Animint

Anime & manga

Aide   Plan du Site    

Pazu
rei

Blog d'Animint

Animint est un site francophone de référence sur les dessins animés japonais et le manga. Outre ce blog, il comporte plusieurs milliers de pages de texte illustré, que nous vous invitons à découvrir.

Le manga Dark Angel

Par Pazu le Lundi 26 mars 2007 19:11 :: Manga

Série, 2007, Nausicaä, Manga

 En France, Dark Angel est plus connu pour être le titre d'une série américaine que celui d'un manga des années 1990. C'est l'oeuvre de Kia Asamiya, un mangaka dont les travaux ont été souvent adaptés en anime : Silent Mobius et Détectives vapeur par exemple. Son titre phare est cependant Nadesico dont l'adaptation a remporté l'Anime Grand Prix.

Dans Dark Angel, Asamiya nous présente un univers d'heroic fantasy emprunt de quelques références à notre monde. Le schéma est fort simple : Il existe cinq empires, un à chaque pôle cardinal et un au centre, prépondérant sur les autres. Le maître de chaque empire est appelé un Gensei. Il a des hommes de main et est lui-même un guerrier doté de pouvoirs. Dans l'empire du sud, le jeune Dark, très inexpérimenté, accède au rang de Gensei et se rend dans l'empire du centre pour se présenter officiellement. Il est guidé par Kyo, une petite fée qui veille sur lui. Le trajet, qui ne devait être qu'une formalité, devient une véritable aventure.

Asamiya nous montre tout son talent dès les premières pages, avec un style léger et soigné et une belle maîtrise des mouvements. Nous le voyons à chaque coup de sabre ou sort de magie. Le début du récit, s'il est un peu original, n'offre rien de bien palpitant et les déboires de Dark en sont même risibles. Nous sentons quand même que la publication s'est faite dans le temps. Les histoires rapportées sont quasiment indépendantes suivant les tomes. Dark n'apparaît même pas dans le troisième tome, par exemple. Nous suivons les divagations de l'auteur dans un monde fantastique, voir de science fiction, après être entrés dans un univers d'heroic fantasy.

Cela me rappelle la construction du manga d'Appleseed, où les volumes sont également assez indépendants les uns des autres. Dans Dark Angel, l'ensemble passe plutôt bien en suivant le héros dans sa quête initiatique. C'est un peu moins bien si vous souhaitez avoir une vue d'ensemble, qui reste obscure et secondaire par rapport aux différents personnages. A croire que les enjeux ne sont que des prétextes à faire intervenir les différents protagonistes et à dévoiler leurs pouvoirs et leurs caractères profonds.

Dark Angel est sorti en prépublication dans le magazine mensuel Newtype, un peu de la même manière que Miyazaki a dessiné Nausicaä dans Animage. A raison de douze pages par numéro en moyenne, c'est un rythme de publication très lent pour un manga. Les auteurs japonais produisent généralement le même nombre de pages en une semaine ! Au bout de sept ans, l'ensemble a atteint péniblement les cinq volumes, puis finalement l'éditeur, Kadowaka Shoten, a mis un terme à la série, qui n'a pas eu le succès escompté et dont la publication a été trop sporadique. L'auteur, très ouvert à l'extérieur et notamment sur l'étranger, a même entamé une version comics de Dark Angel avec un éditeur américain mais il a finalement stoppé l'expérience au bout d'un volume.

Il s'agit donc d'un manga inachevé. Ce n'est pas forcément très gênant, étant donné la forme du récit même s'il manque une ligne directrice et que l'intrigue principale est pour ainsi dire tuée dans l'oeuf. Dark Angel s'intéresse en effet d'avantage aux personnages et aux phénomènes fantastiques, au gré des aventures des uns et des autres. Un manga à (re)découvrir.

mangas de Dark Angel

Commentaire(1) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Japan Rumble 1.5

Par Pazu le Vendredi 23 mars 2007 21:06 :: Manifestations

2007

Pendant le week-end des 3 et 4 mars derniers s’est déroulée une nouvelle édition de Japan Rumble, la convention orléanaise. Semi édition, qui s’est nommée 1.5 en attendant une édition 2 dans quelques mois.

Selon notre ami Bluepatch, présent sur place, la convention se tenait dans un espace de 250 m2 avec des stands de fanzines doués et sympathiques, des concours de dessins déjantés, des jeux vidéos, de la calligraphie, de la cuisine et des arts japonais.

