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Hauru no Ugoku Shiro

Hauru no Ugoku Shiro
 

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Fiche technique

Autres titres ハウルの動く城 (japonais)
Château ambulant [Le] (français)
Howl moving castle (anglais)
FormatFilm
StudioGhibli
GenreMagie / Romance
Période2004
Durée119 min
Interêt global   aidecoeur3.gif
StaffRéalisation : Hayao Miyazaki
Scénario : Hayao Miyazaki
Musique : Joe Hisaishi

Résumé

Embauchée par tradition dans la chapellerie familiale, Sophie travaille consciencieusement et mène une vie tranquille mais sans passion dans un univers proche du début du XXième siècle. Alors que la ville est en ébullition et que toute la population est portée par l'élan patriotique suite à l'annonce imminente de la guerre, la jeune fille de dix huit ans ne sent pas concernée par les événements. Evitant la foule en liesse dans les boulevards, elle circule dans la ville via les ruelles et fait par hasard la connaissance d'Hauru, le beau magicien dont elle peut voir la demeure, le fameux château ambulant, passer au loin depuis la fenêtre de son atelier à chapeaux. Elle tombe sous son charme dès leur première rencontre.

Cependant, le bel Hauru est convoité par la redoutable sorcière des landes qui a lancé ses sbires à ses trousses. Ne pouvant pas l'attraper, la sorcière se rabat sur Sophie sur laquelle elle lance un maléfice : la jeune fille est transformée en vieille grand-mère, avec l'impossibilité d'expliquer à quiconque ce qui lui est arrivé. Ne connaissant qu'un seul magicien susceptible de l'aider, la vieille Sophie quitte la ville et s'en va sur les traces d'Hauru. Tant bien que mal, elle réussit à embarquer dans le château où elle découvre un immense capharnaüm. Hauru est brillant en matière de magie mais n'a aucun talent pour les tâches ménagères. Sophie décide d'y remédier et devient femme de ménage puis gouvernante de la demeure magique. Après avoir été acceptée par les autres occupants du château, Sophie coule des jours heureux, en profitant de chaque instant malgré le poids des ans qui affecte son physique.

Le rêve ne dure pas éternellement hélas et la guerre rattrape le petit monde du château. Les grands du royaume utilisent sorciers et magiciens pour renforcer les forces armées mais ils se méfient des têtes brûlées comme Hauru, qui agissent comme bon leur semble. Pendant ces temps difficiles, Sophie découvre de nouvelles facettes de la personnalité Hauru, qui au-delà de sa beauté légendaire, est mortifié par les combats et est également victime d'un maléfice.

Editions en France

DVD chez Buena Vista - Collection complète
Coffret DVD chez Buena Vista - Collection complète
Blu-Ray chez Buena Vista - Collection complète

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Commentaire

Exercice difficile que de commenter ce film d'Hayao Miyazaki. En regardant le Voyage de Chihiro, nous avions un sentiment de déjà vu par rapport à des éléments de Tonari no Totoro. Avec Hauru no no Ugoku Shiro, cette impression existe aussi : le visage de Sophie grand-mère nous rappelle Dora, la femme pirate de Tenkû no Shiro Laputa, l'atmosphère du port et l'époque font penser à des images de Porco Rosso... Au final, c'est pourtant un long métrage très inédit que nous a concocté le studio Ghibli. Le côté enchanteur et merveilleux est contre balancé par l'ambiance sombre et lourde de la guerre. De façon presque contradictoire, l'histoire, emplie de gravité avec la quête de Sophie pour sauver Hauru et atteindre son propre salut, se voit complètement perturbée par les digressions magiques. Les images de la guerre et les intrigues de palais font leur apparition dans le film mais ne donnent pas l'impression d'en faire partie. Nous nous en désintéressons presque complètement et en faire allusion gâche plutôt la fin du film, tellement le ton désinvolte et superficiel de l'happy end sur ce sujet ne colle pas à l'horreur de la situation. Il est pourtant clair que nous avons là une référence forte à l'entrain qui a conduit les peuples européens à se lancer dans la première guerre mondiale et à la désillusion qui a suivi. Nous sommes bien loin du manga de Nausicaä qui offre une vision plus engagée sur la guerre.

