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“Animint traite des dessins animés japonais et du manga. Outre ce blog, le site comporte plusieurs milliers de pages de texte illustré.”

Mon amour de créateur de contenu pour Mastodon... ou pas

Par le :: Webmastering

webmastering , 2022

En terme d'article sur les réseaux sociaux, j'aurai pensé relater ma nouvelle expérience avec la conception de vidéos Tiktok mais l'actualité autour de Twitter en a décidé autrement.
 
Par rapport à de simples utilisateurs qui relatent leur migration vers Mastodon depuis Twitter ou en comparaison des administrateurs en charge de gérer des serveurs, j'ai une position un peu différente   en tant que fournisseur de contenu. 
 
J'aborderai d'abord mes raisons pour me mettre à Mastodon au point d'aller jusqu'à monter mon propre serveur, puis un peu de mon expérience avec, et enfin des actions qui me restent.
 
Mastodon
 
Sur les réseaux sociaux, Animint est principalement présent sur Twitter, même si la progression du nombre d'abonnés est intéressante sur Tik Tok, toujours plus visible que les quelques inscriptions par an sur Facebook ou Instagram.
 
Que ce soit pour attirer de nouveaux venus ou pour assurer un semblant de présence, le ba-à-ba reste de publier régulièrement, voir souvent. Avec les anniversaires, les sorties de figurines et les sorties mangas en comptant les publications du côté de Kelmanga, j'ai de quoi alimenter le fil de discussion avec en plus des retweets d'illustrations ou des annonces des différents éditeurs.
 
Même si un volume de contenu est disponible au quotidien, il faut en revanche lisser les publications – cela est futile d'inonder les gens pendant 10 minutes puis de rester muet tout le reste de la journée. Cela passe forcément par une programmation des différentes publications dans la journée et par l'utilisation d'outils tiers en ce qui concerne Twitter où manque la possibilité de planifier une action à l'avance.  
 
Ces outils tiers sont plus ou moins bien faits, et payants voir chers dès qu'ils sont destinés aux professionnels. J'ai opté pour bâtir mon propre système de publications vers Twitter. Il y a l'aspect gratuit mais aussi que mon Animint suite colle à mes besoins. Je suis loin de générer mon contenu automatiquement mais j'ai optimisé une foule de petits détails en ce qui concerne la parution des tweets ou les retweets, et c'est autant de temps de gagner.
 
En revanche, cette panoplie d'automatisations n'est rendue possible que grâce à l'API pour développeurs que met gracieusement Twitter à notre disposition. Pour vulgariser, Twitter offre un service aux applications tiers qui peuvent envoyer des commandes de bas niveau pour effectuer différentes actions. Pour une application mobile, cela se réduit à traduire une opération manuelle sur un bouton en commande mais cela permet aussi d'automatiser des séquences.
 
Twitter devrait survivre mais je suis moins catégorique pour l'API ou du moins pour son aspect libre d'usage voir philanthropique. Amazon a un service similaire pour ouvrir l'accès à sa base de produits mais exige de faire un minimum de 3 ventes par mois avec. La barre est très basse si vous êtes un vrai site business mais cela évite les inscriptions d'applications touristes qui viennent consommer des ressources pour zéro retour d'investissement. Même si l'API soit conservée, il est envisageable que son accès soit restreint ou qu'elle deviennent payante et réservée aux gros acteurs.
 
C'est cette disparition d'API que j'anticipe car sans API, mes outils de publications deviennent caduques. Je me vois mal refaire mes publications à la main mais la bonne nouvelle est que Mastodon propose une API sur des principes similaires à Twitter et qu'avec un effort modéré de développement, je pouvais adapter mon Animint suite dessus.
 
Le ramdam actuel autour de Mastodon est aussi propice à (re)bâtir sa communauté dessus en ce moment et cela reste une bonne solution de repli à terme si jamais Twitter devient complètement inutilisable et fait fuir tout le monde. 
 
Techniquement, mes outils sont compatibles avec l'API d'un serveur Mastodon mais cela sous entend qu'il faut avoir accès à un serveur, étant donné que l'architecture est distribuée. En pratique il suffit d'ouvrir un compte standard sur un serveur et de déclarer une application dans son profil. Je crois que les options de base de l'administration Mastodon omettent de bloquer l'utilisation d'application tiers.
 
Cependant, cela m'enchantait moyennement de polluer un serveur lambda dans le Fédiverse en stressant potentiellement ses ressources. Mastodon permet de monter son serveur privé, où la principale différence est que les inscriptions sont fermées. J'en ai installé un sur une ancienne machine pour faire office de serveur de publication. 
 
