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Les sites web des éditeurs de mangas en français

Par Pazu le 24 août 2009 20:08 :: Webmastering :: 3 commentaires »

A cause d'un projet en cours, sur lequel je reviendrai, je me suis à arpenter les sites des éditeurs de manga en français, beaucoup plus assidument que d'habitude et de les voir sous un angle plus critique, à force de m'en servir pour glaner des informations. Le panorama date donc de cet été 2009, en espérant que les défauts de certains sites ne soit plus d'actualité dans le futur.

La politique éditoriale des sites web diffère d'une maison d'édition à l'autre, notamment avec la présence ou non d'un blog ou d'un forum qui apportent leurs flots de nouvelles, qui peuvent se révéler plus fournies que la partie catalogue du site. Cornelius est un bon exemple, avec une navigation titre par titre est un peu limitée alors que la partie blog annonce chaque sortie.

Le contenu et le ton des blogs diffèrent également. L'essentiel du contenu tourne autour des titres publiés mais avec plus ou moins de liberté. Le blog de Kurokawa rapporte des anecdotes du Japon tandis que nous sentons celui d'Asuka plus focalisé sur la promotion.

Dans mon cas, je recherchais des détails sur des titres en particulier, sans forcément passer par l'espace presse à chaque visite, donc je visitais plutôt les catalogues. Le premier constat est que je n'ai toujours pas vu de site pour 12 bis alors qu'ils éditent plusieurs mangas maintenant, notamment Detroit Metal City, qui a remporté un Japan Award cette année et que beaucoup connaissent déjà via l'anime. A moins que quelqu'un ait une url officielle à me communiquer?

Pas mieux non plus pour des sites dont la fraicheur des informations laisse à désirer, alors que l'éditeur sort bien des nouveautés. A l'heure actuelle, vous constatez ainsi un décalage entre le catalogue étoffé de titres Panini, disponibles dans le commerce, et le contenu de la vitrine web de l'éditeur. 

Les maisons d'édition ont bâti des espaces spécifiques pour leurs publications manga. C'est logique lorsque le label est déjà à part, tel que Kana qui dépend de Dargaud, ou Doki-Doki pour Bamboo. Glénat et Soleil ont choisi de faire des instances séparées de manière simple, en accolant manga à leur adresse principale. Delcourt et Casterman dupliquent les fiches en affichant leurs parutions manga sur leurs sites mais aussi sur celui de leurs labels respectifs, de manière plus complète, à savoir Akata et Sakka.

En débarquant sur un site web, la première chose que vous voyez, c'est bien entendu la page d'accueil. A de rares exceptions, la logique est similaire d'un éditeur à l'autre, avec l'affichage des sorties les plus récentes et la promotion d'événements particuliers, avec souvent un titre phare mis en évidence pour bien marquer le visiteur.

Néanmoins, les pages sont plus ou moins tendances, et surtout plus ou moins ergonomiques. Les éditions Tonkam ont refait leur mise en page pour abandonner leur look un peu rétro de leur mouture précédente. C'est louable mais je doute que vous ayez le temps de lire les titres de toutes les nouveautés qui défilent à toute vitesse, en haut, et encore moins de cliquer dessus. Visuellement, la barre de navigation est en revanche trop discrète et je ne repère pas immédiatement le lien vers le catalogue.

Autre effet fait style chez Kana, avec les couvertures qui défilent mais il faut savoir utiliser la barre du bas pour faire avancer les images plus vite et aussi comprendre quand est-ce que l'image ou le texte est cliquable, sans oublier le temps de chargement. Question ergonomie ratée, le summum est atteint dans les menus du haut, où il faut faire preuve de doigté pour accéder à un titre dans la liste par ordre alphabétique. Pour atteindre les fiches manga, vous devez forcément faire coulisser l'ascenseur étroit, propre au menu, et bien entendu, en ratant la colonne avec la souris - ce qui m'arrive une fois sur deux - vous perdez le menu déroulant.

Je pensais avoir une interface plus facile d'utilisation en allant directement dans la liste par ordre alphabétique, sur une page plus grande, au lieu d'essayer de passer par le petit menu de l'accueil mais là encore, vous pouvez constater la présence d'un ascenseur maison sur la liste, au lieu d'avoir une page qui dépasse l'écran et de laisser le visiteur utiliser l'ascenseur de son navigateur préféré.

Si vous cherchez un titre par ordre alphabétique, Pika adopte un système de mini-liste avec ascenseur étroit et moteur de recherche incorporé, où vous finissez par mettre les premières lettres du titre que vous souhaitez voir apparaître.

