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Anime & manga
Les anime de l'hiver 2010 (2/2)
Par Pazu le 26 février 2010 22:02 :: Découvertes :: 5 commentaires »
Chu-bra, avec un titre pareil, annonce tout de suite la couleur dès les prémices du premier épisode. Nayu Hayama est une future styliste, fana des sous-vêtements pour tester personnellement les collections les plus osées sous son uniforme de collégienne. Elle fait également une fixation sur ses camarades qu'elle prend pour des mannequins libre service. Bref, sous couvert d'encensement de l'amitié, les scènes de fan service s'enchaînent, sur un faux rythme.
Ladies versus Butlers va encore plus loin et la première image est déjà une situation compromettante où Hino, le personnage principal se retrouve allongé sur une jeune fille, dont il tâte la poitrine opulente. Le semblant de scénario se déroule dans une école renommée, qui forme les futures gouvernantes et majordomes. Le premier épisode laisse plutôt penser qu'il n'y a que des filles mais quelques garçons traînent effectivement dans les parages.
Hino Akiharu est un garçon peu avenant avec sa cicatrice sur le visage, mais il vient pour intégrer l'établissement de prestige. Son arrivée est remarquée et il effraie malgré lui les filles qu'ils croisent, quand ce ne sont pas de malencontreux accidents qui le font passer pour un pervers. Il est finalement pris en charge par une élève senior qui calme le jeu. En revanche, Hino s'aperçoit que la fille qui l'a tiré de ce mauvais pas n'est autre que Saikyô Tomomi, une camarade de classe qui le torturait sans cess quand ils étaient ensemble en primaire. Sous ses couverts de jeune fille bien élevée, Saikyô dissimule toujours le même tempérament.
La série est tirée d'un light novel, dont la tendance coquine est reprise dans l'anime avec moult positions suggestives, une avalanche de filles diverses et variées pour constituer un harem fourni, sans oublier les étalage de poitrines nues pendant les scènes bains. Vous voyez le genre.
Baka to Test to Shôkanjû est dans la lignée des séries frapadingue en partant d'un concept vidéo-ludique: Les élèves du lycée sont répartis par niveau dans des classes : Les plus brillants sont dans la classe A tandis que les cancres sont mis dans la dernière classe, la classe F. Les élèves de classe A ont droit a toutes les équipements, tandis que les classes suivantes ont droit à moins en moins de confort, au fur et à mesure que nous descendons dans la hiérarchie. La classe F se retrouve dans une salle en piètre état avec des tables basses en ruine, en guise de bureau.
Cependant, le bâtiment se double d'une interface virtuelle qui transforme l'espace en jeu vidéo géant, où les avatars des élèves peuvent s'affronter. La force des élèves aux combats virtuels est proportionnelle à leur connaissance et ils peuvent refaire le plein de points de vie en passant des examens de rattrapage. Dans ce contexte, les classes entières peuvent se lancer des défis et l'enjeu est notamment l'accès aux équipements.
Le concept principal est peu avenant mais le début de la série a du charme avec des personnages mabouls, qui sorte des sentiers battus. Aucun ne se prend au sérieux et pour ma part, c'est l'une des rares séries de ce genre qui a réussi à attiré mon attention. La séquence des garçons terrassés pendant les rendez-vous amoureux est bien trouvée, ainsi que les plans de stratège qui tombent à l'eau.
Pourtant, le rythme s'essouffle déjà au bout d'une poignée d'épisodes, qui se de moins en moins des histoires classiques qui se déroulent dans un lycée lambda. L'environnement high tech et les règles originales sont de plus en plus délaissés.
Omamori Himari arpente des chemins plus traditionnels. Yûto Amakawa a perdu ses parents il y a 7 ans et depuis, son amie d'enfance Rinko Kuzaki prend soin de lui, tout en jouant les tsundere de service à son égard. Yûto porte toujours un talisman autour du cou, un souvenir de sa grand-mère plus qu'autre chose. En fait, le porte bonheur protège Yûto des forces maléfiques, qui voudraient bien se débarrasser du descendant d'un des plus puissants pourfendeurs de démons.
Le garçon rencontre un jour Himari, une jeune fille bien pulpeuse qui se montre tout de suite très entreprenante. Elle pénètre carrément dans son lit, en tenue très légère et sous sa véritable apparence : C'est une fille chat, au grand damne de Yûto, qui est justement allergiques aux poils félins. Hamari révèle qu'elle est un démon, dont la mission ancestrale est désormais de protéger Yûto avec son sabre, car le talisman qu'il porte a perdu de sa force au fil des années.
La petite vie tranquille de Yûto est chahutée par la présence de ce nouvel animal de compagnie, qui vient s'insérer dans sa classe, sous apparence humaine, suscitant la jalousie de Rinko.
