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Pazu
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Mars 2007

Les billets parus en Mars 2007 sur le blog anime manga Animint: Avis sur certains titres, rapport sur les nouveautés au Japon et retour sur les événements en France.

Densha Otoko, la série live

Par Pazu le Jeudi 15 mars 2007 18:46 :: Découvertes

2005, 2006, Série, Film, Manga, One Piece, Gonzo, 2007, Téléfilm, Gainax

Voilà un petit aparte dans ce blog avec une présentation de la série drama japonaise de Densha Otokole garçon du train - mais le billet n'est pas hors sujet car nous plongeons au coeur du monde des animefans.

L'histoire est celle d'un conte de fée moderne, à l'image de la belle et la bête. Tsuyoshi Yamada a vingt trois ans et travaille dans une agence de placement, mais c'est un otaku : Il passe ses week-ends à Akihabara, se ruine en figurines et assiste aux conférences de presse de Karin, la doubleuse de son héroïne fétiche de dessin animé, Mina. Habillé comme un plouc, il n'a aucune force de caractère: Il est la risée de son patron et se fait mener par le bout du nez par Misuzu Jinkama, une fille qu'il essaie désespérément de placer plus d'une semaine au même endroit. Il vit chez ses parents, avec un père qui reste au foyer et une mère qui n'est jamais là. Quant à sa petite soeur, elle n'a que du mépris à son égard. Il peut se réfugier dans sa chambre, rempli de mangas et de tonnes de goodies.

La vie misérable de Yamada va être complètement chamboulée. Un soir, alors qu'il est dans le train de banlieue, un vieil ivrogne s'en prend aux autres voyageurs et notamment à une charmante jeune femme. Les autres n'intervenant pas, Yamada ose s'interposer. Même si au final, son action n'est pas des plus brillantes, elle reste un minimum héroïque et il attire l'attention de la victime. De fil en aiguille, vous pouvez vous douter que les deux jeunes gens feront progressivement connaissance.

Le récit montre la métamorphose de Yamada et les efforts surhumains qu'il déploie pour être à la hauteur de la belle jeune femme et se dépasser. Jamais sorti avec fille, il s'affole pour un rien et bafouille en permanence. Au delà de ses maladresses, il se montre sincère et toujours extrêmement gentil et attentionné.

Sur le fond, l'histoire n'a pas énormément d'originalité. Sur la forme, un peu plus. Pour savoir comment se comporter avec une femme, Yamada ne se tourne pas vers ses amis, qui sont sans doute encore plus nuls que lui sur le sujet, mais carrément à un des fora Internet qu'il fréquente. Via écran interposé, il va prendre les conseils de personnes, aux profils très divers : Il y a aussi bien la femme au foyer qui s'ennuie, que le célibataire endurci, le fana de train ou le champion sportif blessé plein de rancune. La série s'enrichit ainsi d'une trentaine d'acteur via ce canal et une bonne partie des épisodes est empli des différentes réflexions lancées par les internaute à coups de « kitaaa » ou de dessins en ascii.

Les inernautes

Le scénario de Densha Otoko serait inspiré par une histoire vraie, rapportée effectivement sur un forum, puis publiée en roman. Ont suivi plusieurs adaptations en manga puis une autre en long métrage en 2005. L'acteur qui jouait Yamada dans le film fait d'ailleurs une courte apparition dans la série mais il est méconnaissable : Il y joue le rôle d'un salaryman vraiment très classe. 

Au delà de l'aspect pseudo virtuel voulue par l'histoire, la série prend le partie d'exagérer à outrance certains comportements. Il n'y a guère de différence entre certains délires présents dans Densha Otoko et ce que vous pouvez voir dans certains anime. Les fantasmes de demande en mariage du rival de Yamada sont particulièrement poilants de ce côté là. L'humour ne vole pas bien haut mais certaines recettes sont toujours efficaces. Entendre le thème de Dark Vador lorsque Yamada reçoit un coup de fil de Jinkama fait son petit effet. Idem lorsque le père de Yamada raconte à ses enfants comment il a séduit leur mère. Cassage d'ambiance assuré ! Les personnages secondaires apportent un plus indéniable et viennent heureusement secouer l'image un peu terne véhiculée par les deux protagonistes principaux.

Le titre regorge de bons sentiments avec ses mini-drames et ses valeurs de fraternité et de droiture mises en avant. Yamada rapporte sa romance sur le net jour après jour, et elle dépasse le cadre de sa propre vie : Aussi bien ses efforts, que le courage dont il fait preuve galvanisent les anonymes qui le suivent, et si certains lui prodiguent des conseils, d'autres réfléchissent à leur propre conditions et à leurs actes manqués. Ceux qui aiment les shôjô mangas devraient adorer ces passages mais certains moments paraissent bien longs, surtout lorsque c'est tout le channel Internet qui se met à pleurer par exemple. Les scénaristes ont eu un goût immodéré pour faire jouer les violons de l'automne.

