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Anime & manga
L'Animage d'octobre 2009
Par Pazu le 31 octobre 2009 19:10 :: Découvertes :: 1 commentaire »
Question nouveautés, le magazine consacre une double page à chaque grand anime commencé cet automne : Fairy Tail, Kûchû Buranko – cela étonne un peu de voirce titre en si bonne position dans la liste -, Seiken no Blacksmith, Kimi ni Todoke, Miracle Train, Tegami no Bachi, Tatakau Shisho, Inuyasha, Darker than Black - Ryûsei no Gemini, To Aru Kagaku no Railgun et aussi d'ailleurs la suite de Queen Blade, que j'ai zappée. Il cite même les OAVs de Shagukan no Shana S mais ils sont plus discrets sur les épisodes spéciaux de Mahoromatic Tadaima Okaeri. Les autres nouveautés ne sont pas détaillées mais elles sont toutes mentionnées dans une liste.
De manière quasi intemporelle, Animage réussit a encore trouver une occasion pour écrire quelque pages sur Gundam 00 et sur Macross Frontier. Sinon, le journal passe en revue les séries terminées, de Basara à Caanan, en passant par Taishô Yakyû Musume. Pour une fois, Fullmetal Alchemist Brotherhood n'occupe que 4 pages.
K-ON est à l'honneur sur la couverture, avec un mini booklet à l'intérieur, qui rappelle que le 4ème DVD de la série est sorti le 21 octobre au Japon. L'article surprise concerne So-Ra-No-Wo-To, dont la diffusion commence seulement en janvier 2010. L'anime met en scène des filles militaires, autour du thème de la musique. Avec les premières images des personnages et le thème annoncé, difficile de ne pas penser à un K-ON bis.
L'interview du mois concerne une femme pour une fois, à savoir Asako Nishida, qui a occupé des postes de directrice de l'animation (Keroro Gunso, Fate/stay night, Argento Soma) et de character designer (Shichinin no Nana, Môryô no Hako, Vampire Knight).
Animage rend ensuite hommage à Yoshinori Kanada dans un petit fascicule de 8 pages. L'animateur est décédé en juillet dernier et a marqué une partie de la profession, même si son nom est inconnu du grand public. Nous lui devons plusieurs séquences dans des films d'Hayao Miyazaki (Nausicaa, Laputa, Kiki, Porco Rosso, Princesse Mononoke).

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Les anime de l'automne 2009 (3/3)
Par Pazu le 29 octobre 2009 18:10 :: Découvertes :: 2 commentaires »
Avant cela, notez également la diffusion au Japon du dessin animé de Winter Sonata, inspiré par le drama romantique coréen éponyme. L'adaptation a été faite par les coréens mais je ne m'épancherai pas plus dessus, sinon pourquoi ne pas citer aussi toutes les autres productions étrangères diffusées en ce moment.
Revenons à nos productions japonaises avec Yumeiro Pâtissière, dont les premiers volumes du manga shôjô remontent à un an à peine. Il raconte l'apprentissage d'Ichigo Amano, une jeune fille de 14 ans, qui intègre la prestigieuse école Saint Marie, pour devenir pâtissière. L'adaptation est faite par le studio Pierrot, avec un premier jet de 13 épisodes.
Sora no Otoshimono est également tiré d'un manga, mais produit par le studio AIC. Tomoki Sakurai est un garçon banal qui se retrouve par hasard sous une pluie de météorites qui s'écrasent au sol. Il fait la rencontre d'Icare, une extraterrestre ailée, dotée d'une plastique irréprochable et qui est capable d'exaucer tous ses voeux. Tomoki saute sur l'occasion pour assouvir ses pulsions inavouables.
La série trempe dans le burlesque à fond, avec moult scènes de fan service, où le héros pervers s'en donne à cœur joie tout en restant dans un registre relativement grand public. Il n'y a pas grand-chose à en tirer si ce n'est des trouvailles originales qui marquent, du genre un envol de petites culottes dans le ciel, à la manière des oies sauvages.
Kûchû Buranko alias Trapèze remporte la palme du titre le plus extravagant de la saison, avec une plongée dans un univers psychologique, où le réel et l'imaginaire se distinguent difficilement. Rien que le graphisme tranche avec le style habituel des anime.
