'ai fini par tomber sur Pazu, que personne n'utilisait alors.
Les fans d'animation japonaise se connectaient sur divers salons, dont #anime! fréquenté par de plus en plus de français. Au fil du temps, des discussions se sont lancées en langue française, notamment pendant les périodes de split, où les américains étaient débranchés vis-à-vis des européens. Les conversations en français continuaient souvent quand le réseau revenait à la normale et ce n'était guère plaisant pour les non francophones. D'où la création d'un channel exclusif par la suite, #animefr.
En parallèle, je me suis initié aux joies du HTML en utilisant l'espace de mon compte unix. Les quelques pages concernaient les films Ghibli et ont constitué les prémices de ce qui est devenu Animint. Le résumé et l'illustration de la fiche sur Laputa doivent dater de cette période, par exemple. Mon site personnel est resté limité à un usage interne à l'école avant d'être accessible en février 1995 depuis l'extérieur.
Point de vue site web sur la japanimation, c'était plutôt le désert en France. La majorité des pages web traitant de manga était des listes de liens vers des sites outre atlantiques ou bien des galeries de quelques images récupérées sur les fameux sites FTP que j'ai déjà mentionnés. Les titres à la mode étaient Dragon Ball Z et Sailor Moon.
Même avec le peu de textes que mon site comportait, il se démarquait donc des autres et un élève de Centrale Lille l'a remarqué. Lui-même avait ses pages sur les réalisations du studio AIC (AD Police, Bubblegum Crisis), qui avaient le vent en poupe. Il a signalé mon url à la communauté de la mailing-list anime-fr, tout m'en invitant à la rejoindre.
La mailing-list avait été créée via un serveur de l'université d'Orléans, sous l'impulsion de Lum – qui est un mec contrairement à ce que son pseudo laisserai supposer – et avec le renfort de Sébastien R. (a.k.a. Cochon masqué du temps où il participait à cela mais plus connu sous son nom civil maintenant qu'il s'occupe de ceci) rencontré lors d'une BD d'Expo, d'après ce que j'en ai retenu.
<Mode Nostalgie>La mailing list a été un vivier extraordinaire, avec des échanges de qualité, ou tout au moins bon enfant, entre des personnes disséminées dans la France entière. Avec le recul, il est étonnant de remarquer l'absence de flame-war même s'il devait être plus facile d'écarter les importuns.</Mode Nostalgie>
Au sein de la mailing-list, le nombre de messages et d'abonnés grandissait au fil des mois et du coup, il a semblé pertinent et possible de demander l'ouverture d'un groupe au sein des réseaux newsnet. Il n'y avait pas de puissants forums web comme maintenant, et la solution la plus adéquate était cette ouverture de groupe, qui nécessitait quand même le vote de 80 personnes pour être validé.
Ce fut chose faite en mai 1995 avec la naissance de fr.rec.anime, qui augmenta encore la population de contributeurs aux discussions. Dans un premier temps les messages étaient à la fois routés dans la mailing list et le newsgroup mais le volume de messages postés était tel, qu'il a fallu arrêter les envois par mail.
En 1995, je ne me souviens pas avoir été particulièrement marqué par l'apparition de nouveaux sites web francophones. Je signale juste la page des génériques de Gizmo, qui date officiellement de l'année précédente et du feu site de Lum, rédigé en anglais mais avec du contenu concernant surtout les français, notamment une liste de pages avec les listes des épisodes des séries et un guide d'achat internet, repris également plus tard dans Animint. Un petit mot également sur la page de Peggy, spécialisées dans les gadgets (écrans de veille, images animées) liés aux anime et qui est devenu par la suite la Noosphère.
La même année, je me rappelle d'un sujet passé sur l'émission Arrêt sur Images au sujet des fans français sur le net, illustré par des captures d'écrans de messages issus de fr.rec.anime ou des quelques sites web cités. J'avais eu également la surprise de tomber sur un encart dans un magazine papier, qui invitait les lecteurs à découvrir Hayao Miyazaki en visitant ma page sur lui, qui comprenait alors encore moins d'information que la biographie actuelle.
