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Giovanni no Shima

Giovanni no Shima
 

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Fiche technique

Autres titres ジョバンニの島 (japonais)
Île de Giovanni [L'] (français)
Giovanni's Island (anglais)
FormatFilm
StudioIG
GenreRomance / Historique / Aventure / Ecole / Enfants / Guerre / Drame
Période2014
Durée102 min
Interêt global   aidecoeur2.gif
StaffRéalisation : Mizuho Nishikubo
Scénario : Yoshiki Sakurai, Shigemichi Sugita
Character design : Nobutake Ito
Direction artistique : Kunihiko Inaba , Ksuke Hayashi
Character design original : Atsuko Fukushima
Direction de l'animation : Nobutake Ito

Résumé

Junpei Senô et son petite frère Kanta traversent les années de la Seconde Guerre Mondiale dans une relative insouciance sur la petite île de Chikotan. Ils n'ont plus leur mère mais ils sont la chance d'avoir leur père près d'eux. Ce dernier dirige les forces locales de la protection civile alors que les véritables troupes armées japonaises sont en dehors des zones habitées et se sont retranchées dans les forêts sur les hauteurs. Les bombardiers américains passent dans le ciel mais leur cible est la ville de Nemuro située en face, sur Hokkaido.

À la maison, les enfants vivent aussi avec leur grand-père et Michan, une domestique coréenne. Ils continuent à suivre leur rituel quotidien, dont la lecture régulière du roman de Kenji Miyazawa, le Train de nuit dans la Voie lactée. La famille Sanô est en effet très fan de ce livre et les prénoms japonais des garçons font référence au jeunes héros inventés par Miyazawa : Junpei est Giovanni tandis que Kanta est Campanella et les deux enfants utilisent plusieurs fois ces surnoms à la place de leurs noms japonais.

Quand vient la fin de la guerre, les habitants attendent de voir débarquer les américains mais au moins de septembre 1945, c'est l'armée russe qui débarque et qui prend possession des lieux. Avec les soldats viennent aussi des familles et leurs enfants. À l'école, les petits japonais doivent libérer une classe pour une classe de russe et les Senô doit déménager dans l'écurie : Leur demeure est réquisitionnée pour la famille du major Roshkin, le commandant de l'armée rouge sur l'île, qui est accompagnée par sa femme Olga et sa fille Tanya.

Suivent alors des mois de débrouillardise pour les japonais, où Hidéo, l'oncle de Junpei et Kanta, se lance dans la contrebande, alors que les garçons fraternisent avec Tanya, malgré la barrière de la langue. La situation se détériore cependant, notamment lorsqu'il est décidé de transférer toute la population de Chikotan vers Sakhaline.

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Commentaire

Le film aborde une période peu connue, à savoir la cohabitation entre russe et japonais à la fin de la deuxième Guerre mondiale, puis les déplacements de la population japonaise, qui ont suivi. Le récit est vu à travers les yeux du jeune Junpei qui est à la fois plongé dans les problèmes des adultes mais aussi le monde des rêves, en s'échappant grâce aux allusions au Train de nuit dans la Voie lactée. Malgré les privations, lui et son frère récupèrent un lot complet de train électrique grâce à la complicité de leur oncle.

Sans sombrer dans le misérabilisme, le parcours de la famille est difficile et le récit se rapproche d'anime similaires. Par manque de référence, beaucoup font allusion au film le Tombeau des Lucioles mais le thème rappelle plutôt d'autres titres tels qu'O-Hoshisama no Rail qui relate la rapatriement d'une famille japonaise depuis la Corée du Nord ou encore Ecchan no Sensô, où une jeune fille s'enfuie de Mandchourie. 

Il s'agit certes d'un mélodrame mais le long métrage surprend agréablement avec des scènes qui sortent de l'ordinaire et qui restent des moment d'anthologie. Là, où les rêves fantastiques dans le Vent se lève d'Hayao Miyazaki nous laissent de marbre, les visions de Junpei dégagent plus de messages, en plus d'être de très beaux moments de cinéma. Visuellement, l'Île de Giovanni impressionne peu mais pendant ces quelques scènes clefs, tout est différent en rappelant la touche traditionnelle des films d'animation européens aux couleurs pastel, avec des formes qui vagabondent librement. 

L'empreinte de Kenji Myazawa est très présente tout au long du film, même si de toutes ses oeuvres, seul le Train de nuit dans la Voie lactée est une référence récurrente, reprise par les jouets ou les véritables locomotives à vapeur. Le roman porte à la fois le symbole récurrent et prévisible sur la mort, mais aussi la question sur qu'est-ce que vraiment le bonheur, avec le reflet des jeunes garçons qui jouent leurs rôles de Giovanni et Campanella. Une dernière allusion historique est faite à Kenji Miyazawa, qui est passé par Sakhaline comme la famille Senô. Quelque part, le scénario se fait l'écho du roman le Train de nuit dans la Voie lactée, aussi qu'il sert de témoignage pour cet épisode la Seconde Guerre mondiale.

Par ses anecdotes, le long métrage retranscrit un microcosme historique atypique, méconnu même par les japonais. Le scénariste Shigemichi Sugita qui a porté le projet et pendant un temps envisagé de le proposer comme un film live, a inséré une touche tragique mais en évitant d'en faire trop. Le côté sombre et la souffrance sont balancés par les envolées lyriques en référence à l'univers fantastique de Kenji Miyazawa mais aussi par des tableaux plus personnels, dirigés par le réalisateur Mizuho Nishikubo.

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 4,5
Animation : 5,0
Graphisme : 3,0
Personnages : 4,0
Histoire : 4,0
Bande son : 4,0

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