Yamada no Heya

Autre reproche, l'intrigue, qui aurait pu être parfaite en s'achevant au huitième épisode, est prolongée de façon un peu bancale. Tout juste si la fin n'est pas portée par les personnages secondaires. Avec le succès, les producteurs ont carrément joué les prolongations, après le onzième et pourtant dernier épisode. La série a été diffusée de juillet à septembre 2005 mais un épisode spécial a suivi en octobre et un téléfilm de deux heures a été fait en 2006. Autant vous dire, que ces dernières aventures perdent franchement en saveur par rapport aux premiers épisodes.

Je reviens maintenant sur le générique de début de la série Densha Otoko, qui a un lien direct avec les anime car il s'agit d'une séquence complète en animation. Le travail a été fait par le studio Gonzo et si nous voyons vaguement le titre Densha Otoko apparaître, nous suivons surtout les tribulations du personnage de Mina sur la chanson Twilight du groupe Electric Light Orchestra. L'opening est un vibrant hommage au clip célébrissime Daicon IV de la Gainax. Vous pouvez vous amuser à visualiser les deux en parallèle et remarquer leurs similitudes. Mina a été un personnage créé de toutes pièces par le studio Gonzo pour les besoins du drama mais c'est devenu par la suite le personnage d'une véritable série télévisée, Getsumen To Heiki Mina, qui passe sur Fuji Terebi, depuis janvier 2007.

Mina

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Tezuka Shop

Par Pazu le Mercredi 14 mars 2007 19:00 :: Japon

Paris, Japon, Tezuka, Studio Ghibli, 2007

La gare de Kyôto est adjacente à de nombreux commerces quand elle ne les abrite pas au sein de son bâtiment. L'un d'entre eux, au rez-de-chaussée est une boutique spécialisée dans les goodies des œuvres de Tezuka. C'est un avant poste avancé du musée, qui se trouve à Takarazuka, une ville un peu plus à l'ouest avant Osaka.

Mur peint

La boutique est légèrement en retrait par rapport aux autres magasins de marque, accessibles de plein pied depuis la gare. Quelques éléments permettent cependant de la situer. Tout un mur est peint avec les personnages les plus célèbres, tels que Black Jack ou Léo. Vous verrez également ça et là plusieurs statues moulées de ces mêmes personnages, quasiment en grandeur nature. Les panneaux indiquent en fait le chemin vers un mini musée qui passe des projections mais le tour des lieux est très vite fait.

Irrashaimase

La Tezuka shop est ouverte sur l'extérieur avec Astro à l'accueil et des rayonnages remplis de goodies diverses et variées.

Entrée

Les devantures abondent en petits gadgets style porte clefs ou autres stickers mais le magasin surprend beaucoup par les articles de qualité, style foulards ou cravates en soie, même s'ils sont estampillés Tezuka. Cela fait moins magasin de jouets qu'une boutique Ghibli par exemple.


Rayons

Notez enfin, que des boutiques Astro "itinérantes"  existent désormais. Après une première expérience à Tôkyô cet hiver, il y en apparit deux autres, l'une sur Kyôtô du 18 au 31 mars 2007 et la deuxième à Hakata, au nord de Kyûshû, du 16 mars au 6 mai 2007.

http://shop.tezuka.jp/

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Samurai Deeper Kyo, le manga

Par Pazu le Mardi 13 mars 2007 20:45 :: Manga

2002, 2006, Série, Film, Manga, Japon, Naruto, Bleach, Tsukasa Hôjô, 2007

Les adaptations de shônen font un tabac à la télévision si vous pensez à Naruto ou à Bleach en ce moment. En revanche, certains titres se sont plus rapidement essoufflés. Alors que Kenshin le vagabond a bien marqué son époque avec une série à rallonge, moult OAVs et des films, Samurai Deeper Kyo, qui est pourtant sur le même créneau, est passé plus inaperçu. Il n'y a eu qu'une adaptation en anime en 2002 par le studio Deen, un anime qui ne reprend que le début du manga.

Le début de l'histoire est semblable à Docteur Jeckyll et Mister Hide, avec Kyoshiro, gentil pharmacien de son état, qui se transforme, lorsqu'il y a danger, en un puissant samouraï aux yeux rouges, Kyo le démon aux mille victimes. Il accompagne la jolie Yûya, une aventurière qui souhaite à l'origine toucher la prime pour la capture de Kyo. Au fur et à mesure, le duo devient tout un groupe avec l'arrivée, entre autres, d'un jeune combattant à la lance, Tigre Rouge, et d'un puissant samouraï poète, Yukimura Sanada.