Le début d'Evangelion à partir d'octobre au Japon a eu des répercutions sur la teneur des débats qui se sont tenus entre les fans plusieurs semaines après en France – le temps que la série se diffuse -, avec des débats passionnés, sur des sujets plutôt inhabituels et via des canaux plus diversifiés.
1996 a laissé plus de traces avec l'arrivée sur le net de Cyber Namida et de son auteur controversé, à la fin du premier trimestre. Animint a suivi en mai. De manière générale, le nombre de sites francophones a continué à augmenter avec des sites à contenu, avec autre chose que du Dragon Ball. Vous avez d'autres sites remarquables qui ont commencé cette année là et qui existent toujours : Le site sur les Mystérieuses cités d'or et celui sur Kimagure Orange Road, par exemple.
Pour ce qui s'est passé après, je vous renvoie sur le billet concernant les dix ans du site.

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Le manga Princesse Résurrection
Par Pazu le 17 février 2009 18:02 :: Manga :: 3 commentaires »
L'histoire associe horreur et humour, avec dès les premières pages, la déconvenue du jeune Hiro, qui est victime d'un accident mortel de la circulation. Dans son malheur, il a la chance de croiser le chemin d'une fille, sortie d'un magazine de mode de gothique lolita. Celle-ci déclare s'appeler Hime, c'est-à-dire "princesse", et elle lui procure un peu de sang qui lui permet de ressusciter, d'où le titre du manga.
En contrepartie, Hiro devient un des serviteurs de Hime, déjà protégée par Flandre, une bonne à tout faire, petite mais costaude : C'est une androïde dotée d'une force surhumaine. L'autre occupante du manoir est la propre soeur d'Hiro, embauchée de manière classique au poste de gouvernante et elle ignore tout du caractère surnaturel de l'endroit où elle travaille.
La suite du récit est une succession de rencontres contre des monstres classiques, sortis des histoires d'horreur et autres contes de la crypte. Cela commence avec des loups-garous, en passant par des vampires et des hommes poissons.
L'atmosphère se teinte de beaucoup de burlesque avec le personnage d'Hiro, reflet de l'anti-héro qui prouve guère son utilité pour protéger sa maîtresse. C'est l'archétype du garçon qui découvre à la fois sa nouvelle nature et le nouveau monde où il a pénétré, tout en s'efforçant de conserver son humanité, alors que c'est un mort vivant désormais.
Rien de nouveau donc du côté du héros masculin. L'héroïne est plus charismatique et ne laisse deviner aucune faiblesse, si ce n'est son attachement à ses serviteurs. D'un autre côté, elle oublie complètement de ravitailler Hiro alors qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort pour lui.
Descendante d'un roi qui règne sur les abysses, Hime est en concurrence avec tout son clan pour l'héritage du trône. Les relations entre les membres de la famille sont un mélange d'amour et de haine. La princesse venge son frères en s'attaquant à son assassin, tout en soulignant que le commanditaire est un autre de ses frères. La lutte est visiblement le fil conducteur de l'intrigue générale, bien que celle-ci se perde un peu entre les différents événements qui viennent égayer la vie de la princesse et de ses acolytes.
Le dessin des personnages est plutôt simple mais les décors et les autres objets sont moins dépouillés qu'ils ne le paraissent. Vous serez surpris de découvrir les détails des immeubles et des armes. L'auteur a un bon sens de la mise en scène et des effets visuels pour appuyer les actions ou les ambiances glauques.
En effet, si certains chapitres relève de la comédie légère, d'autres scènes sont empreintes d'horreur avec toute une population transformée en zombies ou bien des occupants d'un hôtel qui se font massacrer par une chose, les uns après les autres.
La princesse présente alors son caractère inhumain, en omettant toute forme de compassion pour les victimes et invite Hiro à faire de même et à ne pas se disperser dans des enquêtes qui ne les regardent pas. Il doit la servir, point barre. Cela n'empêche pas de basculer rapidement dans un registre comique à partir de là. Vous en avez l'exemple avec une des premières scènes, où Hime se ballade dans le manoir avec une tronçonneuse en tranchant au hasard dans les airs. C'aurait pu être son épée ou son sabre. Non, il a fallu que ce soit une tronçonneuse pour marquer les esprits et rappeler les films de série B.