Pourquoi donc ne pas utiliser une liste bête et méchante? Même si elles ne sont pas accessibles forcément dès le premier clic, elles ont le mérite d'exister dans plusieurs sites. Asuka opte pour une présentation d'une sélection de titres avec des logos, mais un lien derrière aboutit à la liste complète par ordre alphabétique, en mode texte. La liste de Tonkam est affichée sur une page claire et concise. Idem pour Ki-oon et Doki-doki qui affichent les titres par ordre alphabétique, en distinguant juste les séries terminées des parutions en cours.

Soleil n'a en revanche qu'une version avec les logos des séries, qu'il faut déchiffrer pour extraire les titres. Idem pour Taifu Comics mais, personnellement,  la lecture des logos gêne moins, la classification est par genre limite la taille des listes, et à la rigueur, cela sied plus au look du site en général qu'une version texte qui ferait trop sérieuse.

Pour retrouver un titre, vous me conseilleriez plutôt d'utiliser les moteurs de recherche de ces sites, mais là, je rencontre un autre problème. Les systèmes implémentés exigent d'utiliser le mot exact, sans pardonner la moindre faute de frappe et ils renvoient zéro résultat dès qu'il vous manque une lettre ou que vous en avez inversé deux. Du coup, je privilégie les listes, où en plus les titres sont accessibles directement aux clics de souris.

Je note au passage que c'est l'un des avantages de Google qui est tolérant de ce côté-là et c'est une fonctionnalité qui pourrait m'amener à basculer aussi le moteur de recherche d'Animint vers une version Google, si j'ai l'assurance que toutes les pages sont indexées.

Pour conduire plus facilement leurs visiteurs vers des titres susceptibles de les intéresser, via une thématique, les sites des éditeurs présentent plutôt leurs mangas par collections. Le grand classique est d'avoir des espaces Shôjô, Shônen et Seinen. Après, vous avez quelques variantes pour qualifier les titres shônen plus matures, ou bien encore pour indiquer que des mangas sont pour les plus jeunes. Les sites isolent aussi des thèmes du genre horreur, humour ou rétro.

La classification Shôjô, Shônen, Seinen peut paraitre abscons mais nous finissons tous par nous y habituer. Les éditeurs ont parfois leur propre terminologie mais elle reste simple à suivre, à l'exception peut être d'Akata, où les noms vous dépaysent complètement. Vous parvenez à faire correspondre Sakura à Shôjô et Ginkgo à Seinen mais sans doute pas au premier coup d'œil, et que dire alors de la collection Fumetsu.

Arrivons enfin au cœur du sujet, à savoir les fiches des différents mangas, avec en gros une couverture, un résumé, l'auteur et quelques détails supplémentaires. La règle générale est d'avoir une fiche série puis ensuite une page par volume paru, sauf pour Kurokawa, qui ne regroupe pas les tomes d'une même dans un dossier de présentation commun.

Sur leur site, le lien existe entre les volumes mais vous ne pouvez pas basculer facilement sur l'ensemble des volumes existants quand vous commencez au dernier volume. L'historique de navigation immédiat est limité à quelques titres dans le passé. Pas pratique quand vous êtes sur le  volume 18 qui est sorti et que vous vous intéressez au premier tome pour voir de quoi il s'agit comme histoire, au début.

Au niveau contenu, la surprise vient de Pika, où il manque souvent des résumés alors que vous avez les titres de tous les chapitres, pour chaque tome. C'est étonnant pour un site, qui a eu une apparence très professionnelle dès ses débuts, alors que les concurrents ne lésinent pas sur les détails en général.

Si le résumé de chaque volume peut être léger, la série est au moins correctement présentée, avec des textes plus ou moins longs. Dans ce domaine, la navigation chez Kana s'avère très agréable pour basculer rapidement d'un volume à l'autre, sans voir l'impression de perdre de temps à recharger toute la page.

La différence se fait ensuite sur les détails, tels que la biographie de l'auteur ou bien des renseignements sur le manga au Japon. C'est toujours bien de savoir si la série est complète ou bien encore en cours de parution là-bas.

Dans l'ensemble, et c'est valable pour tous les sites cités, vous obtenez des informations pertinentes avec des politiques plus ou moins ouvertes quant à la lecture d'extraits de manga en ligne, pour se faire une meilleure idée. Cela va du simple scan d'une planche à la mise à disposition d'un chapitre complet.


