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Momo e no Tegami

Momo e no Tegami
 

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Fiche technique

Autres titres ももへの手紙 (japonais)
Lettre à Momo [Une] (français)
Letter to Momo [A] (anglais)
FormatSérie
StudioIG
GenreDrame / Comédie / Fantastique / Tranche de vie
Période2012
Épisodes1
Durée120 min
Interêt global   aidecoeur1.gif
StaffAuteur : Hiroyuki Okiura
Réalisation : Hiroyuki Okiura
Scénario : Hiroyuki Okiura
Character design : Hiroyuki Okiura , Masashi And
Direction artistique : Hiroshi Ohno
Direction de l'animation : Masashi And

Résumé

La mère de Momo Miyaura décide de déménager dans sa ville natale, une des nombreuses îles de la Mer intérieure de Seto, après le décès de son mari. Déjà bouleversée par le décès de son père, Momo n'est guère enthousiaste d'avoir quitté leur appartement de Tôkyô pour venir s'enferrer dans un coin de campagne, où elle reste en compagnie de ses grands parents, tandis que sa mère suit une formation dans un endroit plus urbanisé, pendant la journée.

La jeune fille s'intègre difficilement avec les autres adolescents qu'elle rencontre sur place. Invitée à venir plonger du haut d'un pont avec les autres, elle fait marche arrière et rentre chez elle. Mal dans sa peau, elle conserve dans ses affaires une feuille de papier comme un talisman. Il s'agit d'une lettre à peine commencée de son père, qui s'adresse à elle. Momo cogite souvent sur ce qu'avait voulu lui écrire son père.

Depuis l'arrivée de Momo et de sa mère sur l'île, les habitants connaissent des expériences désagréables : Les potagers sont saccagés et les effets de plusieurs personnes disparaissent. Les 2 femmes n'ont aucun lien direct avec les incidents mais dans leur vieille maison, Momo détecte des bruits suspects et finit par être persuadée que la demeure est hantée.

Editions en France

DVD chez Arte - Collection complète
Blu-Ray chez Arte - Collection complète
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Commentaire

Une lettre à Momo est seulement le 2ème long métrage de Hiroyuki Okiura, qui avait dirigé Jin Roh. Il a fallu 7 ans de gestation au réalisateur pour produire son nouveau film et son projet a suscité quelques attentes ou du moins, de la curiosité.

Le récit est emprunt de fantastique, avec l'apparition rapide de divinités au détour d'un chemin, à l'image d'un Totoro avec moins d'angélisme mais le principe est là : Momo doit composer avec le surnaturel qui vient bouleverser son été. L'approche s'assimile bien avec le principe du Natsume Yûjin-Chô, où Natsume affronte régulièrement des esprits pas toujours positifs.

Au-delà de leurs pouvoirs, les esprits rencontrés dans Momo offrent des défauts bien humains, quand ils sont colériques, menteurs, narcissiques ou gloutons. Ils jouent les pitres de service face à une jeune fille pour le moins très sérieuse et étonnamment combative quand il le faut. Au-delà de la relation entre les personnages, le scénario joue habillement avec l'évolution de chacun : D'abord indolente et coincée, Momo se transforme auprès de ses nouvelles fréquentations, tandis que les clowns de service, des monstres de sans gêne, s'assagissent quelque peu et dévoilent leurs côtés positifs, malgré tous leurs défauts.

Si les dessins des animaux fabuleux reflètent bien les traits du folklore japonais, le character design des personnages humains est dans la lignée de Jin Roh, avec des traits réalistes et pas forcément charismatique. Le synopsis officiel indique que Momo a 11 ans mais le dessin lui donne au moins plusieurs années de plus. Il subsiste un contraste entre le scénario, qui joue sur le côté émerveillement des jeux d'enfant, et les graphismes ultra réalistes, pas forcément adéquat pour illustrer l'ambiance.

Pourtant, les images sont sublimes avec une retranscription attractive du monde agricole de ces îles, avec la succession de terrasses à flan de coteau et les engins de locomotion pour grimper jusqu'en haut, sans oublier les belles vues d'ensemble. Quelque part, vous vous retrouvez devant un film très similaire à Omohide Poroporo, à la différence que Momo e no Tegami comporte le même aspect visuel tout au long du récit. Nous ne sentons pas un volet réaliste d'un côté et un univers fantastique de l'autre, de la manière où il y avait des scènes souvenirs d'enfance et les instants présents dans le film d'Isao Takahata.

Seule, une des grandes chevauchées à la fin du film présente un trait vraiment imaginaires, très proches d'ailleurs des contrées imaginaires d'Hayao Miyazaki, de Ponyo sur la falaise au Voyage de Chihiro. En fait, même en comparant avec Pompoko ou Ôkami Kodomo no Ame to Yuki, eux aussi en prise avec la dure réalité, Momo e no Tegami manque cependant d'instants vraiment magiques qui marquent le spectateur à jamais.

Même le thème principal ne nous transporte pas vraiment. La lettre inachevée du père de Momo, qui donne le titre au film, nous accompagne en filigrane. Certes, l'élément est incorporé dans le récit, à sa juste valeur, à la fois comme anecdotique par rapport au temps présent et aussi comme une blessure profonde, qui accentue la douleur du deuil. La lettre est le fil conducteur qui permet de marquer un dénouement après moult périphéries, qui n'ont pas de rapport direct avec la lettre, mais finalement, l'épisode reste marginal par rapport aux autres thèmes abordés, telles que les relations mère fille, l'intégration de Momo dans son nouveau groupe d'amis ou la conduite à tenir avec les esprits.

Du coup, la fin est moins magistrale et elle reflète un cheminement en douceur, qui sied mieux au genre tranche de vie. D'une manière générale, le film évite de persister trop longtemps dans les scènes spectaculaires. Nous avons droit à quelques temps forts, emplis d'actions, puis le rythme est interrompu pour revenir à des moments plus paisibles, laissant un goût d'inachevé et parfois de raccourcis trop abrupts, faute de transition.

En conclusion, Momo e no Tegami est un long métrage intéressant à voir, qui dépeint positivement une contrée du Japon pas très connue. La présence de divinités et de fantastique égaie l'atmosphère et donne un tempo vivace à l'ensemble : Les deux heures de film passent à une vitesse folle alors que les moments de quiétude sont abondants. En revanche, malgré son thème, l'histoire manque d'images magiques et est finalement plus ancrée dans la réalité, qu'elle voudrait le faire croire. Ne vous attendez pas à être émerveillé à tout bout de champ.

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 4,0
Animation : 5,0
Graphisme : 3,0
Personnages : 4,0
Histoire : 3,0
Bande son : 4,0

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