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Kono Sekai no Katasumi ni

Kono Sekai no Katasumi ni
 

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Fiche technique

Autres titres この世界の片隅に (japonais)
Dans un recoin de ce monde (franšais)
In This Corner of the World (anglais)
FormatFilm
GenreRomance / Historique / Guerre / Drame / Comédie / Tranche de vie
Période2016
Durée128 min
Interêt global   aidecoeur1.gif
StaffAuteur : Fumiyo Kono
Réalisation : Sunao Katabuchi
Scénario : Sunao Katabuchi
Character design : Hidenori Matsubara
Musique : kotringo
Direction de l'animation : Hidenori Matsubara

Résumé

Suzu Urano habite avec sa famille tout près d'Hiroshima et passe une enfance puis une adolescence insouciante au sein de son quartier alors que le Japon entame ses conquêtes dans les années 1930. La jeune fille est très tête en l'air et pas particulièrement futée à part une facilité certaine à dessiner qui demeure son passe temps.

Arrivée en âge de se marier, elle se laisse porter par les événements et finit par épouser Shûzuku Hôjo en 1944, suite à un mariage arrangé. Elle s'installe chez sa belle famille à Kure, l'un des principaux ports militaires du Japon où défilent les grands navires de la flotte impériale.

À partir de là, Suzu s'efforce de s'intégrer dans son nouveau milieu alors que les conséquences de la guerre se font ressentir de plus en plus dans la vie quotidienne. Si Suzu s'entend bien avec sa belle-mère, la situation est plus tendue avec sa belle-soeur qui est revenue habiter chez ses parents avec sa fille.

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Commentaire

L'histoire d'origine est un manga de Fumiyo Kouno que Sunao Kataboshi a réussi à transposer merveilleusement bien en animation. Le style de dessin, à la fois épuré et fourmillant de détails dans les décors, semble ne pas vraiment convenir à l'écran au premier abord, mais l'adaptation se fait finalement naturellement en conservant cet équilibre. Le film embellit l'histoire avec d'abord une bande originale réussie mais aussi une mise en scène travaillée et un rendu pastel pour les moments de rêverie de Suzu qui surperpose parfois l'imaginaire au réel.

Le long métrage reprend l'aspect documentaire du manga qui décrit non seulement l'expérience journalière des japonais de ces régions à cette époque mais également les recettes de cuisine et les astuces pour économiser de tout et survivre au mieux dans cette période de privation. Montrée comme simplette et plutôt empotée pendant son enfance, Suzu se révèle très débrouillarde dans ce domaine, même si elle continue à se perdre régulièrement et à gaffer à plusieurs reprises.

Ses étourderies provoquent des situations cocasses au sein d'une famille où chaque personnage apporte sa contribution. La vie n'est pas rose et il existe des tensions mais le récit évite les mélos inutiles et nous fait suivre le quotidien d'un foyer japonais pendant la Seconde Guerre Mondiale. Fumiyo Kouno réussit à faire rire ses lecteurs et il est de même des spectateurs pour le film qui reprend les mêmes saynètes : Les conflits sont d'abord loin et les conséquences restent indirectes pendant longtemps, ce qui laisse une large place à la légèreté et au ton décalé. Suzu semble trouver son bonheur et profite de l'instant présent. Les hommes de la famille travaillent à l'arsenal et ne sont pas partis au front contrairement à beaucoup de voisins.

La guerre revient cependant comme une chape de plomb qui vient broyer ces quelques moments, avec les incursions de plus en plus fréquente des avions américains qui prennent Kure et ses environs pour cible. Là encore, Suzu prend son mal en patience comme tout le monde mais les moments deviennent de plus en plus poignants au fur et à mesure que le Japon s'effrite. Le film reprend les scènes chocs du manga qui refont redescendre sur terre un spectateur resté jusqu'alors dans une sorte de cocon.

Il n'y a pas de passage sanglant et tout est présenté très pudiquement, voir presque de manière subliminale, mais l'horreur des situations reste bien présente à l'esprit malgré les messages d'espoir.

Le manga tient en deux tomes de 200 pages et le long métrage dure plus de deux heures. Pourtant Sunao Kataboshi n'a pas tout porté à l'écran et a du faire des choix, quitte à modifier un peu le récit. D'un côté, c'est un peu dommage car nous perdons la relation forte de Suzu avec un autre personnage secondaire, ainsi qu'un aspect important du lien de Suzu avec son mari et finalement une charge émotionnel qui rend le manga plus dur que le film, alors que c'est l'inverse qui se produit si vous comparez l'adaptation animée du Tombeau des Lucioles par Isao Takahata qui dépasse la nouvelle  d'origine écrite par Akiyuki Nosaka.

D'un autre côté, ce pan volontairement "oublié" offre un appel d'air mais surtout plus de temps pour organiser le récit, rajouter des scènes pour soigner les transitions entre les différents tableaux ou pour approfondir quelques aspects. Chaque chapitre du manga est une petite histoire à part, avec une chute souvent humoristique. Le danger de l'adaptation est de se voir imposer ce rythme et c'est d'ailleurs le reproche fait à beaucoup de séries qui transposent littéralement des mangas de récits courts en quatre cases, les yonkoma, et qui aboutissent à un produit bancal.

Hormis peut être la toute fin, où le réalisateur en dévoile un peu trop avant la chute, le film garde son propre rythme en ayant fait des impasses sur plusieurs passages du manga tout en lui restant fidèle. C'est une des réussites de l'adaptation de Dans un recoin de ce monde qui propose un regard différent qui complète le manga, avec en bonus un générique de fin qui propose des scènes inédites.

Avis des membres d'Animint

Appréciation Générale : 4,5
Animation : 5,0
Graphisme : 5,0
Personnages : 5,0
Histoire : 4,0
Bande son : 4,0

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