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Mononoke Hime

Mononoke Hime
 

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Fiche technique

Autres titres もののけ姫 (japonais)
Princesse Mononoke (français)
Princess Mononoke (anglais)
FormatFilm
StudioGhibli
GenreHistorique / Aventure
Période1997
Durée115 min
Interêt global   aidecoeur3.gif
StaffAuteur : Hayao Miyazaki
Réalisation : Hayao Miyazaki
Scénario : Hayao Miyazaki
Character design : Yoshifumi Kond
Direction artistique : Kazuo Oga, Nizô Yamamoto
Musique : Joe Hisaishi

Résumé

La paix connue par le village d'Emishi est rompue par l'apparition d'un tatarigami (dieu maléfique), dans la forêt qui le borde. Le jeune prince Ashitaka, destiné à devenir le chef du clan, est obligé d'affronter le monstre afin de sauver les siens. Bien que blessé au bras, il parvient à décocher un coup mortel avec l'une de ses flèches. Avant d'expirer, le dieu animal, Nago, un immense sanglier rongé par le mal, le maudit, lui et ses semblables. Devant une telle haine, les habitants d'Emishi restent perplexes, eux qui ont toujours respecté les dieux de la forêt. Seul un événement terrible a pu transformer un dieu en démon. Les gens du village retrouvent dans la carcasse de Nago un débris de fer qui a torturé le sanglier géant, jusqu'à en faire un être maléfique.

Cependant, il y a plus grave. De la blessure d'Ashitaka, il ne reste certes qu'une tâche sombre qui recouvre son avant-bras, mais le diagnostic de la doyenne du village, Hiisama, est formel : la tâche est la manifestation externe d'un mal, qui rongera progressivement Ashitaka jusqu'à ce qu'il en meurre. Le jeune archer quitte alors son village avec sa fidèle monture, Yakkuru, et remonte la piste du sanglier, pour découvrir la cause de ces malheurs. Bien que condamné, Ashitaka veut savoir avant de succomber.

Le pays qu'il traverse n'est pas aussi paisible qu'Emishi. La période de Murumachi (XIV ème - XVI ème siècle) est loin d'être tranquille et différents seigneurs se font la guerre, avec leur armées de samouraï qui ravagent les campagnes. Au cours de son voyage, Ashitaka rencontre Jiko, un vieux moine fûté qui lui apprend l'existence du shishigami, le dieu cerf, dans la forêt plus à l'ouest. Le shishigami est un être mythique, le dieu des dieux, et Jiko le croit donc capable de lever le maléfice sur Ashitaka.

Ashitaka commence ainsi sa quête qui l'amènera finalement à rencontrer les principaux acteurs d'une guerre, entre les hommes et les divinités de la nature.

Dans le camp des hommes, Dame Eboshi dirige à Tatara, la meilleure forge du pays et assoit sa puissance sur ses arquebuses révolutionnaires. Afin de prospérer, il faut accroître l'extraction du minerai et déboiser plus de surfaces. La forge et le fer sont vitaux pour les habitants, qui comptent sur dame Eboshi pour les protéger avec ses arquebusiers. La société du village est atypique : les femmes y jouent un rôle et les lépreux rejetés par tous, y trouvent refuge et considération.

De l'autre côté, dans la forêt, Moro, la louve géante, et ses fils, harcèlent les hommes. Elle les attaquent avec San, une petite fille qu'elle a recueillie et élevée. Au moment où Ashitaka fait son apparition, le chef des sangliers, Okkotonoshi, prépare une grande charge contre les humains. Tous ne rêvent que d'abattre Eboshi, celle qui a rendu possible la destruction massive de la forêt et de venger les leurs, déjà disparus.

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Commentaire

Nous ne reviendrons pas sur l'immense succès connu par ce long métrage au Japon. Veuillez lire le dossier à ce sujet pour plus de renseignements.

Mononoke Hime renoue avec les grandes fresques épiques que les studios Ghibli n'avaient pas abordées depuis Laputa en 1985. La réalisation s'est offert des moyens plus impressionnants et les outils informatiques ont été abondamment utilisés. Cependant, son emploi se fait discret et permet surtout d'obtenir des points de vues originaux, qui s'intègrent bien avec l'animation traditionnelle. À ces nouveautés, s'ajoutent les atouts caractéristiques des studios, c'est-à-dire des graphismes soignés, des décors de toute beauté et une bande originale qui colle au sujet et embellit l'atmosphère.

Techniquement, le film est donc très bien réalisé mais bizarrement, donne moins l'impression de magnificience et nous touche moins que certaines scènes de Totoro, par exemple. Mononoke Hime est superbe et plusieurs scènes dépassent en beauté les travaux précédents, mais ce long métrage ne nous a pas transportés. Comme pour Mimi o Sumaseba, il manque de ces moments alliant la beauté esthétique et une grande intensité émouvante, ces scènes qui font de Laputa ou Nausicaä, des chefs d'oeuvre extraordinaires.

D'un autre côté, il faut reconnaître une très grande originalité dans l'histoire. Là, où nous nous attendons à un message écologique clair, Miyazaki brouille les cartes en refusant de faire des humains des fossoyeurs de la nature, des êtres mauvais. Au contraire, l'action d'Eboshi est juste et les seules personnes qui ont les mauvais rôles, n'apparaissent point durant l'histoire et n'interviennent qu'indirectement. Les dieux de la forêt présentent en plus les mauvais aspects des animaux, leur orgueil et leur refus de regarder la vérité en face. Contrairement à ses films précédents où la violence des combats est voilée, Miyazaki n'hésite pas à retranscrire les batailles de l'époque avec son lot de bras coupés et de têtes tranchées. Heureusement, ce n'est pas aussi crû que nous pourrions le craindre ni présenté dans le but de faire peur ou de provoquer un sentiment de dégoût. Non, c'est simplement montrer pour donner plus de relief, faire plus authentique, et rappeler cette habitude des gens, à considérer la mort avec philosophie.

Dans ce monde qui laisse incréduble, seuls quelques êtres semblent pouvoir rester imperturbables. D'abord le dieu cerf, puis les Kodama, ces petites créatures de la forêts sans aucune aggressivité et enfin, Ashitaka. Il est étonnant de voir que Miyazaki ait donné le rôle principal à un personnage masculin, contrairement à ses habitudes depuis qu'il travaille au sein de Ghibli. San a une importance bien moindre et sert presque de faire valoir. En effet, Ashitaka est tout suite conscient de sa faute et de celle des gens de la forge. San lui apprend peu sur ce sujet, et l'aide surtout à rencontrer le dieu cerf, figure emblématique de ce film qui perd hélas de son aura vers la fin.

Avis

planant!

Soumis par inarritu le 26 aot 2013

Avis

un des plus beau film qui soit

Soumis par Fluttershy le 21 juillet 2014

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 4,5
Animation : 4,6
Graphisme : 4,6
Personnages : 4,7
Histoire : 4,7
Bande son : 4,3

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