Pas grand-chose à dire sur cet anime qui se situe dans la lignée des shônen ordinaires, tiré d'un manga commencé en 2007 et toujours en cours. Vous y trouvez quelques traces de fan service, sans sombrer dans des délires sans queue ni tête, tout au moins, jusqu'à présent.
Hanamaru Kindergarten est inspiré du manga éponyme, également commencé en 2007 et toujours en cours de publication au Japon. Le titre fait un parler de lui car la production est assurée par le studio Gainax et la réalisation est conduite par Seiji Mizushima, qui a dirigé les équipes de Bones sur la première série de Fullmetal Alchemist et travailler pour Sunrise pour réaliser les volets de Mobile Suit Gundam 00.
Comme son titre le laisse penser, le récit se déroule dans la cadre d'un jardin d'enfants, où exerce un professeur débutant, Naozumi Tsuchida, accroc aux jeux vidéos le soir et enclin à arriver au travail en retard le matin, malgré une bonne motivation. Il est le seul homme au milieu de collègues féminines et il a le béguin pour l'une d'entre elle, Nanako Yamamoto, une jeune femme charmante, qui est à cent lieux de penser qu'on puisse tomber amoureux d'elle.
Parmi les enfants, se trouve la petite Anzu, la fille d'une sempaï de Tsuchida à l'époque du lycée. Anzu se fait de nouvelles amies au sein du jardin d'enfants, Koume, toute timide et Hiiragi, très savante. La gamine est éprise de son professeur et bâtit des plans sur la comète pour attirer son attention mais toujours en vain. Je reste sceptique sur ce genre d'histoire.
Katana Gatari, le dernier anime de la liste, a un format original, avec 12 épisodes prévus de 50 minutes environs et un rythme de diffusion à la télévision d'un épisode par mois, soit un an au total pour voir toute la série.
L'histoire se déroule au temps des samouraïs avec une situation improbable, où Shichika Yasuri et sa soeur, Nanami, vivent sur une île déserte depuis 20 ans. Ils ont été exilés avec leur père, décédé depuis peu et qui était la tête de l'école Kyotô. Ce dernier maîtrisait un art martial capable de rivaliser à mains nues avec les techniques de sabre.
Shichika a hérité des connaissances guerrières de son père et il est devenu une force de la nature, tout en manquant cruellement de connaissances sur le monde extérieur. D'ici à le comparer avec tarzan, il n'y a qu'un pas, si ce n'est qu'à défaut de savoir-vivre, il s'exprime correctement et il a l'air de savoir lire et écrire.
Dans ce décor, débarque Togame, une jeune fille qui se présente en tant que générale stratège du shôgun et qui cherche à recruter Shichika, afin de retrouver et rassembler 12 sabres légendaires. Un seul sabre eux suffit à battre des milliers d'hommes et donc à défier le pouvoir central.
Togame est acculée car les autres personnes compétentes à qui elle a fait appel avant, l'ont toutes trahie. Appâtés par l'énorme valeur pécuniaire des sabres, certains ninjas véreux ont détourné les armes pour leur propre compte, tandis qu'au contraire, des samouraïs droits et imbus par leur honneur, n'ont pas pu résister au fait de posséder enfin un des sabres légendaires. Mus par quelque poison maléfique issu des sabres, Ils ont été incapables de s'en défaire au profit de leur suzerain.
Après ses échecs précédents, Togame a donc cherché un autre candidat idéal pour l'aider dans sa mission et son choix s'est porté sur l'héritier de l'école Kyotô. Reste le plus dur, à savoir convaincre un garçon, qui vit coupé du monde et des soucis, et qui n'a aucune envie de quitter son île.
Le dessin des personnages, repris par Tsuyoshi Kawada pour l'anime, est inhabituel et peut vous faire fuir, notamment avec ces yeux et ces nez particuliers, qui donnent un air nostalgique des grands films de la Toei des années 1960. En revanche, dès la première seconde, vous devriez tout de suite remarquer la bande originale. Si les génériques sont agréables mais sans surprise, les musiques de fond sont exceptionnelles, même si venant de Taku Iawasaki, c'est attendu: Il a déjà brillamment composé pour d'autres anime, tels que Ruronin Kenshin, Gurren Lagann, Kekkaishi, Kuroshitsuji, Read or Die ou encore le film Origine.
Le récit s'inspire encore d'un roman d'Ishin Nisio, le même auteur que pour Bakemonogatari, ce qui laisse présager une intrigue sympathique. Pour un titre d'action, le rythme est équilibré avec une mise en scène qui se permet de longues scènes de dialogue. Le scénario comporte aussi quelques fantaisies mais avec beaucoup moins de divagations que dans Bakemonogatari. Cela se rapproche plus d'une certaine poésie, malgré quelques passages abrupts, où des personnages sont quand même tués. Les traits humoristiques récurrents permettent de conserver une atmosphère légère.
