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Février 2007

Les billets parus en Février 2007 sur le blog anime manga Animint: Avis sur certains titres, rapport sur les nouveautés au Japon et retour sur les événements en France.

Le passage, un manga qui devrait attirer votre attention

Par Pazu le Mercredi 28 février 2007 18:51 :: Manga

Tezuka, 2007, Naruto, Adachi, Manga

Les éditeurs sortent de très nombreux mangas en France et dans la masse, il est difficile de se repérer parmi toutes les sorties et nous nous cantonnons souvent à surveiller les titres phares, tels que Naruto ou Death Notes par exemple. Un minimum de notoriété est quand même assuré et alimenté par toutes les adaptations en anime. C'est le cas, entre autres, de D-Grayman ou de Touch.

En revanche, les autres titres sont souvent condamnés à trouver leur public plus difficilement, quand ils ne passent pas complètement inaperçus. Je pense notamment aux one shots et autres recueils d'histoires courtes, non sérialisés. Les éditeurs ont sorti de telles réalisations mais signées par des auteurs maintenant à peu près connus chez nous : Tezuka, Taniguchi ou encore Adachi. L'affaire se corse quand l'auteur est un parfait inconnu pour le grand public.

Le manga Le passage de Kita Konno est dans cette situation défavorable et il aura fallu le hasard pour que ce manga atterrisse entre mes mains, un heureux hasard.

Le dessin est sobre avec un trait très léger et un arrière plan très épuré. Le style de l'auteur ne nécessite pas une période d'adaptation comme pour les productions de Mitsuru Adachi, par exemple, où il faut s'habituer aux oreilles en anses d'amphore.

Kita Konno nous entraîne dans sept petites histoires fantastiques. Dans les trois premières, Mao peut communiquer avec les esprits errants et se voit engagée par un esprit céleste pour faire office de guide. Dans les autres, il est question d'anges ou bien d'animaux qui se métamorphosent en humains mais aussi de thèmes plus tristes comme la mort. Il est souvent question de la mort dans les nouvelles mais le titre n'est pas morbide pour autant. Au contraire, il s'en dégage une délicate atmosphère de conte avec des passages très touchants.

Les premières pages des aventures de Mao sont assez déroutantes et donnent du fil à retordre pour se situer dans l'histoire. Cette impression disparaît heureusement  rapidement. J'avais beaucoup aimé les deux premiers tomes de Yûyû Hakusho, avec les épreuves et les missions qu'accomplissait Yûsuke en tant qu'esprit, accompagné par Botan. Yûyû Hakusho a ensuite évolué pour devenir un manga classique empli de combats et beaucoup moins captivant. Dans Le passage, l'ensemble paraît certes plus fade que dans Yûyû Hakusho – pas de romance ni de grosse blagues amusantes – mais vous avez une ambiance très plaisante dans cette histoire d'apprentie guide des âmes et dans tous ces récits joliment contés.

Le passage

Post scriptum qui n'a rien à voir:
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Bleach après les bounts

Par Pazu le Mardi 27 février 2007 20:03 :: Découvertes

Série, 2007, Naruto, Bleach, Manga

Le manga de Bleach est un des blockbusters du moment, de même que peuvent l’être Naruto ou Yugioh. L’adaptation animée de Bleach a dépassé les cent épisodes depuis maintenant plusieurs semaines, et la série a entamé un nouveau cycle.

Nous pouvons en effet délimiter dans cet anime quatre grandes parties, jusqu’à présent. Le premier volet introduit le personnage d’Ichigo qui reprend le travail de Rukia sur Terre et devient un shinigami. Ils affrontent tous les deux les hollows bas de gamme et font connaissances avec d’autres personnes, qui constituent leur noyau d’amis.

La seconde partie relate ensuite leur premier voyage au sein de la Soul Society, un univers au-delà du monde des humains. C’est l’occasion de découvrir les autres shinigami et la puissance de leurs capitaines. Cela s’apparente au volet du sanctuaire, si j’ose la comparaison avec Saint Seiya.

La troisième partie, qui a duré plus de quarante épisodes finalement, est complètement déconnectée du manga et introduit un nouveau type de créatures : les bounts. Apparentés à des vampires, ce sont à l’origine des humains qui peuvent vivre très longtemps. Ils sont dotés de pouvoirs et affrontent Ichigo et ses compagnons. Le début de ce troisième volet est franchement un peu longuet mais cela s’améliore lorsque nous revoyons apparaître dans le récit les fameux capitaines, qui sont quand même plus charismatiques que les bounts. La fin tombe aussi un peu à plat, surtout en comparant avec la fin du second volet.

