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City Hunter - Shinjuku Private Eyes

City Hunter - Shinjuku Private Eyes
 

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Fiche technique

Autres titres 劇場版シティーハンター <新宿プライベート・アイズ> (japonais)
Nicky Larson - Private Eyes (français)
FormatFilm
StudioSunrise
GenreArts martiaux / Romance / Petite culotte / Drame / Comédie / Suspense / Mécaniques
Période2019
Durée96 min
Interêt global   aidecoeur1.gif
StaffAuteur : Tsukasa Hôjô
Réalisation : Kenji Kodama
Scénario : Yoichi Kato
Character design : Yoshihito Hishinuma , Kumiko Takahashi
Direction artistique : Hiroshi Kat
Musique : Taku Iwasaki
Direction de l'animation : Yoshihito Hishinuma

Résumé

Le duo City Hunter poursuit ses activités à Shinjuku en n'hésitant pas à se frotter à de dangeureux terroristes dans une folle course poursuite dans les rues en plein coeur de Tôkyô, sans que les passants ne saisissent la dangerosité de la situation. À chaque affaire confiée par la police et résolue par City Hunter, l'inspectrice Saeko Nogami augmente sa dette auprès de Ryo Saeba qui s'impatiente de plus en plus pour toucher son dû en nature mais son partenaire Kaori Makimura veille toujours au grain pour neutraliser efficacement ses pulsions.

Se sentant surveillée et menacée, la jeune étudiante Ai Shindo n'a cependant pas de preuves concrêtes pour obtenir l'aide la police et se tourne vers une autre solution, en demandant la protection de City Hunter. Dès la prise de contact, Ryo démontre son savoir faire et la jeune femme est partie pour vivre quelques temps avec Kaori et lui. Ai a interrompu ses études mais continue son métier de mannequin pour gagner sa vie, avec un succès prometteur à la vue des campagnes publicitaires où son visage apparaît. Ryo et Kaori l'accompagnent à ses séances avec le photographes dans un studio, où ils croisent Shinji Mikuni, jeune magnat à la tête d'une puissante société informatique dont les produits sont à la mode. Ce dernier reconnaît immédiatement Kaori et se rappelle à son bon souvenir.

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Commentaire

Le film Shinjuku Private Eyes marque le retour de la franchise originale de City Hunter 20 ans après la dernière adaptation grand publique, à savoir le téléfilm de 1999, si nous excluons le spin-off Angel Heart de 2005 et les OAVs Ryô no Propose de 2016. Le projet a été ambitieux en rappelant Kenji Kodama, le réalisateur des séries et des films de la période 1988-1990 mais aussi la plupart des voix originales dont notamment Akira Kamiya et Kazue Ikura qui doublent respectivement Ryo et Kaori.

Un choix délibéré a été de dater explicitement le récit en 2019 au lieu de rester dans un monde figé à l'époque du manga. Le Tôkyô dépeint est résolument celui d'aujourd'hui avec en autres, la statue de Godzilla à Kabukicho et la nouvelle gare routière de Shinjuku, sans compter les différents gratte-ciels visibles dans les décors et qui n'existaient pas encore il y a 30 ans. La fameuse massue qu'utilise Kaori pour corriger Ryo est aussi marquée du sceau de l'année 2019. L'intrigue se prête bien à faire apparaître quelques produits issus de la nouvelle technologie, des tablettes aux drones, mais même le cadre quotidien quotidien respire avec la modernité entre le robot domestique qui parle ou le panneau d'annonces visibles en réalité augmentée. Une autre caractéristique de notre temps est le placement de produits dans plusieurs plans pour faire de la publicité à quelques marques de manière visibles.

Dans ce contexte, le film présente un effet anachronique en basculant le décors de 30 ans mais sans veillir les personnages pour autant. Shinji Mikuni qui est de la même génération que Kaori a explicitement 26 ans dans cette histoire donc Kaori doit avoir à peu près le même âge. Ce n'est plus la jeune fille de 20 ans du début de la série mais si elle a plus d'expérience, elle n'a pris que quelques années, contrairement à Angel Heart, où les protagonistes sont plus âgés d'une à deux décennies par rapport la chronologie de City Hunter. C'est loin d'être la seule licence qui anime des personnages à la jeunesse éternelle dans un environnement qui suit l'évolution de la publication. Vous avez un bel exemple dans la bande dessinée franco-belge avec Buck Dunny, où les héros principaux traversent les périples des batailles dans le Pacifique face au Japon jusqu'à l'ère actuelle, en passant par la guerre de Corée et ce, sans prendre une ride, juste peut-être du galon. Dans le cas de City Hunter, cela surprend vu l'absence prolongée de 20 ans d'aptations animées qui provoque un saut temporel plus brusque.