Quelque part cela rappelle l'impression perçu devant la découverte Kaiba, qui ne paye pas de mine au premier abord, surtout graphiquement, mais qui se révèle ensuite excellent, même si Kaiba est vraiment un cas extrême par rapport à Katana Gatari.

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Death Note - Raconte moi un manga #5
Par Ludwig le 25 février 2010 18:02 :: Manga :: 2 commentaires »
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Compte rendu de l'avant-première de Summer Wars
Par Pazu le 24 février 2010 14:02 :: Manifestations :: 5 commentaires »
Habituellement, je fais le déplacement pour voir tel ou tel auteur ou réalisateur japonais en chair et en os, sans trop me préoccuper du programme des projections. C‘était le cas pour les soirées avec Rintarô et Sunao Katabuchi. Pour la séance de Summer Wars, ma motivation était plus de découvrir le film que de voir son auteur. En effet, cela fait presque 2 ans, que je voyais régulièrement des encarts à propos du long métrage dans le magazine Animage, des textes qui donnaient envie d'en savoir plus. Le film est sorti au Japon le 1er août dernier et nous avons donc eu la chance de le découvrir en avant-première sur grand écran, avant même la sortie du DVD japonais en mars prochain.
La projection en avant-première a été annoncée 2 semaines avant que les billets soient disponibles et le buzz a bien fonctionné, avec la vente de tous les tickets en moins de 48 heures. Certes, c'est loin d'être exceptionnel pour certaines personnes habituées à prendre des billets en ligne pour des spectacles où les places s'écoulent en 30 minutes – je ne pense à personne en particulier.
En revanche, cela donne une salle 6 de l'UGC Ciné Cité des Halles complète et une fière allure devant Mamoru Hosoda, par rapport à des travées désertes, en pleine journée, pendant des festivals anonymes. Le réalisateur a pu avoir un bon panel pour scruter scrupuleusement nos réactions pendant le film. A la fin de la projection, nous lui avons prodigué une standing ovation. Sans doute peu habitué à ce genre d'accueil très chaleureux, le geste l'a quelque peu ému, mais d'un autre côté, son film a visiblement beaucoup plu, à entendre ci et là les réactions des uns et des autres.
Pour éviter de se retrouver mal placé, il fallait venir tôt avant le début de la séance ou avoir quelqu'un dans la queue pour vous réserver un siège. Pendant l'attente, Mamoru Hosoda est passé en compagnie de M. et Mme Kaze – normal car ils sortiront le film en DVD – avec M. Kurokawa en guise de traducteur. Il y avait toujours et encore M. Animeland mais dans la queue, comme tout le monde.
Après une rapide introduction et le temps que tout le monde trouve une place, la projection a pu commencer. J'avais juste aperçu quelques images tirées du film et me rappelais de quelques lignes de synopsis, qui ont la particularité de ne rien dévoiler sur l'essence même du film.
En bref, le jeune Kenji Koiso passe son été dans son club à faire de la maintenance de bas étage sur Oz, un monde virtuel, une espèce de Second Life des temps modernes. Passe par leur bureau la plus jolie fille du lycée, Natsuki Shinohara, qui a besoin de l'un d'entre eux pour un travail, qui se déroule chez sa grand-mère, en pleine campagne. Kenji est enrôlé, accompagne Natsuki dans son périple et débarque en pleine préparation de la célébration des 90 ans de la doyenne de la famille, une aïeule étonnamment alerte pour son âge.
L'atmosphère bucolique change du tout au tout après des événements qui surviennent dans Oz, un monde plus ancré dans la réalité que sa nature virtuelle le laisse penser. Je n'irai pas plus loin dans l'histoire pour vous laisser le plaisir de découvrir l'intrigue par vous-même.
Avec un peu de recul, Summer Wars aborde des thèmes déjà relatés par ailleurs, pas forcément ensemble mais qui sont souvent le sujet principal de séries, de livres ou d'autres longs métrages. La force d'une oeuvre n'est pas de faire croire qu'elle a le concept révolutionnaire – la réalité est que tout a déjà été plus ou moins vu dans d'autres titres – mais dans la manière dont l'histoire est racontée. C'est ce que j'ai réellement apprécié dans Summer Wars, partagé entre l'impression de déjà vu et l'excellence du rendu, notamment au niveau des émotions.
C'est d'autant plus fort que je n'ai pas accroché à la bande originale, qui a pour mission d'accentuer les effets visuels. Là, tout est passé via les images et la mise en scène de Mamoru Hosoda. Vous passez de la joie à la tristesse en un rien de temps.