Une fois l’histoire avec les bounts terminée, que nous réserve la série? A priori, un réalignement sur l’histoire du manga. Nous retrouvons les hollows et une nouvelle surenchère avec une flopée de super méchants à abattre. Le premier truc énervant, ce sont quand même les nouvelles révélations qui arrivent comme des cheveux sur la soupe, du genre je-suis-une-tâche-depuis-cent épisodes-mais-en-fait-je-suis-un-dieu hachement-puissant-qui-cachait-bien-son-jeu.

Sinon, c’est visiblement reparti pour une succession de combats à coups de nouveaux  pouvoirs. Bleach a cependant une abondance de personnages secondaires et le titre ne nous cantonne pas à suivre Ichigo sans arrêt. Non pas que le héros soit un poids mort mais d’autres personnages lui vole facilement la vedette. De la même manière que les fans apprécient plus Sesshômaru qu’Inu Yasha. Toujours est-il que cela fait varier un peu les scènes. A suivre donc.

Hitsugaya

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Kinnikuman Second Generations sur Game Cube

Par Ludwig le Lundi 26 février 2007 22:10 :: Anime Games

Série, 2007

Le nom de Kinnikuman ne dit peut-être pas grand chose à vos oreilles mais je suppose que celui de Muscleman vous interpelle un peu plus! Il s'agit donc d'un jeu de catch reprenant les célèbres protagonistes de l'anime Kinnikuman.

S'inspirant de l'anime de Muscleman inédit en france, Second Generations, ce jeu Game Cube n'est certes pas une merveille mais il a tout de même le mérite d'être divertissant.

La particularité de ce jeu de catch reste, bien sûr, le fait de pouvoir incarner les super héros de l'anime Second Generations (Mantaro, Gazelle man...) mais aussi ceux du premier dessin-animé de Kinnikuman comme Robin, Mask et autre Ramen man. Il propose aussi un mode de création de personnage mais celui-ci reste ultra-limité. Nous sommes devant un jeu de catch à la structure classique: combat un contre un, deux contre deux, ou bien chacun pour soi dans un match à trois ou quatre.

Le but n'est pas d'effectuer le tombé mais de mettre K.O. l'adversaire. Pour cela, vous avez droit à des coups et des prises...Dommage cependant que leur nombre ne soit pas un peu plus conséquent. Gros défaut dans le game play, il arrive parfois que, lorsque votre personnage se retrouve à terre, il ne puisse plus rien faire car à chaque fois qu'il se relève l'adversaire lui refait une prise.

Kunnikuman

Parallèlement à cela, chaque joueur possède une jauge de fury. Cette jauge est divisée en trois niveaux et lorsque vous arrivez au niveau trois, vous avez le le droit, via une petite manipulation placée au bon moment, à l'attaque-ultime-qui-tue et à sa petite cinématique...Hélas, chaque personnage ne possède qu'une prise niveau trois et cela rend donc ces prises très vite répétitives. Vous pouvez passer cette cinématique en appuyant sur Start fort heureusement.

L'intérêt réside surtout dans le team battle car vous pouvez réaliser des fury à deux mais là aussi leur nombre est assez limité. A vous de trouver les bonnes combinaisons de catcheurs pour obtenir les plus belles prises!

Lors des combats, le joueur se retrouve assez souvent avec des icônes sur le ring avec des répercussions positives (accélération, augmentation du HP....) ou bien négatives (impossibilité de se battre, perte d'énergie...). L'idée n'est pas mauvaise et relance un peu l'intérêt mais elle reste quand même très restreinte et n'apporte pas le petit plus tant espéré.

Pour ce qui est du mode story, là aussi il reste des plus classiques : Vous choisissez un personnage et vous devez enchaîner cinq combats, dont un en tag team, et voilà, le jeu est terminé! Rassurez-vous, chaque fin de jeu débloque un personnage et permet donc d'augmenter la durée de vie du titre.

J'allais oublier un détail amusant concernant ce jeu: Chaque match effectué permet d'acquérir des pièces. Ces pièces peuvent être utilisées dans un mode "tirette" permettant d'obtenir près de quatre cents cinquante gashapon de Kinnikuman et certaines débloquent même des personnages.