Site web des editeurs manga

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L'Animage d'août 2009

Par Pazu le 18 août 2009 19:08 :: Découvertes :: Aucun commentaire »

Ce mois-ci, Animage fait sa une avec K-ON en couverture et une dizaine de pages à l'intérieur, en revenant sur les épisodes, les styles des personnages et sur leurs doubleuses. Après, Fullmetal Alchemist Brotherhood se taille encore la part du lion, avec la présentation des voyageurs du pays de Xing, Fu, Lan Fan, Lin Yao et May Chang. Le numéro offre aussi quelques petites goodies Fullmetal Alchemist.

Le magazine aborde ensuite les films de l'été, d'abord Kara no Kyoukai - Satsujin Kôsatsu - Go, le 7ème film qui suit chronologiquement le deuxième film, où Mikiya Kokuto soupçonnait la fille de ses rêves, Shiki Ryougi, d'être une meurtrière en série. Ensuite, il est questions de Summer Wars et du 12ème film de Pokémon. Les autres longs métrages sont à peine mentionnés, avec un mélange d'animation 2D et 3D, en incluant les productions étrangères. La liste couvre cependant tout 2009, avec entre autres, Tales of Vesperia The First Strike le 3 octobre et un nouveau film de One Piece le 12 décembre.

Les pages suivantes traitent des séries en cours ou finies récemment, telles que Basara, 07 Ghost, Bakemonogatari, Taishô Yakyû Musume, Canaan, Aoi Hana, Higashi n Eden, Gintama, Saki, Guin Saga et Basquash. Les rédacteurs arrivent encore à caser du Macross Frontier et Kuroshitsuji, à l'occasion de la sortie de DVDs.

L'interview du mois concerne Seiji Kishi, le réalisateur qui a dirigé l'adaptation en anime de Ragnarok et la série humoristique Seto no Hanayome - Ma fiancée est une sirène. A la suite, vous pouvez lire quelques textes sur Despera de Yoshitoshi Abe, avec une planche reproduite dans le magazine.

Dans les brèves, il est surtout questions des suites ou des spin-off de séries plus ou moins affligeantes, qui doivent débarquer en octobre, genre Queen Blade, To Aru Kagaku no Railgun dérivée de To Aru Kagaku no Index, et Nogizaka Haruka no Himitsu Purezza. Darker Than Black doit aussi faire son retour à l'automne, ainsi que Tegami Bachi, qui a droit à une série entière et non plus un petit film d'une demi heure.

Le prochain Gundam devrait être Gundam UC et parmi les OAVs prévues, vous avez du Prince of Tennis et du Shakugan no Shana. Animage indique aussi une prochaine saison en route pour Natsu no Arashi et il s'attarde un peu sur Durarara, tiré du roman éponyme écrit par Ryohgo Narita, qui est aussi l'auteur de Baccano. Le character design d'origine de Durarara  est signé Suzuhito Yasuda, le dessinateur du manga Yozakura Quartet. Les principaux personnages présentés pour Durarara ressemblent beaucoup à ceux de Yozakura Quartet.


Animage Aout 2009

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Dragon Ball Tenkaichi Daibôken sur Wii

Par Ludwig le 13 août 2009 21:08 :: Anime Games :: 1 commentaire »

Dragon Ball Tenkaichi Daibôken est une des rares adaptations de la première partie du manga d’Akira Toriyama contrairement à Dragon Ball Z qui se voit, tous les ans, décliné en bon nombre de titres.

C'est bien simple, la dernière adaptation Dragon Ball tout court sur console de salon, remonte tout bonnement à la Nintendo Super Famicom! Aujourd'hui, Bandai nous gratifie d'un titre sur la console de salon Nintendo du moment, la Wii.

Allez, parlons un peu de ce Dragon Ball Tenkaichi Daibôken qui sera certainement appelé Dragon Ball Revenge of King Piccolo dans le reste du monde. Quand nous lançons le jeu dans la console, nous obtenons une sympathique introduction animée munie d'un design un peu trop moderne avec un aspect plastique et lisse se rapprochant de Dragon Ball GT.

Nous remarquons très vite un aliasing, une pixellisation sur le bord des personnages, assez disgracieux qui se retrouvera sur toutes les cinématiques.

Voici le contenu des menus : Mode aventure / tournoi / magasin / option et galerie. Rien de plus classique dans les jeux de cette époque.

Attardons-nous maintenant sur le mode aventure qui est prépondérant dans ce jeu. Il s'agit d'un découpage de la série Dragon Ball en plusieurs chapitres et sous-chapitres. Premier détail qui fâche les puristes : Le chapitrage, bien qu'il essaye de suivre la trame scénaristique de Dragon Ball, nous pond tout de même des parties de plate-forme action dans des décors inconnus de l'oeuvre originale de Toriyama. Heureusement que la majorité des scènes cultes sont tout de même présentes. Déplorons néanmoins que le jeu commence après le premier Tenka-ichi Budokai, le tournoi des arts martiaux, tronquant ainsi la narration d'une bonne partie du début.

