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Sangatsu no Lion

Sangatsu no Lion
 

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Fiche technique

Autres titres 3月のライオン (japonais)
March comes in like a lion (anglais)
FormatSérie
StudioShaft
GenreRomance / Drame / Comédie / Tranche de vie
Période2016 - En cours
Interêt global   aidecoeur3.gif
StaffAuteur : Chika Umino
Réalisation : Kenjirô Okada, Akiyuki Simbo
Scénario : Akiyuki Simbo , Fuyashi Tô
Character design : Nobuhiro Sugiyama
Direction artistique : Seiki Tamura
Musique : Yukari Hashimoto
Direction de l'animation : Kazuya Shiotsuki , Etsuko Sumimoto , Nobuhiro Sugiyama

Résumé

Rei Kiriyama est joueur de shôgi professionnel et ce, depuis le collège, ce qui reste exceptionnel. Tous ses prédécesseurs qui ont ont obtenu ce rang aussi jeunes sont devenus des maîtres et les observateurs s'attendent à ce que Rei suivent leurs exemples. Pour l'heure, à 17 ans, le jeune homme a repris le lycée après avoir interrompu un temps ses études et poursuit son cursus en gérant ses absences avec parcimonie pour pouvoir jouer ses matches tout en assurant un taux de présence minimale pour valider son année.

5e dan, il gagne suffisamment bien sa vie pour louer un appartement, où il vit seul après avoir quitté sa famille d'accueil. Son chez lui est très épuré, quasiment sans meubles, mais Rei passe son temps à y étudier le shôgi sans s'occuper du reste. Au lycée, il ne s'est fait aucun ami et le seul avec qui il discute un peu est le professeur Takashi Hayashida qui l'encourage à se sociabiliser mais sans grand succès.

Le lycéen fait cependant une rencontre après une virée avec ses seniors, et s'immisce petit à petit dans la famille Kawamoto, composée du grand père, Someji et des trois filles : L'aînée, Akari, qui tient la maison depuis le décès de sa mère, puis Hinata, qui est au collègue et enfin Momo, encore à la maternelle. Alors qu'il vivait replié sur lui-même, Rei retrouve un semblant de vie sociale à leur contact, même s'il reste concentré sur le shôgi.

Rien que pour assurer son maintien au range actuel, il n'a cependant pas droit à l'erreur mais là aussi, les choses bougent et il doit se remettre en question pour progresser.

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Commentaire

Au premier abord, l'histoire est supposée s'intéresser shôgi mais son début ne met pas du tout en valeur cette discipline. Certes, Rei est présenté comme un pratiquant professionnel mais c'est tout juste si nous le voyons jouer. La seule règle que nous apprennent les premiers épisodes concerne son objectif de monter en grade et l'importance de continuer à gagner ses matches.Le reste est surtout un focus sur ses relations avec la famille Kawamoto. Par exemple, dans un des premiers épisodes, Rei est témoin des efforts d'Hinata pour attirer l'attention d'un garçon qui lui plaît dans son école. Un peu malgré lui, il fait office de grand frère de substitution pour soutenir la jeune fille, tout en laissant Akari jouer également son rôle de grande soeur. Tout ceci est bien loin du shôgi.

Le jeune joueur professionnel a donc déjà un métier à 17 ans, est indépendant et fait mieux que subvenir à ses besoins, en touchant un salaire supérieur à ses professeurs au lycée. En pratique, il aurait pu complètement oublier les études mais il a fait le choix d'y retourner, suscitant d'ailleurs une certaine admiration. D'un autre côté, ce passage au statut d'adulte qu'il a voulu, est forcé et purement factuel : Il a encore l'âme d'un adolescent avec ses incertitudes et ses lacunes, qui se répercutent finalement aussi sur sa manière de disputer ses matches.