Voilà voilà, vous savez tout sur ce jeu qui reste toujours réservé aux amateurs d'anime mais qui amusera certainement les non-initiés. Cependant, ce jeu est tout de même un must pour tout les Kinniku-fans de la terre et npus avons même droit dans l'intro du jeu au générique de la première série de Kinnikuman, interprété par Kushida Akira : la grande classe!

Kinnikuman

Kinnikuman Second Generations
Console : Nintendo Game Cube
Editeur : Bandai
Année : 2002
Genre : Catch
Joueur : 1 à 4

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La fresque manga Hi no Tori

Par Pazu le Dimanche 25 février 2007 14:49 :: Manga

Série, Tezuka, 2007, Japon, Dessin, Adachi, Manga

En Occident, le grand public connait surtout de Tezuka que deux de ses séries télévisées fétiches, à savoir Astro le petit robot et Léo, le roi de la jungle. Et encore, nous ne connaissons surtout qu’une partie de ces adaptations car les premiers épisodes d’Astro datent des années soixante et n’ont jamais été diffusés chez nous. Ils étaient en noir et blanc.

Les fans de manga peuvent découvrir une partie du travail de Tezuka grâce aux nombreuses publications des éditeurs français mais cela ne représente qu’une infime partie de l’iceberg. En un peu plus de quarante ans de carrière, Tezuka a été l’auteur de plus de sept cents mangas, ce qui représente cent soixante dix mille pages environs. Des chiffres qui donnent le tournis.

Parmi tous ses travaux, Hi no Tori aka le Phoenix, a une place particulière. C’est d’abord l’oeuvre d’une carrière entière. Si la publication a officiellement débuté en 1967 avec la sérialisation des histoires qui composent le premier volume, l’Aube, les travaux préparatoires datent des années cinquante. Ces esquisses, dessinées entre 1954 et 1957 ont été reprises dans un volume supplémentaires de la saga, intitulé Hi no Tori, le chapitre de la Grèce et de Rome. Même s’il l’a interrompue à plusieurs reprise, pendant plusieurs années de suite, Tezuka a poursuivi sa fresque tout au long de sa vie et il la laisse inachevée à sa mort, qui est survenue en 1989.

L’édition japonaise comporte en tout douze volumes  de tailles inégales, chaque volume correspondant à une époque du Phoenix. L’édition française propose un redécoupage plus équilibré entre les volumes avec onze tomes au total. Les tomes sont d’ailleurs en cours de réédition en ce moment.

Les dessins de Tezuka reflètent bien le style des anciens mangas des années soixante.  Qui connaît Sazae san ne sera pas surpris par ce trait simplifié mais notamment ultra soigné lorsque vous examinez certains paysages. En revanche, cela n’a rien à voir avec le style plus moderne et plus conformiste des blockbusters actuels. Les pages abondent en petites cases. Le format n’a rien d’extraordinaire quand nous voyons Urusei Yatsura, qui a été publié sous un format original similaire, alors que le titre date des années quatre vingt. D’un aspect purement matériel, l’édition française de poche est un peu malaisée à lire mais l’édition originale style bottin téléphonique aurait présenté d’autres inconvénients. 

Intéressons nous maintenant au manga proprement dit. Le phoenix est cet oiseau mythique capable de renaître de ses cendres mais Tezuka lui rajoute la vertu de donner l’immortalité à celui qui boit de son sang. Il peut être un objet de convoitise et des hommes partent à sa poursuite pour obtenir le sésame de la vie éternelle. Une partie des aventures contées présente cet aspect mais leur portée va beaucoup plus loin.

Tezuka nous narre des  histoires qui se déroulent, suivant les chapitres, soit à l’aube de la civilisation ou bien très loin dans le futur, quitte même à faire évoluer en parallèle des intrigues à des époques différentes. Le Phoenix est un symbole qui reste présent en filigrane, symbole intemporel avec plus ou moins d’impact sur les personnages principaux. En plongeant dans le passé, nous revivons les légendes des empereurs qui ont façonné le Japon. Pour nous occidentaux, c’est une découverte quasi pédagogique de ces époques et de ces mythes.

Cependant, sous le trait rageur de Tezuka, les auras de ces dieux empereurs sont complètement désacralisées. La reine Himiko du Yamatai est présentée comme une affreuse commère par exemple et met en scène les pires des atrocités, de façon fatidique : Les femmes sont violées, quand elles ne font pas partie de la populace qui est massacrée ou réduite en cendre par le vainqueur, enfants y compris.