Le voyage est d'abord ponctué de combats mais l'histoire se complexifie avec les révélations sur le passé des personnages et sur la véritable identité de certains membres du groupe. Dans son manga, Akimine Kamijyo a inséré des personnages historiques mais en se donnant de très grandes libertés avec les événements. Il n'est pas seulement question de technique de sabre et de force de volonté mais carrément de magie : Les attaques surpuissantes mettent en action les éléments comme l'air, le feu ou l'eau, sans oublier des techniques de guérison. C'est de l'heroic fantasy version samouraï. L'anime rajoute même la notion de monstres, avec les adversaires qui se transforment systématiquement en bêtes. Le manga est plus réfléchi même s'il est question d'êtres artificiels.

Le trente huitième et dernier tome est paru au Japon en mai 2006. C'est quand même un nombre de volumes non négligeable, mais l'épopée a moins d'envergure que ne laisse croire la longueur de la série. L'histoire se résume surtout à une succession de duels avec une surenchère sur les techniques utilisées et un grand nombre de personnages, qui se succèdent. En lisant le dernier tome en date paru chez nous, l'intrigue s'apparente à une longue incursion au cœur du camp ennemi, avec des adversaires à abattre pour franchir les niveaux. Si les références historiques n'apportent rien, les diverses intrigues liées au passé donnent un peu de diversité et un bon fil conducteur à un récit extrêmement lent.

L'histoire met en exergue les valeurs d'amitié et de sacrifice qui caractérisent les membres du groupe, ainsi que les diverses évolutions que connaissent les personnages. Cependant, il n'y a rien de bien original à ce niveau là et c'est tout juste si cela ne fait pas partie des ingrédients marketing pour attiser l'intérêt du lecteur. Nous avons droit également à diverses scènes de fan service avec Yûya qui se fait malencontreusement déchirer tous ses vêtements ou de beaux plans sur la poitrine opulente d'Okuni, un autre personnage féminin du groupe. Sans oublier les moments sensés être comiques avec les nombreuses gamineries entre les compagnons.

Le manga vaut pourtant la peine d'être lu. Si ce n'est pas pour son histoire, écrite par Akimine Kamiyo, que ce soit au moins pour ses dessins à la fois légers et très soignés. A chaque attaque spéciale, la mangaka nous concocte un très joli feu d'artifice, avec son trait élancé et plein de mouvement. Les personnages sont le plus souvent très charismatiques et plein de majesté lorsqu'ils combattent. Nous sommes à cent lieux d'un style rigide que nous avions reproché à certains travaux de Jirô Taniguchi et de Tsukasa Hôjô.

Samurai Deeper Kyo 25

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Des bouddha par milliers

Par Pazu le Lundi 12 mars 2007 21:06 :: Japon

Japon, 2007

Kamakura est un haut lieu touristique japonais, à une heure de train à peine de Tôkyô. Grande cité médiévale, qui a régné de nombreux siècles sur le Kantô et même cent cinquante ans sur le Japon entier, Kamakura comporte de nombreux sites religieux. Le plus célèbre est le Daïbutsu, son  monumental bouddha en bronze à Kôtoku-in.

Parmi tous les temples, celui de Hase Kannon vaut vraiment le détour. L'endroit est d'abord un très joli point de vue sur la baie de Kamakura et ses environs. Ensuite, quand vient la belle saison, c'est également un très joli jardin fleuri et rempli d'hortensia. Architecturalement, le temple est surtout connu pour abriter la plus grande statue en bois et en or de la déesse de la compassion, Kannon, qui fait plus de neuf mètres. Un peu plus loin, vous trouverez diverses grottes sacrées, où vous pouvez vous approprier une des petites statuettes sensées vous porter chance.

Le plus remarquable, à mon avis, ce sont les multiples miniatures qui se dressent par milliers en marge du temple, habillées pour certaines. Chacune de ces statuettes est en fait consacrée à la mémoire d'un enfant mort né. L'ensemble est très impressionnant.

Jizo

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Kyô Kara Maoh

Par Pazu le Vendredi 09 mars 2007 20:53 :: Découvertes

2000, 2004, 2006, Manga, Gundam, 2007

Kyo Kara Maoh est un titre à succès plutôt atypique. L'histoire commence pourtant de façon très classique avec un garçon de quinze ans, Yûri Shibuya, qui quitte brusquement son environnement quotidien pour passer dans un univers parallèle à une pseudo époque médiévale, où les humains affrontent les démons.