Le côté ancienne machine milite pour cantonner le serveur à un statut expérimental et à de la publication privée. Avec 4 Go de mémoire vive, les performances restent honorable mais cela reste un vieux serveur.
 
Je passerai les détails de l'installation des différents composants applicatifs mais dès le départ, je savais que j'allais avoir quelques difficultés avec mon OS après avoir consulté des articles de blog qui indiquent les étapes pas à pas. Rien d'insurmontable mais évidemment j'ai eu d'autres erreurs que celles qui étaient prévues et il fallu aller fouiner sur le net pour découvrir les contournements puis les appliquer. 
 
À l'opposé, certaines étapes se font à une vitesse éclair. En une ligne de commande, le certificat SSL est demandé et généré auprès de Let's Encrypt puis ajouté au serveur.  
 
J'ai fait cette opération il y a 10 jours et bizarrement je me suis retrouvé avec une version 3 de Mastodon. J'ai découvert que Mastodon était maintenant en version 4 donc je me suis lancé dans la mise à jour pour voir aussi comment cela se passait. Le serveur en lui-même est relativement facile à rafraîchir contrairement à plusieurs composants nécessaires de base. 
 
Fonctionnellement, j'ai aussi découvert que la disposition des éléments visuels a bien changé entre les deux versions. 
 
L'API Twitter est très stable et depuis au moins 10 ans que je la connais, nous abordons timidement une version 2 que j'aurai peut-être commencé à regarder dans d'autres circonstances car elle intègre la gestion des sondages. J'apprécie cette stabilité qui a manqué à un Facebook qui revu son système de fond en comble, sachant qu'ils avaient un concept pas du tout standard au départ.
 
L'API Mastodon respire aussi la stabilité voir trop. J'ai cherché pendant un temps dans la documentation la commande pour retooter, avant de voir que c'était reblog. De même si les opérations sont généralement bien structurées, il traînent des commandes avec des syntaxes un peu bâtardes qui doivent dater des débuts et qui ont été laissées telles qu'elles.
 
Pour poster un message ou bien une réponse à un message, c'est vraiment le même principe entre les APIs Twitter et Mastodon, notamment pou la gestion des médias attachés. Il faudrait juste que je rajoute les descriptions du côté Mastodon pour faire mieux. 
 
La gestion du RT est plus dépaysante à gérer à cause de l'aspect distribué de serveurs. Pour un RT d'utilisateur sur le même serveur, cela s'apparente à ce qui se passe sur l'API Twitter où il suffit de prendre l'identifiant numérique qui apparaît dans l'url. C'est ce que je fais pour relayer les posts de Kelmanga via le compte Animint. En revanche, si je veux partager un message d'un utilisateur sur une autre instance, l'identifiant numérique qui apparaît dans l'adresse distance est inutilisable directement.
 
Il faut d'abord lancer une recherche sur cette url pour rapatrier le contenu sur le serveur de publication et à ce moment là, un identifiant numérique local est généré et disponible pour faire le partage.
 
Quand vous faites manuellement l'opération de partage via un navigateur web, il vous propose exactement ces mêmes étapes, en demandant de copier coller le lien dans le moteur de recherche de votre serveur. C'est lourdingue mais obligatoire à cause des sécurités en place qui bloquent les transmissions par défaut dans les navigateurs quand vous êtes sur des domaines différents. 
 
Mon outil ou d'autres applications Mastodon passent par ailleurs via un système d'authentification qui sécurise les étapes et c'est un peu plus transparent.
 
À mon avis, cela ralentit bien la propagation de l'usage de Mastodon. Autant il est facile d'interagir avec des inconnus situés sur le même serveur, autant cela devient laborieux pour partager les publications d'un tiers sur une autre instance. 
 
Si en pratique je poste automatiquement sur les deux réseaux sociaux, je tiens à partager les posts de manière distincte et me refuse par exemple à insérer des liens vers Twitter du côté Mastodon et vice versa. J'avoue avoir beaucoup de mal pour trouver des profils d'artistes sur Mastodon alors qu'ils surgissent naturellement sur Twitter, mais avec un peu plus d'expérience utilisateur pour explorer, je devrai trouver un peu plus de contenu à partager.  
 
Il me reste aussi à trouver un moyen d'isoler les urls des posts et permettre l'envoi direct vers mon outils de publication. J'ai cette facilité avec Twitter via un plug-in maison Chrome mais si le design Mastodon change à chaque version, ce sera casse pied à maintenir.
 
Bref, il reste encore quelques tâches à faire mais le plus gros a été fait techniquement si le serveur tient le coup.
 
Pour conclure, voici les références de mes différents comptes dupliqués vers Mastodon
 
 

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