La traversée du temps était une jolie romance fantastique mais son rythme est relativement lent. Certains pourront regretter la touche de poésie portée par le film précédent du réalisateur japonais et feront la fine bouche devant l'animation de certaines scènes dans Summer Wars. Le caractère des personnages principaux est relativement peu approfondi si ce n'est tout à la fin, de manière très conventionnelle. Le nombre de protagonistes secondaires peut également donner le tournis.
En revanche, le tempo de Summer Wars est très soutenu et d'ailleurs, Mamoru Hosoda a pensé son long métrage comme un film d'action, même s'il s'agit plus de mélange détonnant de scènes de combats avec des moments beaucoup plus tranches de vie.
De ce côté-là, le film a des arguments pour être grand public, et est tout sauf un titre d'auteur, confidentiel et soporifique. Point de vue marketing, il se rapproche tout à fait des productions Ghibli, avec quelques originalités qui ont marqué les spectateurs qui ont demandés des compléments d'information sur le sujet pendant la courte séance de questions réponses, qui a eu lieu après la projection.
L'un a remarqué le soin pour montrer des enfants avec tous les types historiques de DS de Nintendo mais aucune PSP de chez Sony. Mamoru Hosoda a déclaré être un grand fan de Nintendo, surtout du fait que le célèbre Shigeru Miyamoto, le père de Mario Bros, ait été son sempai pendant ses études. Le réalisateur japonais est même allé s'excuser auprès de Miyamoto d'avoir montré des DS dans son film alors que ce dernier était ravi de ce coup de pub gratuite.
Pour concevoir l'univers d'Oz, Mamoru Hosoda s'est inspiré de la réalité de l'internet d'aujourd'hui, en imaginant les habitudes de demain, avec la progression galopante des besoins de communication. L'ensemble donne une image crédible, plus qu'un rêve de science fiction. Mamoru Hosoda s'est lui-même pris au jeu et il nous a sorti que cela le démangeait de ne pas twitter là, juste à l'instant.
Il a parlé de l'idée d'origine du film, et notamment d'un des aspects, inspiré par sa propre expérience. Sur le point de se marier, Mamoru Hosoda a du rencontrer sa belle famille, qu'il a découvert d'un coup et il a trouvé l'idée intéressante à exploiter pour son prochain film. Kenji se retrouve en effet confronter à toute la descendance de la grand-mère de Natsuki, avec le lot de cousins et petits enfants à divers degrés.
Du coup, Mamoru Hosoda a abordé les liens familiaux dans le monde réel, tout en mentionnant que des rapprochements tout aussi forts peuvent se créer dans le monde virtuel. Il a tenu à conserver une posture neutre et équilibrée, en traitants les deux problématiques en parallèle, sans les confronter. Il s'est gardé de souligner l'aspect superficiel des relations dans les mondes numériques ou de traiter les réunions familiales de concept ringard.
A ce sujet, le réalisateur japonais s'est excusé de nous sortir un speech un peu téléguidé mais il s'agit du résultat des 18 interviews qu'il a du enchaîner en 24 heures, depuis qu'il est en France.
A un spectateur qui soulignait de fortes similitudes entre les personnages de Summer wars et Superflat Monogram, Mamoru Hosoda s'est contenté de dire que c'étant naturel, en tant que réalisateur de Superflat Monogram et il revenu sur la genèse de ce clip commandé par Louis Vitton. Il avait été contacté sur ce projet sorti en 2003 après son film Digimon, dirigé chez la Toei Animation, en 2000.
Une autre personne dans le public a demandé à Mamoru Hosoda s'il n'était pas obnubilé par les chiffres, en référence à la Traversée du temps et ses chronomètres, et les vagues successives de nombres dans Summer Wars. Le réalisateur a trouvé la question originale, car jamais posée que ce soit au Japon ou en France mais il n'a pas trouvé de réponse pertinente à donner.
Mamoru Hosoda est revenu sur le concept de son film, où le suivi d'un monde virtuel et d'affaires de famille lui a paru un concept bancal, tout au moins pas très vendeur. Le jour de la sortie au Japon, il avait quelques appréhensions, qui se sont heureusement rapidement dissipées et le film a connu de meilleurs résultats qu'escomptés.
Fort de succès, Mamoru Hosoda a son ticket en poche pour se lancer dans un nouveau film, qui est en cours de gestation. Il a juste indiqué qu'il aborderait visiblement des thèmes différents, loin du numérique et des mondes virtuels, avec beaucoup moins de personnages dans son histoire. Il nous a surtout donné rendez-vous dans 3 ans, le temps qu'il estime nécessaire pour mener son prochain projet à terme.