Voici quelques photos prises le samedi.

Japan Rumble

Le podium

Japan Rumble

Stands jeux vidéos

Japan Rumble

Sangoku mangeant des nouilles

Japan Rumble

Dessinateurs en action

http://www.japan-rumble.org/

Commentaire(1) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Tales of Symphonia

Par Pazu le Jeudi 22 mars 2007 19:04 :: Anime Games

Série, 2007

Avez Zelda, Tales of Symphonia est le titre phare des Role Playing Game sortis sur la Game Cube. Quel rapport a-t-il avec les anime ? Ses personnages sont en fait le travail de Kosuke Fushijima, le célèbre mangaka auteur d'Ah ! My Goddess et You're under arrest. Le jeu comporte quelques cinématiques, qui sont rares mais dignes d'un anime de qualité, notamment celle du générique d'ouverture. La version qui est sortie quelques mois après sur la Playstation 2 japonaise en propose un peu plus.

Tales of Symphonia part de Sylvaran, un monde d'heroic fantasy, qui se meurt, la principale source de magie et de vie devenant de plus en plus rare. De plus, de nombreux monstres peuplent ces contrées, qui sont sous la domination des Desians, crains de tous. C'est dans ces régions pleines de dangers que débute la quête entreprise par un groupes d'adolescents : Llyod, le futur guerrier, Genis, l'apprenti magicien et Colette, une jeune fille qui porte sur ses épaules les espoirs de sauver le monde de Sylvaran.

L'histoire est des plus classiques avec des personnages qui viennent enrichir la troupe de départ, au fur et à mesure des aventures. Les quelques réflexions n'ont rien de transcendant et les discussions ne volent pas plus haut. Le récit est cependant riche en rebondissements et en aventures. Les scénaristes ont réussi à pondre une intrigue suffisamment captivante, avec bon nombres de peuples et des révélations progressives, et des méchants pas forcément tous méchants…L'exploration est vraiment très vaste et en arrivant au bout du parcours, vous aurez l'impression d'avoir bien voyagé, beaucoup plus que dans Baiten Kaiotos, un autre Role Playing Game sorti en Europe pour la Game Cube.

Là, où il y a le plus à dire, est quand même le gameplay en lui-même. Au lieu d'un système de combats au tour par tout ou par carte, celui-ci a tout d'un jeu d'arcades avec pour une fois, la possibilité de combattre jusqu'à quatre à la fois, chacun prenant un personnage actif du groupe. Les techniques avancées et les combos permettent de voir quelques belles petites figures, à coup de jets de lumière ou d'armes magiques.

La partie jeu de rôle reste mono joueur mais là encore, Tales of Symphonia se démarque des autres titres en accordant une très grande liberté de voyage. Certes, l'histoire est plutôt linéaire et certains lieux ne sont dévoilés qu'en temps voulu, mais vous pouvez faire voyager votre groupe sur toute la carte dévoilée. Vous n'êtes pas cantonné à un sommaire déplacement point à point entre des sites prédéfinis. Un des avantages est par exemple de pouvoir éviter un certain nombre de monstres si vous souhaitez vite vous déplacement, ou au contraire de les rencontrer si vous voulez vous renflouer en argent ou gagner de l'expérience.

Il m'est même arrivé d'affronter un des boss dans son fief alors que la quête, où il intervenait n'était présenté que bien après, une dizaine d'heures plus tard dans le jeu. Bien entendu, la victoire a été un peu difficile car mes personnages n'avaient pas forcément le niveau requis. Mais voilà un exemple de liberté. De toute façons, les auteurs du jeu ont introduit des comportements fluctuants même lorsque vous jouez normalement. Deux joueurs n'auront pas forcément la même histoire suivant les choix effectués. En traçant, le jeu peut se finir en une quarantaine d'heures mais il abonde en quêtes secondaires qui peuvent vous amener à effectuer quelques détours ou du moins à mieux fouiller les écrans. Il n'offre guère de difficulté même pour un débutant, les énigmes restant simple, ainsi que les aires à explorer. Nous sommes loin des labyrinthes à la Tomb Raider. Au pire, si vous manquez de finesse, vous passez à côté des quêtes parallèles mais vous ne restez pas complètement bloqués.