Avec 11eyes - Tsumi to Batsu to Aganai no Shôjo, nous revenons sur les sentiers battus. Le concept provient cette fois d'un visual novel, avec un groupe de héros qui bascule régulièrement dans un monde parallèle, à la manière de Shagukan no Shana.
Le personnage masculin principal est Satsuki Kakeru qui a perdu sa soeur mais aussi un œil et qui, après ces événements, a vécu toute son enfance dans un orphelinat, où il s'est lié d'amitié avec la jolie Minase Yuka. Elle l'a aidé à surmonter les épreuves et elle est toujours à ses côtés, alors qu'il est plutôt réservé.
Un jour, alors qu'ils se promènent tous les deux en ville, le ciel devient rouge et les habitants disparaissent pour laisser la place à des créatures étranges. Ils échappent à leurs griffes avant que la situation revienne à la normale mais le phénomène se reproduit et ils s'aperçoivent que d'autres personnes basculent comme eux dans l'univers parallèle. Le schéma s'annonce très classique et sans surprise.
Tatakau Shisho - The Book of Bantorra est une deuxième série qui plonge le téléspectateur dans le fantastique, mais avec un concept un peu plus original que 11eyes. L'action se déroule dans un monde parallèle, un peu vieillot, où des factions rivales se combattent, d'un côté une Eglise toute puissante et de l'autre, des bibliothécaires. Les adversaires possèdent des pouvoirs surnaturels ou utilisent des artefacts qui leur en donnent.
La notion de livre est spéciale et il s'agit en fait de la mémoire de la vie des personnes décédées, enregistrée dans des plaques en pierre. Le début de la série dresse un semblant de tableau, sans éclaircir les tenants et les aboutissants. Même les bibliothécaires interviennent en nombre réduit et le personnage que nous préssentons comme principal, a encore un rôle très effacé.
Une première affaire est réglée au cours des 4 premiers épisodes, avec prestance et un duel au sommet. Hormis quelques clichés, c'est pas mal du tout, avec une mini-histoire qui avance et qui s'avère intéressante à suivre. Le dénouement de la première aventure est cependant drastique et cela surprend. Cela laisse craindre un moindre intérêt pour la suite immédiate.
Après nous abordons un blockbuster attendu, à savoir la deuxième série de Darker than Black. Le monde est sorti meurtri de plusieurs cataclysmes qui ont plongé certaines régions en isolement permanent et qui ont aussi transformé une partie de la population en sorte de X-men, les contractants. Ces mutants ont des pouvoirs très variés, convoités par diverses organisations, et ils ont subi aussi une altération de leur personnalité.
La deuxième série se déroule chronologiquement après la première, mais le cadre est d'abord la Russie et non plus le Japon. Le récit se focalise sur la famille Pavlichenko dont le fils, Shion, est devenu infirme et un contractant, le soir du grand cataclysme. Shion est devenu le sujet de recherche de son propre père, un éminent scientifique russe, qui a transformé sa maison en laboratoire, où il travaille avec une équipe. Sa soeur, Suô, a semble-t-il échappé à ce triste sort et vit une existence paisible au lycée, jusqu'au jour où la compétition entre diverses factions rivales éclate au grand jour.
Des organisations différentes veulent mettre la main sur Shion et lancent leur propres contractors à sa recherche, quand ce ne sont pas carrément des forces spéciales officielles. Un carnage s'en suit, au milieu duquel Suô est confondue avec Shion et prise pour cible. Au cours de l'intervention, nous retrouvons Hei, le protagoniste principal de la première série.
A première vue, vous retrouvez les recettes qui ont fait le succès de la série originale, avec un renouvellement des personnages et des questions en suspens sur ce qui s'est produit pour Hei, depuis la fin du premier volet. Difficile de deviner si le deuxième opus fera aussi bien que le premier mais Suô est a priori charismatique et pour une fois, pas autant tête à claques que beaucoup de personnages placés dans une situation similaire.
Fairy Tail est un autre grand titre attendu, dans la lignée des shônen en puissance. Le design et l'atmosphère des histoires rappellent énormément One Piece : Le monde est peuplé de magiciens plus ou moins puissants associés en guilde. La plus connue est sans contexte la guilde Fairy Tail et la jeune Lucie, 17 ans, rêve d'y être admise. En passage dans une ville, Lucie rencontre Natsu Dragneel, qui s'avère être un membre de Fairy Tail.
Si vous aimez le style aventure comédie, Fairy Tail est pour vous et le temps d'accoutumance aux dessins des personnages semble moins long que pour One Piece. Je ne suis pas fan du genre mais j'ai un avis assez neutre dessus.