Avant cela, je vous conseille vivement d'aller voir le film à sa sortie en France, le 9 juin 2010, si jamais vous avez la chance d'aller dans un cinéma qui le projette. Plusieurs scènes sont vraiment faites pour le grand écran.

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Le manga Ashita no Joe
Par Ludwig le 22 février 2010 18:02 :: Manga :: 2 commentaires »
Ashita no Joe est paru en 1968 dans le célèbre hebdomadaire de la Kodansha, le Weekly Shônen Magazine. Plus de 40 ans après, c'est par un froid matin de janvier 2010 que nous avons enfin pu le trouver dans les librairies françaises, paru aux éditions Glénat.
L'histoire se déroule dans un quartier très pauvre de Tokyo où règnent misère, violence et insalubrité. C'est justement à cet endroit qu'atterrit le jeune Joe Yabuki, une racaille de 15 ans: Incontrôlable, violent, manipulateur, tête brûlé et j'en passe, Joe fait très rapidement la rencontre de Tange Danpei, un alcoolique notoire qui s'est illustré par le passé en tant que boxeur pro.
Après une vive altercation entre eux deux, le vieil homme se rend instantanément compte que Joe renferme un potentiel qui pourrait en faire rapidement un boxeur professionnel de premier plan! Cependant, la fougue de Joe, qui apprécie plus que tout, de faire le contraire de ce que vous attendez de lui, le plonge dans de graves ennuis et seul Danpei et ses leçons de boxe "pour le bien de demain" peuvent le tirer de là. Je n'en dévoile pas davantage et si vous voulez en savoir plus, vous devinez ce qu'il vous reste à faire!
Quels sont donc les éléments qui permettent de dire qu'Ashita no Joe, littéralement Joe de demain, se dresse au rang de manga culte au Japon? Citons d’abord une anecdote frappante: Lors de la mort d'un des personnages principaux du manga, certains fans ont instauré de réelles funérailles. Ensuite, dans bon nombre de mangas plus récents, se glissent des clins d'oeil à Yabuki Joe, que ce soit dans High School ! Kimengumi, G.T.O ou encore 20th Century Boys. Enfin, sachez que plusieurs dessinateurs célèbres de mangas dont, au passage, Masami Kurumada, le père de Saint Seiya, ont trouvé leur vocation par le biais de cette oeuvre écrite par feu Asao Takamori, à qui nous devons le fameux Tiger Mask, et dessinée par Tetsuya Chiba.
Concernant l'aspect technique, la réalisation générale - mise en case, plans, rythme, dessins - est en parfaite adéquation avec l'époque et les fans d'Osamu Tezuka, de Shotaro Ishinomori ou de Mitsuteru Yokoyama seront dans leur univers! Scénaristiquement parlant, le premier volume s'efforce de poser très solidement les bases de l'intrigue, des personnages et de l'ambiance. Peut-être trop, diront certains et ce, au détriment de l'avancée du scénario.
La peinture faite de la pauvreté de certains quartiers du Japon de l'époque y est poignante tout comme les difficultés de vie du milieu carcéral - aurais-je spoilé? - Bien évidemment, nous trouvons tout le panel des idéaux chers aux coeurs des jeunes japonais comme le courage et la ténacité de Tange Danpei Tout ce qui fait un bon nekketsu!
Sincèrement, j'espère vous avoir donné l'envie de découvrir l'univers d'Ashita no Joe qui est peu connu du public français. Effectivement, la première série animée n'a jamais vu le jour dans l'hexagone et la seconde série n'a eu qu'une faible diffusion sur la Cinq à l'époque. Heureusement que la chaîne Mangas et qu'IDP ont permis au public français de (re)découvrir ce mythe. Alors, plongez-vous dans Ashita no Joe même si vous n'êtes pas particulièrement fan de boxe. Croyez-moi, vous-y trouverez votre compte!

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Compte rendu de la carte blanche à Katabuchi Sunao
Par Pazu le 10 février 2010 15:02 :: Manifestations :: 2 commentaires »
L'événement se composait de 2 séances, la première à 19h et la seconde à partir de 21h théoriquement. Dans le cas de Katabuchi, le premier volet était consacré à des films d'animation qui l'ont influencé ou bien marqué, tandis que la suite devait concerner ses propres travaux, de la série Sherlock Holmes à Mai mai miracle.
Le réalisateur est en France pour assister à de nombreuses projections de son dernier film Mai mai Miracle mais aussi de son précédent, Princesse Arete, au cours de festival dans la banlieue parisienne. En consultant les horaires prévus, il suit un périple marathon, avec parfois plusieurs séances par jour du matin au soir, dans des lieux différents et rien que l'intervention d'hier était déjà difficile selon ses propres dire car il venait d'arriver du Japon la veille.