A cela, vous pouvez ajouter que le jeu est en cours d'adaptation en une série de quatre OAVs dont la première est toujours prévue pour juin prochain. Dans les bandes annonces, les personnages paraissent plus âgés que sur la console. Le côté enfantin dans le jeu peut sans doute agacer au début mais cela disparaît à la vue de l'histoire de très bonne facture et du plaisir procuré par ce titre.

Colette

Ajouter un commentaire - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Sailor Moon à Paris

Par Pazu le Mercredi 21 mars 2007 18:54 :: Musique

Film, Série, Sailormoon, 2007, Paris, Japon

La diffusion des aventures de Sailor Moon pendant cinq ans a été accompagnée d'une production prolifique de CDs. Nous en comptons au moins une cinquantaine, répartis entre les original soundtracks des séries et des films, les symphoniques, les dramas ou encore les diverses compilations. Certains sortent du lot par leur originalité : C'est le cas de Sailor Moon Super S in Paris, apparenté à la quatrième série.

Le CD est un ensemble de dix chansons avec une touche française dans les paroles, même si l'essentiel reste en japonais. Certains titres sont des grands classiques de la série tels que Moonlight Densetsu, le premier générique original ou encore le thème de l'équipe des Sailors. Dans ce dernier, nous avons juste en plus une voix de présentatrice qui fait des annonces avant et pendant la chanson. Elle s'exprime distinctement même si ses propos ne volent pas bien haut : va encore pour "Je vais vous présenter Hiroko Asakawa, elle va vous chanter une chanson de Sailor Moon" mais vous avez également droit à la réplique culte "Et oui, cette chanson très populaire au Japon va sûrement devenir un énorme succès international et pourquoi pas de l'univers".

Le contenu et les traductions laissent parfois à désirer mais musicalement cela passe plutôt bien. C'est notamment le cas de l'adaptation de Moonlight Destiny avec un choeur en français ou bien encore sur la neuvième piste, Ai no Shugohoshi.

Voici donc un album à découvrir, au moins pour son côté kitsch.

Sailor Moon in Paris

Commentaires(6) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Toei Uzumasa Eiga Mura

Par Pazu le Mardi 20 mars 2007 18:58 :: Japon

Film, Série, 2007, Japon, Toei

La ville de Kyôtô est renommée pour ses monuments historiques et ses très beaux temples, après plusieurs siècles passés en tant que capitale impériale. Une autre curiosité du coin se situe à cinq minutes de la gare d'Uzumasa : Le movie land de la Toei.

Il s'agit en fait des studios de la grande maison de production, Toei, qui ne fait pas que des dessins animés à succès que nous connaissons en France. La firme a produit de nombreux films et dans son âge d'or, les studios de Kyôtô ont été un véritable Hollywood à la japonaise avec moult films et drama de samouraï. Il continue à y avoir quelques tournages de drama et de films que nous qualifierons de série B pour la plupart.

Cependant, la principale activité du site est d'accueillir des visiteurs dans ce village du passé, grandeur nature, avec ses répliques de maisons anciennes et même un pont. Vous pouvez tomber sur un tournage en extérieur mais les studios intérieurs vous sont également ouverts, les spectateurs restant derrière une baie vitrée.

L'ensemble réunit les ingrédients d'un parc d'attractions avec de multiples boutiques, divers ateliers, un musée et des animations. Le musée est un éloge au cinéma japonais mais réserve toute une salle à la gloire des séries sentai, avec une sacrée panoplie de costumes et autres goodies. Vous pouvez d'ailleurs vous faire photographier en costume d'époque. Vous avez aussi une maison hantée – pas visitée – et divers espaces de projections.

Un des spectacles phares est une simulation de bataille au sabre avec des cascadeurs qui invitent le public à s'initier à l'art. Message aux filles étrangères : Evitez de vous asseoir au premier rang, vous êtes sûre de passer sur scène. Pas grave non plus si vous ne comprenez guère le japonais : De toute manière, si le présentateur vous explique en long et en large les différents mouvements qui vont se produire sur scène et tout ce que vous devez faire, aucun des cascadeurs présents ne suit le schéma prévu et vous devez improviser ;o).

Pour finir voici une petite photo prise au milieu du village. Ne cherchez pas à visiter le château au loin, il s'agit d'un panneau pastiche accroché au toit de la maison.

Toei eigamura

Ajouter un commentaire - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Que vaut le premier tome de Cobra en couleurs?