Même manque d'enthousiasme pour Kobato, la dernière adaptation en date d'une œuvre de Clamp, dans la lignée des XXXHolic ou autres Tsubasa Chronicles. L'innocente Kobato débarque dans le monde des humains, en compagnie de sa peluche mentor et elle doit remplir une bouteille magique, en venant en aide aux personnes. Une fois la bouteille pleine, elle pourra réaliser son souhait.
Kimi ni Todoke est tiré du manga paru en France sous le titre de Sawako, le prénom de l'héroïne principale. Il s'agit d'une énième histoire romantique qui se déroule au lycée, mais quelques ingrédients sont originaux. Sawako est une jeune fille timide, qui fait peur à tous ses camarades, qui colportent les légendes les plus saugrenues à son sujet, imaginant qu'elle puisse invoquer les fantômes et lancer des malédictions.
Sawako a des difficultés pour communiquer avec les autres. C'est d'autant plus dur que lorsqu'elle sourit, son visage prend la tournure d'une grimace qui fait croire qu'elle exprime une colère froide, qui glace tout le monde. Le contraste est saisissant entre ce qu'elle pense et ce que les autres perçoivent.
Cependant, un élève fait exception et s'exprime normalement à Sawako. Il s'agit de Kazehaya, un des garçons les plus populaires de la classe et très ouvert. Sawako est très heureuse d'avoir au moins un ami et elle se fait violence pour sortir de son isolement. La progression est rude mais elle avance lentement mais sûrement.
La situation est pour le moins cocasse au début, entre une Sawako hyper timide et les autres élèves qui flippent dès qu'elle arrive, même si elle est souvent exagérée. D'un autre côté, faire reposer toute l'histoire sur la seule attitude d'une Sawako qui fait peur malgré elle, est risqué pour conserver un récit attractif. Visiblement, l'évolution de Sawako est relativement rapide et la glace se rompt avec les autres élèves au fil des premiers épisodes. A priori, nous sommes plutôt dans l'attente de secrets concernant Kazehaya mais de toute manière la série est sympathique à suivre, en omettant le caractère trop mélo dramatique par moment.

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Un retour d'expérience sur le service web d'Amazon
Par Pazu le 26 octobre 2009 21:10 :: Webmastering :: Aucun commentaire »
Aujourd'hui, il existe en fait plusieurs méthodes pour accéder à l'information sur les produits vendus par Amazon. Le plus simple est d'utiliser les widgets, qui permettent d'avoir un moteur de recherche intégré sur sa page et qui affiche ensuite les produits disponibles. C'est rapide à installer et perturbe peu vos pages mais les fonctions sont cependant restreintes à la recherche et la personnalisation reste très limitée.
Amazon propose également d'ouvrir une sous-boutique complète, aux couleurs de votre site, où vous alimentez les titres à vendre, à la main. La boutique suit une présentation commune mais en jonglant avec les feuilles de styles et les patrons, vous pouvez vraiment mettre votre touche personnelle. Le vrai frein concerne surtout la mise à jour des listes des produits vendus. C'est faisable si vous viser une niche avec une sélection pérenne de titres. Cela devient vite infernal si vous devez sélectionner, à la main, toutes les sorties du mois.
L'usage de du service web permet d'interroger dynamiquement Amazon avec des requêtes, et d'éviter d'effectuer vos sélections titre par titre. Cela permet aussi de mélanger les informations en piochant dans ce que vous dit Amazon et dans ce que vous avez depuis votre propre site.
Avant d'aller plus en détail sur l'implémentation, il faut garder en mémoire quelques règles. La première est qu'Amazon met disposition son catalogue dans le but que vous conduisez vos visiteurs à ensuite aller acheter chez eux. Faire un import du catalogue, uniquement pour lister les nouveautés, sans inviter les visiteurs à acheter, est donc une violation des conditions d'utilisation.
Autre remarque, ne vous attendez pas à faire fortune. A la rigueur, il faut mieux cibler au maximum les produits que vous souhaitez faire acheter, en étant sûr qu'ils intéresseront vos visiteurs. Dans ce cas, inutile de passer par la panoplie lourde du service web. De simples liens en dur par ci par là, vous suffiront, avec sans doute un bon chiffre d'achats par visite.