La souffrance est omniprésence quelque soit les époques. Pire, en nous projetant dans le futur avec le même désespoir, Tezuka ne donne aucun crédit à l’amélioration de la condition humaine. Les progrès technique et la science n’apportent rien de nouveau, si ce n’est de nouvelles armes et de nouveaux fléaux, la nature profonde de l’homme ne changeant pas.

La lumière provient de l’oiseau Phoenix, véritable dieu de la compassion et vecteur spirituel des pensées bouddhistes, avec ses cycles de vie et de réincarnations. Des personnages récurrents apparaissent. Il ne s’agit pas forcément de l’exploitation à outrance des traits d’un personnage, tel que Mitsuru Adachi le fait pour ses héros et ses héroïnes, mais bien de descendants ou d’ancêtres d’une même personne. Nous retrouvons ainsi régulièrement Saruta, remarquable par son nez boursouflé. Tezuka nous dit que l’histoire est un éternel recommencement et n’hésite pas à se projeter sur des milliards d’années pour explorer à fond ses thèmes humanistes.

Outre l’intérêt de découvrir certaines légendes du Japon ou le simple plaisir de lecteur, Hi no Tori est une oeuvre fondamentale de la production de la bande dessinée, en étant un exemple flagrant de mythopoeia, la création d’une certaine forme de mythe, avec ces nombreux univers, en abordant des thèmes comme le merveilleux, la satire ou la religion.

Hi no Tori

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City Hunter en jeu vidéo

Par Ludwig le Samedi 24 février 2007 10:46 :: Anime Games

2007, Tsukasa Hôjô, Manga

A notre connaissance, il existe un seul et unique jeu vidéo profitant de la célébrissime licence de maître Tsukasa Hôjô, j'ai nommé City Hunter. Peu d'européens connaissent ce jeu parce qu’il est sorti sur la fabuleuse huit bits de Nec, La PC Engine.

Ce jeu au format Hucard, une sorte de petite disquette compatible avec la PC Engine, nous propose d'incarner Ryo Saeba dans trois missions différentes et ce, dans semi jeu d'action un tantinet plates-formes pas mauvais du tout.

Il faut naviguer entre les différents niveaux, entrer dans des salles, parler à des gens, trouver des clés, récupérer de l'énergie et, comme tout bon jeu oldschool qui se respecte, mettre la pâtée au boss de fin de niveau !
 
Après une brève intro à l'animation ultra rudimentaire, huit bits oblige, vous choisissez votre mission et c'est parti. L'autre mode de jeu est un mode password à l'ancienne permet de revenir là où vous en étiez dans l'accomplissement des missions.

Nous démarrons la partie et nous sommes très vite dans le feu de l'action. La première chose qui saute aux yeux c'est que nous avons affaire à un jeu assez maniable et relativement rapide et agréable à jouer.

Saeba-san répond très bien, dégaine vite, et nous prenons du plaisir à le contrôler. Notez tout de même deux gros problèmes de maniabilité : tout d'abord, c'est très difficile d'atteindre les ennemis dans votre dos lorsqu'ils vous attaquent car le personnage a beaucoup de mal à se retourner rapidement...c’est assez agaçant à la longue! La seconde chose qui irrite les paddles, c'est au moment où vous vous retrouvez face à face avec un escalier, il n'est pas évident de grimper les marches et c'est encore plus difficile lorsqu'une tripotée d'ennemis s'amuse à vous tirer dessus.

Notre héros dispose de deux armes pour mener ses missions à bien : le fétiche Magnum 357 Python et un joli bazooka, plus puissant mais moins rapide, que vous obtiendrez au fil des niveaux. Ces deux armes ont des munitions à l’infini!

Screenshot City Hunter
 
Les sprites des protagonistes de City Hunter sont relativement bien fait...Nous regrettons seulement une certaine pauvreté dans la diversité des sbires à l'écran : dommage.

Les décors sont eux aussi assez limités...entrepôts, entrepôts et...ah oui, les entrepôts ! Ce n’est pas très joli et c'est difficile de s'y repérer.

Les musiques sont également assez répétitives et elles ne sont pas le point fort du jeu. La PC Engine peut pourtant fournir un son d'une grande qualité même si c’est sur format cd uniquement.
 
En conclusion, City Hunter est un assez bon divertissement qui mérite la peine que vous vous y attardiez quelques temps. C'est d'autant plus le seul jeu vidéo de City Hunter. Un pur produit de collectionneur donc!