La suite est plus originale : Yûri est en fait le roi démon de Shin Makoku, le pays qu'il dirige. Il n'est pas du côté des humains !  Mieux, les circonstances et ses piètres connaissances des us et coutumes du nouveau monde vont faire de lui le fiancé…d'un autre démon, à savoir Wolfram, un personnage passablement efféminé. A cela, vous pouvez rajouter que les personnages féminins sont plus que rares dans cet anime, ce qui explique la réputation sulfureuse de Kyo Kara Maoh.

Cependant, si le récit joue sans équivoque sur les relations entre Yûri et Wolfram, celles-ci ne constituent pas le coeur de l'histoire, qui reste plus dans un style classique d'aventures. Le titre est quand même construit pour plaire à un public féminin et il a un statut de shôjô manga. L'anime est en fait l'adaptation d'une quinzaine de reito noberu (light novels) écrits par Tomo Takabayashi depuis 2000.

La série a débuté en avril 2004 et le dernier des soixante dix huit épisodes a été diffusé en février 2006. L'anime a remporté un bon succès d'estime : il a été classé deuxième au vingt huitième Anime Grand Prix, derrière l'indéboulonnable Gundam Seed Destiny.

Jeu de cartes Kyô Kara Maoh

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Du lèche vitrine détective Conan

Par Pazu le Jeudi 08 mars 2007 18:57 :: Découvertes

Manga, 2007

Si vous ne connaissez pas encore le détective Conan, je vous invite à lire la fiche dédiée à cet anime sur Animint. Le billet d'aujourd'hui concerne plutôt tout le merchandising autour du petit héros. Si vous êtes un fan de l'anime, vous pouvez découvrir une belle collection de goodies sur le site de vente en ligne, spécialisé dans Conan, à l'adresse http://www.conanshop.com

Goodies Conan

Ce site est la vitrine de la boutique japonaise proprement dite qui se situe à Daei,  dans la préfecture de Tottori. C'est la ville natale de Gosho Aoyama, l'auteur du manga mais c'est aussi  devenu la ville de Conan. Outre la boutique, la ville comporte diverses curiosités concernant Conan, à savoir un musée et des statues de Conan et de Shinichi, que vous verrez sur un pont ou bien à côté de la bibliothèque.

Conan Shop

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Le musée Ghibli

Par Pazu le Mercredi 07 mars 2007 18:54 :: Japon

2001, Film, Paris, Japon, Miyazaki, Studio Ghibli, 2007, Totoro, Gainax

Le Ghibi museum est le musée officiel ouvert en 2001 à la gloire des studios Ghibli et particulièrement des productions d'Hayao Miyazaki.  Il se situe à Mitaka, une ville de moyenne importance dans la banlieue ouest de Tôkyô. Le plus facile pour s'y rendre est de prendre le train jusqu'à Mitaka-eki, cette gare étant un nœud ferroviaire important avec plusieurs lignes. Au moins trois d'après mes souvenirs : Chûô sen, Chûô-Sobu sen et Tozai sen. La gare ferroviaire est doublée par une gare routière et vous trouverez une navette spéciale qui peut vous conduire jusqu'au musée.

Vous pouvez également vous arrêtez à la gare de Kichijoji, la station d'avant ou d'après suivant le sens où vous avez pris la ligne. Vous devez compter quelques centaines de mètres à parcourir à pied pour parvenir à votre but. Notez que Kichijoji est la station que vous pouvez voir à plusieurs reprises dans Umi ga kikoeru. La station a du un peu évoluer depuis mais à l'époque, c'était pile poil ce que vous pouviez voir en vrai. Pour en finir avec le train, sachez aussi qu'à une autre station d'égard, à Higashi-koganei, vous êtes tout près des locaux des studios Ghibli. Gainax est également dans le coin et historiquement la Tatsunoko, qui n'existe plus, avait ses locaux à Kokubunji une autre grande gare pas très loin non plus de Mitaka.

 Mais revenons à notre musée. Celui-ci est exiguë et n'a donc rien d'un vaste parc d'attraction à la Disneyland. Il s'échelonne sur trois niveaux avec une terrasse au sommet. Miyazaki en a conçu les plans de la même manière qu'il avait mis la main à la pâte pour donner des locaux dignes de ce nom aux studios Ghibli.