Alors de quel type de jeu s'agit-il me direz vous? Eh bien, il s'agit d'un jeu mélangeant pas mal de genres de gameplay. La majorité du temps, vous aurez droit tout bonnement à un jeu de plate-forme type 2D, inséré dans un game design 3D. Cette partie plate-forme sera très souvent ponctuée de phases Beat-them-all assez rudimentaires puisque la liste de coups peut se compter sur les doigts de la main, sans réelle possibilité de combos.

Ensuite, une fois la linéarité des premiers chapitres terminée, une petite place est laissée à l'exploration. A ceci s'ajouteront de manière sporadique quelques trop rares interactions de style quick time event. Nous devons bien, de temps en temps, secouer la manette ou éviter des objets en bougeant mais cela reste très limité.

Niveau gameplay à proprement parler, après un léger temps d'adaptation, nous arrivons plutôt bien à maîtriser les mouvements de Goku, qui est le seul personnage jouable dans la partie aventure. Notons tout de même que la détection de mouvements de la wiimote est très peu utilisée mais, n'étant pas un grand fan de son utilisation à outrance, force est de constater que ce choix s'avère relativement judicieux.

La difficulté du titre est tout de même mal dosée notamment dans certaines progressions face au boss de fin de chapitre où il faudra plus compter sur l'abnégation et la chance pour réussir que sur son talent. Merci les continus infinis!

Durant la partie, il faudra, bien sûr, terminer la mission tout en essayant de récupérer le plus d'argent possible qui servira à acheter des items dans la boutique mais aussi trouver un maximum de coffres où sont cachées certains items typiques de Dragon Ball. Vous verrez ce dont je parle quand vous y jouerez!

Il est à noter qu'entre les différentes missions, les cinématiques sont plutôt rares et c'est très dommageable pour un jeu adapté d'animé.

Concernant l'habillage esthétique, les graphismes des personnages et des décors sont fidèles, vivant et réussis et ce même avec l'aliasing qui, je vous l'assure, se fait vite oublier! Bonne initiative aussi de "mangaïser" la réalisation avec l'ajout d'onomatopées et de trames, même si ces dernières varient peu!


Dragon Ball Screenshot


Côté musique, nous ne pouvons pas dire que ce soit une réussite. Non seulement il ne s'agit pas des musiques de Shunsuke Kikuchi mais en plus, les compositions musicales du jeu sont d'assez mauvaise facture et ne collent pas du tout avec l'ambiance "DéBéienne".

Et si nous abordions deuxième gros mode de jeu à savoir le mode tournoi? D'accord, mais pas très longtemps et pas de manière très élogieuse. Vous le devinez, ce mode ne présente que très peu d'intérêt !

Il comporte un nombre limité de concurrents, bien que certains soient déblocables, avec une seule arène de combat, à savoir l'arène du Tenka-ichi Budokai, où nous ne pouvons même pas faire sortir son adversaire - une honte ! - et avec toujours le même nombre de coups hyper limités. Croyez-moi, si c'est la baston que vous recherchez, allez plutôt du côté d'un bon vieux DBZ Sparking Wii ou bien d'un DBZ PS2, vous serez davantage comblés!

Ainsi se termine ce test de Dragon Ball Tenkaichi Daibôken sur Wii. Les attentes des joueurs fans du manga originel étaient importantes mais Bandai a-t-il été à la hauteur des espérances? Personnellement, je pense que non car le jeu, bien que fidèle aux 17 premiers volumes des aventures de Goku, s'en éloigne trop et ce à cause de parties plate-forme trop présentes, d'une difficulté mal dosée et de phases de combats en 1 contre 1 vraiment mal travaillées.

Attention, tout n'est pas à jeter dans ce jeu car le fait de retrouver la plupart des personnages attachants de l'univers de Dragon Ball avec un design et des animations proches du manga et de l'anime demeure jubilatoire. Surtout pour le fan qui, un après-midi de 1988, a découvert les aventures d'un espèce de singe avec émerveillement à la télévision française!