Jaquette City Hunter

City Hunter
Console : Pc engine
Editeur : Sunsoft
Année : 1989
Genre : Action / Plates-Formes
Joueur : 1

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Death Note le manga

Par Pazu le Vendredi 23 février 2007 21:07 :: Manga

Film, 2007, Naruto, Manga

Si au total des volumes confondus, Naruto tient le haut du pavé dans les ventes en ce moment, il se fait voler la vedette par le bon score d’un nouveau manga en France, à savoir Death Note. Le deuxième tome de ce manga dessiné par Takeshi Obata et scénarisé par Tsugumi Ôba se serait mieux vendu le mois dernier que le tome vingt sept de l’apprenti ninja.

Le public devrait être a priori légèrement différent car s’ils sont aussi sanglants l’un que l’autre, le premier, Naruto, s’adresse à un large public en quête d’actions, tandis que Death Note attirera des spécialistes des intrigues réfléchies et d’ambiance glauque. Obata, qui est aussi le dessinateur d’un autre manga à succès, Hikaru no Go, change fortement de registre même si son style est reconnaissable d’un titre à l’autre.  

Dans Death Note, l’histoire est celle de Light Yagami, un brillant lycéen qui découvre par hasard un cahier très spécial : Il s’agit d’un cahier qui appartient à un shinigami, un être fantastique, un dieu de la mort. Ecrire dedans le nom d’une personne tout en se remémorant son visage provoque la mort de cette personne. Light décide d’utiliser cette arme pour s’ériger en dieu de la justice et condamne à mort tous les criminels que peut compter son pays au fil des jours qu’il les inscrit dans ses pages. Il communique anonymement avec les médias en se faisant appeler Kira mais n’obtient pas la reconnaissance de la police.

Pire, il est considéré comme le pire serial killer qu’il soit et attire sur ses traces le plus fin limier du monde, le mystérieux L. L’intrigue prend une autre tournure lorsque Light s’en prend finalement à tous ceux qui se dressent sur son chemin : Il s’attaque désormais à des policiers et des innocents.

Outre une situation originale, par Tsugumi Ôba nous plonge dans l’esprit d’un personnage brillant et machiavélique. Tout l’intérêt est porté par le duel qui oppose Kira aux différents enquêteurs qui le pourchassent. Sachant qu’avec le pouvoir  surnaturel de cet assassin, les rôles de chasseur et de proie peuvent s’inverser à tout moment.

Le succès du manga était un peu pressenti par rapport aux discussions abondantes entre fans,  qui ont entouré l’adaptation en anime, l’année dernière. Dans nos contrées, la série télévisée diffusée sur Nihon TV a fait plus de bruit en tout cas que les transpositions en films live, plus anciennes pourtant. Il est à prévoir que ces adaptations sortent un jour en France.

Death Note

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Le manga de Naruto

Par Pazu le Dimanche 18 février 2007 11:37 :: Manga

Film, Série, Studio Ghibli, Dragon Ball, 2007, Japon, Naruto, Manga

Drabon Ball Z a été un phénomène dans la mesure où la série télévisée, ainsi que les multiples jeux vidéo, ont eu un vif succès qui a marqué le courant de la japanimation en France. Un certain élitisme s’est fait entre les anciens fans séduits par les travaux des studios Ghibli et la nouvelle génération, dont une grosse partie ne jurait que par leurs héros homme singe en convention. Plus tard dans une moindre mesure, nous avons eu les Pokemon mais le titre est moins estampillé dessin animé japonais que les titres passés au club Dorothée.

Depuis quelques mois, un anime suit la parcours de Dragon Ball Z en France, à savoir Naruto. Les ingrédients de l’histoire en font un shônen classique avec des cycles de combats, d’entraînement et la mise en exergue des sentiments de loyauté, de courage et de sacrifice. Les éléments sont en place pour des histoires de coeur avec divers triangles amoureux mais cela reste très en retrait par rapport aux valeurs d’amitié qui prévalent.

Naruto Uzumaki est au départ un jeune apprenti ninja du village de Konoha dans un monde impitoyable ou les différentes tribus de guerriers s’affrontent régulièrement. Le garçon n’est guère doué pour assimiler les techniques de l’art ninja et se fait régulièrement recaler aux examens de passage. Orphelin, il a en plus mauvaise presse auprès des gens du village qui l’évitent à quelques exceptions près, dont fait partie son professeur Iruka. Naruto est devenu un garnement et pour se faire remarquer, il enchaîne les quatre cents coups : Son dernier exploit est d’aller barbouiller les sculptures imposantes des visages des Hokage du village, c’est-à-dire des grands chefs ninja qui se sont succédés à la tête de Konoha.