Une autre richesse du manga est la qualité des personnages secondaires. Dans l'anime, je n'apprécie pas tellement la soeur d'Hiro, le personnage naïf au possible. Dans le manga, sa présence est beaucoup plus réduite et d'ailleurs, le rythme général semble beaucoup plus soutenu que dans la version télévisée. Les autres individus qui gravitent autour d'Hiro et Hime sont beaucoup mieux réussis et originaux, avec notamment Flandres, avec des situations comiques bien décalées et qui a le mérite parfois de faire tourner la princesse en ridicule.
En conclusion, Princesse Résurrection ne bouleverse pas le genre, pas assez lugubre pour satisfaire les amateurs de frissons froides, ni suffisamment délirant pour les adeptes de capharnaüm qui part dans les sens. En revanche, le manga est un juste milieu, avec un soupçon d'horreur pour teinter l'atmosphère et une histoire qui se tient, sans prétention.

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Les anime de l'hiver 2009 (3/3)
Par Pazu le 14 février 2009 16:02 :: Découvertes :: Aucun commentaire »
Akikan revisite le mythe de la grenouille qui se transforme en princesse mais sous une version moderne, à base de canettes de soda qui se transforment en filles, dès qu'on commence à les boire.
Kakeru Daichi est un lycéen de seize ans, qui vit seul et qui se désespère de rester célibataire. Un jour, il achète une canette de jus de melon mais à peine a-t-il tremper ses lèvres dans le jus, que l'enveloppe se transforme en une jeune fille blonde qui l'embrasse. En fait, il s'agit d'une Akikan, une canette qui peut se transformer en fille, et sous sa forme humaine, elle ne fait qu'extraire du gaz carbonique du souffle de Kakeru, afin de pouvoir survivre. Elle doit également régulièrement se ravitailler en jus de melon pour continuer à exister. Mi-chose, mi-humaine, l'Akikan est liée avec Kakeru, qui est son propriétaire, qui lui donne le nom de Melon.
Les événements se précipitent avec l'intervention d'un officiel du ministère de l'industrie, qui détecte la présence de Melon et qui vient enquérir Kakeru et sa protégée d'un futur tournoi entre toutes les Akikan référencées, afin de décider s'il faut conserver la fabrication des canettes en acier ou celles qui sont en aluminium, chacune des Akikans, provenant de l'une ou l'autre des deux familles antagonistes.
Exceptée la trouvaille liée aux canettes sous forme humaine, Akikan utilise les formules classiques des comédies burlesques avec un harem qui se forme autour de Kakeru, qui a une amie d'enfance Najimi Tenkûji, du genre timide, elle-même suivie par Yurika Kochikaze, la sorcière de l'école, qui aime les filles et déteste les hommes. Les quiproquos aboutissent à des scènes cocasses mais l'anime présente une réelle dérive vers le ecchi.
C'est franchement comique avec le chef de l'antenne ministérielle, qui affiche en clair ses préférences pour les jeunes hommes et nous avons droit aux sempiternels clichés pour satisfaire les amateurs de jolies filles et à des scènes de ménage régulières, où Melon freine les ardeurs de Kaeru. En revanche, dans le contexte d'un anime plutôt grand public – même s'il passe à minuit sur un chaîne satellite -, c'est plus surprenant d'entendre certains propos crûs de Kakeru, lorsqu'il s'adresse à Melon.
Hetalia Axis Powers est un autre anime satirique, composé d'épisodes très courts, de cinq minutes environs. Il pastiche l'univers entre les deux guerres mondiales, en représentant les différents pays par un personnage et en s'attardant sur l'un d'entre eux à chaque chapitre. La présentation est loin d'être à l'avantage des pays, avec une image très biaisée et orientée bishônen (androgyne) pour plusieurs représentants.
L'anime devait être une série télévisée mais tout un pataquès sur l'un des pays a fini par faire interrompre la diffusion sur la chaîne Kids Station et Hetalia Axis Powers est devenu malgré lui, une Original Network Animation ou O.N.A.