Par Pazu le Lundi 19 mars 2007 20:19 :: Manga

1995, 2002, 2006, 2007, Manga

Je dirai à près treize euros. Ah ce n'était peut être pas tout à fait la réponse attendue?

En 1995, Buichi Terazawa a commencé à composer des nouvelles aventures de Cobra dans un format révolutionnaire à l'époque : Ses planches sont en couleurs et faites entièrement à l'ordinateur, un outils qu'il s'est approprié complètement. Plutôt que de nouvelles aventures, il s'agit d'une nouvelle version. L'auteur reprend l'histoire dès le début avec une nouvelle quête mais avec des personnages connus.

Dans le premier tome, The Psychogun, vous retrouvez la guilde des pirates avec notamment Cristal Boy, l'homme de verre, et Joe Hammerbot avec ses points volants. Ils interviennent dans un contexte complètement différent. Dans cette histoire, Cobra entre par effraction dans un musée pour y voler une pierre mais il se retrouve au milieu d'un autre braquage, beaucoup moins en finesse : Tout un groupe de pirates s'est infiltré dans le bâtiment et se fraye un chemin en massacrant tous ceux qu'ils croisent. Ils s'en prennent finalement à Utopia More, une célèbre archéologue que Cobra sauve de justesse et qui accompagne désormais notre héros, le temps de poursuivre ses recherches.

La première fois que j'avais entre aperçu les premières planches en 1995, j'avais été quelque peu circonspect sur cette version informatisée. Les traits des personnages sont moins prononcés et les images sont plus figées. Cela donne l'impression de lire un anime comics. D'un autre côté, les décors, les effets spéciaux ou autres explosions deviennent superbes, chaque case devenant une illustration en couleurs, digne d'être un poster.

Vous retrouvez également tout l'univers et l'esprit de Cobra qui régie ce titre depuis sa création. Terazawa fait toujours appel à des filles pin-up qu'elles soient policières ou gardes du corps. Cobra se montre toujours égal à lui-même, charmeur avec les dames et impitoyable avec les méchants. L'histoire a toujours ce petit côté sombre avec les multiples morts qui surviennent. Mieux, certains concepts tels que la matérialisation trans-dimensionnelle donne une allure plus moderne et dans l'air du temps que certains graphismes des années soixante dix dans le manga d'origine.

La première  histoire comportait vingt volumes. La nouvelle saga n'en est à son treizième tome depuis l'année dernière, après une longue période d'interruption entre 2002 et 2006.  Chaque tome a donc eu une longue période de gestation, synonyme de gage de qualité dans ce cas. C'est plutôt inhabituel pour un manga, même si d'autres exemples existent avec les  productions de Masamune Shirow.
Cobra
© Taïfu Comics, 2007 - BUICHI TERASAWA and A-GIRL RIGHTS CO. LTD.

Commentaire(1) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Animage de mars - Tsundere Returns!

Par Pazu le Vendredi 16 mars 2007 20:29 :: Découvertes

Série, 2006, 2007, Fullmetal Alchemist

Le numéro de mars du magazine Animage comporte la liste de tous les anime sortis pendant l'année 2006-2007, en vue de l'Anime Grand Prix. Je ne reviens pas dessus mais je vous donne un petit aperçu du reste.

La couverture et les premières pages sont dédiées à une nouvelle série qui débute en avril 2007, Heroic Age. C'est une production Xebec mais avec Hisashi Hirai au character design et connu pour ses dessins des personnages dans Gundam Seed et Sokyû no Fafner. Il travaille donc à nouveau pour un anime de science fiction et de mechas.

Contrairement à l'Animage de février, les autres titres passés en revue sont plutôt ceux qui sont actuellement diffusés, avec par exemple Death Note, D. Gray man ou encore Gintama. Vous pouvez aussi lire une interview de Makoto Shinkai à propos de ses derniers travaux sortis au cinéma en mars 2007. D'autres réalisateurs sont interrogés dans ce numéro : Tsutomu Mizushima (Genshiken, Hare+Guu, XXXHolic), qui dirige Ookiku Furikabutte, une série sur le baseball qui débute en avril. Seiji Mizushima (Fullmetal Alchemist) présente Oh Edo Rocket, une autre série du printemps. Vous avez aussi un entretient avec Toshiki Inoue, un scénariste très prolifique en ce moment (Death Note, Kiba, Sumomo Momomo) et Shô Aikawa, un autre auteur de scénarii (Ayakashi Ayashi, Fullmetal Alchemist, Les douzes royaumes, …).