Pour Kelmanga, la motivation était avant tout de récupérer les informations des dates de sortie automatiquement. Techniquement, il n'y a rien à redire si ce n'est que certaines dates sont fausses et le restent longtemps. Ainsi, le tome 14 de Cross Game est encore annoncé comme devant bientôt( !) paraître le 7 octobre 2009, alors que la date est passée et que le volume doit plutôt sortir à la mi-décembre.
Enfin, malgré les présentations techniques alléchantes sur le site Amazon à propos du service web, n'en attendez pas des miracles. Par exemple, il est dit que vous pouvez récupérer les résumés et bien d'autres informations intéressantes sur les produits, sauf que c'est uniquement valable pour le site américain, l'Amazon.com.
Si, comme moi, vous pointez vers le site français, Amazon.fr, vous n'auriez rien de tout ceci. Vous avez le minimum syndical, avec souvent des problèmes pour filtrer correctement les mangas parmi les livres. Chez certains éditeurs, c'est marqué BD japonaise ou bien manga - et pas toujours dans le même champ - voir rien du tout.
Autre écueil, les produits sont classés avec des références propres à Amazon, au lieu par exemple, pour les livres, d'utiliser le numéro standard EAN qui est bien pratique pour trouver un bouquin précis. Le numéro EAN existe mais il n'est pas considéré comme une clef de recherche dans les lignes de commande de l'API Amazon en France.
Bref, point de vue contenu, ce n'est pas la panacée mais j'apprécie leur base d'images de couvertures, de tailles multiples, bien que la qualité ne soit pas extraordinaire. Cela économise quelques Giga de stockage et autant de bande passante.
L'interface vous permet aussi de constituer un panier sans avoir à naviguer sur le site Amazon et donc quitter votre site. C'est d'ailleurs une des fonctions implémentées sur Kelmanga qui permet de constituer un panier, sans avoir à choisir ses mangas un par un.
Le web service Amazon est bâti sur du protocole REST et donc des échanges en XML. Les spécifications sont correctement documentées et il existe plusieurs versions, les plus récentes ayant plus de fonctions que les anciennes. Gérer les communications brutes en XML n'est pas très folichon mais il existe des portages dans de nombreux langages, qui cachent cette logique pour constituer un pôle de fonctions qui camoufle l'usage du XML derrière.
Le portage n'est pas assuré par Amazon mais plusieurs projets open source intègrent l'usage de l'API. Ainsi, pour PHP, vous trouvez des classes à votre disposition dans le célèbre framework Zend, ou bien dans des packages PEAR.
Pour Zend, vous n'êtres pas obligé d'utiliser le framework complet. Vous pouvez vous limiter à la partie qui vous intéresse. En revanche, avec les nombreuses dépendances, vous devez garder une bonne vingtaine de fichiers à mettre à jour lorsque une nouvelle version de Zend sort. C'est donc rébarbatif si vous n'utilisez pas le framework pour votre site.
Autre détail saugrenu avec Zend, c'est l'absence de gestion de la signature au niveau de la couche basse de communication XML, il y a encore quelques semaines. Pour utiliser le service web, vous devez ouvrir un compte spécifique chez Amazon qui vous fournit un identifiant et une clef. Pour mieux éviter l'usage de leurs ressources, les gens d'Amazon exigent depuis mi-août que chaque requête soit signée, pour savoir sans équivoque, quel utilisateur a lancé une commande, en évitant l'usurpation d'identité. Les requêtes non signées sont rejetées.
A quelques jours de la date butoir, Zend n'avait toujours pas implémenté la signature et utilisait une vieille version de l'API Amazon. C'est dire si l'implémentation intéresse Zend. Ainsi, j'ai plutôt opté pour la version PEAR, plus légère d'une part du point de vue des dépendances et surtout compatible depuis longtemps, avec cette histoire de signature bas niveau.
Une fois le compte développeur ouvert sur Amazon et la bibliothèque PHP installée, tout marche bien. Il faut encore gérer le nombre limité de connexions, qui ne doit pas dépasser le rythme d'une par seconde. Il faut donc s'y reprendre à plusieurs fois dans les programmes pour ouvrir une connexion et ne pas s'arrêter au premier échec. Vous pouvez opter pour mettre un maximum d'éléments en cache mais il faut veiller à ne pas conserver certaines informations trop longtemps car les prix et les stocks bougent rapidement sur certains articles.