Dragon Ball Wii


Dragon Ball Tenkaichi Daibôken
Plateforme: Wii
Editeur: Bandai
Année: 2009
Genre: Plate-forme / Beat them all
Joueur: 1 joueur mode aventure / 2 joueurs en mode tournoi
Site officiel: http://www.bandaigames.channel.or.jp/list/db_tenka/

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Les anime de l'été 2009 (2/2)

Par Pazu le 09 août 2009 15:08 :: Découvertes :: 2 commentaires »

Suite et fin des impressions sur les séries de l'été 2009, avec un peu de recul étant donné qu'elles sont bien entamées. J'aborde donc Zan Sayonara Zetsubô Sensei, Yoku Wakaru Gendai Mahô, Fight Ippatsu! Juden-chan!, Needless, Element Hunters, Taishô Yakyû Musume, Kanamemo, Princess Lover, Spice & Wolf II et enfin Umineko no Naku Koro ni.

Zan Sayonara Zetsubô Sensei est la troisème série dérivée du manga paru chez nous sous le titre de Sayonara Monsieur Désespoir, qui met en scène un professeur qui broie du noir en permanence. Avec le même staff aux commandes, les nouveaux épisodes sont dans la lignée des précédents et des 3 OAVs sorties juste avant. Je ne m'attarderai pas plus dessus.

Je n'ai pas du tout accroché à Yoku Wakaru Gendai Mahô, Le réalisateur commence avec une scène de combats entre magiciens, visiblement située au milieu de l'intrigue, puis il met du temps à amorcer l'histoire, qui est pénible à suivre. Les personnages principaux ne sont même pas encore tous apparus, que vous avez droit à des images pétobear, où l'apprentie magicienne se promène les fesses en l'air, sans culotte.

Pour le semblant d'intrigue, l'héroïne hérite d'un sceptre légué par son grand-père et décide d'intégrer une école de magicien pour maîtriser la magie. Elle sait qu'elle a le don car elle peut lire le carnet de notes de son grand-père, un carnet que ne peuvent pas lire les communs des mortels,  mais elle ne s'est pas encore éveillée.

Le concept magique ici, est que l'univers est rempli de codes et que les magiciens sont capables de les altérer. Une modification des codes a une influence sur la réalité. Ainsi, une magicienne vend ses services en trafiquants les téléphones portables d'un vendeur pour qu'ils suscitent les clients à les acheter. Au moment où l'apprenti magicienne pénètre à l'école, un mystérieux personnage surgit, visiblement intéressé par les pouvoirs légués par le grand-père. S'en suite une course poursuite et l'éveil des pouvoirs de la jeune fille, face au danger. Un récit pseudo classique, qui ne donne pas envie d'aller plus loin.

Fight Ippatsu! Juden-chan! Est tire d'un manga de Bow Ditama, l'auteur de Mahoromatic et de Kiss x Sis donc ne vous étonnez pas des scènes de fans service, moins nombreuses que je ne le craignais dans un premier épisode, parcouru très rapidement. Je suppose qu'ils se rattrapent par la suite.

Plug Cryostat est une envoyée de Neogem, issue d'une dimension parallèle et elle a la tâche de recharger les batteries des humains qui sombrent dans la dépression. Elle le fait au sens propre, c'est-à-dire que vous voyez apparaître une prise géante quand elle se met en action. Plug peut voler et elle d'autres capacités mais elle accumule les gaffes, quand elle ne se ramasse pas un gadin. Elle essaie tant bien que mal de s'intégrer parmi les humains.

Needless est également adapté d'un manga plus Seinen que Shônen. Pas tellement pour ses thèmes orientés petite culotte mais pour son ton décalé. Suite à une grande guerre, un nouvel ordre mondial a vu le jour et les Needless, des personnes, qui ont des pouvoirs surnaturels, imposent leur tyrannie sur les populations. Cruz s'est engagé dans la résistance mais le groupe est décimé pendant une attaque. Dans sa fuite, il rencontre Blade, un mystérieux combattant capable de terrasser un robot de combat à mains nues.

La situation n'a rien d'originale avec une situation connue d'un petit groupe de super héros qui défie un gros méchant, qui envoie ses sbires pour leur régler leur compte. Le personnage d'Eve Neuschwanstein, complètement déjantée, apporte de la fraîcheur et suscite quelques sourires mais la série ne révolutionne pas le genre.

Element Hunter est l'anime qui sent à première vue, le produit ersatz de Digimon et autres Pokemon à plein nez, dès le générique de début. D'abord un petit mot sur le concept: La Terre du futur est en proie avec un phénomène inexpliqué de disparition d'éléments atomiques dans une zone donnée. Ainsi un évanouissement d'oxygène en plein océan Pacifique provoque un trou béant, qui déclenche des tsunamis quand ce n'est pas un élément indispensable à la vie qui disparaît dans une zone habitée.