Notez enfin un poster Rozen Maiden et un booklet spécial tsundere, avec la championne de l'année en couverture, Haruhi. Le terme japonais tsundere qualifie le comportement caractéristiques de certains personnages féminins qui sont imbuvables au début, notamment avec le héros, puis qui montrent progressivement quelques faiblesses. Elles deviennent finalement très liées avec lui. Le fascicule fait le tour des filles de ce type dans les anime récents et vous indique le taux de tsuntsun (froideur) et de deredere (plein d'amour) selon les épisodes. Vous verrez ainsi C.C. de Code Geass, Shana de Shagukan no Shana ou encore Rin Tôsaka de Fate/Stay Night. Le summum est atteint avec les dernières pages où vous avez l'avis d'un « psychiatre » sur le sujet – juste avant une planche d'autocollants desdites héroïnes.

Animage mars 2007

Ajouter un commentaire - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Densha Otoko, la série live

Par Pazu le Jeudi 15 mars 2007 18:46 :: Découvertes

Film, Série, Téléfilm, 2005, 2006, 2007, Gonzo, Manga, Gainax

Voilà un petit aparte dans ce blog avec une présentation de la série drama japonaise de Densha Otokole garçon du train - mais le billet n'est pas hors sujet car nous plongeons au coeur du monde des animefans.

L'histoire est celle d'un conte de fée moderne, à l'image de la belle et la bête. Tsuyoshi Yamada a vingt trois ans et travaille dans une agence de placement, mais c'est un otaku : Il passe ses week-ends à Akihabara, se ruine en figurines et assiste aux conférences de presse de Karin, la doubleuse de son héroïne fétiche de dessin animé, Mina. Habillé comme un plouc, il n'a aucune force de caractère: Il est la risée de son patron et se fait mener par le bout du nez par Misuzu Jinkama, une fille qu'il essaie désespérément de placer plus d'une semaine au même endroit. Il vit chez ses parents, avec un père qui reste au foyer et une mère qui n'est jamais là. Quant à sa petite soeur, elle n'a que du mépris à son égard. Il peut se réfugier dans sa chambre, rempli de mangas et de tonnes de goodies.

La vie misérable de Yamada va être complètement chamboulée. Un soir, alors qu'il est dans le train de banlieue, un vieil ivrogne s'en prend aux autres voyageurs et notamment à une charmante jeune femme. Les autres n'intervenant pas, Yamada ose s'interposer. Même si au final, son action n'est pas des plus brillantes, elle reste un minimum héroïque et il attire l'attention de la victime. De fil en aiguille, vous pouvez vous douter que les deux jeunes gens feront progressivement connaissance.

Le récit montre la métamorphose de Yamada et les efforts surhumains qu'il déploie pour être à la hauteur de la belle jeune femme et se dépasser. Jamais sorti avec fille, il s'affole pour un rien et bafouille en permanence. Au delà de ses maladresses, il se montre sincère et toujours extrêmement gentil et attentionné.

Sur le fond, l'histoire n'a pas énormément d'originalité. Sur la forme, un peu plus. Pour savoir comment se comporter avec une femme, Yamada ne se tourne pas vers ses amis, qui sont sans doute encore plus nuls que lui sur le sujet, mais carrément à un des fora Internet qu'il fréquente. Via écran interposé, il va prendre les conseils de personnes, aux profils très divers : Il y a aussi bien la femme au foyer qui s'ennuie, que le célibataire endurci, le fana de train ou le champion sportif blessé plein de rancune. La série s'enrichit ainsi d'une trentaine d'acteur via ce canal et une bonne partie des épisodes est empli des différentes réflexions lancées par les internaute à coups de « kitaaa » ou de dessins en ascii.

Les inernautes

Le scénario de Densha Otoko serait inspiré par une histoire vraie, rapportée effectivement sur un forum, puis publiée en roman. Ont suivi plusieurs adaptations en manga puis une autre en long métrage en 2005. L'acteur qui jouait Yamada dans le film fait d'ailleurs une courte apparition dans la série mais il est méconnaissable : Il y joue le rôle d'un salaryman vraiment très classe. 

