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Hirune Hime - Shiranai Watashi no Monogatari

Hirune Hime - Shiranai Watashi no Monogatari
 

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Fiche technique

Autres titres ひるね姫 ~知らないワタシの物語~ (japonais)
Hirune Hime - Rêves éveillés (franÁais)
Ancien and the Magic Tablet (anglais)
FormatFilm
StudioSignal MD
GenreMagie / Aventure / Comédie / Suspense / Mécaniques
Période2017
Durée110 min
Interêt global   aidecoeur1.gif
StaffRéalisation : Kenji Kamiyama
Scénario : Kenji Kamiyama
Character design : Satoko Morikawa
Direction artistique : Kiyoshi Samejima, Kaori Hino
Musique : Yoko Shimomura
Direction de l'animation : Atsuko Sasaki

Résumé

Dans ses rêves, Kokone Morikawa vit les aventures de la princesse Ancien à Heartland, un endroit où toute l'économie repose sur la construction des voitures. Dans ce monde imaginaire où la technologie est reine, la princesse Ancien fait office d'hérétique avec ses pouvoirs magiques qu'elle a développés depuis sa plus tendre enfance.

Dans la vie réelle, Kokone est lycéenne et vit seule avec son père à Okayama. Ce dernier est un mécanicien très habile mais il est beaucoup moins doué en affaires et oublie de se faire payer par les gens du voisinage quand il rend service. Cela n'empêche pas Kokone de continuer à mener une vie insouciante, où elle est plus enclin à dormir et à rêver à sa princesse Ancien en classe plutôt qu'à suivre les cours.

Des hommes en noir viennent cependant briser cette quiétude et s'insinuer jusque dans le foyer des Morikawa. Coincée entre le rêve et la réalité, Kokone se dresse contre eux.

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Commentaire

009 Re:Cyborg, le précédent long métrage de Kenji Kamiyama était entièrement en 3D mais pour Hirune Hime la texture numérique a été principalement limitée aux décors et aux objets. Les personnages sont en 2D et harmonieusement intégrés avec le reste. Quelques plans de pont détonnent un peu dans cet ensemble mais le rendu visuel général est excellent avec d'une part de beaux paysages et aussi des scènes d'une fluidité incroyable, qui n'ont rien à envier à certains passages cultes des films du Studio Ghibli.

Le scénario alterne les passages entre le monde réel et le monde imaginaire avec ses pouvoirs magiques,  en jouant sur l’ambiguïté entre des rêves qui ne découlent pas du fantastique d'une part, et  une réalité qui ne peut pas tout expliquer, d'autre part. Le jeu est subtil et entraîne une frustration car aucune explication ne convient ou ne colle complètement au déroulement des événements.  Il est un peu de question de maturité, d'une prise de conscience que Kokone doit sortir de son cocon imaginaire mais cela n’apparaît pas comme un thème principale, comme cela peut être le cas dans Kiki la petite sorcière, par exemple.

Le réalisateur a inséré des éléments fantastiques pour respecter le cahier des charges de ses sponsors qui ont pris le risque de financer un projet bâti sur un scénario complètement original. Cependant, le film de Kenji Kamiyama se place dans une chronologie très terre à terre en situant l'histoire à la veille des Jeux Olympiques de Tôkyô en 2020. Du coup, le passé des Morikawa s'inscrit aussi dans notre passé avec des détails étonnants pour un occidental : Les recherches futuristes paraissent quasiment archaïques par rapport à ce qui se fait déjà actuellement aux États Unis et en Europe, ce qui souligne le retard supposé actuel du Japon dans certains domaines technologiques. Encore une fois, le message surprend.

Si l'aspect de l'intrigue autour de la course poursuite que mène Kokone paraît finalement un peu brouillon à force de basculer d'un monde à l'autre, le film traite admirablement bien les relations de la jeune fille avec ses parents, qui deviennent le véritable intérêt de l'histoire, dans une ambiance finalement très rafraîchissante.

C'est d'ailleurs aussi nouveau pour Kenji Kamiyama, plus familier des univers cyber punk, plus sombres et violents et qui signe là un film tout public, finalement très proches – tout en étant différents – des productions récentes de Mamoru Hosoda ou de Makoto Shinkai. Le réalisateur a indiqué par ailleurs qu'il s'agit là d'un des impacts sur lui de la catastrophe de 2011 qui l'a rendu sensible à la brutalité du monde actuel et qu'en contre coup, il n'avait pas envie de présenter une histoire glauque ou violente à un public qui a besoin de voir autre chose.

Pour résumer, Hirune Hime est un film grand public et une belle réalisation visuelle, sur laquelle il ne faut pas trop s'attarder sur la cohérence ou la construction de l'intrigue qui sert de support à d'autres thèmes abordés de manière plus subtile.

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 4,5
Animation : 5,0
Graphisme : 4,5
Personnages : 4,5
Histoire : 3,5
Bande son : 4,0

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