Les éléments disparaissent en fait d'un univers parallèle, une Terre reflet. Ils s'incrustent dans des animaux de la faune locale et les transforment en monstres. Trois gamins se retrouvent envoyés en mission là-bas, armés de gadgets spéciaux. Leur but est de terrasser le monstre et de récupérer l'élément perdu.

Les premiers épisodes ne s'embarrassent pas de transition pour amener le sujet et les règles du jeu sont exposées en quelques minutes pour montrer comment fonctionne le monde. Un élément particulier est abordé par épisode : Azote, Carbone, Oxygène, Hydrogène et Béryllium pour les premiers. Bref vous sentez venir le schéma du scénario gros comme une maison, sauf que l'anime s'avère un petit peu plus subtil.

S'il est indéniable d'avoir une mission par épisode, le récit est moins linéaire qu'il ne parait. Un autre groupe de gamins existe et effectue les mêmes missions pour le compte du gouvernement international et ils vivent sur une station spatiale, bien à l'abri des dématérialisations qui se produisent sur la Terre.

En ce début de série, les missions sont presque un peu annexe par rapport aux autres sujets, tels que les liens entre les membres du groupe et surtout la nature des mystérieux commanditaires qui a sélectionné les trois enfants, en faisant concurrence aux autorités. Le fait que l'anime soit produit par la N.H.K. laisse espérer qu'il soit moins bateau qu'un titre purement commercial. Tout au moins, c'est ce que laisse présager le début.

Taishô Yakyû Musume officie également dans l'habituel en traitant de baseball mais avec sa touché d'originalité: D'une part le récit se déroule en 1925 et il concerne une équipe de jeunes filles au collège. Le choix de l'époque donne un mélange inhabituel où une partie des filles sont en sailor fuku, l'uniforme de marin moderne couramment porté aujourd'hui par les jeunes japonaises, et les autres encore en kimono. Les usages sont également différents avec des relations garçons filles plus formelles et des projets de mariages déjà en vue.

Le reste prend une tournure plus courante avec la formation d'une équipe au sein d'une école de fille, avec des personnages très divers et qui devient de plus en plus soudée au fur et à mesure des étapes : Formation du club, premiers entraînements, première grosse défaite puis réentraînement. Le concept de départ peut paraître invraisemblable mais après vous obtenez une série sur le baseball, agrémenté de vie scolaire et de romances.

Kanamono se déroule aussi avec des personnages féminins essentiellement. Kana, 13 ans, vient de perdre sa grand-mère, qui était sa seule famille. Se croyant à la rue, elle trouve refuge au sein d'un journal du coin, qui la blanchit et la nourrit. Elle rejoint l'équipe composée de filles, qui poursuivent encore leurs études et distribuent les journaux pour pouvoir vivre.

L'anime relate la nouvelle vie de Kana, qui concilie la classe et son job d'appoint, avec ses collègues pleines d'entrain. Le scénario est orienté tranche de vie mais le style est burlesque, avec du fan service qui devient très lourd, avec notamment une des membres de l'équipe obsédée par les formes de ses copines en permanence. Pour vous donner un bref aperçu du genre, le chapitre de la distribution des exemplaires, en maillot de bain, dans les rues, précède l'épisode du bain public toutes ensemble.

Le générique de début de Princess Lover donne également une impression de comédie extravagante, avec des images de princesse qui débarque en carrosse au lycée.  Les personnages ont des airs de déjà vu avec une sosie de Moka de Rosario+Vampire et une protagoniste qui ressemble à Saber de Fate Stay Night.

Le scénario fait dans la démesure. Le jeune Teppei Arima, qui a toujours vécu modestement, a perdu ses parents et il est accueilli par son grand père maternel, le chef du richissime groupe Arima. Celui-ci le désigne publiquement comme son successeur, dès la première réception à la quelle il participe. Teppei se retrouve alors dans une immense bâtisse rien que pour lui, avec toute une armée de domestiques. Mieux, il apprend qu'il a une fiancée, Sylvia van Hossen, une escrimeuse hors pair.

Quant à la nouvelle école qu'il fréquente, il s'agit du meilleur établissement privé du pays, qui s'étend sur des centaines d'hectares et les généreuses donations de son grand père fait de Teppei un élève très en vue. Sur place, il retrouve Sylvia mais également Charlotte Hazellink, une princesse qu'il a sauvée des griffes de voyous.

Le côté grand guignolesque rappellent des titres tels qu'Akane Iro ni Somaru Saka. L'histoire sent le harem à plein nez, avec une liste à rallonge de filles qui gravitent autour de Teppei. Est-ce pour autant un anime à oublier au plus tôt? Pas si sûr. Le récit débute sur une touche dramatique, avec la disparition des parents de Teppei, sous la forme d'un accident qui maquillerait en fait un crime. Les aspects burlesques et insouciants prédominent mais des petites touches dramatiques percent ça et là, qui laissent espérer quelque chose de plus consistant.