Je n'ai assisté qu'à la première session, la deuxième séance devant commencer en plus en retard. Indépendamment des speechs du réalisateur, je regrette surtout d'avoir manqué une nouvelle projection du fabuleux pilote de Little Nemo.
Pendant sa carte blanche, Katabuchi a commencé par être verbeux avant d'effectuer des interventions beaucoup plus courtes, pressé par le temps. Le bon point est que le programme prévu a été complètement respecté et que tous les extraits ont pu être diffusés, en ce qui concerne la première partie.
Les trois premiers extraits ont été projetés ensemble et il s'agit de classiques de l'animation japonaise : D'abord le film de 1963 Wanpaku-ôji no Orochi-taiji - Le Prince-garnement terrasse la Grande Hydre -, puis des scènes du Chat Botté, parmi celles animées par Hayao Miyazaki et enfin un bout d'épisode d'Haha wo Tazunete Sanzenri - Trois mille lieux à la recherche de maman -, une série réalisée par Isao Takahata.
Wanpaku-ôji no Orochi-taiji a une place particulière pour Katabuchi. Tout d'abord, c'est le premier film d'animation, qu'il se souvient d'avoir vu pendant son enfance, dans le cinéma tenu par son grand-père. Ensuite, le film a une importance historique pour l'animation japonaise, comme beaucoup de titres de l'âge d'or de la Toei.
L'extrait visionné, avec un combat dans les cieux, démontre une touche à la japonaise, qui se démarque des productions américaines de l'époque. Les personnages sont dépeints de façon différente et la mise en scène n'hésite pas à exploiter les vues en perspective, au lieu de suivre des mouvements latéraux plus simple à animer. Le résultat donne l'impression d'avoir été pris avec une caméra en prise de vue réelle, au lieu d'un montage image par image. Enfin, autre élément personnel, son mentor, qui l'a formé à l'université et aidé à ses débuts, faisait aussi partie du staff du film.
Le deuxième titre, Le Chat Botté, a également une connotation personnelle car ce film a marqué la fin de carrière d'exploitant de salle de son grand-père. Sur ce long métrage, le réalisateur Kimio Yabuki a laissé beaucoup de liberté à ses animateurs et notamment l'écriture des storyboards, selon les scènes attribuées à chacun.
Le moment de la fuite du jeune couple dans la tour, face au méchant, a été confié à Hayao Miyazaki et c'est cet extrait qui a été diffusé. Il est indéniable de retrouver la patte du réalisateur, remarqué par Katabuchi, qui souligne la construction de la fuite dans les airs, acculé, un moment que vous retrouvez ensuite dans les films de Miyazaki, notamment Laputa, le château dans le ciel ou encore le château Cagliostro.
Ce genre de scène a permis à Katabuchi à savoir comment fonctionnait Hayao Miyazaki et lui a facilité la son travail lorsqu'il a fallu collaborer avec lui sur Sherlock Holmes.
Pour Haha wo Tazunete Sanzenri, alors qu'il s'agit juste d'une série télévisée, l'originalité est d'avoir une thématique grave et sérieuse, bien loin des histoires légères habituelles. Katabuchi a mentionné la justesse de la description du petit garçon principal, confronté à un dilemme pendant la scène projetée. La date de diffusion marque aussi le passage du réalisateur de l'enfance à l'âge adulte, et une nouvelle maturité de l'animation japonaise.
Les morceaux suivants ont été des courts métrages classiques dans le monde de l'animation. Rythmetic est une production canadienne, co-réalisée par Norman McLaren et Evelyn Lambart, qui date de 1956 et a été primé par un ours d'argent à Berlin. Le film joue sur les chiffres et les opérations. Je ne compte plus les projections du Hérisson dans le brouillard (1975), du russe Youri Norstein, qui a donc été rediffusé ici, encore une fois.
Les extraits suivants sont plus originaux et modernes, avec d'abord La Sirène (1997) d'Alexandre Petrov suivie de la Belle au Bois d'or (2001) de Bernard Palacios. Petrov a eu recourt à une technique impressionnante de peinture à l'huile appliquée sur du verre, qui fait que chaque image est un tableau. Pas étonnant qu'il ait passé 2 ans à concevoir et photographié les quelques 30 000 plans nécessaires pour les 10 minutes d'animation.
La Belle au Bois d'or est beaucoup plus simple mais aboutit à une composition aussi complexe, avec un scénario ancré dans l'air du temps, qui peut faire office de métaphore pour beaucoup de situations rencontrées aujourd'hui.
Si mes souvenirs sont bons, en 2001, Jacques Colombat et Sunao Katabuchi avaient participé à une session commune, à l'occasion de la projection de Princesse Arete. Ce soir, le réalisateur japonais en a profité pour diffuser un extrait de 5 minutes de Robinson et Compagnie en présence de son réalisateur français, qui était dans la salle pour assister également à la carte blanches. Vous trouviez d'autres têtes connues dans les travées, tels que Mme Kaze ou M. Animeland.
