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Waka Okami wa Shôgakusei!

Waka Okami wa Shôgakusei!
 

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Fiche technique

Autres titres 若おかみは小学生! (japonais)
Okko et les Fantômes (français)
Okko's Inn (anglais)
FormatFilm
StudioMadhouse
GenreEnfants / Drame / Comédie / Fantastique / Nourriture
Période2018
Durée95 min
Interêt global   aidecoeur3.gif
StaffAuteur : Hiroko Reijô
Réalisation : Kitaro Kôsaka
Scénario : Reiko Yoshida
Character design : Kitaro Kôsaka
Direction de l'animation : Shunsuke Hirota

Résumé

À 12 ans, Seki "Okko" Oriko a perdu ses parents dans un accident de voiture, accident dont elle sortie indemne par miracle. Devenue orpheline, elle est recueillie par sa grand-mère qui tient une petite auberge à la campagne. Citadine pure souche, la jeune fille a du mal à s'habituer aux insectes et aux petits lézards mais sa rencontre la plus inattendue est celle avec Uri-bô, un petit garçon fantôme qui hante les lieux et qui est tout heureux de trouver enfin quelqu'un qui le voit et avec qui il va pouvoir discuter.

Il semble très bien connaître la grand-mère d'Okko et son principal soucis est de convaincre Okko de participer activement à la gestion de l'auberge pour se préparer à prendre la succession un jour. Okko n'a aucune idée de ce qu'elle veut faire plus tard mais en discutant avec Uri-bô du sujet devant les autres personnes qui ne le voient pas, un quiproquo se produit et tous sont persuadés que l'adolescente est volontaire pour être apprentie aubergiste. Ce qu'elle devient, bon gré mal gré.

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Commentaire

Le titre original Waka Okami wa Shôgakusei qui se traduit littéralement en La jeune aubergiste est en primaire reflète mieux l'essence et la richesse de l'histoire que le titre français Okko et les fantômes. Non pas qu'il n'y ait pas de fantômes mais ceux-ci ne sont pas au centre du récit qui reste focalisé sur Okko. L'énorme poids qui plombe l'atmosphère est la disparition de ses parents et l'événement perdure au delà de l'introduction avec tout un travail de deuil qui s'effectue au fur et à mesure, presqu'en arrière plan mais qui constitue un des thèmes forts du film. Alors que les événements au quotidien sont plutôt joyeux et finissent sur des notes positives, le scénario prend un malin plaisir à dévoiler sans prévenir les traumatismes de le jeune fille, ou bien à la projeter dans une situation incroyablement cruelle.

Le personnage d'Okko évolue de manière intéressante, pas tellement pour le côté petite fille citadine qui s'habitue à la campagne mais par son gain en maturité. À l'école, elle dit ses quatre vérités et rabat son caquet à Matsuki Akino, l'héritière de la plus grande auberge de la région mais habillée de manière voyante et désuete, alors qu'aucun de ses camarades n'osaient le dire. Le tableau de la petite fille riche gâtée s'accentue avec une armée d'employés au petits soins pour elle, sans oublier un caractère impossible empreint de vanité, mais pourtant Okko découvre aussi quelqu'un qui prend sont rôle très au sérieux, au fur et à mesure qu'elle découvre et aime le métier d'aubergiste. Son regarde change sur le monde, un peu sur le même modèle qu'Ohana Matsumae dans Hanasaku Iroha, qui travaile également comme hôtesse dans l'auberge de sa grand-mère.

Le roman pour enfants d'origine comporte 20 tomes qui donnent suffisamment de contenu en guise de rencontres avec les clients qui enrichissent l'expérience d'Okko de différentes manières. L'adaptation en dessin animé présente quelques particularités avec une première réalisation sous forme de série télévisée qui a débuté en avril 2018 alors que le long métrage est sorti dans les salles qu'à partir de septembre. Si Madhouse est au comité de production des deux projets et les seiyû identiques derrière les personnages, les deux équipes techniques sont différentes notamment au chara design et à la réalisation assurés par Kitaro Kôsaka dans le film. L'animateur a déjà dirigé les deux volets de Nasu mais il est surtout connu pour avoir collaboré avec Hayao Miyazaki sur de nombreux films de Nausicaä jusqu'au Vent se lève.

Les fantômes et le diablotin apportent une touche assurément une touche fantastique mais leur apport est plus humoristique avec leur aptitude à traverser les parois, faire bouger les objets ou bien voler la nourriture. Les aller-retours entre les événements de la journée et les rêves participent aussi à fissurer les frontières avec l'imaginaire. Même des scènes pourtant ancrées dans la réalité prennent des allures féeriques que cela soit la démesure d'une sortie shopping menées tambour battant ou une nouvelle attraction en extérieur de l'établissement de la famille Akino sans oublier leur immense bibliothèque qui tient plus de l'extraordinaire que de la réalité attendue dans un petit coin de campagne.

Le plus surprenant est la mise en retrait des fantômes. L'évolution des relations entre Okko et les créatures fantastiques n'étonnent pas et tiennent du classique quand vous repensez à Kiki et Jiji dans la Petite sourcière, ou encore à Momo et à ses acolytes dans Lettre à Momo. Ils n'ont pas de rôles primordiales et servent prsque juste d'amis imaginaires à qui Okko a pu faire appel et se confier avant de s'ouvrir à d'autres personnes, bien réelles. Le film présente un contraste saisissant entre des scènes de la vie réelle très riches en émotions, voir dures, et le traitement des relations avec les fantômes qui suivent le cours naturel des choses, sans plus d'éclat que cela.

En conclusion, au delà des quelques péripéties fantastiques, le long métrage fait la part belle à Okko, le personnage principal qui gagne en maturité, avec une approche subtile et pleine d'émotion pour retranscrire le travail de deuil.

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 3,0
Animation : 4,2
Graphisme : 4,2
Personnages : 2,5
Histoire : 3,5
Bande son : 2,8

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Nombre de votes : 2

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