J'avais bien aimé les personnages et le début de la première série de Spice & Wolf mais j'avais trouvé l'ensemble un peu décousu avec les étapes successives du voyage de Lawrence et Horo, agrémenté de notions commerciales qui apportait un plus à l'atmosphère mais pas forcément à l'histoire.

Spice & Wolf II commence sur de meilleures bases, avec un zoom sur les relations entre les deux principaux acteurs, mis à l'épreuve. Lawrence et Horo arrivent dans une ville, à la veille d'un festival, Horo recherchant toujours à rejoindre sa patrie d'origine, dont elle a oublié la localisation exacte. Les événements font que le lien semble se briser entre les deux complices et Lawrence est défié par un jeune marchand, tombé amoureux d'Horo, un garçon qui croit avoir affaire à une jeune fille liée à Lawrence à cause d'une dette.

Avec Bakemonogatari, je pensais avoir l'OVNI des sorties du troisième trimestre. Finalement, Umineko no Naku Koro ni est pas mal non plus dans le genre. Dans cette histoire, la famille Ushiromiya se retrouve au complet sur un îlot que le grand père possède. Toute la descendance est là, les enfants et les petits enfants. Si les plus jeunes profitent du séjour, les adultes discutent affaire et mettent en cause la mauvaise gestion de l'aîné. Tous ont des soucis financiers et cherchent à mettre la main sur le magot légendaire de leur père, des tonnes d'or cachées, qu'il a utilisées pour lancer une entreprise prospère.

Le grand-père est toujours vivant mais il vit reclus dans son étude, à l'étage de la maison. Il a commencé à perdre la raison et il voue un culte à Béatrice, dont un portrait orne l'entrée des lieux. Il s'agirait d'une sorcière avec qui, il aurait fait un pacte pour obtenir l'or. Les autres membres de la famille ne croient pas à l'existence de Béatrice mais des événements surprenant arrivent, des signes de présence  d'une personne extérieure à la maisonnée. Vient ensuite une missive inquiétante signée Béatrice qui indique qu'elle reprendra son bien et tous les fruits du grand-père. Le lendemain matin, six personnes manquent à l'appel et des inscriptions écrites avec du sang sont au trouvées au dos d'une porte.
   
L'histoire ne se fait pas dans la dentelle et frappe fort dès les premiers morts, à la manière d'un film d'horreur. Le récit ne s'arrête pas là, et met en balance le côté surnaturel avec l'aspect machination d'une personne, qui voudrait ainsi semer la confusion au sein d'un groupe, complètement coupé du monde extérieur. Les hypothèses sont toutes abordées telles que celle stipulant que le coupable se ferait passer pour mort.

Le jeu est prenant et vous avez envie de voir la suite pour connaître le dénouement. D'un autre côté, le scénario semble un peu léger pour tenir ainsi pendant toute la série mais en fait, il s'interrompt. Le soufflé se dégonfle brusquement mais à peine avons-nous le temps d'atterrir, que des nouveautés relancent l'histoire, sous un angle visiblement différent. Peut-être que la fin sera une déception mais pour l'instant, c'est bien ficelé.


Umineko

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Ikigami, le film live

Par Pazu le 02 août 2009 23:08 :: Découvertes :: 1 commentaire »

Ikigami est à l'origine un manga à succès, qui a dépassé le million d'exemplaires vendus au Japon et qui a commencé à être publié en France en janvier 2009, à grand renfort de publicité. Les japonais ont fait une adaptation en un film live, sorti en septembre 2008.

L'auteur du manga, Motoro Mase a imaginé une nouvelle société japonaise, qui a trouvé une solution pour assurer sa prospérité et sa sécurité : Inoculer un vaccin à tous les enfants en âge d'entrer à l'école primaire. En fait, un élève sur 1000 reçoit une micro capsule indétectable, qui est une véritable bombe à retardement, qui fait son office quand le sujet est entre sa 18ème et 24ème année, et qui provoque la mort de sa victime.

Si les enfants ne saisissent pas le danger de l'injection, les adultes eux, sont parfaitement au courant. Le système découle de la loi de la postérité et la société est formatée pour en tirer les meilleurs bénéfices. Avec une épée de Damoclès sur sa tête, la jeunesse apprend la vrai valeur de la vie et entraîne tout un cycle vertueux : Taux de suicide et de criminalité en baisse et indice de productivité qui monte en flèche.