S'il faut bien entendu présenter son billet à l'entrée du musée, la visite s'effectue sans ordre préétabli. Les visiteurs peuvent découvrir des reproductions de tables de travail du studio, avec bon nombre d'éléments issus des différents films. Le musée abrite également des expositions temporaires par forcément en relation directe avec l'univers Ghibli. Il y a eu la société Pixar ou encore Heidi par exemple. En contre bas, le bâtiment contient une salle de projection où sont diffusés des films courts mais inédits et en exclusivité pour le musée. Devant l'affluence, il est malheureusement interdit d'assister à plusieurs projections.

Une autre salle particulière est la salle spéciale pour les enfants avec un chat bus géant où ils peuvent chahuter dedans. Sur la terrasse, vous trouverez un robot géant tout droit issue de Laputa, le château du ciel. Il est visible depuis l'extérieur et c'est l'un des rares endroits où vous pouvez prendre des photographies. Les photos à l'intérieur sont en effet strictement interdites.

A tout ceci, vous pouvez rajouter le traditionnel café et une boutique de merchandising. Il existe des Ghibli shops autrement plus impressionnantes en volume mais celle du musée propose des modèles exclusifs, tels que les makurokurosuke – vous savez les petites boules noires dans Totoro – en taille XXL.

D'un point de vue pratique vous pouvez consulter le site web du musée (http://www.ghibli-museum.jp). Le billet d'entrée n'est pas bon marché mais il reste accessible. Vous devez en revanche effectuer une réservation à l'avance. Par expérience, en étant au Japon, s'y prendre un mois à l'avance n'est pas forcément suffisant. C'est sans doute plus prudent et plus souple d'acheter son billet avant son voyage, hors du Japon. Sur une page en anglais, le site vous indique une agence sur Paris, habilitée à vous fournir de tels billets. Ceux-ci ne sont  valables que pour une journée particulière. Si le système n'a pas changé, c'est encore pire pour les billets achetés au Japon : Il y avait l'heure dessus.

carte d'accès

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Quartier lointain de Jirô Taniguchi

Par Pazu le Mardi 06 mars 2007 18:52 :: Manga

2003, Film, Manga, Tezuka, Rumiko Takahashi, Tsukasa Hôjô, 2007, Adachi

Jirô Taniguchi est l'un des très rares mangaka à avoir non seulement ses oeuvres publiés en France mais en plus à connaître une véritable reconnaissance dans le milieu bédéphile européen.

D'un autre côté, son style se démarque de la touche manga habituelle et des titres blockbusters japonais. A première vue, chacune des pages qu'il dessine reflète un souci de coller au mieux à la réalité, avec des images magnifiques mais il s'en dégage une certaine rigidité, qui n'existe pas chez d'autres auteurs. Ses travaux se situent bien loin des réalisations sur la vie quotidienne d'auteurs tels que Mitsuru Adachi ou encore Rumiko Takahashi. Pour faire un parallèle avec les anime, c'est comparer le très sérieux Omohide Poroporo avec le film léger de Mimi o Sumaseba.

S'il attire des personnes à découvrir les bandes dessinées japonaises – l'auteur est publié chez Casterman - il n'est pas forcément l'auteur de prédilection que vous lirez en premier si vous connaissez déjà les mangas. En ce qui me concerne, j'ai mis beaucoup de temps avant de me décider à me plonger dans un de ses bottins et le premier d'entre eux a été Quartier Lointain, qui n'est pas son premier titre paru en France, mais sans doute le plus connu grâce au prix qu'il a obtenu à Angoulême. Taniguchi a reçu le prix Alph Art du scénario à l'édition 2003.

Les premières pages de Quartier lointain sont conformes à l'idée attendue d'une bande dessinée réaliste. Nous suivons le parcours d'un homme de quarante huit ans, Hiroshi Nakahara, père de famille et cadre dans une entreprise. Alors qu'il est en déplacement, après une fête trop arrosée, il se retrouve dans le train qui le conduit vers sa ville natale au lieu de rentrer chez lui. Pour tuer le temps, il se rend au cimetière sur la tombe de sa mère et se met à penser à elle et à l'étrange tournure qu'a prise la vie de sa famille et la sienne. A peine est-il sorti de ses pensées, qu'il s'aperçoit que son corps a changé. Le voici projeté trente ans en arrière et à revivre son année scolaire quand il avait quatorze ans.

Le thème du voyage dans le passé n'est pas révolutionnaire mais Taniguchi a un réel talent pour mener le récit et les quatre cents pages de la version intégrale se lisent d'une traite. L'auteur introduit d'abord un savant dosage de poésie et de romantisme autour d'un profond sentiment de nostalgie. Devenu adolescent, Hiroshi retrouve le cocon familial et la joie d'un corps jeune, tout en ayant son esprit d'adulte. Lui, si moyen lorsqu'il était jeune, se met à briller à l'école et à épater les autres par sa maturité, notamment la plus belle fille de la classe.