Au delà de l'aspect pseudo virtuel voulue par l'histoire, la série prend le partie d'exagérer à outrance certains comportements. Il n'y a guère de différence entre certains délires présents dans Densha Otoko et ce que vous pouvez voir dans certains anime. Les fantasmes de demande en mariage du rival de Yamada sont particulièrement poilants de ce côté là. L'humour ne vole pas bien haut mais certaines recettes sont toujours efficaces. Entendre le thème de Dark Vador lorsque Yamada reçoit un coup de fil de Jinkama fait son petit effet. Idem lorsque le père de Yamada raconte à ses enfants comment il a séduit leur mère. Cassage d'ambiance assuré ! Les personnages secondaires apportent un plus indéniable et viennent heureusement secouer l'image un peu terne véhiculée par les deux protagonistes principaux.

Le titre regorge de bons sentiments avec ses mini-drames et ses valeurs de fraternité et de droiture mises en avant. Yamada rapporte sa romance sur le net jour après jour, et elle dépasse le cadre de sa propre vie : Aussi bien ses efforts, que le courage dont il fait preuve galvanisent les anonymes qui le suivent, et si certains lui prodiguent des conseils, d'autres réfléchissent à leur propre conditions et à leurs actes manqués. Ceux qui aiment les shôjô mangas devraient adorer ces passages mais certains moments paraissent bien longs, surtout lorsque c'est tout le channel Internet qui se met à pleurer par exemple. Les scénaristes ont eu un goût immodéré pour faire jouer les violons de l'automne.

Yamada no Heya

Autre reproche, l'intrigue, qui aurait pu être parfaite en s'achevant au huitième épisode, est prolongée de façon un peu bancale. Tout juste si la fin n'est pas portée par les personnages secondaires. Avec le succès, les producteurs ont carrément joué les prolongations, après le onzième et pourtant dernier épisode. La série a été diffusée de juillet à septembre 2005 mais un épisode spécial a suivi en octobre et un téléfilm de deux heures a été fait en 2006. Autant vous dire, que ces dernières aventures perdent franchement en saveur par rapport aux premiers épisodes.

Je reviens maintenant sur le générique de début de la série Densha Otoko, qui a un lien direct avec les anime car il s'agit d'une séquence complète en animation. Le travail a été fait par le studio Gonzo et si nous voyons vaguement le titre Densha Otoko apparaître, nous suivons surtout les tribulations du personnage de Mina sur la chanson Twilight du groupe Electric Light Orchestra. L'opening est un vibrant hommage au clip célébrissime Daicon IV de la Gainax. Vous pouvez vous amuser à visualiser les deux en parallèle et remarquer leurs similitudes. Mina a été un personnage créé de toutes pièces par le studio Gonzo pour les besoins du drama mais c'est devenu par la suite le personnage d'une véritable série télévisée, Getsumen To Heiki Mina, qui passe sur Fuji Terebi, depuis janvier 2007.

Mina

Commentaires(2) - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Tezuka Shop

Par Pazu le Mercredi 14 mars 2007 19:00 :: Japon

Tezuka, Studio Ghibli, 2007, Paris, Japon

La gare de Kyôto est adjacente à de nombreux commerces quand elle ne les abrite pas au sein de son bâtiment. L'un d'entre eux, au rez-de-chaussée est une boutique spécialisée dans les goodies des œuvres de Tezuka. C'est un avant poste avancé du musée, qui se trouve à Takarazuka, une ville un peu plus à l'ouest avant Osaka.

Mur peint

La boutique est légèrement en retrait par rapport aux autres magasins de marque, accessibles de plein pied depuis la gare. Quelques éléments permettent cependant de la situer. Tout un mur est peint avec les personnages les plus célèbres, tels que Black Jack ou Léo. Vous verrez également ça et là plusieurs statues moulées de ces mêmes personnages, quasiment en grandeur nature. Les panneaux indiquent en fait le chemin vers un mini musée qui passe des projections mais le tour des lieux est très vite fait.

Irrashaimase

La Tezuka shop est ouverte sur l'extérieur avec Astro à l'accueil et des rayonnages remplis de goodies diverses et variées.

Entrée

Les devantures abondent en petits gadgets style porte clefs ou autres stickers mais le magasin surprend beaucoup par les articles de qualité, style foulards ou cravates en soie, même s'ils sont estampillés Tezuka. Cela fait moins magasin de jouets qu'une boutique Ghibli par exemple.