Enfin, après avoir rapatrié les données qui vous intéressent, seule votre imagination vous limite sur ce que vous en faites. Sur Kelmanga, les résumés et les commentaires sont propres à Animint, tandis que les détails des tomes proviennent d'Amazon.

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Le calendrier Ghibli 2010 est arrivé
Par Pazu le 14 octobre 2009 17:10 :: Divers :: Aucun commentaire »

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Les anime de l'automne 2009 (2/3)
Par Pazu le 13 octobre 2009 20:10 :: Découvertes :: 1 commentaire »
Non seulement, les producteurs s'appuient souvent sur des mangas ou des jeux vidéo à succès pour éviter de partir dans l'inconnu mais en plus, ils aiment bien assurer en faisant des suites. Shin Koihime Musô - Otome Ryôran Sangokushi Engi est ainsi dans la continuité de Koihime Musô, où les héroïnes sont des guerrières sexy voyageant au Moyen Âge.
La première série a permis de composer le groupe de jeunes filles au fur à mesure, en intégrant une nouvelle guerrière par épisode. Là, nous revenons dans le sujet, avec un groupe soudé mais le début est plutôt poussif, avec la même recette de harem sans mâle, et la dose régulière de fan service. J'avais abandonné le premier volet au bout de quelques épisodes et le deuxième n'augure rien de meilleur.
Nogizaka Haruka no Himitsu – Purezza est la suite de Nogizaka Haruka no Himitsu, le secret d' Haruka Nogizaka. La belle Haruka est une élève très en vue au lycée, aussi brillante que belle, mais elle cache un loisir qu'elle tient à garder secret : Elle est une férue des anime et est même une fan hardcore. Seul Yûto Ayase, à l'école, est au courant et la première série a scellé leur rapprochement.
L'histoire est un mélange de triangle amoureux et de découverte des loisirs de japanimation, avec en toile de fond des délires à la Urusei Yatsura, avec les domestiques et les parents d'Haruka qui ont couramment recours à des moyens disproportionnés, genre une armée privée avec tanks et hélicoptères, à leur disposition.
La deuxième série commence avec la même formule et le couple Yûto / Haruka est toujours sur la bonne voie, mais pas officiel. Une nouvelle garde du corps timide mais très efficace, renforce la garde rapprochée de domestiques d'Haruka. Le côté démesuré est mis en veille pour l'instant mais l'atmosphère demeure dans la continuité de la première série.
Autre suite, Natsu no Arashi! Akinaichû vient après Natsu no Arashi!, avec les aventures estivales du personnel d'un café, composé pour certains membres de fantômes. Le premier épisode commence sur les chapeaux de roues avec une excursion à la plage, couplée avec un séjour dans les bains chauds. Le début de Natsu no Arashi! avait un fort effet répulsif mais cette suite commence beaucoup mieux, même si cela vole pas encore bien haut, avec la succession des différentes scènes de fan service.
Même constat pour Asura Cryin 2. Le concept de magie et de robots, le tout à l'école, m'avait laissé de marbre. Le deuxième volet éclipse les explications et les rappels sur les aventures précédentes mais il suscite la curiosité avec l'existence d'un monde parallèle et d'un passé qui lie les personnages principaux. L'ambiance générale est identique avec des excursions frapadingues et quelques traits d'humour impromptus mais l'intrigue générale semble plus intéressante.
Quant à Inu Yasha, c'est une valeur sûre et après une première série de 167 épisodes et 4 films, le demi-démon revient dans un opus final Kanketsu-hen, qui reprend l'adaptation du manga, aux alentours du tome 36, en plein coeur de l'action. C'est sans doute difficile de prendre le train en marche, avec la flopée de protagonistes et les différents camps en présence, où certains méchants ne sont plus si méchants que cela.
Il faut aussi être au courant des différents enjeux, notamment les histoires de coeurs qui sont séparés des corps et qui sont les points faibles des monstres. Difficile aussi pour le novice de deviner qui oeuvre avec qui, et pourquoi. Sinon, le début de cette nouvelle série est conforme à ce que vous pouvez attendre, pour ceux qui connaissent le titre. A priori, avec un manga maintenant terminé au Japon et un nombre limité d'épisodes annoncés, l'histoire ne devrait pas s'éterniser pendant des mois et des mois.