L’auteur du manga, Masashi Kishimoto, nous invite à suivre le parcours de Naruto dans sa formation d’apprenti et dans ses premières missions. Au-delà des combats, Kishimoto a introduit toute une logique de l’art ninja avec la notion de chakra, qui revient à introduire une dose de magie et à repousser les frontières de l’imagination pour concevoir de nouvelles techniques : Illusions, invocations d’animaux géants, clones, pour n’en citer que quelques unes. En plus, certains personnages possèdent des attributs génétiques particuliers qui en font des « monstres » doués de capacités exceptionnelles : L’un peut hypertrophier son corps pour devenir géant, tel autre à des yeux qui voient au travers de tout, etc. 

Nous seulement l’auteur nous sert des aventures avec moult duels mais il crée un monde particulier avec des intrigues politiques et de multiples personnages qui ont à régler leurs comptes. Ceux qui sont fatigués des péripéties d’apprentissage de Naruto, apprécieront de voir s’affronter des ninjas de niveau supérieur, sans pour autant tomber dans les délires à la Dragon Ball Z, où la planète entière vient en aide au héro. Les rixes restent à une échelle humaine.

Dans ce récit, des détails nous ont plu : Dans les premiers tomes, le nom d’Akatsuki est mentionné alors qu’il ne sera présenté que plus tard. Idem pour Obuto. L’inconvénient des sagas à rallonge est le manque de cohérence de l’ensemble au fur et à mesure que le nombre de volumes augmente. Un bel exemple est  Hokuto no Ken, Ken le survivant, où le scénariste ressuscite une morte tué quinze volumes plus tôt ou lorsqu’il trouve un fils caché à un guerrier célibataire qui n’a jamais aimé personne. Naruto ne devrait pas échapper à cette loi mais nous reconnaissons que c’est très bien construit jusqu’à présent.

Le côté incrédule de Naruto ne concerne pas les techniques ninja qui se surenchérissent les unes les autres mais plutôt de la cruauté vis-à-vis des apprentis : Les premières épreuves qu’ils doivent franchir pour obtenir leur grade sont non seulement dangereuses mais en plus, elles permettent à certains concurrents d’en massacrer d’autres, en toute impunité. Le côté planifié et attendu de la chose fera sourciller plus d’un lecteur. Une véritable sélection naturelle…

Pour en revenir au phénomène Naruto, disons que c’est un grand succès depuis plusieurs années au Japon, avec non seulement le manga, la série télévisée et les films mais également les divers jeux vidéo qui nous replongent dans l’ambiance de ce monde ninja. Le manga en France est un titre phare de Kana avec plus de cent mille exemplaires vendus pour certains tomes. La série télévisée est également mise en avant sur la chaîne Game One, plus habituée à diffuser des anime moins prometteurs. Signalons enfin un petit article sur ce sujet, dans le journal gratuit Métro.

Naruto Volume 18

- Le site de Kana l'éditeur du manga et des DVDs de Naruto
http://www.mangakana.com

- Les programmes de Game One
http://www.gameone.net

- L'article Phénoménal Naruto dans Métro
http://www.metrofrance.com/fr/article/2007/02/09/11/4055-39/

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La bande originale d'Origine

Par Pazu le Lundi 12 février 2007 21:48 :: Musique

Film, Série, 2006, 2007, Gonzo

Gin-iro no kami no Agito, aka Origine, a été le premier film du studio Gonzo en janvier 2006 et nous avons eu la chance de pouvoir le visionner sur grand écran en France, en juin de la même année. Le DVD est ensuite sorti et chose plus rare, le CD également. Notez qu'un film tel que le Château Ambulant n'a pas eu droit à une version française de sa bande originale. Il a fallu se rabattre sur de l'import pour entendre les gammes de Joe Hisaishi. D'où un petit mot sur ce blog sur le CD version française d'Origine pour signaler l'effort effectué par les éditeurs.