Dans Sangatsu no Lion, nous découvrons tout le monde à l'instant T, sans véritable présentation avant que les détails et les explications nous parviennent au fil de l'eau, via des analepses plus ou moins succinctes. La réalisation choisit d'abord des images ou des scènes brèves pour faire surgir des brides du passé et fournir ainsi une atmosphère ou un sentiment furtif chez les personnages, que n'explique pas la situation où ils se trouvent, à ce moment-là. Ce n'est que plus tard que les faits sont décrits et narrés de manière structurée.

La situation de Rei est difficile, avec une tragédie survenue pendant son enfance mais également des ennuis qui ont suivi au sein de sa belle famille. Avec le recul, le tableau paraît un peu trop sombre pour être crédible mais le récit ne s'appesantit pas dessus et il s'intéresse davantage aux caractères des personnages. Asocial, le personnage de Rei suit le code des anti-héros, perturbés et faibles. En revanche contrairement à beaucoup d'entre eux, il n'a pas ce côté tête à claques et il tient à s'améliorer. Certes, il ne s'aperçoit pas forcément qu'il est dans le faux et il subit aussi la mauvaise influence d'autres protagonistes qui peuvent le confirmer dans l'erreur et l'aveuglement, mais il bénéficie aussi des bons conseils et il cherche son chemin et évolue plutôt positivement.

La famille Kawamoto est son rayon de soleil mais elle réveille également des souvenirs douloureux que ce soit les bons moments passés avec ses parents ou bien les moments manqués avec sa famille d'adoption. Subtilement, nous nous apercevons que le bénéfice n'est pas que dans un seul sens et que les Kawamoto ont également besoin de Rei. La douleur est encore bien présente chez Akari et Hinata avec la disparition de leur mère et s'occuper du jeune homme leur offre une réelle distraction. Tout n'est pas montré mais Akari mentionne des détails sur la famille de Rei à ses soeurs, ce qu'il signifie qu'il s'est peu ouvert à elle pour en discuter.

La réalisation arrive à trouver un juste équilibre, sans sombrer dans un pathos répétitif et en se focalisant sur des plans simples, des regards et des attitudes qui retranscrivent à merveille la tristesse ou les bons souvenirs, sans qu'aucun mot n'ait besoin d'être échangé. C'est assez admirable et sans doute le plus bel aspect de Sangatsu no Lion.

Une autre figure emblématique de l'histoire est Kyôko Kôda, la soeur aînée de Rei dans sa famille d'adoption. Alors que les autres membres sont relativement en retrait et notamment le père, Masachika Kôda, qui a pourtant fait la démarche de recueillir Rei. Kyôko fait son entrée assez tardivement dans la série, avec déjà quelques apparitions dans les premiers flashbacks qui laissent deviner une relation compliquée avec son frère. Là aussi, Kyôko est un personnage complexe et rempli de paradoxes, à la fois victime et bourreau. Le mélange d'amour et de haine est assez déroutant et évidemment impossible à gérer pour Rei, qui a cependant une vision assez objective de la situation, sans pour autant avoir de solution pour la démêler.

Le shôgi reprend un peu ses droits avec l'introduction des règles de base et même des tournois, mais là encore, nous nous attardons pas beaucoup sur les matches mais plutôt sur les personnages. Par exemple, Rei affronte de nouveau Harunobu Nikaidô, un joueur de sa génération qu'il bat tout le temps depuis leur première rencontre quand ils étaient encore des enfants. Le parti pris est intéressant, où à première vue, Harunobu considère Rei comme son plus grand rival à vaincre un jour comme dans n'importe quel autre shônen, mais en fait, la situation est finalement différente. Harunobu est beaucoup plus social que Rei et possède de nombreux côtés positifs dont celui se révéler un très bon ami, même s'il est beaucoup trop intrusif aux goûts de Rei. Il faudra cependant repasser pour le côté réaliste, étant donné que Harunobu est issu d'une famille très aisée, qu'il esy servi par un majordome et qu'il n'y a aucune limite du point de vue des moyens matériels. Ainsi, il effectue quasiment un déménagement complet quand il s'invite pour une nuit chez Rei.