Miracle Train - Ôedo-sen e Yôkoso part d'une idée plutôt originale, avec une rame de métro particulière, qui n'apparait que pour les femmes qui ont un problème à résoudre. Une fois montée à bord du train magique, l'heureuse gagnante rencontre un groupe de gentlemen, dont chacun est la manifestation humaine d'une des stations de métro de la ligne Oedo.
Le concept est dérivable à profusion avec d'ailleurs un premier essai sur la ligne Chûô et autant d'autres personnages masculins. En revanche, à part se pâmer devant le boys band de stations, l'intérêt est limité et la première histoire n'encourage guère à en voir plus.
Sasameki Koto est une nouvelle histoire de shôjô aï, c'est-à-dire de romance entre filles. Avec l'adaptation récente d'Aoi Hana, le genre shôjô aï donne l'impression d'être devenu courant mais les anime de ce type restent encore confidentiels. Aoi Hana impressionne par son réalisme, son ambiance tranche de vie et la qualité technique, avant que le téléspectateur s'aperçoive qu'il s'agit vraiment de shôjô aï, dans un univers où c'est quasiment la norme. Du coup, le réalisme en prend un coup.
Dans Sasameki Koto, l'approche est plus directe avec Sumika Murasame qui souligne que son amie Ushio Kazama ne tombe amoureuse que des filles, à la surprise d'une camarade qui découvre ce penchant. Derrière les sourires et les plaisanteries, un mini drame se joue avec Ushio Kazama, visiblement condamnée à s'amouracher à des filles qui elles, s'intéressent à des garçons. La situation devient encore plus délicate lorsque ces mêmes garçons sont attirés par Ushio!
Graphiquement, c'est bien fait et les personnages sont intéressants, avec une histoire de romance de haut vol, avec des relations archi-classiques dans les comédies sentimentales mais transposées là avec une dimension supplémentaire, à cause des relations fille-fille. A suivre si vous n'êtes pas allergique au genre.

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Les anime de l'automne 2009 (1/3)
Par Pazu le 05 octobre 2009 18:10 :: Découvertes :: 2 commentaires »
Le concept de Kämpfer est relativement simple: De jeunes peronnes sont choisies mystérieusement pour devenir des kämpfer, des combattantes aux pouvoirs surnaturels, qui sont dans deux camps antagonistes, les rouges contre les bleues. Natsuru Senô est un lycéen qui a la surprise de faire partie de l'équipe bleue et donc de se transformer, contre son gré, en jeune fille prête au combat.
Il est épris de sa voisine, Kaede Sakura, mais la situation lui échappe car celle-ci est attirée par sa version féminine, qu'elle a pu voir à l'œuvre au combat et qu'elle trouve cool. Bien entendu Natsuru garde le secret sur sa véritable identité. Le scénario dresse des obstacles supplémentaires avec un lycée spécial où les classes des filles et les garçons sont séparées, avec un règlement strict qui interdit les visites d'une zone à l'autre. Cela devient difficile pour Natsuru, qui doit jongler entre ses deux corps en faisant attention de rejoindre la bonne partie de l'école, sous peine de sanction disciplinaire.
Le premier épisode offre une introduction convenable au principe des kämpfer, tout en laissant en suspend de nombreuses questions, notamment sur le pourquoi des combats. Il donne également un avant-goût des scènes de fan service et les épisodes suivant devraient présenter la suite du harem qui prend forme autour de Natsuru. Après, je ne vois rien de bien original qui donnerait envie de voir la suite, à moins que quelqu'un, qui connait le manga qui a inspiré l'anime, nous assure que l'intrigue est plus prometteuse.
Seitokai no Ichizon est également adopté d'un manga, avec une introduction, où les personnages se jouent de cette adaptation à la Tex Avery, en annonçant une série complètement frapadingue. Au visionnage du premier épisode, la série se révèle plus sage que pressentie. Certes, la situation de départ est humoristique: Le bureau des élèves est composé de quatre jolies filles, élues par les élèves. Le cinquième membre du bureau est Ken Sugisaki, qui a obtenu le poste car il a obtenu les meilleures notes.
En fait, Ken est un pervers, qui s'assume et qui a produit des efforts surhumains pour obtenir la première place aux examens et intégrer le bureau des élèves, où il tient ouvertment à former son harem. Il a un panel de la gente féminine des anime, avec la lolita de service, la gentille-timide-effacée, la tsundere de choc et la fille mâture, qui a la classe.