En donnant le premier rôle à une grand-mère, Miyazaki fait un choix audacieux dans un dessin animé. Certes il s'agit là d'une jeune grand-mère qui mène un parcours initiatique pour retrouver sa jeunesse mais les meilleurs moments du film sont, à notre avis, les scènes comme celle où Sophie, âgée, savoure un moment de tranquillité au bord d'un lac. Une réflexion du réalisateur résume bien le propos "on n'est pas forcément heureux quand on est jeune, et malheureux quand on est vieux. On a trop tendance aujourd'hui à considérer la jeunesse comme la panacée". Cette jeunesse idéalisée mais malheureuse est incarnée par Hauru, beau garçon narcissique qui se laisse emporter par ses tourments. Le studio Ghibli nous a habitués aux rôles de femmes fortes et à un certain désarroi face à la folie des hommes, mais la remise en cause de la stature d'Hauru est plus inhabituelle. Le récit ne sombre pourtant pas dans l'excès comme c'est le cas dans Evangelion où le personnage de Shinji devient un être insupportable. En prenant conscience de la véritable personnalité d'Hauru, Sophie "prend conscience d'elle-même et se redresse", selon les propres dires de Miyazaki. Le moment a son importance et s'inscrit parfaitement dans l'histoire. Au-delà du sort qui la touche, Sophie apprend à être forte et à affirmer ses choix. Son visage qui rajeunit ou vieillit au gré des événements prend parfois les traits de Taeko, l'héroïne du film d'Isao Takahata, Omohide Poroporo, qui prend également conscience de sa personnalité au fil du récit. Il est d'ailleurs étonnant de trouver ce thème chez Miyazaki alors qu'il semblait plus être celui de Takahata, spécialiste pour faire regarder d'un oeil neuf les événements de tous les jours.

Ceux qui attendent de ce film un univers magique à profusion comme dans le Voyage de Chihiro ou Totoro, seront insatisfaits. Ceux qui en attendent une aventure épique comme Mononoke Hime ou Tenkû no Shiro Laputa, aussi. aussi. En revanche, tous seront ravis de l'avoir vu, séduits par une mystérieuse alchimie mêlant une démesure baroque de la magie et des paysages à une atmosphère intimiste et sombre des personnages et de la guerre.

Commentaire

Voila l'apogée de Miyazaki, probablement son plus grand film (sans rabaisser les précédents qui étaient déjà au-dessus de l'excellence). Mais dans ce merveilleux "Château ambulant", Miyazaki se sert de tous ce qui a fait le succès de ces précédents opus, et mélange ceci d'une façcon alléchante pour réaliser le plus grand chef-d'oeuvre de tous les temps! En effet, on trouve un scénario fantastique et prenant, des dessins ahurissant... Et surtout, le plus féerique : ces personnages, plus qu'attachants, qui prennent vie sous nos yeux, que l'on aurait envie de toucher, de serer entre nos bras... on n'en tombe amoureux.
Amoureux de Mamie Sophie : une grand-mère en héroïne et pourtant bien plus que cela ! Amoureux du gentil, généreux et drôle Marko, du beau magucien Hauru, de Calcifer, ce feu qui parle et qui nous fait rire de joie et pleurer de sentiments, sans oublier Navet le sympathique épouvantail... Et on en vient même à être séduit par la Sorcière pourtant laide. Tous ces personnages nous attirent ainsi dans ce manga fabuleux qui n'est à manquer sous aucun prétexte.

Soumis par MONGE le 16 fvrier 2005

Avis

Ce Film est vraiment magnifique je trouve il est captivant et il nous fait rêver je l'es revu plusieurs fois tellement que j'ai aimez il faut surtout pas le ratez c'est un chef d??uvre

Soumis par MissPeachgirl le 30 avril 2012

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 4,7
Animation : 4,8
Graphisme : 4,8
Personnages : 4,6
Histoire : 4,2
Bande son : 4,4

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Nombre de votes : 33

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