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White Album

White Album
 

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Fiche technique

Autres titres ホワイトアルバム (japonais)
FormatSérie
StudioSeven Arcs
GenreRomance / Drame / Musique
Période2009
Épisodes13
Durée25 min
Interêt global   aidecoeur1.gif
StaffRéalisation : Akira Yoshimura
Scénario : Hiroaki Sat
Character design : K Yoshinari
Direction artistique : Shinji Katahira

Résumé

Tōya Fujii, qui a 20 ans, commence sa deuxième année à l'université Yūnagi. C'est un jeune homme timide et très désorganisé. Il passe son temps avec Yuki Morikawa dont il est amoureux. Yuki est la chanteuse de White Album, appartenant aux productions Ogata, et sa popularité ne fait que croître. Cependant, une autre chanteuse des productions Ogata, qui s'appelle Ogata Rina, est attirée par Toya et essaie de le séduire. Yuki doit aussi gérer Haruka Kawashima qui est la meilleure amie de Toya. Comment vont ils s'en sortir?

Soumis par sakura 17 le 04 septembre 2009

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Commentaire

Dès les premières images, White Album a des arguments à faire valoir en guise de qualité, surtout pour une série télévisée. Les génériques de début et de fin sont biens, avec une animation honnête, un character design adéquat et en générale, une bande originale avec des musiques agréables à écouter, indépendamment du sujet de l'histoire, axé quelque part sur la vie de jeunes chanteuses.

L'anime offre une connotation réaliste en se plantant dans un décor précis, celui de l'année 1986, avec le phénomène connue des jeunes pop idols à la carrière fulgurante, qui parties de rien, viennent côtoyer les stars du show business. L'ascension de Yuki est impressionnante, où non seulement, elle se démarque des autres membres anonymes du groupe Ogata, mais en plus elle se dirige dans un challenge incroyable : Remplir une grande salle de spectacle alors qu'elle n'a quasiment qu'une chanson à son répertoire.

L'autre aspect réaliste est le soin apporté pour retranscrire les objets et les habitudes des années 80, avec notamment l'absence des téléphones portables. Les cabines téléphoniques occupent une place importante et donnent une excuse pour que les personnages se manquent, quand l'un des deux n'est pas à côté de son téléphone, chez lui. C'est tout juste, si le répondeur existe chez les plus privilégiés.

Pour une fois, le cadre n'est ni un collège, ni un lycée avec ses élèves en uniforme mais un monde plus mâture, à la croisée des chemins entre la fin des études et les débuts dans la vie active. L'atmosphère dramatique correspond mieux à ce que peuvent vivre de jeunes adultes, plus qu'à une improbable aventure vécue par des adolescents.

L'histoire de White Album se focalise sur une situation particulière, où le très banal Tôya se retrouve être le petit ami de Yuki, une star montante, qui s'éloigne de lui au fil du temps. La distance entre les deux amoureux se rétrécit ou s'agrandit au fil du récit, avec d'un côté, Yuki, qui n'est pas prête à renier ses origines et qui a besoin de son amour pour trouver l'énergie d'avancer, et de l'autre, Tôya, qui se dévalorise énormément et qui laisse filer plus que nécessaire, en étant finalement le responsable de l'éloignement.

L'autre thème est la rivalité insidieuse qui apparait entre la chanteuse novice, Yuki, et la star confirmée, Rina, alors qu'elles sont les meilleures amies du monde. Il n'y pas de clash mais Rina se retrouve confrontée à un nouveau challenge pour faire mieux que la nouvelle égérie de son frère, qui s'occupait d'elle jusqu'à présent. A cela s'ajoute l'arrivée impromptue de Tôya, qui se retrouve lié avec Rina, de manière ambigüe.

L'évolution est relativement lente, avec quelques coups d'éclat, mais ils sont rares. Le rythme de départ est faussé par le manque d'information sur les protagonistes que nous découvrons, brut de fonderie et qu'il est difficile de situer immédiatement. Nous abordons d'abord un groupe d'amis à l'université, plutôt que les principaux acteurs, avec un récit ayant pour cadre le show business.

Le vieil adage loin des yeux loin du cur conduit à une situation attendue, même si le schéma est plus complexe qu'une simple compétition entre Yuki et Rina, sur tous les domaines. La surprise vient en fait de la manager de Yuki, Yayoi, sans doute le personnage le plus intéressant de la série, qui reste pourtant très en retrait. Elle brise le chemin tout tracé de l'histoire.

Bien que l'intrigue évolue de manière originale, elle souffre d'un manque flagrant de crédibilité. Ce n'est guère étonnant car White Album est l'adaptation d'un visual novel et suit les règles imposées par le genre. Le schéma qui se forme est une situation archi-classique, où le héros se retrouve entouré d'un harem, qui se constitue progressivement avec l'apparition de nouveaux personnages féminin au cours des épisodes.

L'arrivée d'une nouvelle fille alimente artificiellement l'histoire, qui s'écarte du fil principal, le temps d'effectuer les présentations d'usage. L'impression de faire du surplace persiste. Misaki a également droit à un long arc en plein milieu, avec une situation abracadabrante, où elle tend bien docilement le bâton pour se faire battre. La sauce mélodramatique ne prend pas du tout. Le récit annexe offre cependant quelques apports tels que des lumières sur la relation difficile entre Tôya et son père.

Un titre à la situation similaire comme REC a été très agréable à suivre, avec un récit resserré sur l'essentiel, la carrière d'Aka et la romance entre elle et Fumihiko. Dans White Album, nous nous perdons dans les péripéties et la foule de personnages, en n'ayant pas le temps de s'attarder sur eux. Si Misaki est auscultée en profondeur, Haruka est laissée de côté, tout en revenant sur le devant de la scène au dénouement de la première saison.

Cela offre un peu de mystère mais brouille le chemin directeur et nous distrait des protagonistes principaux, qu'il devient en fait difficile d'identifier. Il est toujours râlant de découvrir une série avec un potentiel réel et de voir le récit réussir à s'enliser en si peu d'épisodes.

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 3,0
Animation : 3,0
Graphisme : 4,0
Personnages : 4,0
Histoire : 2,0
Bande son : 3,0

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