Il se remémore telle ou telle personne qu'il rencontre et qu'il avait oublié jusqu'à là. S'il s'amuse à comparer leur image de jeunes adolescents avec ce qu'ils sont devenus plus tard, l'exercice est plus dur lorsqu'il s'agit d'un camarade qui devrait décéder quelques années après. Vient ensuite la réflexion de savoir s'il n'est pas en train de changer complètement le cours des choses. Si son caractère et sa condition change rien qu'en étudiant mieux, ne peut-il pas faire plus? Une intervention divine lui accorderait-il donc une seconde chance?

Le nouveau monde uniquement merveilleux où le héros se laisse dorloter laisse la place à une course contre la montre, où se doit de sauver l'avenir de sa famille et de comprendre tous les événements qui lui ont échappé et sur lesquels il n'est revenu que bien plus tard. Ses yeux d'adulte le pousse à se lancer dans des investigations et le voici plongé dans le passé de ses parents. Si l'histoire prend place dans les années soixante, la rétrospective sur les parents nous rejette jusqu'à la deuxième guerre mondiale avec bien d'autres difficultés pour les populations civiles.

Sans chercher des événements extraordinaires, Taniguchi réussit à tenir son lecteur en haleine, avec un bon nombre de réflexions en filigrane. Hiroshi se redécouvre et se surprend à goûter les joies d'un amour au collège, lui qui est un homme mûr. L'auteur n'est guère tendre avec lui et met en lumière ses vices qui ressurgissent même quand il n'est qu'adolescent. Est-il réellement en train de changer sa vie ou est-il en train de perpétrer un cycle sans espoir, accablé par un destin qui ne veut pas le lâcher ? Le bel optimisme de départ laisse la place à un gros doute et nous ne nous demandons si le récit prend la tournure d'un drame fantastique, à l'image des aventures racontées par Osamu Tezuka dans son Phénix. Cependant, une nouvelle fois, Taniguchi trouve une issue et une jolie fin à son récit.

En conclusion, même s'il n'y a rien de transcendant, l'ensemble est très agréable à lire et très intelligemment menée. Cela change d'auteurs comme Tsukasa Hôjô dont les dessins de Family Compo sont fort jolis mais dont le manga est plombé par l'histoire.

Quartier lointain

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Une promenade sur le mont Fuji

Par Pazu le Lundi 05 mars 2007 18:53 :: Japon

Japon, 2007

Avec ses 3776 mètres, le mont Fuji est le point culminant du Japon mais il a une image qui dépasse celle d'un simple volcan. C'est l'un des symboles du Japon, aussi bien culturel que religieux. Le sanctuaire Shintô Sengen à son sommet veille sur le repos des divinités censées fréquenter les lieux. Pendant longtemps, l'ascension a été réservée aux moines et aux pèlerins. Ce n'est qu'avec l'ère Meiji, que les coutumes se sont assouplies. La montagne a été enfin autorisée aux femmes en 1872.

Tout ceci nous sommes bien abstrait maintenant. L'ascension jusqu'au sommet est restreinte à juillet août mais plutôt dans un soucis de sécurité. L'été, il y aurait en moyenne cinq mille grimpeurs par jour, avec bien sûr beaucoup plus de monde en week-end qu'en semaine.

La montée à pied peut s'effectuer depuis divers chemins. Vous pouvez partir d'un des cinq lacs volcaniques qui entourent le mont Fuji et depuis lesquels vous avez une très belle vue. Il est cependant possible d'accéder jusqu'à mi-hauteur en voiture. Selon l'endroit, il reste alors cinq à huit heures de marche à faire.

L'été est la seule période où vous avez le droit de grimper jusqu'en haut mais ce n'est pas l'époque où le mont est le plus joli. En effet, à partir du dernier parking pour les voitures, il n'y a plus guère de végétation et la montagne est une grosse masse brune, recouverte de cendres et cela jusqu'au sommet. Si en plus comme moi, vous y allez un jour où des nuages bas stagnent sur les pentes de la montagne, et que vous vous retrouvez dedans, c'est un véritable paysage lunaire que vous aurez l'impression de fouler.

Le parcours est très bien balisé et divers relais accueillent les promeneurs au fil de leur ascension, avec les sacro-saints distributeurs automatiques de canettes et de petites médailles en toc qui indiquent que vous êtes arrivés jusqu'à là, sans oublier la possibilité de marquer au fer chaud votre bâton de pèlerin avec le tampon « est allé jusqu'au relais numéro N ». La première halte se trouve à peine à une vingtaine de minutes de marche des voitures mais les étapes suivantes sont plus espacées.

