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Psycho Pass

Psycho Pass
 

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Fiche technique

Autres titres サイコパス (japonais)
FormatSérie
StudioIG
GenreScience Fiction / Romance / Horreur / Drame / Electronique / Suspense
Période2012 - 2013
Épisodes22
Durée25 min
Interêt global   aidecoeur1.gif
StaffRéalisation : Katsuyuki Motohiro, Naoyoshi Shiotani
Scénario : Gen Urobuchi
Character design : Kyoji Asano , Akira Amano
Direction artistique : Koji Eto
Musique : Ygo Kanno

Résumé

Akane Tsunemori prend ses nouvelles fonctions d'inspectrice de police auprès de Nobuchika Ginoza, au sein du Bureau de la sûreté publique. Dans la société du futur, Sibyl, le système central, monitor chaque citoyen à l'aide de capteur et leur attribut un coefficient de criminalité, leur psycho pass. Lorsque ce dernier dépasse une limite, la personne est mise en détention, et peut même être exécutée sur place si le coefficient est vraiment trop élevé. L'arme de la police est une arme de poing imposante, le Dominator, directement reliée au système Sibyl, qui peut analyser le coefficient psycho-pass des personnes visées et autoriser ou pas un usage létal, ou au contraire verrouiller l'arme quand la cible est jugée inoffensive.

Les inspecteurs ont aussi à leur disposition tout un arsenal de robots qui s'occupent de délimiter les zones d'intervention ou de passer au peigne fin les scènes de crime. Ils ont aussi à leur disposition des Enforcers, des individus classifiés comme étant des criminels latents, mais habilités à arrêter des suspects et à les éliminer. En effet, un danger pour les inspecteurs serait de voir leur propre psycho pass flirter avec le seuil de criminalité, à force d'être confrontés à la violence ou d'exécuter des criminels sur place. Avec les Enforcers qui font les bases besognes à leur place, le risque est réduit.

L'équipe sous les ordres de Nobuchika Ginoza comporte cinq criminels latents, dont quatre Enforcers sur le terrain et une analyste qui reste le plus souvent devant ses écrans en tant que support. Akane se retrouve à collaborer plus particulièrement avec l'un d'entre eux, Shinya Kôgami, pour résoudre plusieurs affaires.

Un jour, ils croisent le chemin de Shôgo Makishima, un criminel atypique, qui défie le système Sibyl.

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Commentaire

Globalement, la société futuriste imaginée rappelle les mondes que vous avez pu voir dans du Judge Dreed ou Minority Report, avec un effort évident pour parsemer le monde de nouveaux gadgets dernier cri. La décoration de l'appartement d'Akane est virtuelle et elle peut décider de basculer d'un style Louis XVI au genre art déco, sur un simple ordre vocal. Pareil pour sa tenue qui bascule immédiatement d'un habit civil en joli petite robe à son uniforme d'inspecteur.

Sans surprise, les robots de toute sorte secondent les inspecteurs, des grosses bornes chargées de quadriller les scènes de crime aux petits limiers, qui scrutent les indices. En revanche, ces machines restent des outils et aucune ne présente de traits d'intelligence autonome, ou du moins, le scénario ne focalise pas dessus.

De ce fait, certains décors et certaines scènes détonnent par leur anachronisme ou simplement par leurs couleurs chaudes, en contraste avec le froid des paysages urbains nocturnes. Le travail de Koji Eto, le directeur artistique, est pour le moins remarquable, aussi à l'aise pour dépeindre une usine souterraine robotisée que des champs agricoles. Dans l'ensemble, le studio Production I.G. rend encore une copie de très bonne facture avec le série Psycho-Pass, dans la lignée de ses productions précédentes de qualité.

Un autre aspect exploré concerne les mondes virtuels en ligne, la version moderne des canaux de discussions, avec à la fois un pied dans le numérique pur et le réel. Nous sommes cependant loin de l'aspect méta physique, voir magique, des voyage dans les réseaux de Ghost in the Shell ou de Gunnm, même si les protagonistes utilisent des avatars fantaisistes. La représentation virtuelle est bien délimitée et contrôlée par des actions réelles et logiques.