Nous y retrouvons les deux génériques chantés par Kokia, qui a eux seuls justifient l'achat du CD, notamment Chowa oto with reflexion l'opening. Le CD dure en tout soixante quinze minutes, avec des compositions de Taku Iwasaki, plutôt envoûtantes. Iwasaki a une forte expérience dans les compositions de musiques que ce soit pour des séries lives ou  pour des dessins animés.  Nous le connaissons pour son travail sur les bandes originales de Read or Die, que ce soit les OAVs ou la série télévisée. Il a également signé les musiques de Witch Hunter Robin, d'Oban Star Racers ou encore celles d'Angel Heart; ces dernières sont un véritable délice à écouter.

CD d'Origine

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Animage de février 2007

Par Pazu le Mercredi 07 février 2007 21:12 :: Découvertes

Film, Série, 2007, One Piece

Le numéro d’Animage de février consacre une large part de ses pages aux nouveautés de 2007. Il traite non seulement des séries qui ont débuté en janvier, comme Kyoshiro to Towa no Sora, mais également des titres du printemps, voir au-delà : Reideen en mars, Darker than Black, Idol Master Xenoglossia, Sisters of Wellber, Bokurano, El Cazador, Romeo x Juliet ou encore Seirei no Moribito, en avril. Même si le mois n’est pas mentionné dans le journal, il devrait y avoir également vers la même époque Claymore,  Kisdum, Gurren Lagam et la deuxième saison de Zero no Tsukaima. Animage mentionne aussi une deuxième saison pour Victorian Romance Emma, ce qui va nous permettre de retrouver la jeune gouvernante après la fin plutôt sèche de la première série.

 Nous avons un aperçu des nombreux films qui vont bientôt sortir au pays du soleil levant. Le mois de mars est chargé avec un nouvel opus de One Piece, une nième aventure de Doraemon, le deuxième long métrage de Chou Gekijouban Keroro Gunso et pour finir, du Tetsujin 28, le 31 mars.  Avril est aussi rempli, sinon plus: Vous avez des films d’Hokuto no Ken, de Detective Conan, de Shagukan no Shana, d’Inukami, de Crayon Shinchan et même de Saiyuki Reload.

Niveau goodies, le magazine reste toujours très axé sur Gundam Seed, avec un penchant prononcé pour Code Geass en plus.


Code Geass et Gundam Seed

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Un manga nommé Black Cat

Par Pazu le Jeudi 01 février 2007 20:47 :: Manga

2007, Dessin, Manga

Au premier abord, Black Cat est un titre très prometteur avec un dessin agréable, des personnages charismatiques que ce soient les bons ou les vrais vilains, le tout dans un atmosphère bien dosée. L'ambiance est un minimum sérieuse étant donnée l'intrigue mais reste très légère avec un humour pas trop burlesque et adéquat. Le monde parait artificiel avec le Black Cat, cet ancien assassin qui a décidé d'arrêter de tuer et de gagner sa vie en tant que chasseur de prime. Même s'il ne supprime plus ses cibles, il utilise toujours son arme fétiche, un révolver très spécial, qui a fait sa rénommée et sa particularité, en plus de son tatouage, la marque du XIIIème guerrier de l'organisation Chronos. Il travaille avec Sven, qui est lui carrément doté de pouvoirs paranormaux, avec la capacité de voir quelques instants dans l'avenir. Le duo est complété peu après par une troisième personne, un être artificielle, Eve, capable de se modifier son corps comme elle l'entend.

La situation de Black Cat fait irrémédiablement penser à Ruronin Kenshin, l'assassin au service de l'empereur Meiji, qui prend, lui, la route des vagabonds, après avoir renoncer à tuer. Le contexte est très différent d'un titre à l'autre. Ruronin Kenshin s'appuie sur une époque historique avec des personnages ayant effectivement existé, même si l'auteur prend beaucoup de liberté. Black Cat se déroule dans un monde parallèle, à une époque incertaine, dans un univers ou les pouvoirs paranormaux abondent. Kenshin a le dont de nous exaspérer rapidement en mélangeant trop les pointes d'humour en pleine situation dramatique. Black Cat est plus réussi pour cet aspect là.

D'un autre côté, les deux oeuvres se ressemblent. Nous commençons par des petites histoires, qui prennent la tournure d'enquêtes qui nous font découvrir les principaux personnages au fûr et à mesure. Après cette mise en appétit, les auteurs s'enferment dans un schéma ultra classique d'adversaires à abattre, à la manière d'un jeu vidéo où vous devez passer tous les niveaux avant d'abattre le boss. Certes, Black Cat n'entre pas immédiatement dans ce schéma. Nous avons droit avant à l'apparition de l'ancienne employeur du chat noir et de ses anciens confrères de Chronos. Les capacités des uns et des autres sont un point de curiosité, de la même manière que l'auteur met en avant l'équipe des apôtres et de leurs pouvoirs secrets.