Pour effectuer l'ascension complète, il faut impérativement être chaudement vêtu même en plein été. Certains ont souffert du soleil qui tapait en journée. Pour ma part, c'était plutôt inconfortable à cause du froid alimenté par un vent violent et frisquet. Heureusement, nous n'avions pas l'intention d'aller jusqu'au bout. Nous avions juste quitté la foule et le brouhaha du « camp de base », avec malheureusement pas grand chose à voir en terme de vue, étant donné les nuages.

L'opération classique à faire, si vous avez du temps et un peu d'énergie à revendre, est de passer une nuit blanche à escalader les pentes et apprécier le lever de soleil au somment, avant de redescendre. Plusieurs de mes camarades avaient participé à ce genre d'expédition, depuis Tôkyô, qui n'est qu'à une centaine de kilomètres à vol d'oiseau. En transports en commun, il faut quand même compter quelques heures avant d'arriver au pied du volcan.

En ce qui me concerne, je trouve que le Mont Fuji a une bien meilleure allure "hors saison" avec son épais manteau de neige, dès l'automne. Il est de toute beauté quand vous l'apercevez depuis le shinkansen entre Tôkyô et Hamamatsu, notamment lorsque vous approchez de Shin-Fuji dans la préfecture de Shizuoka. Le mont vous apparaît de façon assez majestueuse, dans toute sa splendeur. C'est autre chose que le petit bout de cime, qui dépasse de la brume, que vous pouvez voir depuis le haut des tours de la mairie de Tôkyô, à Shinjuku. Pour revenir au shinkansen, si vous êtes assis du côté de la mer, il faut bien sûr penser à regarder de l'autre côté, pour pouvoir observer le mont Fuji.

Mont Fuji

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Les CDs d'Angel Heart

Par Pazu le Vendredi 02 mars 2007 11:15 :: Musique

Série, Film, 2007

Même s'ils ne rencontrent pas toujours un énorme succès, certains anime arrivent à se démarquer du lot grâce à quelques détails, notamment leur bande originale. C'est le cas d'Angel Heart.

City Hunter a été un titre phare qui a marqué ses années 1990 avec ses nombreux et superbes génériques. Voilà que plus de dix ans après, l'adaptation de son spin-off en anime a également une très belle bande originale. Ce n'est pas une surprise quand on sait qu'elle est signée par Taku Iwasaki, compositeur sur Witch Hunter Robin et Read or Die. Je l'avais déjà mentionné dans ma revue du CD du film Origine.

L'original soundtrack d'Angel Heart est un double CD, avec une jolie pochette, qui ne contient que des thèmes musicaux composés par Iwasaki. Vous ne trouverez aucune chanson mais à ce jour, celles-ci sont en fait disponibles dans deux autres CDs vocaux, sur lesquels je reviendrai après vous avoir présenté les BGMs.

A eux deux, les CDs totalisent près de cent quarante minutes de bonnes musiques. Celles-ci sont de composition plutôt classique avec beaucoup d'arrangements piano ou guitare. Vous sentez les petites notes au synthé mais dans l'ensemble, nous sommes loin de certains travaux de Yôkô Kanno style musique électronique ou hip hop. Vous avez également des morceaux qui contrastent avec les autres mais ils servent à illustrer les moments burlesques de la série, telles que les pulsions chaudes de Ryo Saeba.

Le premier CD comporte les thèmes les plus facilement reconnaissables pour ceux qui ont pu voir des épisodes de la série. La première piste est un mixte du prologue du premier épisode et du générique de fin. Quant à Ai no theme, le thème de l'amour, il est repris à trois reprises dans ce CD. Une première fois en version originale (piste 4), une deuxième fois en version guitare (piste 17) et une troisième fois au piano (piste 23). Cette jolie mélodie est récurrente dans les premiers épisodes et marquent les moments fort tristes ou romantiques. Ma piste préférée est Police Woman (piste 13) dans un registre plus « synthé » et rythmé. Dommage qu'elle soit si courte par rapport aux autres. A peine 2'50 contre 4'55 pour Utsuro na Kokoro, le premier morceau.

Le deuxième CD a un contenu avec plus de pistes mais un peu moins marquant que le premier. Il propose cependant de très bons titres tels que Kô no Kôdô (piste 19) ou Papa wo Sagashite (piste 13) joué au piano.

Les deux CDs de chansons diffèrent des compositions d'Iwasaki. La surprise est d'avoir au final autant de chansons composées pour une série qui ne fait que cinquante épisodes. Vous en trouverez onze dans le premier Vocal Collection et treize dans le deuxième.