Le film expose le tableau en détails en s'immisçant dans une séance destinés aux apprentis chargés de délivrer l'Ikigami, le préavis de mort. En effet, les victimes sont scrupuleusement suivies et vingt quatre heures avant leur mort programmée, un fonctionnaire est chargé de les prévenir.

Kengo Fujimoto vient de dépasser la barre fatidique des 25 ans qui indique qu'il a échappé à l'injection mortelle. Le voilà introniser pour faire partie de l'élite et remplir son devoir quotidien qui sera de porter l'Ikigami.

Shota Matsuda incarne ce personnage à l'écran. Le jeune acteur a joué dans plusieurs séries télévisées à l'eau de rose, notamment les adaptations d'Hana Yori Dango et sa filmographie habituelle pouvait contraster avec ce rôle. Il ne s'en sort pas trop mal, sans doute tiré par le haut par les autres protagonistes.

Le schéma de narration du manga était simple. Fujimoto annonce à quelqu'un sa mort prochaine et nous plongeons dans la vie de la victime pendant 24 heures. Suivant les cas la personne profite pour régler ses affaires avant de disparaître, ou au contraire décide de tout détruire.  Le chapitre d'homme tourmenté à l'école pendant son enfance, est utilisé dans le film en guise d'introduction. Après, le long métrage s'attarde sur les histoires racontées dans le premier et le troisième tome du manga.

Je reprocherai au réalisateur d'avoir trop suivi la trame narrative du manga, qui scinde l'histoire du film fleuve – il dure quand même 2h13 - en deux, avec une première et une deuxième partie, sans lien entre elles. Cela vous donne l'impression de suivre deux épisodes d'une série, collés l'un après l'autre, pas de voir un long métrage avec une intrigue de bout en bout.

La richesse du film provient des tranches de vie partagées furtivement, où toute une existence défile en quelques instants. Les cas choisis sont aussi des exemples de sacrifices, propices à susciter l'émotion et c'est joliment mené. Il existe un petit fil conducteur avec Fujimoto comme témoin qui assiste à la fin de personnes inconnues, qui croisent son chemin pour 24 heures. Les critiques du manga lues ci et là relatent souvent une analogie avec Death Note. J'en ferai plutôt une avec Shinigami no Balladla ballade du Shinigami. Cela me parait plus évident : Momo, la déesse de la mort, vient sur terre chercher les âmes des gens, qu'elle rencontre souvent avant qu'ils ne meurent et elle ne peut s'empêcher d'éprouver de la compassion pour eux.

Fujimoto se retrouve dans la même situation, si ce n'est qu'il ne s'agit pas de la loi divine mais d'une règle terrible imposée par les hommes. Le scénario ne fait pas du jeune fonctionnaire un homme zélé et complètement aveugle, qui ouvre les yeux. Certes, il y a un peu de cela, car Fujimoto se montre ouvertement de plus en plus réticent face au système mais dès le départ, il est loin d'être exalté. Dans une des premières scènes, où un de ses camarades émet des critiques, il voit le sort réservé à ceux qui ne veulent pas rentrer dans le moule.

Le film montre bien que les problèmes ne se cantonnent pas qu'à la loi mais aussi à tout ce qu'il y a autour, avec des exemples de flicage pour s'assurer que chaque citoyen se comporte comme il faut, quitte à sévir à coup de rééducation efficace. A cela s'ajoute un matraquage médiatique pour célébrer les martyrs sacrifiés pour le bien de la société. A sa manière, le film distille ces petits détails à la sauce 1984 ou Minority Report, des petites touches qui apportent un plus indéniable à l'atmosphère.

Le dénouement souffle le chaud et le froid. D'un côté, la machine impitoyable montre son efficacité, d'abord avec le lavage de cerveau sur ses adversaires les plus farouches. Ensuite,  le plus dérangeant concerne les prouesses qu'ont pu faire certaines victimes pendant leur dernier jour, et les retombées bénéfiques, alors qu'elles n'en auraient jamais fait autant, en temps normal. Cela donne raison au pouvoir, qui illustre là l'incitation positive de la loi de prospérité et qui s'empresse d'exploiter ces récits pour sa propagande.

D'un autre côté, l'espoir est maintenu avec des individus qui comptent combattre le système de l'intérieur, à défaut de pouvoir l'affronter de front. Une suite est possible et cela me plairait qu'elle puisse voir le jour sous ce même format. Les adaptations en film live de manga sont parfois décevantes, notamment à cause d'effets spéciaux à deux sous mais Ikigami se prête bien à l'exercice et peut être d'ailleurs mieux qu'en anime.


Ikigami

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