Pendant les réunions, Ken joue à ses eroge game, tout en faisant des remarques désobligeantes sur ses collègues. Les discussions partent en vrille, avec des allusions amusantes à d'autres séries, genre Haruhi Suzumiya, en plein milieu. Le plus bizarre est en fait d'aboutir à une première histoire finalement bien sage et morale, alors que les prémices annonçaient un titre déjanté.
Nyankoi! est un autre anime comique. Junpei Kôsaka est un lycéen allergique aux chats. Sa famille, qui aime beaucoup ces animaux, en possède pourtant un et c'est un véritable calvaire pour Junpei qui préfère se passer de petit déjeuner le matin que de côtoyer son matou plus longtemps. Un jour, la situation se complique : Par accident, Junpei abîme une statuette sacrée de chat et il est victime d'une malédiction. Il peut désormais communiquer avec les chats et ceux-ci le préviennent, qu'il ne s'agit que du début du symptôme. S'il ne fait pas de bonnes actions pour se faire pardonner, son état va empirer, jusqu'à se transformer complètement en chat !
Le voici embarquer dans des missions pour sauver des chats et surtout contraints de les fréquenter alors qu'il tout autant allergique. Au lycée, Junpei en pince pour Kaede Mizuno, sa camarde de classe, un autre férue des chats. Visiblement, Nyankoi! va constituer un harem au fil de l'eau, autour de Junpei avec des filles liées avec des chats, en misant sur l'association contre nature entre le jeune homme et les petits mammifères pour mettre l'accent sur le comique.
Le premier épisode est divertissant, sans surprise, avec les ingrédients habituels entre romance, quiproquo et magie. Le schéma est en place. Il reste à voir s'il sera suffisamment renouvelé, ou bien vite lassant.
Le manga de To Aru Kagaku no Railgun se déroule dans la même ville que To Aru Majutsu no Index et se focalise sur la vie de Mikoto Misaka et sa petite soeur Kuroko, avant l'apparition de Toma Kamijo, l'annihilateur de pouvoirs. La cité est une métropole moderne dont les installations technologiques dépassent de loin les autres cités. L'autre particularité est qu'elle abrite une population d'espers, dotés de pouvoirs plus ou moins importants, que chacun apprend à maîtriser et à faire fructifier à l'académie.
Kuroko est une spécialiste de la téléportation et appartient à un organisme chargé de faire régler l'ordre au sein de la cité. Elle affronte les voyous et les bandits normaux mais aussi les espers dotés de mauvaises intentions. Son aînée, Mikoto, est moins à cheval sur la loi et l'ordre, mais elle est une des figures de proue de l'Académie et l'une des rares détentrices du niveau 5, sur l'échelle de puissance des espers. Ses pouvoirs électromagnétiques sont dévastateurs.
J'avais eu du mal à m'intéresser à To Aru Majutsu no Index, une série hétéroclite avec des arcs inégaux, parfois sans rapport les uns avec les autres, avec un défilé de personnages plus ou moins intéressants. Cependant, Mikoto est parmi les protagonistes, qui offraient quelques intérêts donc nous pouvons espérer quelques histoires sympathiques, surtout si le scénario revient sur son passé immédiat, juste avant le volet de To Aru Majutsu no Index.
Seiken no Blacksmith est l'une des séries d'heroic fantasy de l'automne. L'héroïne Cecily Campbell, est une guerrière en herbe, qui hérite de la charge de son père décédée un mois avant. Elle doit assurer la protection dans une ville franche mais dès son premier vrai combat, elle mord la poussière. Elle doit son salut à Luke Ainsworth, un jeune homme discret, qui réussit à trancher net l'épée de son adversaire, grâce à son katana. Cecily, dont l'épée familiale est brisée, recherche à la réparer et se remet en contact avec Luke, qui est forgeron mais celui-ci refuse de fabriquer quoi que ce soit pour la jeune fille.
L'introduction fait craindre une vague de fan service mais l'intrigue prend une tournure plus classique, avec des personnages moins cruches qu'à l'accoutumée. Les premières manifestations des méchants laissent présager une évolution crescendo sans surprise mais le premier épisode réussit à donner quelques éclats, notamment pendant la scène de la forge magique, plutôt inattendue.
Je conclus avec Tegami Bachi, dont un premier film avait vu le jour l'année dernière. La série revient sur l'historique complet de Lag Seeing, avant même qu'il ne soit employé comme postier. Nous retrouvons les détails de sa rencontre avec son mentor Gauche, et les premiers éléments de l'univers de Letter Bee: Le système postal, les monstres insectes qui pullulent dans la contrée et les armes qui fonctionnent avec la puissance du coeur.