Arrivée à ce stade, l'histoire perd énormément de son intérêt, perdue à mi chemin entre une intrigue appauvrie et des combats sans éclats. Dans Kenshin, à défaut de scénario, les affrontements ont plus d'envergure, en ce qui concerne tout au moins la première partie.

Black Cat
 

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22-07-08 23:25 nana : coucou

20-07-08 14:53 nour : slt les manga je vous addors et je cherche à des nouvelles tofs ou vedeo de votre dessins annimées

15-07-08 15:39 Magda : Woaa vrément trop cool

31-05-08 22:37 bb king : c qd que vous nous filer les résultats de lanime rgand prix numéro 30?

31-03-08 22:13 Axou : mmmh du hentai ??? mdr

02-02-08 20:35 connexion12 : merci a tous laisser moi des commentaire

08-12-07 12:10 malick : je voudrai recevoir ce jeu hokuto

08-10-07 15:19 yaya : ta note" L'anime pour fan blasé" mdr
t'arrêtes de me décrire hein :p


29-08-07 18:34 Pazu : Ai no melody - la mélodie de l'amour, d'après le CD de la B.O. sorti en France.

29-08-07 14:26 jessica : J'aurai voulu savoir si vous saviez quel était le titre de la musique de fin du film Origine.

17-06-07 11:45 Pazu : Dans les librairies de BDs d'occasion (boulier, etc...) mais il y a peu de choix. Les depots ventes des conv sont mieux.

11-06-07 21:39 Amélie : Est-ce que qqun sait ou on peut trouver des mangas d'occasion à Paris?

09-06-07 14:31 Freddie : Y a plein de manga ici!

07-06-07 21:02 Pazu : Je vais essayer de décorreler la shoutbox des commentaires billet mais faur arrêter d'être bavare comme ça :)

06-06-07 21:08 Diyo : Impossible de laisser des commentaires sur le blog. Soit ils sont trop longs (et pourtant...), soit ils font référence à un site web (et pourtant)... C'est un peu strict... Bref, j'abandonne...

05-06-07 18:56 Pazu : Tous les liens sont désactivés dans les commentaires à cause des méchants robots spammeurs.

03-06-07 14:40 sed : bouh on ne peut pas mettre de trailers dans les commentaires ?? ben en tout cas skull man àl'air d'etre bien niveau graphisme ambiance rien qu'en visionnant les trailers :p quelqu'un à zyeuté les episodes ??

15-05-07 20:43 Pazu : J'ignore s'il y a site plus mondial à ce sujet là - Nous ne faisons déjà pas la Belgique ni la Suisse...

15-05-07 14:43 sanaa : salut a tous je veus savoir des infos s'il y a moyen de penser a vos fanes au MAROC et s'il aura une manifestation de japanimation.

12-04-07 17:25 Pazu : Vous avez la rubrique actualités du site pour voir les prochaines dates des conventions des mois à venir.

12-04-07 10:39 aymeric : je souhaites connaitre la prochaine exposition qui se tiendras dans le nord a vous lire merci

08-04-07 21:17 yoh : yeah le retour de la shout

02-04-07 15:32 0410yuna : Bonjour a tous! Je cherche des infos pour savoir quand aura lieu la prochaine manisfestation de japanimation sur lyon. Si quelqu'un a des renseignements merci de m'avertir.

17-03-07 16:31 Eichina : moi suis trop fan de shonen ai (ah ah ah) genre Kyo kara maou Gravitation, Loveless

01-03-07 00:09 Le+Mamelouk : Mon budget mangas a encore augmenté T_T
Faut que j'arrête de m'informer :p


28-02-07 23:34 Pazu : Chouette des lecteurs. Merci pour les compliments. Taifu a bien fait de nous envoyer ses nouveautés :P

28-02-07 21:19 Dromar : Merveilleuse idée en effet ^^
C'est un plaisir de lire tes critiques, particulièrement ces derniers temps.


28-02-07 20:41 Le Mamelouk : Merveilleuse idée que de nous faire découvrir des mangas peu connus ! :)

24-02-07 22:35 Marie-Pier Brien : Des Animes Manga

23-02-07 21:14 Makimimi : Vive le manga

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