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Metropolis

Metropolis
 

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Fiche technique

Autres titres メトロポリス (japonais)
Métropolis (français)
FormatFilm
StudioMadhouse
Période2001
Durée107 min
Interêt global   aidecoeur1.gif
StaffAuteur : Osamu Tezuka
Réalisation : Rintarô
Scénario : Katsuhiro Otomo
Character design : Yasuhiro Nakurai
Direction artistique : Shuichi Hirata
Musique : Toshiyuki Honda

Résumé

Metropolis fête pour une semaine l'achèvement de la Ziggurat, le grand projet de construction mené par le duc Rouge, qui doit apporter une nouvelle ère de prospérité aux habitants de la cité.

Deux étrangers, le détective Higeoyagi et son neveu Ken'ichi, écoutent les discours officiels au milieu de la foule. Ils sont venus pour mettre la main sur le docteur Laughton, un savant criminel, concepteur de robots, accusé de trafic d'organes humains. Les informations détenues par Higeoyagi font état de sa présence à Métropolis. Perdus dans cette ville tentaculaire, ils demandent de l'aide à la préfecture qui dépêche un de leurs robots inspecteurs en renfort. L'androïde s'appelle officiellement 803-D.R-P.D.M.497-3-C mais Higeoyagi ne perd pas son temps à retenir son matricule et le surnomme Médor.

Le petit groupe part en chasse et se dirige vers les bas-fonds de la métropole, qui sont les seuls endroits susceptibles de cacher Laughton. Pendant leur enquête, Ken'ichi et son oncle découvrent la grande disparité de richesse entre le monde en surface et les taudis en sous-sols, ainsi que les différentes lois qui régissent les robots. Les androïdes doivent rester confinés dans leur zone d'affectation par exemple. Le non respect de cette règle doit entraîner la destruction du robot fautif.

Le parti Marduk prône la plus grande méfiance vis-à-vis des robots qui remplacent de plus en plus les hommes dans les travaux manuels. Un de leurs leaders est le jeune Rock, qui est aussi le fils adoptif du Duc Rouge. Il prend plaisir à pourchasser et à détruire les machines qui outrepassent leurs rayons d'intervention.

Finalement le groupe de détectives parvient à localiser le laboratoire clandestin de Laughton, au moment où un incendie ravage l'endroit. Higeoyagi et Ken'ichi se séparent pour tenter de pénétrer à l'intérieur. Higeoyagi parvient à retrouver le savant mais il ne peut plus rien faire pour lui car le docteur Laughton est mortellement blessé. De son côté, Ken'ichi découvre Tima, une jeune fille androïde, qu'il sauve des flammes en s'enfuyant avec elle par les égoûts. Les courants les entraînent dans les tréfonds de la ville souterraine, là où seuls les robots peuvent supporter les conditions de vie.

Après cet épisode mouvementé, Higeoyagi a perdu tout contact avec son neveu mais il lui fait confiance pour se tirer d'affaire. Il s'intéresse plutôt au meurtre de Laughton et commence une nouvelle enquête. Pendant ce temps, Ken'ichi et Tima essayent de remonter à la surface mais Rock les prend en chasse dès leur première rencontre et leur tire dessus, sans hésiter à éliminer les témoins gênants. Une folle course-poursuite s'engage.

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Commentaire

En chantier pendant cinq ans, Métropolis fait partie des films d'animation japonaise très attendus. Tout d'abord, c'est à cause de l'auteur dont le manga et l'univers associé ont servi de base au film : Osamu Tezuka. L'homme aux mille mangas a publié sa vision de Métropolis en septembre 1949. Aussi bien sa bande dessinée que le film qui en découle, ont très peu de points communs avec le fameux film Métropolis de Fritz Lang, si ce n'est le nom ou des concepts généraux comme la disparité de richesse entre les quartiers aisés et les quartiers pauvres. Comme signe typique du maître Tezuka, nous avons un univers rétro-futuriste, avec des bâtiments et des techniques des années 20 ou 30, mais avec des élements ultra-modernes. Beaucoup de personnages principaux de Métropolis sont des acteurs récurrents dans les histoires de Tezuka. Ils n'ont pas forcément la même identité ni la même fonction mais ils apparaissent toujours sous les mêmes traits et avec le même caractère. Rock est l'archétype du jeune méchant ambitieux mais torturé. Higeoyagi fait le vieux renard qui a de l'expérience, et le duc Rouge a la place du maître richissisme et austère, tandis que Ken'ichi a toujours le rôle du héros qui connait un destin plus ou moins heureux.

L'autre grand nom à citer est celui de Katsuhiro Otomo, l'auteur du manga d'Akira, qui s'est chargé ici du scénario. Nous sentons son influence. Il a porté l'accent sur les moments d'action et au final, plusieurs scènes sont plus marquées par des concepts issus d'Akira que par le manga originel de Tezuka. L'intrigue est un peu touffue par instants, surtout en ce qui concerne les enjeux politiques. En effet en marge de la poursuite dans les bas quartiers, le président Boones, à la tête du pouvoir exécutif de la ville, organise un conciliabule avec Skunk, son chef des armées et avec Lam, le chef des services secrets. Menacé par la popularité du duc Rouge et par sa montée en puissance, nous voyons le président adopter un plan pour mettre définitivement le duc hors-jeu. Cependant, il a besoin d'une révolte des bas-fonds, comme prétexte pour appuyer son action. La conspiration a son importance mais le récit se contente des moments forts et pêche un peu par ses raccourcis. Nous ne voyons pas le duc Rouge élaborer sa défense ni son action sur les événements politiques.

Enfin, la réalisation a été confiée à Rintaro, qui a signé plusieurs longs-métrages dont Kamui no Ken chez la Toei Animation et le film de X, conçu chez Mad House. Le film de Métropolis est très beau avec une explosion d'images de synthèse qui font de Métropolis une ville de lumière avec ses superbes tours. Beaucoup de plans sont construits à l'aide de l'ordinateur mais la superposition entre les éléments en deux dimensions, typiquement les personnages, et les décors en trois dimensions laisse à désirer, par rapport à notre attente, même si tous ces éléments sont très soignés. Des scènes esthétiques viennent renforcer la beauté du film mais elles sont plus techniques que vraiment poétiques, et elles n'apportent rien ni à l'histoire ni au développement des caractères des personnages. Nous restons sur notre faim même si ce film se regarde avec délice.

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 4,1
Animation : 4,8
Graphisme : 4,2
Personnages : 4,0
Histoire : 4,5
Bande son : 4,0

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