Rayons

Notez enfin, que des boutiques Astro "itinérantes"  existent désormais. Après une première expérience à Tôkyô cet hiver, il y en apparit deux autres, l'une sur Kyôtô du 18 au 31 mars 2007 et la deuxième à Hakata, au nord de Kyûshû, du 16 mars au 6 mai 2007.

http://shop.tezuka.jp/

Ajouter un commentaire - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

Samurai Deeper Kyo, le manga

Par Pazu le Mardi 13 mars 2007 20:45 :: Manga

Film, Série, 2002, 2006, 2007, Japon, Naruto, Bleach, Tsukasa Hôjô, Manga

Les adaptations de shônen font un tabac à la télévision si vous pensez à Naruto ou à Bleach en ce moment. En revanche, certains titres se sont plus rapidement essoufflés. Alors que Kenshin le vagabond a bien marqué son époque avec une série à rallonge, moult OAVs et des films, Samurai Deeper Kyo, qui est pourtant sur le même créneau, est passé plus inaperçu. Il n'y a eu qu'une adaptation en anime en 2002 par le studio Deen, un anime qui ne reprend que le début du manga.

Le début de l'histoire est semblable à Docteur Jeckyll et Mister Hide, avec Kyoshiro, gentil pharmacien de son état, qui se transforme, lorsqu'il y a danger, en un puissant samouraï aux yeux rouges, Kyo le démon aux mille victimes. Il accompagne la jolie Yûya, une aventurière qui souhaite à l'origine toucher la prime pour la capture de Kyo. Au fur et à mesure, le duo devient tout un groupe avec l'arrivée, entre autres, d'un jeune combattant à la lance, Tigre Rouge, et d'un puissant samouraï poète, Yukimura Sanada.

Le voyage est d'abord ponctué de combats mais l'histoire se complexifie avec les révélations sur le passé des personnages et sur la véritable identité de certains membres du groupe. Dans son manga, Akimine Kamijyo a inséré des personnages historiques mais en se donnant de très grandes libertés avec les événements. Il n'est pas seulement question de technique de sabre et de force de volonté mais carrément de magie : Les attaques surpuissantes mettent en action les éléments comme l'air, le feu ou l'eau, sans oublier des techniques de guérison. C'est de l'heroic fantasy version samouraï. L'anime rajoute même la notion de monstres, avec les adversaires qui se transforment systématiquement en bêtes. Le manga est plus réfléchi même s'il est question d'êtres artificiels.

Le trente huitième et dernier tome est paru au Japon en mai 2006. C'est quand même un nombre de volumes non négligeable, mais l'épopée a moins d'envergure que ne laisse croire la longueur de la série. L'histoire se résume surtout à une succession de duels avec une surenchère sur les techniques utilisées et un grand nombre de personnages, qui se succèdent. En lisant le dernier tome en date paru chez nous, l'intrigue s'apparente à une longue incursion au cœur du camp ennemi, avec des adversaires à abattre pour franchir les niveaux. Si les références historiques n'apportent rien, les diverses intrigues liées au passé donnent un peu de diversité et un bon fil conducteur à un récit extrêmement lent.

L'histoire met en exergue les valeurs d'amitié et de sacrifice qui caractérisent les membres du groupe, ainsi que les diverses évolutions que connaissent les personnages. Cependant, il n'y a rien de bien original à ce niveau là et c'est tout juste si cela ne fait pas partie des ingrédients marketing pour attiser l'intérêt du lecteur. Nous avons droit également à diverses scènes de fan service avec Yûya qui se fait malencontreusement déchirer tous ses vêtements ou de beaux plans sur la poitrine opulente d'Okuni, un autre personnage féminin du groupe. Sans oublier les moments sensés être comiques avec les nombreuses gamineries entre les compagnons.

Le manga vaut pourtant la peine d'être lu. Si ce n'est pas pour son histoire, écrite par Akimine Kamiyo, que ce soit au moins pour ses dessins à la fois légers et très soignés. A chaque attaque spéciale, la mangaka nous concocte un très joli feu d'artifice, avec son trait élancé et plein de mouvement. Les personnages sont le plus souvent très charismatiques et plein de majesté lorsqu'ils combattent. Nous sommes à cent lieux d'un style rigide que nous avions reproché à certains travaux de Jirô Taniguchi et de Tsukasa Hôjô.