Le dernier extrait était un film amateur d'étudiants, Cemedain Bond et le train G17, une course poursuite endiablée. Le résultat est loin de la prouesse de Daicon IV mais l'ensemble est honorable et comporte des passages dignes de l'humour de Tex Avery. L'amusant est de savoir que son réalisateur, Hiroshi Hara, est maintenant dentiste.
Je conclus cet article en vous listant les extraits prévus pendant la seconde partie: D'abord l'épisode phare de Sherlock Holmes, le Rubis Bleu, réalisé par Hayao Miyazaki, puis le pilote de Little Nemo, puis Kiki la petite sorcière, suivie par La cité des Canons, un des sketches de Memories, puis Lassie adaptée en anime, puis la bande annonce de Princesse Arete, puis une cinématique du jeu Ace Combat 04, suivie par du Black Lagoon et enfin, un extrait de Mai Mai Miracle.

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Les anime de l'hiver 2010 (1/2)
Par Pazu le 07 février 2010 00:02 :: Découvertes :: 2 commentaires »
Le manga de Seikon Qwaser paraît déjà en France, sous son titre international, Qwaser of Stigmata, depuis plus d'un an. Le dessinateur, Kenetsu Sato, est également celui des mangas My Hime et My Z Hime. Dans Qwaser, différents clans religieux se déchirent pour mettre la main sur une icône, au sein d'un conflit qui touche désormais l'école Saint Mikhailov et notamment 2 de ses élèves, Mafuyu et Tomo. Elles font la connaissance de Sacha, un garçon taciturne, d'origine russe. Celui est un Qwaser, un guerrier capable de manipuler les éléments, l'acier en ce qui le concerne. Il se dresse contre les adeptes d'une secte qui détiennent également des pouvoirs et tentent de s'infiltrer dans l'établissement.
L'intrigue est plutôt classique avec le présence du beau gosse ténébreux qui se chamaille avec l'héroïne, bien vite dépassée pendant les combats. La particularité, dans cette mode Queen Blade, est de voir – "deviner" est plus juste – le guerrier recharger sa jauge de pouvoir en tétant directement au sein des jolies filles. Son critère de beauté canon tend à considérer si la fille est une bonne laitière ou pas, et il n'hésite pas à tâter et sous peser les poitrine pour se faire une idée, le plus sérieusement du monde.
Ôkamikakushi traite son sujet avec moins de fan service. Le jeune Hiroshi Kuzumi emménage dans une nouvelle ville, avec sa soeur handicapée et son père, un écrivain. Sa nouvelle voisine, Isuzu Tsumuhana, lui tombe carrément dans les bras dès leur première rencontre. A l'école, il est accueilli bras ouverts par les autres élèves, à l'exception peut être de Nemuru Kushinada, qui jette un froid sur la classe à chaque fois qu'elle intervient. Les premiers jours s'écoulent paisiblement pour Hiroshi et sa famille mais des événements mystérieux se déroulent la nuit. Des personnes disparaissent sans laisser de traces, sans que personne ne s'en émoi en ville.
Inspiré d'un visual nouvel, dans la lignée d'Higurashi no naku koro ni, l'histoire prend son temps. Les premiers épisodes sont plutôt constitués de scènes champêtres ennuyeuses, avec quelques sauts pour dévoiler des brides du mystère. Difficile de savoir si l'intrigue va valoir le coup ou si le soufflé va retomber. A part les exécutions nocturnes, la mise en scène manque de punch et la sauce a du mal à prendre malgré les efforts pour faire monter la pression.
Nodame Cantabile est une valeur sûre après un première série entière et un deuxième volet sur Paris, très court. Je me souviens d'un très bon avant dernier épisode et du coup, plus trop de la fin proprement dit de la 2ème saison. Nodame Cantabile Finale reprend le duo Chiaki Nodame à Paris, en train de poursuivre leur parcours, l'un à la tête d'un orchestre et l'autre dans une école de musique auprès de professeurs prestigieux.
La nouvelle saison reprend les mêmes formules avec le comportement atypique de Nodame, qui fait sourire ou bien les interludes musicaux qui fait découvrir les morceaux de musique classique. L'ambiance générale me semble en revanche beaucoup plus sérieuse, avec des personnages qui mûrissent et des situations délicates à gérer. A suivre, donc.
Autre grand classique, Cobra fait son retour dans une série télévisée alors que ses nouvelles histoires ont connu des adaptations récentes en OAVs. Les détracteurs trouveront l'anime mal ficelé sans oublier l'univers ultra kitsch. Non seulement, le personnage se montre plus macho que jamais, avec son éternel cigare et son psychogun mais le scénario traînent des vieilleries dignes de la série de 1982, tel que le dictaphone à cassette.
