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Yozakura Quartet

Yozakura Quartet
 

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Fiche technique

Autres titres 夜桜四重奏 ヨザクラカルテット (japonais)
Quartet of cherry blossoms in the night (anglais)
FormatSérie
StudioNomad
GenreDrame / Fantastique
Période2008
Épisodes12
Durée25 min
Interêt global   aidecoeur1.gif
StaffAuteur : Suzuhito Yasuda
Réalisation : K Matsuo
Scénario : Jukki Hanada
Character design : Satonobu Kikuchi
Musique : Akio Dobashi

Résumé

Sakurashin est une ville atypique, d'un part par la présence de sept troncs majestueux de vieux cerisiers qui surplombent les habitations, mais aussi par ses habitants, qui sont des hommes pour certains et des monstres pour d'autres. Il s'agit en fait du seul lieu où le monde humain et le monde des yôkaï sont connectés, et où les deux populations coexistent pacifiquement. C'est le refuge idéal pour tous les yôkaï qui sont martyrisés ailleurs, dans le monde des humains.

Les sept cerisiers protègent à la fois la ville des agressions démoniaques extérieurs et atténuent les pouvoirs des résidents, qui évitent ainsi de perdre le contrôle, alors que cela pourrait arriver à beaucoup d'entre eux en temps normal, sous le coup d'une forte émotion. L'harmonie est cependant fragile à maintenir et un office de la ville prend particulièrement garde à veiller au bien être de tous.

Le jeune Akina Hiizumi est le directeur de ce bureau et il est secondé par ses assistantes, Ao Nanami, Kotoha Isone et Tôka Kishi. Elles ont toutes du sang de yokaï dans leurs veines et divers pouvoirs: Ao peut lire dans les pensées, Kotoha peut matérialiser des objets tandis que Tôka a une force herculéenne. Bien qu'il soit le seul humain du bureau, Akina possède une capacité unique, essentielle pour la sécurité de la ville: Il est capable de renvoyer n'importe quel monstre dans l'autre monde, par simple toucher.

Les membres du bureau reportent à la maire de la ville, Hime Yarizakura, une descendante des dragons, qui patrouille dans les rues avec son homme de main, Kyôsuke Kishi, qui est aussi un ogre. La jeune fille de seize ans doit elle-même des comptes à un conseils des anciens et suit les indications d'un petit garçon, Yûhi Shinatsuhiko, beaucoup plus âgé qu'il n'en a l'air.

Des événements viennent troubler la vie paisible de Sakurashin, avec des yôkaï de la ville qui se déchaînent et provoquent des dégâts. Hime et ses amis interviennent sur place pour rétablir la situation mais les incidents s'aggravent de jour en jour.

Ils sont les faits d'Enin Hiizumi, une entité maléfique qui tente de s'infiltrer progressivement dans l'enceinte de Sakurashin. Pour agir, il attend la période propice du festival annuel, où Yûhi et sa garde rapprochées seront interdits d'intervention, et où Hime et sa bande seront seuls à assurer la protection de la ville.

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Commentaire

D'abord perçue comme une histoire de pouvoirs surnaturels parmi tant d'autres, Yozakura Quartet se démarque des autres séries par la qualité de ses personnages, que ce soit par leur dessin plaisant, leurs pouvoirs, leurs traits de caractère ou leur passé.

Hime a le rôle ambiguë de la tsundere, à la fois impitoyable avec ses subordonnées et fille au grand coeur, tourmentée par le poids de sa tâche. Ao est la jeune fille timide du service. Kotoha est beaucoup plus boute-en-train avec ses déploiements de mitraillettes par centaines. Quant à Kyôsuke, il ne manque pas une occasion pour casser du sucre sur Akina, mais cela n'enlève rien à son abnégation pour protéger la ville. Même les acteurs secondaires ont des personnalités qui se démarquent, que ce soit l'infirmière de l'hôpital ou la livreuse de repas.

Dans le lot, seul Akina reste effacé et son caractère indécis le dessert, ainsi que tout le scénario, qui prend du plomb dans l'aile au fur et à mesure. Le début laisse craindre le schéma classique d'un monstre à affronter par épisode, avec quelques détours pour aborder d'autres sujets annexes, tels que l'histoire de l'enfant qui se sent délaissé par ses parents. Là, nous nous éloignons des thèmes à super pouvoirs, même si nous n'y gagnons pas forcément au change avec cette anecdote plutôt mièvre. Ensuite, l'intrigue s'accélère rapidement avec la confrontation ouverte contre Enin, qui a les coudées franches pour propager son mal.

La série perd sa crédibilité en omettant de détailler les rôles des diverses instances de la ville, et voir les aides de Yûhi ronger leur frein devant la catastrophe qui s'annonce mérite plus d'explication. A cela, vous rajoutez les valses-hésitations des principaux protagonistes qui nous font tourner en rond quasiment jusqu'à la fin, avec le sentiment de rester sur sa faim devant le dénouement.

D'un autre côté, l'anime fait appel à de nombreux flash-backs, qui enrichissent le portrait des protagonistes, notamment celui d'Hime. Contrairement au manga, qui noie le lecteur sous soixante pages d'histoires du passé dès le premier volume, la série distille une dose beaucoup plus légère. Nous regrettons cependant moins de subtilité que dans le manga, où certains points ont été édulcorés alors qu'ils changent profondément la situation de départ entre les personnages.

Autant, c'est une bonne trouvaille dans l'anime, d'assister à l'arrivée chaotique de Rin, la serveuse de nouilles, alors qu'elle est déjà sur place dans le manga, autant c'est dommage de passer sous silence les causes de la disparition de la grand-mère d'Hime, qui sont pourtant dévoilées dans le manga.

D'autres différences flagrantes avec le manga est le secret du pouvoir d'Akina, qui est connu dès le début dans l'anime alors qu'il faut attendre quelques tankôbon pour le découvrir. De même, tout le monde croit que Hime est humaine dans le début du manga alors qu'il est manifeste qu'elle est l'héritière de la lignée des dragons dans l'adaptation animée.

Voilà donc un scénario décevant ? Assurément. Est-ce pour autant une série à éviter à tout prix ? Pas si sûr. Si l'ensemble ne décolle pas bien haut, le rythme est correct avec son mélange bien dosé entre action et scènes de la vie quotidienne. L'éditeur du manga original a insisté auprès de l'auteur, Suzuhito Yasuda, de s'inspirer de Charlie et ses drôles de dames pour les personnages. Il en est resté le quartet avec officiellement dedans, Akina, Hime, Ao et Kotoha, mais aussi un genre plutôt léger, avec un garçon en retrait et les filles en première ligne, sans sombrer pour autant dans un mauvais vaudeville à soubrettes. L'anime évite au moins l'écueil du fan service.

Pour conclure, sachez aussi que les musiques sont vraiment très bonnes et surprennent, alors que techniquement l'anime reste dans la moyenne et que les génériques n'ont rien d'extraordinaires non plus. Les compositions d'Akio Dobashi se remarquent notamment pendant le dernier épisode, qui à défaut d'offrir une fin captivante, est au moins joliment illustré, musicalement.

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 3,0
Animation : 2,5
Graphisme : 3,0
Personnages : 3,5
Histoire : 2,0
Bande son : 4,0

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