Sangatsu no Lion comporte pas mal d'extravagances comme celle-là, avec par exemple, les goûts en matière de garçons d'Akari. La jeune femme est hôtesse quelques jours par semaine dans le bar tenue par sa tante, où elle est à son avantage en faisant tourner la tête des clients, bien loin de son image rangée de femme au foyer. Cependant, elle ne rêve pas du tout de beaux gosses longilignes et ses critères de beauté sont quelque peu déformés, par son soucis de bien nourrir les hommes ou les animaux dont elle s'occupe.

À part Harunobu, les autres joueurs de shôgi ont des rôles plus ou moins remarqués. Certains sont déjà liés au passé tumultueux de Rei tandis que d'autres n'apparaissent que l'espace d'un épisode, où le scénario prend pourtant le temps de les présenter et de mettre en valeur un côté plus ou moins triste de leur situation. Il ne s'agit que de matches de shôgi mais l'enjeu va au-delà pour ces joueurs quand ils affrontent le lycéen. Pour l'un, la défaite sonne la fin de sa carrière et pour un autre, celle marque la rupture définitive au sein de son foyer pendant une procédure de divorce en cours. Rei Kiriyama a l'esprit de compétition mais son jeune âge le fait réfléchir à la conséquence de ses victoires et à douter. Ces histoires ponctuelles ne sont pas les meilleurs moments de la série, car il faut dire que les joueurs sont loin d'être charismatiques et leur état est finalement beaucoup moins désespéré qu'il n'en a l'air. Pour le coup, Rei se prend la tête pour pas grand chose et cela passe pour des épisodes humoristiques pour meubler, plus que pour de véritables événements.

A contrario, à l'image de Harunobu Nikaidô, un autre panel de joueurs réguliers se forme dans l'entourage de Rei. Ces derniers fréquentent le même établissement pour jouer leur matches et bien qu'ils restent cantonnés à des rôles secondaires, voir de figuration, nous en apprenons un petit peu sur eux. Cela apporte une petite touche de shôgi, ce qui est toujours plus que lorsqu'il est question de la famille Kawamoto ou de Kyôko.

Suivre la progression de Rei au shôgi est évidemment un des fils conducteurs de la série, où il découvre l'avantage de se faire des amis, en voyant la limite de rester dans son coin à potasser les parties des autres. De ce côté là, la recette demeure classique, dans la lignée des récits du genre sportif, mais Sangatsu no Lion offre aussi de multiples axes de progression en ce qui concerne les autres grands sujets, notamment les relations de Rei avec les soeurs Kawamoto, et embrasse le thème plus large de l'adolescent qui mûrit encore, bien qu'il ait déjà son statut d'adulte aux yeux de la société.

Avis

Cet anime est une œuvre d'art bien menée, on y retrouve un focus important sur le développement des personnages mêlé à des choix artistique pas si commun qui renforce le scénario (notamment les couleurs tantôt chaudes ou froide). J'ai apprécié oppening et ending, en particulier celui produit par Bump of Chicken : Fighter. Ils collent à l'histoire.

En ce qui concerne les points négatifs, il en a peu, je trouve. On peut surtout lui reprocher de ne pas être tout à fait franc sur une chose : le shogi. Présenté comme le moteur de l'histoire, il n'occupe finalement pas tant de place et ne sert plutôt que de contexte. Cependant, je trouve que cela renforce un peu le caractère de Rei (le personnage principal) qui tout au long de cette première saison subit des revers sur le plan émotionnel ce qui le conduit à ne pas se concentrer à 100% sur le shogi.

En simple, c'est un de ces anime où le scénario est lent, mais où petit à petit vous vous entichez des personnages. Les événements heureux pour ceux-ci vous réchauffent le cœur alors que leur problèmes vous attristent.

Par contre, je trouve un peu dommage que cet anime ne soit pas plus regardé. On en parle peu et c'est assez dommage. Même si je peux comprendre que ce sujet ne soit pas le plus apprécié.

Soumis par Lytaria le 19 mars 2017

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 4,5
Animation : 3,5
Graphisme : 3,5
Personnages : 5,0
Histoire : 4,5
Bande son : 4,0

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