D'un autre côté, malgré sa qualité technique et son âge, l'ancienne série continue à être regardable, notamment grâce à ses histoires originales, ce qui est loin d'être le cas de beaucoup de titres de l'époque. L'opus de 2010 réussit à conserver cette qualité, avec ses successions de récits en un ou plusieurs épisodes. La première histoire est un peu poussive, avec un air de déjà vu. La seconde, confère quelques détails originaux, avec ce mélange plaisant anachronique entre la science fiction et les légendes anciennes.
Je me suis intéressé à Durarara! pas parce qu'il s'agit du même auteur de roman que pour Baccano mais à cause de la participation de Suzuhito Yasuda au character design original. Il est l'auteur du manga de Yozakura Quartet, que j'ai apprécié plus à cause du charisme de ses personnages, que de son intrigue ou même de son univers.
Durarara! se démarque des autres productions en cours de diffusion, avec une mise en scène spéciale, bien servie par des personnages frappadingues. Le début se résume à l'arrivée de Mikado Ryûgamine à Ikebukuro, où il retrouve son complice d'enfance, Masaomi Kida, qui l'initie à la vie et aux dangers du quartier. L'ensemble est un tableau édulcoré entre les combats et les meurtres sauvages, les phénomènes paranormaux, les êtres surnaturels et les romances à l'eau de rose.
Le titre présente une originalité dans son concept mais il est difficile de conclure que l'histoire va suivre un scénario digne d'intérêt. Un soin certain est quand même apporté pour cerner les différents personnages, au fil des épisodes, en les faisant découvrir sous des angles différents. Par exemple, vous finissez par découvrir une once d'obscurité dans Masaomi, le lycéen toujours enjoué.
Dance in the Vampire Bund surfe sans doute sur le succès des histoire de vampire avec une entrée abrupte: Le premier épisode révèle l'existence des vampires en chair et en os, à la télévision, après une attaque en direct. La suite est l'annonce d'une demande de création d'un état indépendant, réservé aux vampires, sur une île artificielle, à l'intérieur du Japon. Leur chef est une princesse, à l'apparence juvénile physiquement mais d'âge mûre.
L'intrigue joue sur les différentes rivalités qui existent entre les factions et les complots qui visent la princesse. Un autre pan du scenario repose aussi sur les relations de la femme prisonnière de son corps d'adolescente, avec son garde du corps. C'est tout à fait une partie du dilemme abordé dans le film Entretient avec un vampire, où le personnage joué par Kirsten Dunst n'a aucun espoir de séduire l'être qu'elle aime mais qui ne la voit que comme une petite fille. Je ne suis pas fan des dessins ni des combats gores mais le premier épisode démontre un effort pour essayer d'être original.
So-Ra-No-Wo-To surprend en revoyant des personnages avec les mêmes traits que ceux de K-On, et parfois le même caractère! A cela vous pouvez rajouter que la musique a sa place dans So-Ra-No-Wo-To, où au moins 2 des personnages jouent d'un instrument. La cadette Kanata Sorami, jeune clairon, est mutée dans un fort isolé près de la frontière, aux contreforts d'une région désertique. L'endroit est d'autant plus tranquille que la paix règne désormais sur le pays et le fort n'est occupé que par 5 femmes soldats en tout, avec un ravitaillement défaillant et un char en continuelle réparation.
Filicia Heideman, la responsable hiérarchique de la place a adopté des règles très souples pour guider sa petite troupe, où les grades ne sont pas utilisés mais d'un autre côté, elle tient un semblant de discipline en continuant les divers exercices de combat. La majorité du temps est cependant réservé à vivre au quotidien, sans que trop se souvenir qu'il s'agit d'un groupe de militaires, en les voyant faire leurs courses ci et là dans la ville adjacente au fort.
L'intérêt de suivre l'anime est loin d'être certain avec des épisodes plein de bon sentiment et des situations ridicules, où les cadettes font tout un pataquès d'un fantôme qu'elle défie dans une aile du château, chargées comme des mulets. En revanche, la qualité de la série retient l'oeil. Les paysages conçus par le directeur artistique, Masatoshi Kai sont tout simplement sublimes. Ah la ville, quelle ville! Ce monsieur Kai a une filmographie impressionnante: Il est au crédits des décors sur Akira, les 2 films de Ghost in the Shell, le Château Ambulant, Jin Roh, Metropolis et Millenium Actress, pour ne citer que les plus connus. D'autres petits plus enrichissent l'anime tels que la scène de la rencontre de Kanata avec son modèle, qui lui a donné sa vocation, les différentes traditions ou encore la fameuse mélodie.

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