J'avais apprécié le moyen métrage, qui était parvenu à condenser une aventure sympathique en quelques dizaines de minutes, tout en vous familiarisant avec l'univers des Bees. Visuellement, la qualité est au rendez-vous dans cette version pour le petit écran et l'histoire d'origine offre suffisamment de matière pour espérer une série réussie.

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Detroit Metal City, le film live
Par Pazu le 01 octobre 2009 19:10 :: Découvertes :: 2 commentaires »
Rien que le générique de début vaut le détour et donne finalement une meilleure impression que les premières scènes digne d'un film de série B. Ne vous attendez pas à mont et merveille après niveau qualité d'image et de réalisation, mais cela surprend agréablement.
L'histoire du long métrage est grosso modo la même que celle du mangan avec le jeune Soichi Negichi, qui quitte sa campagne natale pour se lancer dans une carrière de musicien professionnel dans la capitale. C'est un féru de musique pop suédoise et rêve de percer sur ce créneau. Malheureusement pour lui, son parcours prend une tournure inattendue et il se retrouve guitariste et chanteur dans un groupe de Metal!
En spectacle, il est Krauser II, un démon affublé d'une armure en latex, d'une perruque jaune pétant et d'un maquillage digne de Crow. Impossible de reconnaître dans son personnage de scène le jeune homme timide et fragile, qui pousse la chansonnette dans la rue, devant un parterre vide. Question chanson, le Krauser II vocifère plus des insanités que des paroles, à base de viols et de sang.
Tout le thème de Detroit Metal City repose sur ce double visage de Soichi et la contradiction, où il s'enferme avec d'une part, un personnage qu'il exècre mais qui a du succès et de l'autre, un objectif rêvé mais inatteignable. L'anti-héros doit aussi gérer les relations avec ses proches, qui ignorent ses véritables occupations. Il fréquente la jolie Yuri Aikawa, qui déteste le metal mais aime le Soichi qui joue de la pop.
Le manga joue beaucoup sur le côté Dr Jekyll et Mr Hide, où le côté obscur et excité transparait sur Soichi, qui sort des obscénités alors qu'il ne porte plus son costume de scène. Le film insiste beaucoup moins sur cet aspect, tout en soulignant le fossé qui sépare les deux personnages. Ainsi, chaque bourde de Soichi en tant que Krauser passe pour un éclair de génie aux yeux de ses fans, bien malgré lui. De se côté là, le film et le manga se rejoignent.
Le film reprend des chapitres du manga, notamment ceux du premier tome, mais d'une manière différente et bien mieux construite. Les aventures surviennent dans le début du manga sans véritable relation entre elle, alors que dans l'adaptation live, tout s'enchaîne de manière logique. D'habitude, le reproche est de fabriquer un film qui est fait de succession de sketches et qui manque de fil conducteur. Là, ce n'est pas le cas.
Autre aspect non négligeable, le manga est trash. Certes, vous retrouvez la manager qui évalue la qualité des concerts selon le mouillage de sa culotte et elle passe son temps à éteindre sa cigarette sur le front des gens, quand elle ne les frappe pas carrément. En revanche, vous échappez à l'humour pipi caca qui abonde dans le manga. Les combats bizarroïdes entre groupes subsistent mais les producteurs n'ont pas osé reprendre les scènes de scato metal ou autre dérives du même acabit.
L'actrice Rosa Kato prête ses traits à Yuri et son visage est plus charismatique que celui du personnage dessiné par Kiminori Wakasugi. Le jeu d'acteur fait sourire mais le contraste reste saisissant entre le monde version guimauve et l'univers noir du metal. Le retour aux sources de Soichi dans la maison familiale est particulièrement amusant et se révèle même un peu plus subtil que le tableau identique dressé dans le manga.
En conclusion, l'adaptation live de Detroit Metal City a toujours un aspect artificiel propre aux drama inspirés de manga mais l'ensemble laisse une bonne impression, sauf si vous ne jurez que par le côté trash de l'histoire originale. Le film conclut par une boutade légère, tandis que le manga se perd dans la surenchère permanente pendant plusieurs tomes, avant de rectifier le tir avec éclat, à la fin du tome 5.

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