Après une première série de 76 épisodes et deux OAVs qui ont suivi en 2003, Ippo Makunouchi continue son ascension dans le monde la boxe dans une deuxième saison intitulée Hajime no Ippo - New Challenger. Le studio Madhouse est toujours à la production, avec le même character designer, Koji Sugiura et le même adaptateur au scénario, Kazuyuki Fudeyasu. En revanche, le réalisateur est maintenant Jun Shishido (Saiunkoku Monogatari), qui prend la place de Satoshi Nishimura (Trigun).
Fresh Pretty est un nouvel avatar de la nébuleuse Futari wa Pretty Cure, dont je ne compte plus les spin-off et les films, dont le dernier, dans la branche Yes ! Precure 5 Gogo ! date de novembre 2008. La Toei Animation continue à exploiter son filon.
Genji Monogatari – le dit du Genji en français - est un écrit majeur, qui est un peu au Japon, ce que l'Iliade et l'Odyssée peuvent être pour la Grèce, avec un récit fleuve prétendument véridique. Genji Monogatari Sennenki, littéralement traduisible en le millénaire du dit du Genji, célèbre en fait les mille ans de cette oeuvre écrite au XIème par Murasaki Shikibu, avec une nouvelle adaptation par une équipe de ténors dans l'animation : Osamu Tezaki (Rémi sans famille, Golgo 13, Ashita no Joe) à la réalisation, Jirô Kôno (L/R, Strawberry Eggs, Yuki no Jo-Oh) à la direction artistique, avec des personnages dessinés par Akio Sugino (Jeu set et matches, Blak Jack, Hi no Tori).
L'histoire retrace la vie du Genji, un des fils de l'empereur à la cour de Heian, avec son lot de mœurs de l'époque et de relations complexes, contrastes entre amours charnels et étiquettes strictes. L'anime est une occasion pour enrichir votre culture mais si la réalisation est soignée, ne vous attendez pas à un récit de cape et d'épée. Le dit du Genji est connu pour être le premier roman psychologique à l'échelle mondiale.
Kemono no Soya Erin se déroule également au Moyen Âge, mais dans un royaume imaginaire, où l'armée utilise des dragons de terre pour tenir tête aux menaces extérieures. La petite Erin vit dans le petit village de Ake, en charge de l'élevage de ces dragons. Sa mère, Soyon est l'une des vétérinaires sur place et la bru du chef du village mais elle reste considérée comme une étrangère et seul un concours de circonstance lui avait permis de rencontrer son mari, le père d'Erin, maintenant décédé.
Le début de l'histoire s'apparente à un Word Master Piece Theater avec une description de la vie au jour le jour, au milieu des bêtes mystérieuses. L'auteur du récit est Nahoko Uehashi, la même romancière à l'origine de Seirei no Moribito, qui a fait l'objet d'une adaptation en anime d'une très grande qualité. Là encore, le studio I.G. s'occupe du portage de Kemono no Soya Erin pour le petit écran, mais en plaçant la barre technique beaucoup moins haute. Il est vrai qu'il faudra tenir le rythme pour fournir les 50 épisodes à la chaîne NHK.
Le récit commence gentiment mais il va prendre une tournure plus dramatique et plus aventureuse qu'un simple train-train quotidien.
Avec Slayers Evolution-R, changement de style avec la suite des aventures burlesque de Linna la magicienne planche à pain et de ses amis. Le retour orchestré par Slayers Revolution a été une déception pour beaucoup et la deuxième série, Evolution-R, programmée dans la foulée passe plutôt inaperçue.
Les génériques chantés par Megumi Hayashibara ont vraiment un goût de réchauffé, - quand ce n'est pas des remix d'anciennes chansons de Slayers - mais l'entrée en matière est plus directe que pour Slayers Revolution. Les habitants du Taforashia, le pays de la nouvelle mascotte du groupe, Pokota, sont enfermés dans un sommeil éternel. Pour les libérer, les héros doivent retrouver la jarre du maître des enfers, utilisé par Rezo, le magicien rouge qu'ont déjà eu à affronter Linna et consort.