À part la réactualisation de l'environnement, le long métrage suit la formule classique des films dérivés des séries en étant un super épisode, avec un histoire à part mais en suivant les caractéristique de la série et des personnages. Nous retrouvons un Ryo débridé qui prend sa cliente pour cible avec ce même penchant pour être à la fois pitre et bon ami pour aider la jolie femme à retrouver sa voie en pleine tempête. L'autre trait de ce genre de film est de faire plaisir aux fans en insérant les personnages phares de la série, quitte à leur donner des rôles de figurant. C'est par exemple le cas dans des films d'Inu yasha, où Sesshomarû intervient mais pour quelques minutes histoire de contenter sa fan base. Dans Sword Art Online Ordinal Scale, la réalisation a trouvé une astuce pour faire revenir d'outre tombe une combattante populaire, le temps d'une scène. Dans Shinjuku Private Eyes, les protagonistes récurrents sont relativement peu nombreux et leur emploi dans le film correspond bien à leur importance. Umibôzu est un complice aguerri, accompagné d'une Mikki qui reste en support, tandis que Saeko Nogami tire les ficelles à quelques distances de sécurité de Ryo, sans oublier le rôle du "professeur". Nous pouvons cependant regretter le caméo avec Cat's Eyes et un rôle bancal, où les trois voleuses en font trop ou pas assez. Le caméo est sans doute vendeur mais il aurait été judicieux de plutôt faire apparaître d'autres personnages récurrents issus de City Hunter, qui auraient eu plus leur place.

En plus le design du trio Cat's Eyes est fort différent de l'anime d'origine, plus que ne le sont Kaori et Ryo. Globalement, le film est de qualité inégale avec un effort de qualité certain pour les scènes d'action mais les dessins des personnages est catastrophique sur plusieurs plans d'ensemble de transition. Cela se voit sur grand écran et cela fait tâche pour un long métrage. L'intrigue joue la carte de la nostalgie à fond en conservant le schéma habituel de la cliente qui tombe progressivement sous le charme de Ryo, après l'avoir pris pour un pervers. Le petit plus est le zoom sur le lien entre Kaori et Ryo, légèrement mis à l'épreuve durant le récit.

Les meilleurs histoires de City Hunter sont celles, où le duo est au pied du mur, avec un adversaire de taille à affronter. C'est ce qui manque dans ce film. Les avancées technologiques offrent un renouveau dans les combats mais cela déshumanise complètement l'affrontement. Shinji Mikuni fait pâle figure par rapport Ryo alors qu'il y avait sans doute matière à mieux exploiter son profil et ce n'était pas non plus les méchants qui manquaient pour reprendre le rôle de grand boss à vaincre. Le scénario manque d'effet de surprise et nulle part, nous sentons que les héros sont vraiment en danger.

Est-ce pour autant un retour raté ? Nous n'irons pas jusqu'à là, même si le long métrage aurait pu faire mieux au niveau du récit. L'ensemble reste agréable à voir avec quelques très beaux moments clefs qui sont bien mis en scène. La bande originale est très bien et remémore les airs des différentes chansons de City Hunter devenues des classiques, de Get Wild à Angel Night et tant d'autres. Le film réussit parfaitement sa sortie avec un plan exceptionnel juste avant le générique de fin, un générique qui justifie à lui seul d'aller voir le long métrage avec une version retravaillée artistiquement des épisodes clefs de City Hunter.

En résumé, Shinjuku Private Eyes s'appuie sur la nostalgie de la fan base de City Hunter en étant un produit conforme de la franchise et en soignant ses références, notamment musicales. Nous serons plus dubitatifs à propos de son impact sur une personne qui ignorait tout de l'univers de City Hunter, pas tellement au niveau de la compréhension mais plus sur les aspects burlesques qui peuvent paraître ennuyeux et hors de propos pour celui ou celle pas habitués aux "mokkori" de Ryo.

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 3,5
Animation : 4,0
Graphisme : 3,0
Personnages : 3,5
Histoire : 2,5
Bande son : 5,0

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