Samurai Deeper Kyo 25

Ajouter un commentaire - Discuter de ce billet sur le forum - Lien permanent

22-07-08 23:25 nana : coucou

20-07-08 14:53 nour : slt les manga je vous addors et je cherche à des nouvelles tofs ou vedeo de votre dessins annimées

15-07-08 15:39 Magda : Woaa vrément trop cool

31-05-08 22:37 bb king : c qd que vous nous filer les résultats de lanime rgand prix numéro 30?

31-03-08 22:13 Axou : mmmh du hentai ??? mdr

02-02-08 20:35 connexion12 : merci a tous laisser moi des commentaire

08-12-07 12:10 malick : je voudrai recevoir ce jeu hokuto

08-10-07 15:19 yaya : ta note" L'anime pour fan blasé" mdr
t'arrêtes de me décrire hein :p


29-08-07 18:34 Pazu : Ai no melody - la mélodie de l'amour, d'après le CD de la B.O. sorti en France.

29-08-07 14:26 jessica : J'aurai voulu savoir si vous saviez quel était le titre de la musique de fin du film Origine.

17-06-07 11:45 Pazu : Dans les librairies de BDs d'occasion (boulier, etc...) mais il y a peu de choix. Les depots ventes des conv sont mieux.

11-06-07 21:39 Amélie : Est-ce que qqun sait ou on peut trouver des mangas d'occasion à Paris?

09-06-07 14:31 Freddie : Y a plein de manga ici!

07-06-07 21:02 Pazu : Je vais essayer de décorreler la shoutbox des commentaires billet mais faur arrêter d'être bavare comme ça :)

06-06-07 21:08 Diyo : Impossible de laisser des commentaires sur le blog. Soit ils sont trop longs (et pourtant...), soit ils font référence à un site web (et pourtant)... C'est un peu strict... Bref, j'abandonne...

05-06-07 18:56 Pazu : Tous les liens sont désactivés dans les commentaires à cause des méchants robots spammeurs.

03-06-07 14:40 sed : bouh on ne peut pas mettre de trailers dans les commentaires ?? ben en tout cas skull man àl'air d'etre bien niveau graphisme ambiance rien qu'en visionnant les trailers :p quelqu'un à zyeuté les episodes ??

15-05-07 20:43 Pazu : J'ignore s'il y a site plus mondial à ce sujet là - Nous ne faisons déjà pas la Belgique ni la Suisse...

15-05-07 14:43 sanaa : salut a tous je veus savoir des infos s'il y a moyen de penser a vos fanes au MAROC et s'il aura une manifestation de japanimation.

12-04-07 17:25 Pazu : Vous avez la rubrique actualités du site pour voir les prochaines dates des conventions des mois à venir.

12-04-07 10:39 aymeric : je souhaites connaitre la prochaine exposition qui se tiendras dans le nord a vous lire merci

08-04-07 21:17 yoh : yeah le retour de la shout

02-04-07 15:32 0410yuna : Bonjour a tous! Je cherche des infos pour savoir quand aura lieu la prochaine manisfestation de japanimation sur lyon. Si quelqu'un a des renseignements merci de m'avertir.

17-03-07 16:31 Eichina : moi suis trop fan de shonen ai (ah ah ah) genre Kyo kara maou Gravitation, Loveless

01-03-07 00:09 Le+Mamelouk : Mon budget mangas a encore augmenté T_T
Faut que j'arrête de m'informer :p


28-02-07 23:34 Pazu : Chouette des lecteurs. Merci pour les compliments. Taifu a bien fait de nous envoyer ses nouveautés :P

28-02-07 21:19 Dromar : Merveilleuse idée en effet ^^
C'est un plaisir de lire tes critiques, particulièrement ces derniers temps.


28-02-07 20:41 Le Mamelouk : Merveilleuse idée que de nous faire découvrir des mangas peu connus ! :)

24-02-07 22:35 Marie-Pier Brien : Des Animes Manga

23-02-07 21:14 Makimimi : Vive le manga

Votre nom:

Votre email:


Tags
1995 1996 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Série Film OAV Manga Paris Japon Strasbourg Orléans Novice Expert Culture Webmaster Dessin Fullmetal Alchemist Nausicaä Dragon Ball Naruto Miyazaki Toei Studio Pierrot

anime manga Aggregator Sama
anime manga Animint
rss
Valid XHTML 1.0 Strict
Blogchan

Ajouter un Site - Moteur de Recherche - Nous Contacter - Accessibilité - Confidentialité - A propos