La touche burlesque est toujours présente mais elle reste digeste, en évitant de partir dans des dérives apocalyptiques, sans queue ni tête, en privilégiant une quête concrète dès le départ. D'un autre côté, il est difficile de se rattacher aux wagons, en ayant raté le volet Revolution et les deux ou trois nouveaux personnages qui ont été introduits. Cela ne devrait pas être trop pénalisant car nous retrouvons d'anciens méchants.
La dernière série télévisée que je cite est Viper's Creed, qui se déroule dans le futur, dans un monde ravagé par la guerre mais en phase de reconstruction. Cependant, le niveau des océans a grimpé de façon drastique et la population vit encloîtrée dans des villes, devenues de véritables forteresses. Bien que la guerre soit officiellement terminée depuis huit ans, il reste encore des zones de combats et des groupes de terroristes mais également des chars automatiques que plus personne ne contrôlent mais qui continuent de lancer des attaques.
Pour épauler les forces militaires, le gouvernement fait appel à des sociétés privées pour assurer les premières lignes de défense autour de la ville. L'unité Viper regroupe les meilleurs pilotes capables de manier leurs engins avec dextérités, des hybrides entre des motos et des robots.
Les premières images laissent penser à une nouvelle série du genre IGPX, mais le contexte offre quelques sujets intéressants. L'univers rappelle l'ambiance Bubble Gum Crisis avec une société puissante et un personnel uniquement tourné vers l'argent. Il y a aussi une petite touche de Gunnm, avec les relations qui doivent se nouer entre les opérateurs et les pilotes dont ils ont la charge. Noter enfin la participation au projet de Shini Aramaki (Appleseed Ex Machina, Megazone 23, Genesis Survivor Gaiarth).
Je conclus en signalant la parution de deux OAVS xxxHOLiC – Shunmuki, la première en février et la deuxième en mars, ainsi que la suite à Kodomo no Jikan, dont la première OAV sur 3 de prévues, Kodomo no Jikan Nigakki est sortie le 21 janvier.

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Project A-ko - Original Soundtrack
Par Pazu le 07 février 2009 10:02 :: Musique :: 1 commentaire »
La première particularité de la musique est d'avoir été produite en Californie, avec des chanteuses et des musiciens américains. Vous pouvez tomber sur des remakes des génériques en japonais mais les chansons originales sont chantées par Annie Livingston et Valerie Stevenson.
Le CD dure une quarantaine de minutes et comporte douze pistes. L'ensemble est homogène avec le recours systématique aux sons de synthétiseur, de guitare électrique, le tout accompagné de percussions. La première BGM, Morning light type A, en est l'exemple typique. Le deuxième morceau est Dance Away, le générique de début qui a motivé l'achat du CD. L'atmosphère véhiculée par la chanson, sur le thème de l'amour, avec un rythme plutôt lent, contraste complètement avec l'ambiance de ce film cadencé à cent à l'heure.
La douzième piste correspond à la version instrumentale de Dance Away, et les thèmes Morning light type B et Morning light type C sont également des reprises musicales du générique, plus courtes mais très réussies.
A la piste 3, Spaceship in the dawn est un nouvel aperçu de l'usage du synthé, plus agréable à la fin qu'au début. Après suit le générique de fin, Follow Your Dream, plus en phase avec le thème du film du point de vue tempo. Je ne trouve pas ce générique terrible, de même que pour la troisième et dernière chanson à la plage 6, In your eyes, qui tend à être trop amorphe.
La plage suivant est en revanche beaucoup plus sympathique avec un morceau de plus cinq minutes, Explosion, qui a un son très basique, toujours au synthé et à coups de basse appuyés, mais bien accompagné par de la guitare électrique. C'est ma BGM préférée dans cet original soundtrack.
Au final, voilà un CD relativement chiche, rempli avec des versions instrumentales des chansons et des thèmes dérivés du générique de début mais l'ensemble reste agréable et cohérent, avec quelques morceaux qui justifient son écoute.

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