Le point central de ce monde futuriste est la légitimité du système Sibyl. Tous les systèmes de sécurité reposent sur la faculté de scanner le pyscho-pass des gens dans la rue ou à l'entrée des bâtiments par exemple, et le niveau de criminalité a tellement baissé que la plupart des citoyens ignorent ce qu'est la violence. Les individus avec un coefficient de criminalité trop élevés sont conduits dans un centre de rétention, qui permet à certains de guérir tandis que d'autres sont confinés ad vitam aeternam, à moins de se porter volontaire à des postes du genre Enforcers, par exemple.

Pendant un temps, le spectateur peut se demander si le système n'a pas une faille, lorsque que quelqu'un est capable de déjouer les capteurs mais les événements démontrent la capacité du système à s'auto-réguler et à s'améliorer en mettant à mal la morale bien pensante au profit du bonheur de la société. Il est encore question ici de savoir si la fin justifie les moyens.

La faille est plus à trouver dans le scénario de Gen Urobuchi, qui tient absolument à transposer l'action au Japon, au lieu de rester vague sur la localisation. Il imagine un pays complètement isolé, sans lien commerciaux avec l'extérieur et l'un des enjeux est justement de ne pas se faire contaminer et envahir par les étrangers. Sans autre élément communiqué, comme une grande guerre qui aurait rabattu les cartes à l'échelle mondiale, la situation paraît peu crédible à l'heure de la mondialisation.

Sibyl ne se limite pas à neutraliser les criminels potentiels mais il régie aussi la vie des gens au quotidien, en leur octroyant déjà les emplois auxquels ils peuvent prétendre dans la société et en les classifiant à leur sortie de l'école. Akane a obtenu un rang A et avait un large choix de postes, tandis qu'une de ses amies de rang C avait un avenir beaucoup moins ambitieux qui se dessinait devant elle. L'axiome devient que chacun a un destin auquel il ne peut pas échapper.

Dans ce contexte, l'histoire offre un rôle paradoxale à Akane, qui devient finalement le personnage central. Au départ, elle est le fruit par excellence de la société, sélectionnée parmi tant d'autres et son caractère de fille coincée la destinait à rester un pantin. Contrairement à d'autres protagonistes qui se révoltent et affrontent ouvertement Sibyl avant de chuter, elle présente une impassibilité qui la transforme en adversaire encore plus redoutable, en oeuvrant comme une petite fourmi qui avance petit à petit vers son but.

Le fil conducteur au niveau de l'action repose sur le match mortel et sanglant qui oppose Kôgami à Makishima, qui rappelle la rivalité de Spike contre Vicious dans Cowboy Bebop, avec la sempiternelle interrogation en filigrane derrière : Le gentil héros perturbé et impétueux est-il si différent que le méchant calculateur qui se révolte contre le système ? Là aussi, Akane est une pièce maîtresse en voulant interrompre le duel inexorable, malgré son attirance pour l'un et son aversion pour l'autre.

Le dénouement offre un panel de lecture intéressante. Les plus pessimistes verront une défaite totale, à l'image de la fin du film Seven de David Fincher, d'autres y verront un éternel recommencement à la Cloud Atlas des Wachowski, tandis que les derniers peuvent croire au contraire à un début de la fin du système.

Avis

Tokyo dans un futur proche. La ville est contrôlée par une intelligence artificielle, capable à l'aide de drônes qui sillonnent la ville, d'analyser les pensées les plus profondes de votre esprit, et de déterminer si vous êtes potentiellement dangereux pour la société. Nous suivons les aventures de 2 policiers, dont une petite nouvelle, encadrant une équipe de chasseurs, des criminels potentiels réintégrés aux forces de police chargés de neutraliser les personnes pouvant représenter une menace pour Tokyo. Voilà pour le synopsis, je n'ai pour l'instant vu que les deux premiers épisodes. J'ai d'abord été impressionné par la qualité des graphismes, de l'animation et de la mise en scène. On nous plonge dans un Tokyo à deux facettes très réaliste, une société élitiste bien pensante avec sa technologie de pointe et ses magnifiques centres commerciaux, et de l'autre côté des quartiers défavorisés où règne la violence. Les personnages sont charismatiques et plaisants à suivre, l'action ne manque pas et malgré tout l'anime pose dès les premiers épisodes une réflexion sur nos sociétés modernes. Pour résumer un anime mature et plutôt violent très bien réalisé, reste à voir si le scénario prendra de l'ampleur sur les prochains épisodes.

Soumis par Jinchuriki le 31 octobre 2012

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 4,4
Animation : 4,7
Graphisme : 4,7
Personnages : 4,1
Histoire : 4,3
Bande son : 3,7

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