Les génériques en version longue en composent une partie et le reste est formé d'autres chansons inspirées par l'univers d'Angel Heart. Finally le premier générique de début est très sympathique mais je m'attache plus aux chansons style romantique sur fond d'instruments classiques, telles que My Destiny (piste 11 du deuxième CD), une belle chanson lyrique accompagnée au piano et à la basse. Gloria (piste 7 du premier CD) n'est pas mal non plus mais ma préférée est Angel Tears (piste 8 du premier CD), toujours dans le registre des chansons douces mais pas soporifiques pour autant.

CD Angel Heart

Post scriptum qui n'a rien à voir:
Êtes-vous tous passer voir à quoi ressemblait Blogchan?

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22-07-08 23:25 nana : coucou

20-07-08 14:53 nour : slt les manga je vous addors et je cherche à des nouvelles tofs ou vedeo de votre dessins annimées

15-07-08 15:39 Magda : Woaa vrément trop cool

31-05-08 22:37 bb king : c qd que vous nous filer les résultats de lanime rgand prix numéro 30?

31-03-08 22:13 Axou : mmmh du hentai ??? mdr

02-02-08 20:35 connexion12 : merci a tous laisser moi des commentaire

08-12-07 12:10 malick : je voudrai recevoir ce jeu hokuto

08-10-07 15:19 yaya : ta note" L'anime pour fan blasé" mdr
t'arrêtes de me décrire hein :p


29-08-07 18:34 Pazu : Ai no melody - la mélodie de l'amour, d'après le CD de la B.O. sorti en France.

29-08-07 14:26 jessica : J'aurai voulu savoir si vous saviez quel était le titre de la musique de fin du film Origine.

17-06-07 11:45 Pazu : Dans les librairies de BDs d'occasion (boulier, etc...) mais il y a peu de choix. Les depots ventes des conv sont mieux.

11-06-07 21:39 Amélie : Est-ce que qqun sait ou on peut trouver des mangas d'occasion à Paris?

09-06-07 14:31 Freddie : Y a plein de manga ici!

07-06-07 21:02 Pazu : Je vais essayer de décorreler la shoutbox des commentaires billet mais faur arrêter d'être bavare comme ça :)

06-06-07 21:08 Diyo : Impossible de laisser des commentaires sur le blog. Soit ils sont trop longs (et pourtant...), soit ils font référence à un site web (et pourtant)... C'est un peu strict... Bref, j'abandonne...

05-06-07 18:56 Pazu : Tous les liens sont désactivés dans les commentaires à cause des méchants robots spammeurs.

03-06-07 14:40 sed : bouh on ne peut pas mettre de trailers dans les commentaires ?? ben en tout cas skull man àl'air d'etre bien niveau graphisme ambiance rien qu'en visionnant les trailers :p quelqu'un à zyeuté les episodes ??

15-05-07 20:43 Pazu : J'ignore s'il y a site plus mondial à ce sujet là - Nous ne faisons déjà pas la Belgique ni la Suisse...

15-05-07 14:43 sanaa : salut a tous je veus savoir des infos s'il y a moyen de penser a vos fanes au MAROC et s'il aura une manifestation de japanimation.

12-04-07 17:25 Pazu : Vous avez la rubrique actualités du site pour voir les prochaines dates des conventions des mois à venir.

12-04-07 10:39 aymeric : je souhaites connaitre la prochaine exposition qui se tiendras dans le nord a vous lire merci

08-04-07 21:17 yoh : yeah le retour de la shout

02-04-07 15:32 0410yuna : Bonjour a tous! Je cherche des infos pour savoir quand aura lieu la prochaine manisfestation de japanimation sur lyon. Si quelqu'un a des renseignements merci de m'avertir.

17-03-07 16:31 Eichina : moi suis trop fan de shonen ai (ah ah ah) genre Kyo kara maou Gravitation, Loveless

01-03-07 00:09 Le+Mamelouk : Mon budget mangas a encore augmenté T_T
Faut que j'arrête de m'informer :p


28-02-07 23:34 Pazu : Chouette des lecteurs. Merci pour les compliments. Taifu a bien fait de nous envoyer ses nouveautés :P

28-02-07 21:19 Dromar : Merveilleuse idée en effet ^^
C'est un plaisir de lire tes critiques, particulièrement ces derniers temps.


28-02-07 20:41 Le Mamelouk : Merveilleuse idée que de nous faire découvrir des mangas peu connus ! :)

24-02-07 22:35 Marie-Pier Brien : Des Animes Manga

23-02-07 21:14 Makimimi : Vive le manga

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